la_journee_de_la_jupeOu comment produire en 1h28 un concentré de préjugés immondes, et qui plus est un navet !

Pourquoi vous parler de cette perle cinématographique alors que nos pauvres cerveaux traumatisés s’étaient à peine remis de sa diffusion sur Arte (gratos hein… autrement payer pour regarder cette chose, ça relève du masochisme) ? Parce qu’en passant devant un ciné tout à l’heure, mes yeux ont été violentés par l’affiche du film. Et quel film !

Certains se plaignent toujours de ne pas voir sur le petit écran la « diversité », vous savez cette belle chose qui caractérise notre douce France, cher pays de notre enfance. Et bien mesdames et messieurs les rabat-joies, voilà qu’un film (un VRAI) vient mettre en scène, et rien que pour vous, du garçon noir, de la petite maghrébine, du Mehmet et de la Fatma… en voulez-vous, en voilà ! Ce chef d’oeuvre, qualifié par quelques thuriféraires de « véritable peinture sociale », ou encore de « film de prise d’otage dans la pure tradition du style », s’appelle La journée de la jupe. Il a été réalisé par un individu dont on ne se préoccupera pas ici (nouveau site, pas de pollution visuelle merci !), et a comme actrice principale Isabelle Adjani, la mi-femme, mi-mutante (souvenez-vous de son super tatouage lors des globes de Cristal… V !).

D’abord diffusé sur ARTE, il est en salle depuis quelque temps, pour le plus grand bonheur des cinéphiles avertis, curieux, voulant connaître la « réalité » des banlieues françaises et de leurs écoles. Il s’agit là d’un film d’une rare qualité… Et honnêteté ! La journée de la jupe, c’est l’histoire de Sonia (Isabelle Adjani, dont le vrai prénom est Yasmina…), une prof de français qui « galère » pour être respectée par ses élèves, et enseigner le français (le vrai ! Pas « wech ma gueule, bien ou bien ? »), dans un collège très chaud de la banlieue,  vous imaginez l’ horreur ? Alors qu’elle répéte une pièce avec sa classe, elle trouve dans le sac d’un de ses élèves, très « africain » au passage, un pistolet qu’elle utilisera en tirant sur le vilain fauteur de troubles noir (quelle coïncidence !), et prendre l’ensemble de la classe en otage. Un très grand scénario et bien entendu, une très grande actrice ! (qui s’est même sacrifiée en portant une jupe Zara et en jouant avec des sauvageons dénués de bon goût qui ne la connaissaient même pas… quelle martyre ! Soumia doit se faire du soucis !).

Mieux que le film, les propos d’Isabelle Adjani (ou plutôt Yasmina de Beauvoir) dans cette interview accordée au Nouvel Obs (autre merveille…) qui, à la question du journaliste « La modernité, c’est la jupe ou le pantalon ? » répond : « Ce fut le pantalon, c’est devenu la jupe. On est loin des acquis féministes. On est dans la nécessité de revenir à une féminité vivable. Féminine égale pute, c’est quand même embêtant. C’était inimaginable avant le phénomène de l’intégrisme islamique. Il est étrange que le pantalon soit vécu comme un voile. »

Bien sûr, le film met en scène des banlieusards apprentis misogynes et intégristes, et des banlieusardes soumises qui ne connaissent pas la féminité, la vraie. Bien sûr, parler des banlieues, c’est forcément parler de l’Islam (ce fléau !), et surtout du voile (la voilée a toujours bon dos).

Des commentaires ou la boucle est bouclée ?

Tout ça pour dire que vraiment, on se passerait bien de ce type de film, à savoir de la vulgaire propagande réac, laïcarde, et clairement raciste. Ce film veut nous montrer que pour civiliser des noirs, des arabes, des phallocrates (pardonnez les pléonasmes !), des Aïcha, il faut un flingue. Il faut donc être très violent, mais c’est pour la bonne cause ! Il faut inculquer à ces sauvages les bonnes vieilles valeurs de la République, il faut les mater ! Tant qu’on y est, pourquoi pas un fouet ? C’est plus exotique, et ça rappelle des souvenirs…

28 Responses to La journée de la jupe…

  1. Bader dit :

    Magistral Mariame !
    Comme dit un ami, le fouet ça fatigue à force de frapper, le mieux c’est d’éduquer, ensuite plus besoin de fouetter pour que l’esclave euhh le citoyen fasse ce qu’on lui dit ;)
    A force de propagande comme cella légitimant le recours à la violence, à l’arbitraire, pour rétablir l’autorité menacé par ces indigènes, il y aura même plus besoin de lois liberticides et discriminatoires pour que les citoyens tous seuls fassent du zèle…

  2. Mohamed 23 ans dit :

    Salam alikoum Bader et Mariame!

    On sait comment en Algérie le colonialisme français s’est fini…

  3. Mariame dit :

    Bader,

    magistral ? Carrément ? C’est trop d’honneur ! :D
    J’avais juste envie de dénoncer cette ignominie malheureusement encensée par tous. Et ton ami a bien raison !

    Mohamed,

    il semblerait qu’il ne soit pas totalement fini… non ?

  4. Mohamed 23 ans dit :

    Oui, c’est plus compliqué! On va dire que la FrançAlgérie est une relation de Je t’aime moi non plus! Les divorces, ça n’est jamais simple! Et je n’ai même pas envie de rentrer dans le débat du néocolonialisme… tellement ce n’est pas le mien.
    Maintenant! Mon combat, ce n’est pas de dénoncer, mais de construire, ici, en France la Oummah de demain, avec les miens. C’est un long voyage de plusieurs milliers de kilomètre. Votre site fait parti de cette traversée. MashaAllah.

    Wa Salam Alikoum wrwb!

  5. Oum Laylâ dit :

    Salam aleykoum
    Je n’ai pas vu ce film mais je dois avouer que je n’ai plus du tout envie de le voir !
    Si quelqu’un la rencontre un jour il faudra inch’Allah penser à lui demander le sens de « C’était inimaginable avant le phénomène de l’intégrisme islamique. Il est étrange que le pantalon soit vécu comme un voile » parce que pour moi c’est juste des mots mis à la suite mais sans aucun sens ni lien avec la réalité.
    Mes félicitations pour cet article effectivement magistral

  6. une soeur dit :

    SALEM OU3LIKOUM MES TRES CHER SOEUR ,

    j’ai vu ce film et pour tout vous dire j’ai aimé bien evidemment sa met en avant le mauvais coté des banlieu mai fau etre honnète dan le banlieux sa se passe comme sa enfin pas de prise d’otage mai des personne qui se servent de l’islam pour justifié le fait de na pa obéir au professeur l’irrespect des jeune par rapport au prof, les jeunes s’exprimen de plu en plus mal avec des gro mot .
    ce film je le trouve admirable car en dehors du fait qu’il met en excerque le mauvai coté banlieu il redonne confiance aux jeunes . CONFIANCE EN LEUR PROF car tou le long du film on se rend compte peti a petit que la prof en fin de compte elle aime ses élèves et elle veut qu’il s’en sortent au point de s’e faire passer pour celle qui a tiré .
    Cependant , je considère toutefois qu’il faudrait souligné le fait que ce n’est pas une généralité tout les gens de banlieu ne sont pas comme sa et tout les prof ne sont pas comme sa mais soyon lucide sa existe et surtout dans les banlieu

  7. Jihane dit :

    Salam,

    Voilà un petit documentaire pour la france d’en haut sur celle d’en bas, surtout un petit documentaire, ou plutôt un mode d’emploi du Français d’origine immigré,autrement qui ne comprennent rien mise à part la violence.
    Défilés de clichés: Nous dans les banlieues, on est forcément dans un état catastrophique, soumises parce que voilées, la féminité on ne sais pas ce que ça veut dire…j’en passe et des meilleurs.
    J’habite dans une banlieue, et je n’ai jamais eu l’impression de vouloir m’en sortir, d’ailleurs pourquoi quand on habite en banlieue on voudrait forcément « s’en sortir » si quelqu’un a la définition il faudra m’expliquer, parce que je me sens bien là où j’habite.
    De plus, je suis voilée et franchement mon voile n’a jamais été un frein à ma féminité, au contraire il en est un des moteurs.
    Faudrait demander à cette chère Isabelle Adjani, soit dit en passant qui a vraiment de la légtimité pour interpréter ce rôle( ça sens le vécu, hein les filles mdr, ou peut être le bourrage de crâne à l’encontre de l’étranger, j’ai plutôt l’impression qu’en faisant ressortir tous ces clichés, cette femme veut se mettre à l’écart en disant »ben ouai, même avec mes origines, j’ai une vision de l’autre (qui est comme moi) en sa qualité de sauvage et d’inculte, donc me ne mettez pas avec eux », et là on pourra pas dire que c’est du rascisme parce que madame à des origines étrangères, autant vous dire que les films comme ça foutent le cafard limite ne mériteraient même pas d’être mentionnés tellement ils sont pitoyables.

    « Le pantalon vécu comme un voile? »— Vous pouvez m’expliquer parce que là soit cette femme doit réapprendre à s’exprimer soit c’est une mode de dire des choses incompréhensibles mdr.

    Salam

  8. rahan dit :

    A quand une cérémonie pour récompenser des œuvres participant à la crétinisation des foules en oeuvrant pour la bêtise des masses ?
    Avec Isabelle Adjani en maîtresse de cérémonie, on y trouverait des monuments culturels tels que (en vrac) : le film CHAOS de Corinne Sereau avec Rachida Brakni … Le clip de Justice … Les chansons de Faudel … Les reportages d’Envoyé Spécial … les reportages du Droit de savoir … Les blagues de Carlos … Les propos de Pascal Sevran … les propos d’Enrico Macias … les propos de Brigitte Bardot … Mon directeur financier qui a qualifier mon travail de « travail d’arabe » … une de mes collègue qui confond épicier avec « arabe du coin » … La même collègue qui traduit en anglais à un collaborateur américain « Ã©picier » par « arabic of the corner » … L’Å“uvre de Michel Houellebec … « ajouté à cela le bruit et l’odeur » …

    Eh oui c’est aussi ça la France la culture, l’ouverture, autant de propos et de créations culturelles qui me font penser que mon institutrice n’avait pas tout à fait tort quand elle disait « La France … c’est fait pour les français »

    J’oubliais une mention spéciale pour les acteurs (je parle des minorités visibles qui ont perdu l’occasion de rester invisibles parfois) qui participent contre de l’argent à ces Å“uvres peut être devraient ils aller sur Wikipédia pour voir la définition de RESPONSABILITÉ. Je suis cynique ,je sais, mais je me soigne.

    Mariame, bravo pour cet article, ça donne envie de ne pas voir ce film. Isabelle Adjani ce n’est pas celle qui a chanté  » j’ai touché le fond de la piscine » Comme quoi, des fois, le carrelage c’est dangereux !

  9. imane dit :

    Assalamou alaykoum
    Je n’ai pas vu le film, mais j’ai entendu parler la bête (pardon la belle) et ça vaut son pesant d’or !!!!Elle ne nous épargne aucun cliché.
    Moralité, au cinéma comme en politique, rien de mieux pour relancer sa carrière que de sortir de son trou en dénonçant ces barbares qui nous envahissent et nous font si peur : Les immigrés ou les banlieusards. De toute façon, ce sont tous des étrangers (si si même de 3ème génération), voleurs, violeurs, intégristes…

  10. NEB dit :

    Salam, un lien d’un article qui abonde dans ce sens… Si besoin était!

    http://blog.mondediplo.net/2009-04-12-Ils-ne-comprennent-que-la-force

  11. Mariame dit :

    Rahan,

    « arabic of the corner » … mdr merci pour le fou rire, Rahan ! :D

    Imane,

    bien dit !

    Neb,

    l’excellente Mona Chollet, j’ai lu l’article sur lmsi. Merci !

  12. fatima dit :

    Salam aleikoum

    C’est juste pour vous féliciter pour votre blog!Je ne connaissais pas du tout c’est une amie qui m’en a parler!

    J’espère pouvoir vous lire très souvent et j’essayerais d’envoyer des commentaires dès que je peux!

    Salam!

  13. AMRATHE dit :

    Salam je viens de découvrir le commentaire sur le LA JOURNEE DE LA JUPE mais je ne partage pas son point de vue. J’ai vu le film lors de sa diffusion sur ARTE et je n’ai pas été frappée par une avalanche de clichées ou sinon j’ai mal vue. J’ai été au collège en banlieue, au lycée en banlieue, je vis en banlieue… bref et ce film ne me semble pas si éloigné des souvenirs que j’ai gardé de mon passage en collège ZEP et lycée difficile ou de l’actualité tout simplement: dans ma ville un jeune s’est fait tiré dessus recemment devant son collège. Les classes difficiles, la difficultée d’enseigner,les dérives du corps enseignants qui en prend aussi pour son grade, la violence sous toutes ses formes : verbales, physiques, psychologiques, la bêtise humaine ce sont des thèmes difficiles à traiter certes mais le film à au moins le mérite de les aborder. Dans le film pour moi il n’y a pas de critique de l’individu en tant que tel, c’est plutôt le fonctionnement du groupe en général où tout le monde tire tout le monde vers le bas qui est critiqué. A aucun moment je ne me suis sentie insultée dans mon identité de femme noire et musulmane pratiquante et fière de vivre en banlieue. Le film a le mérite d’aborder des questions difficiles , on peut lui reprocher de n’apporter aucunes réponses…..

  14. Najla dit :

    Paix à tous,

    Merci infiniment AMRATHE d’élever le débat, jusque là on avait droit à des critiques clichés sur un film accusé de véhiculer des clichés racistes voire islamophobes, c’est bien ça non ? Pourtant aucun de vous n’a utilisé le mot ! On lit même des commentaires de gens qui n’ont même pas vu le film ! Excuse moi Mariame, mais à part la surenchère de mots tels que immonde, ignominie, je ne vois pas d’argumentation dans ton commentaire.

    A force d’être susceptible, on finit par ne plus avancer, ne plus s’ouvrir.

    Je suis professeur et j’ai trouvé le film tout à fait réaliste, et le jeu d’Isabelle Adjani saisissant. Je n’y ai pas vu de racisme, et encore moins d’islmophobie. Qui peut contester les dérives dans le comportement des jeunes de banlieue ? Il faudrait être aveugle. Ce n’est pas l’Islam qui est en cause, c’est plutôt son ignorance qui conduit à des pratiques tout à fait contestables.

    Certains reprochent peut être au personnage de masquer ce qu’elle est, une maghrébine, en choisissant de porter un prénom Français, par contre on ne peut pas lui reprocher de répondre à une élève qui lui demande « Madame, pourquoi nous nous avez pas dit que vous ètes maghrébine ? »
    « Je suis professeur de Français »
    Cala paraîtra laïcard pour certains, pourtant, et je parle d’expérience, parce que je suis souvent confrontée à cette question, c’est la meilleure réponse qu’on puisse faire à ses élèves, on est avant tout professeur, serviteur de la République. Personnellement, je réponds toujours à mes élèves que je suis Française d’origine Tunisienne après les avoir laissé ramer quelque peu pour deviner, ils tombent toujours à côté !

    Najla

  15. Yazid dit :

    Tu as tout dit dans ton billet.
    Ce navet m’avait fait gerber, un condensé de clichés.

  16. laSouades dit :

    as salam alaykoum!

    je m’en passerai bien de ce film, même pas envie de le voir, apres c’est propos tenue lors des César, et de ses propos à la presse : «Se voiler provient peut-être d’une grande détresse. Le problème, c’est que cette détresse peut être contagieuse».

    Mais bien sûr Isabelle mais bien sûr …^^

    Isabelle Adjani et Brigitte bardot feront à coup sur un duo de choc !

  17. Betty dit :

    Loin de moi l’envie de lui faire de la pub (bien au contraire), mais je viens de lire un article sur le site du Monde écrit par notre chère Sihem habchi allant dans le sens de ce « film » :

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/11/24/en-jupe-et-pas-soumises_1444116_3232.html#ens_id=1444661

    Ridicule quoi…

  18. Noussa dit :

    Sihem Habchi grande philosophe du 21ème siècle, ses interventions écrites et orales sont époustouflantes.
    Que dire?? Je suis épatée par la qualité de ses arguments, elle défend si bien le droit des femmes !
    Sihem présidente quoi !!
    Oui sisters portons une jupe en ce jour, soutenons cette magnifique initiative.
    Mais pourquoi personne n’y a pensé avant??? Heureusement que le cerveau Sihem Einstein est là.
    En portant une jupe le 25 novembre, c’est un grand pas pour toutes les femmes qui subissent des mauvais traitements, tout va s’arranger, tout ira bien dans le meilleur des mondes : fin des femmes battues, fin des inégalités de salaires…

    Bomba Betty,
    Mais c’est bien dommage que là le ridicule ne tue pas!!!
    Une petite chanson pour elle: ♫♪ All the ridiculous ladies, all the ridiculous ladies, now put a short dress oh oh oh oh ♫♪ ».

    p.s: Je ne critique pas les jupes bien évidemment, juste la petitesse de l’initiative, et du mouvement npns.

  19. naima dit :

    salam alaykoum,

    l’intitulé du film en disant très très long sur le message que veux être passé. maintenant c’est vrai que l’islam est le fléau du siècle, et que tout ce qui se passe dans le monde est causé par les méchants musulmans!

    pfff quand je vois ce genre de choses, ni p ni s, je me dis que je préfère de loin être soumise que d’adhérer a leur propagande! en tant que femme (et musulmane, voilée qui plus est) en quoi suis je moins libre, moins féminine, moins femme en définitive qu’une autre?

    je porte sur moi mes principes et mes valeurs et sous prétexte qu’une mouvement veut mon bien je dois les mettre de coté car ses membres pensent qu’ils sont « ancestraux »?

    crotte à la fin! (dsl c’est nul mais bon lol).

    voila, c’était mon coup de boule de la journée.

  20. naima dit :

    dsl pour toutes les fautes d’orthographe…

  21. Olessia dit :

    Bonjour,
    je ne suis pas Musulmane, ni Française. Et j’ai toujours lu avec intêret votre websine.
    Mais ici je trouve votre article très agressive. Même trop agressive, trop sarcastique, trop intollerant. D’un ton insultant.
    Vous voulez qu’on vous respecte – qu’on respecte votre religion, votre point de vue, vos traditions, votre mode de penser, de s’exprimer, de se comporter, de s’habiller… Alors, pourquoi ne respectez-vous pas le point de vue d’autrui? C’est très hautain, vous savez? Cela fait penser que vous voulez vous élever au-dessus des autres (qui ne sont pas Musulmans) et que vous croyez que vous avez toujours raison. Bien que la verité ce ne soit que notre Créateur qui la connait.
    En plus, en montrant tant d’ »intêret » a ce « film », vous vous compromettez.
    Alors, pourquoi ne pas parler de la lapidation en Iran? Ou bien de la circoncision féminine qu’on pratique dans certains pays musulmans (ici, j’avoue que j’ai eu un fort choc culturel quand j’ai appris que cela existe)? Je veux dire – pourquoi ne pas aborder un sujet vraiment sérieux, vraiment bouleversant? Surtout, quand on a tant de pouvoir, disons, et tant de respect?
    Merci et bonne chance.

  22. Haveadream dit :

    Bonjour,

    @Olessia:
    Comprenez qu’en tant que « banlieusarde », y’en a marre des même films qui parlent de la pauv’ maghrébine coincée qui veut s’émanciper mais bouhh elle peut pas.
    Marre qu’on nous mette toujours dans la même case: c’est bien connu, les d’jeuns voilées sont des écervelées qui ont cédées.
    Voilà ça s’appelle un RAS-LE-BOL.
    Je suis d’accord avec la rédactrice de ce texte qui a pris volontairement ce ton sarcastique, drôle à la fois et encore je trouve qu’elle a été light…

  23. Betty dit :

    @Olessia : bonjour, j’ai lue ton commentaire puis relue l’article et j’avoue ne pas comprendre ta réaction.
    Mariame a exprimée son ressentie au sujet de ce film, un ressentie que je partage. Ce film est une immensité de cliché sur les banlieues et ceci est indéniable, ce n’est pas le fait d’accepter un point de vue ou pas car n’importe quel point de vue s’accepte avec un minimum de respect, mais c’est bon on n’est pas dupe non plus, se faire montrer du doigt à longueur de journées ou être mis en scènes de façon aussi dégradantes, qui l’accepterai ?
    Je suis musulmane et voilée, célibataire et indépendante à tous niveaux, penses-tu qu’entendre dire à longueur de journée que je suis une femme soumise est agréable ? devrais-je applaudir tout ces gens qui ont une fausse image de moi et qui plus est le crie au monde entier avec une grande certitude de détenir la vérité ?
    Non, je défendrai ce que je suis jusqu’au bout et je me battrai tant qu’il le faudra contre des clichés de ce type.
    Je ne pense pas détenir la vérité et traite les autres avec autant de respect qu’ils me traite.

    Par ailleurs HATC a toujours parlé et parle toujours de sujets sensible notamment dans ses rubriques psychos et société tel que l’excision, les mariages forcées, les viols, la polygamie et j’en passe.

    Je te souhaite une bonne lecture, Salam

  24. laurence dit :

    tout à fait d’accord avec Mariame, et puis je vis en banlieue où tous les jours des femmes portent des jupes sans être embêtées!!!

  25. Nanouchka dit :

    Ah la journée de la jupe.
    Je me suis pissé de rire comme dirait l’autre en apprenant l’initiative des NPNS, les gens vous aimez trop les symboles qui servent à rien.
    « En portant une jupe le 25 novembre »: elles risquaient surtout de se les geler les femmes en mini jupe.
    Des fois à voir les débats de genre de personnes je me dis attends c’est bien de la même banlieue que je connais dont ils sont en train de parler là ou je rêve.
    En banlieue, (et ailleurs) les filles (plus que les femmes) en hiver elle cherche pas le confort la protection contre le froid, elle cherche la sexy attitude à la vie à la mort, elles connaissent pas les gros manteaux, les doudounes et autres accessoires comme des écharpes des bonnets,y a pas deux jours encore j’ai vu une midinette en short/collant (mais pas collant en laine à l’ancienne c’est trop la honte faut pas déconner), j’avais froid pour elle la pauvre, elles chérissent tellement leur brushing tu ne les voient jamais avec un bonnet. En été, c’est le festival des décolletés et des vêtements qui commencent en mini-. Et elles sont de toutes les origines les minettes alors faut arrêter avec les idées banlieue=haine de la femme qui assume son côté sexy.

    et je vous ai parlé des talons so high oh my God….
    bon j’arrête vous avez compris quoi

  26. Awa Oum Laylâ dit :

    Rien à ajouter, sauf « Chapeau » à mesdames/mesdemoiselles Ihaveadream, Betty, Laurence, Nanouchka ET Mariame, avec qui je suis également d’accord!

  27. Olessia dit :

    A Betty:
    Bonjour, Betty,
    si vous lisez plus attentivement mon commentaire, vous verrez que je ne blâme pas le port du voile, ni rien de rien (au contraire même, c’est vous qui en parlez). Cela m’est égal, car j’ai l’habitude de juger les personnes à la base de leurs actions et je suis pour les libertés démocratiques. Fût-ce des Musulmans, des Juifs, des Bouddhistes ou des païens…
    Moi, je parle de ce qu’on ne se met pas dans tous les états quand on sait qu’on a raison, non? Et de la tolérance aussi.
    En ce qui concerne les sujets sensibles que vous citez, les mariages forcées, les viols, c’est (malheureusement) un drame commun, commun dans le sens que cela n’a pas de composante religieuse, la polygamie est un phénomène qu’il ne faut qu’accepter quand on vit dans le contexte islamique. Moi, je parlais des sujets pas tout simplement sensibles et propres à n’importe quelle société, mais des sujets vraiments désastreux.

  28. Betty dit :

    @Olessia : Bonjour et merci pour votre réponse.
    J’ai parlé de mon expèrience en tant que voilé etc pour illustrer le sentiment que j’ai quand on parle de moi dans les médias rien de plus, je pense avoir compris votre position mais je défendais juste le fait qu’on « se mette dans tous nos états » car dans certaine situation il est difficile de garder son calme ou simplement de se taire (votre commentaire en est la preuve).
    Quand à la tolérance ce site est l’un des plus tolérants que je connaisse et qui invite à chaque moment ses lecteurs à la tolérance.

    Pour votre dernier paragraphe par contre je n’ai pas compris, voulez-vous dire que vous visiez particulièrement les sujets désastreux impliquant l’Islam ?

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