Quand on lui demande ce qu’elle a appris après dix années de militantisme, Loubna Méliane répond « que tout n’est pas tout blanc ou tout noir ».  Très présente dans les médias et sur le terrain avant de mettre sa carrière entre parenthèses, cette jeune femme n’a eu de cesse d’articuler combats politiques et défits personnels.  Parfois décriée pour ses prises de position, Loubna Méliane se révèle être aujourd’hui une jeune maman heureuse et épanouie, qui parle sans ambages du passé avec un regard tourné vers l’avenir. Portrait d’une femme de terrain qui retrace avec nous son parcours en toute sincérité.

On connaît toutes ton parcours de militante, de femme engagée. Mais si je devais retenir quelque chose dans tout ce que tu as pu faire,  c’est ton livre, Vivre libre, où tu te dévoiles beaucoup.

loubna-meliane-pour-hijab-and-the-cityJe me suis mise à nu, ça a été difficile, très dur même. Je considérais que c’était pas à moi de faire ça. En tant que militante, je mène des combats pour ma personne, mais aussi pour les autres. Pour moi, quand tu es militant, tu n’as pas à te dévoiler… Je pensais qu’il n’y avais aucun intérêt à dire qui j’étais, d’où je venais… Et avec les années, je me suis rendue compte que si, que c’était plus simple et plus facile de faire passer des messages quand on racontait une histoire. Le but n’était pas de raconter mon histoire pour raconter mon histoire, non ! C’était de montrer mon cheminement par rapport à mon histoire familiale, mon engagement et les rapports que j’ai pu avoir avec les uns et les autres. Le but était de montrer que finalement, on est que le produit d’une histoire. Ce qui m’a poussée du jour au lendemain à militer, c’est mon histoire familiale. Chez moi, les femmes ont toujours été indépendantes. Et pour moi, être une jeune femme, issue d’un quartier, qui va  à l’école, qui est confrontée à des difficultés, avec différents handicaps… Pour moi, malgré tout ça, on a envie de s’en sortir, et on se donne les moyens. Bien sûr, on a du mal, on doit en faire plus que les autres. Mais voilà, je voulais montrer qu’on pouvait y arriver. Chacun mène la vie qu’il  veut mener. Néanmoins, on vit dans un pays où on a le droit de revendiquer un certain nombre de choses, on a la possibilité de le faire dans le respect de l’autre. 

C’était donc par nécessité purement militante que tu as écrit ce livre. Mais à côté, comme tu l’as dit, tu as dû te mettre à nu. Est-ce que c’était pour toi un exutoire, une thérapie ? 

Non. Vraiment, je voyais  plus ça comme un exercice militant. Y a eu un travail d’introspection, c’est évident, mais pas très poussé. Parce que l’objet du livre,  c’était pas de raconter ma vie pour raconter ma vie, c’était de raconter mon engagement. Je n’essayais pas de régler des questions d’ordre personnel. C’est après que ça a déclenché d’autres choses. Je vis ma vie de femme, je suis mariée, j’ai une petite fille. Forcément, j’ai fini par me poser des questions sur qui je suis, d’où je viens, ce que j’ai envie de transmettre à mon enfant. Donc là oui, j’ai dû faire une réelle introspection, parce que je mène une vie qui fait qu’au bout d’un moment, j’ai du me poser des questions. Et il faut avoir  le courage de se mettre devant un miroir et de se poser les bonnes questions. C’est vrai que ma fille, plus que le livre, m’a amenée à une véritable introspection. 

Est-ce que tu peux nous en parler ? Parce que quand on voit, on entend Loubna Méliane, on t’associe directement à un parti, à un mouvement, à un groupe. La Loubna femme, maman, c’est certainement la plus intéressante.

Je vis comme n’importe quelle jeune femme en France. Je me suis posée pas mal de questions, à savoir si oui ou non j’étais capable d’assumer un mariage mixte, avoir un enfant, des questions auxquelles j’ai pu répondre grâce à la marche (Marche des femmes des quartiers pour l’égalité et contre les ghettos) qui m’a poussée à penser que je pouvais vivre égoïstement, penser à moi, vivre heureuse. Pourquoi me l’interdire ? Au nom de quoi ? Donc voilà, je me pose les mêmes questions que n’importe quelle jeune femme. Au départ, c’était simple de sortir avec lui, ça ne l’engageait à rien, et ça ne m’engageait à rien. C’est au fil des années, au fur et à mesure que le temps passe que tu te rends compte que tu t’installes dans une routine, que ça devient sérieux, que ça amène à autre chose, à construite quelque chose ensemble, à s’installer, à se marier… à avoir des enfants ! La marche, ça m’a permis de régler ça par exemple, des questions plutôt personnelles. J’étais amoureuse, je voulais donner une chance à cette histoire et aujourd’hui, je suis heureuse. Il n’est pas musulman, mais il n’empêche qu’il respecte qui je suis et ce que je suis. Juste  pour te donner un exemple, pendant un moment, j’étais loin de ma famille, et c’était la période où j’avais eu ma fille,  où je voulais qu’elle puisse découvrir ma famille, ma culture. La famille de mon mari est adorable, je les aime très fort, ce sont des gens extraordinaires, mais ils ne pouvaient pas lui apporter ça. Je le vivais mal, mais mon mari a été génial. Il a proposé  de fêter l’aid, m’a dit que j’avais ma propre famille, qu’on pouvait le fêter ensemble. Et c’est la que j’ai sorti mes livres de recettes, que j’ai invité mes amis, qui n’étaient pas forcément musulmans, mais peu importe. Le but était de partager avec moi le repas de l’aid. Il n’était peut être pas parfait, mais voilà… Notre force, c’est d’accepter l’autre comme il est, sans lui demander de changer. Je ne lui demanderai pas de changer, et il ne me le demandera pas non plus. Après, d’autres questions se poseront quand ma fille sera plus grande et qu’elle devra faire son choix, mais elle le fera toute seule. Moi, je ne lui imposerai rien. Si elle veut devenir musulmane, je lui expliquerai ce que je sais, et en réalité, j’ai une conception assez personnelle de la religion. Je l’inviterai à lire, c’est ce que mon père m’a toujours appris, à aller chercher dans les livres, à se faire sa propre opinion. On pourra en discuter, c’est ce que je faisais avec mon père ; on a pas eu d’obligations ou autres avec lui, je veux faire la même chose avec ma fille. J’essaierai de l’aider au mieux, de lui donner des conseils. Je ne veux pas lui mettre la pression. Avec mon mari, on est plutôt des laïcs. On croit, en quelque chose, mais plutôt à des valeurs universelles, le respect, la tolérance…

Vous croyez en une humanité ?

Oui voilà. Chez moi il s’appelle Allah, chez lui Jésus. Mais s’il s’était appelé autrement, ça ne nous aurait pas posé de problème. Y a des piliers, on s’appuie dessus et ça s’arrête là ! On essaye, mais je sais qu’on aura des difficultés d’ici quelques années, quand ma fille grandira. J’appréhende parce que ce qui m’inquiète, c’est le repli communautaire qui existe, et qu’on ne peut pas nier. Un enfant issu du métissage, c’est compliqué. Savoir d’où l’on vient, qui on est… Si en plus, par dessus tout ça, les uns et les autres mettent leurs propres revendications pour essayer de s’en emparer, j’ai de quoi m’inquiéter ! Pour l’instant, elle est petite. Elle vit avec plein  d’amour, mais j’ai peur pour elle. Elle est métisse, elle a une double culture, et l’extérieur peut être hostile pour elle.

Quelques soient les milieux, les groupes qu’elle sera amenée  à fréquenter ?

Oui, tous milieux confondus ! On a encore du mal à accepter le multiculturalisme.

Par rapport a tout ce que tu dis, à la naissance de ta fille qui à l’air d’avoir changé ta vie tant sur le plan personnel qu’au niveau de tes combats de militante, on voit que ça t’as ouvert les yeux sur pas mal de chose, sur ta manière d’appréhender l’autre.

Les gens me connaissent depuis que j’ai 19 ans. Aujourd’hui, j’en ai 31, et je suis comme tout le monde. J’ai grandi, j’ai évolué, j’ai mûri. Je ne suis plus forcément dans la spontanéité, je suis désormais plus réfléchie. Les gens sont restés sur une image. Je ne dis pas que j’ai mis de l’eau dans mon vin, je dis juste que les choses se présentent à moi différemment. Je ne les vois plus de la même façon, ou en tout cas, j’essaye de regarder plus loin que le bout de mon nez, et d’arrêter de me laisser prendre par les émotions. J’essaie aussi de ne plus regarder les choses sous un prisme personnel, par rapport à ma propre histoire. J’ai appris que les gens n’ont pas la même histoire que moi. Ils sont différents, et ont des histoires différentes,

Les histoires sont différentes et rien n’est figé. Et par rapport à tout ce que tu as pu faire, est-ce qu’il y a des choses que tu ferais autrement ? Qu’est-ce que tout ton parcours t’as appris ?

Que tout n’est pas tout blanc ou tout noir, qu’il y a des nuances, que les choses sont compliquées. Je referais les choses de la même manière parce que c’était moi, à des moments particuliers. Je ne vais pas nier ce que je suis, je ne suis pas une autre personne. J’ai juste grandi ! Pour moi, les choses ne sont plus aussi simples. Il faut être capable d’analyser, d’écouter, de comprendre, et après d’avoir une opinion. Mais pas avant.

Y a pas très longtemps lors d’un débat, tu expliquais que tu assumais tout ce que tu avais pu faire jusqu’à aujourd’hui, mais qu’il y  avait eu pas mal de récupération. Est-ce que tu parlais de Ni putes ni soumises que tu as fini par quitter ? 

Non, on m’a gentiment demandé de partir.

Pour des question idéologiques, ou c’était plutôt des luttes de pouvoir ? 

Un peu des deux. Je voulais pas faire de Npns un mouvement communautaire, pour moi ce n’était pas possible. La seule communauté à laquelle je veux bien appartenir, c’est la communauté française, la nation une et indivisible. Mais Fadela Amara a toujours voulu en faire un mouvement de beurettes, moi non. Parce qu’en plus, quand on a fait la marche, moi j’ai travaillé avec des femmes pas forcément issues de l’immigration, des quartiers ghettos. C’était des femmes qui avaient vécu les mêmes difficultés que nous, peut être pas aussi violentes, mais toutes aussi agressives.

Parce que pour toi, on porte toutes les mêmes stigmates ?

Oui, et c’est pour ça qu’il fallait un mouvement collectif. Le but était de créer une passerelle entre les féministes d’avant, et les femmes que nous sommes aujourd’hui. C’était un beau challenge que de remettre au goût du jour le féminisme, et surtout de l’expliquer. C’est pas une lutte des classes, une lutte entre les hommes et les femmes, non. C’est un combat de société pour permettre aux hommes et aux femmes de vivre ensemble, de trouver leur place . C’était la marche des femmes des quartiers contre les ghettos et ensuite pour l’égalité. Le féminisme est arrivé après. C’était avant tout un combat social pour moi, et au sens large. C’est en rencontrant des femmes, des féministes que je me suis dit que c’était important de renouer avec cette histoire, celle de notre pays. Finalement, Npns, c’est plus du tout ça ! Là, c’est des petites beurettes qui se mobilisent pour elles. Ça a créé beaucoup de tentions entre nous et les mecs, alors que sur la marche, pas du tout. C’est vrai que le slogan pouvait choquer… c’était de la provoc’, de la com’ quoi ! Je le dis et j’assume ! Il nous fallait un nom fort pour être visibles et entendues, mais ça ne voulait pas dire qu’on vivait en opposition avec nos frères et pères. Parce qu’eux aussi vivent les mêmes difficultés. C’était un combat pour nous, mais pour eux aussi. Et c’est pas ce qui en ressort aujourd’hui. Npns, c’est aussi une coquille vide, on ne propose rien. C’est bien beau de dire aux jeunes filles vous avez des droits, revendiquez-les… mais on leur donne pas les moyens, on ne leur propose pas d’alternatives, de solutions. Elles sont tombées dans une espèce de victimisation et moi, je ne suis pas une victime. Je ne me considère pas comme une victime. Et même celles qui ont subi les choses les plus difficiles et les plus atroces le disent. Là avec Npns, on est tombé dans le pathos. Après oui, c’est grave ce qui se passe, il y a des violences, mais c’est pas que ça. On ne peut pas se mobiliser uniquement la dessus. C’est réducteur, on tombe dans les  clichés et en plus, ceux dont on veut se débarrasser. C’est une réalité que des femmes meurent sous les coups de leurs conjoints… 

Mais celui-ci n’est pas forcément maghrébin ?

 Tout à fait !

Donc pour toi Npns à l’origine, c’était un mouvement qui portait une lutte sociétale, quelques soient les origines ethniques, religieuses et sociales des uns et des autres ?

Y a qu’à regarder les statistiques, que tu sois une femme issue d’un milieu aisé, ou issue d’un milieu ouvrier, tu subis les mêmes violences. Les statistiques parlent.

C’est ce qui t’a dérangé ?

Oui, et par ailleurs, on m’a dit de partir avant d’exprimer quoique ce soit, de laisser la place à Fadela. Et à la rigueur, ça arrive, c’est de la politique. C’est pas ma façon de faire, mais bon…

Et qu’est-ce que tu as ressenti ?

J’ai mis beaucoup de temps à m’en remettre. C’est comme si on m’enlevait mon bébé. Je travaillais dessus depuis deux ans. Npns, c’était bien avant la mort de Sohane. Ce malheur a permis d’avoir un écho au niveau médiatique, mais le mouvement existait bien avant. Mais ça avait marqué tout le monde parce qu’avant, on en parlait pas à la télé. Et puis Npns, c’est devenu un mouvement réduisant son combat contre les violences physiques faites aux femmes des banlieues. Même si c’est une réalité, y a pas que ça. D’autres problèmes existent, économiques, politiques. Avoir une carrière politique pour une femme, c’est difficile. Concilier une carrière professionnelle et une vie de mère, ça l’est encore plus. Et puis envers les mecs, on avait beaucoup d’affection, parce qu’on se rendait compte que si notre situation se dégradait, c’est parce que la leur aussi se dégradait. On essayait de se battre pour nos frères, c’était un combat commun. Je ne me vois pas vivre à côté d’eux, mais avec eux. Et c’est vrai que c’est aussi intéressant de mener un combat féministe en tant que tel, avec des questions sur l’émancipation, l’égalité salariale, la lutte contre les violences conjugales et autres, la possibilité de faire évoluer les femmes, la question du rôle de l’Etat dans toutes ces problématiques… Bref, des questions d’actualité !

Et ton actualité à toi Loubna. Qu’est-ce que tu fais aujourd’hui ?

Il a donc fallu faire le deuil de Npns, toutes les anciennes ont été virées. Faut savoir qu’aujourd’hui chez Npns et autour, toutes celles qui sont à l’origine du mouvement, elles ont toutes été virées, ou sont parties quand Fadela a rejoint le gouvernement Sarkozy. 

Et qu’est-ce que tu as fait après ça ?

J’en avais marre que mon nom soit assimilé à des gens, à un parti … J’avais envie de me détacher de ça, de me prouver des choses, de me montrer que je pouvais voler de mes propres ailes. J’ai bossé en radio, une libre antenne. J’avais une émission en soirée, une fois par semaine, sorte de service public où on abordait avec les auditeurs des sujets d’actu, société, religion, racisme, sexualité, etc. J’invitais des experts, des artistes, des politiques. C’était très intéressant. Ça a duré deux ans, puis je suis tombée enceinte, je me suis occupée de ma fille, et le militantisme m’a manqué. En même temps, j’avais peur d’y retourner. J’ai pris pas mal de gamelles. Je pensais qu’on était une famille, qu’on militait dans la même direction. Mais c’est de la politique, c’est un autre monde. C’est une famille  parce qu’il y a des convictions communes, des orientations semblables, des objectifs communs. Mais ce qui m’a mis hors de moi, c’est que certaines personnes sont là pour elles. Après, avoir de l’ambition c’est bien, j’en ai aussi, c’est pas vraiment le problème. Mais pas de coups bas. J’ai un petit espoir, je crois que ma génération veut rompre avec ces façons de faire de la politique. Je suis persuadée qu’il faut arriver à travailler main dans la main. J’ai envie de faire de la politique différemment. On verra, l’avenir nous le dira ! J’ai donc beaucoup réfléchi, j’ai pris beaucoup de recul. Et j’ai constaté que j’avais besoin du militantisme ! C’est dur, mais j’ai décidé d’aller jusqu’au bout. Je bosse aujourd’hui pour la Fédération nationale des maisons des potes. Je suis la rédac’ chef adjointe du journal Pote à pote. J’écris des articles, je rencontre des gens. Ça me permet de réfléchir à des problématiques que je n’ai plus abordé depuis longtemps. Ça me permet aussi de voir d’autres choses, de ne pas être sur le même créneau qu’avant, de réintégrer le terrain. Mais je ne me mets pas en avant, je veux continuer à militer, à faire de la politique petit à petit, mais tout en ayant un ancrage associatif. Je pense que les années à venir, on fera de la politique différemment. J’ai l’espoir qu’une société civile va émerger, qu’elle va reprendre le flambeau, que ce sera différent.

Un petit mot pour les lectrices de Hijab and the city ?

Je voudrais seulement leur dire qu’on doit mener ensemble un combat qui nous concerne toutes, et non pas les unes contre les autres. Parce que sinon, on avancera pas, et ce serait vraiment dommage. Et je vous encourage aussi dans votre initiative de prendre et donner la parole, c’est très important et intéressant ! Bonne continuation à toutes.

Photo : Loubna Meliane, juillet 2009 à Paris – Hijab and the city

61 Responses to Rencontre improbable avec Loubna Méliane

  1. Lina dit :

    Bravo pour cette interview qui m´a permis de découvrir LOUBNA MELIANE! Enfin un espoir de femme, jeune, intelligente, solidaire, et bien ancrée dans la realité de la vie, particulièrement en France, où les luttes sociales et particulièrement féminines sont « défigurées » voire usurpées par ces égéries arrivistes (arabe-beurettes)potiches d`un sarkozisme conflictif sur tous les plans. Enfin, c´est un vrai plaisir de constater HijabAndTheCity sort courageusement des sentiers battus…

    Salem

  2. Betty dit :

    Salam,

    A la base j’aime pas trop ce genre de militantisme à la NPNS qui au nom de LEUR convictions revendiquent des soi-disant droits que nous n’avons pas.
    Je suis issue d’une banlieue j’ai grandi au milieu de pères, de frères et je peux vous assurer que la violence dont elles parlent je ne l’ai pas vécue. Je ne dis pas qu’elle n’existe pas, je dis juste qu’il est un peu facile de généraliser un combat et de creer des préjugés.
    Au fond nous portons tous le même combat j’en ai l’intime conviction : on voudrait tous un monde plus rose, plus juste, plus fraternel…
    Mais la façon dont certaines mènent ces combats m’énervent surtout l’autre dingue du gouv ! J’aimerais bien qu’elle précise que ce sont SES REVENDICATIONS PERSONNELLES !
    Bref, j’apprècie le militantisme en tant que tel, à la base c’est toujours un combat positif, ce sont des gens qui se bougent pour faire bouger les choses pour eux et pour les autres mais il y a des limites…
    Ce que j’apprécie avec Loubna c’est son désir de se battre avec nos frères comme elle dis, parce que si ils vont mal on va mal…

  3. karima dit :

    Bonne continuation à Loubna Méliane, vous exprimez je pense ce que pas mal d’entre nous ressent sur npns. C’est dommage de constater ce que cette association est devenue aujour’hui. Je me trompe peut être, mais je pense que dès lors que le militantisme s’associe à la politique, on doit s’attendre à ce genre de dérive. Après à savoir s’il est possible de militer sans s’engager politiquement, c’est une autre question. Quoi qu’il en soit, bne route et plein de bonheur avec votre petite famille. Je vais vous lire ds pote à pote.

  4. Zgougou dit :

    Salaam

    Je dois dire que je suis agréablement surprise. Le site HATC arrêtera-t-il un jour de nous mettre de gentilles claques ?? :) je n’espère pas.

    J’ai d’abord été très étonnée de voir qu’il y avait un entretien avec Loubna Méliane. Et puis je me suis forcée à le lire (ça a été le plus difficile, je l’avoue : chercher à rompre avec ses propres préjugés qui sont pourtant tellement confortables). Je ne le regrette pas du tout.

    Loubna Méliane a un regard lucide et une observation réflexive impressionnante sur son propre parcours. Sans tomber dans le victimaire, dans l’excuse, ce qui aurait été détestable.

    C’est tellement rare que ça en devient d’autant plus précieux.

    Bonne continuation Loubna ! Dans tous les domaines (personnel, militant, etc.)

    Zgougou

  5. Maryam dit :

    Salam Aleykoum,

    Ce portrait nous rendrait effectivement la jeune dame sympathique. J’ai donc fait une rapide recherche sur Internet et voià sur quoi je suis tombée :

    http://www.dailymotion.com/video/x22w70_siham-andalouci-replique-a-loubna-m_news

    Mon camp n’est clairement pas le sien. Alors à chacun son opinion, certes et le militantisme, oui, mais si c’est pour défendre toutes les opinions, et pas seulement la sienne.

    Salam.

  6. Linda dit :

    as salam alaykoum

    Maryam , tu exprimes totalement mon avis sur cette jeune femme! le portrait de HATC reflete une femme certe sympathique, mais cela s’arrte ici!

    Bonne continuation a elle, mais notre combat est tout sauf le même !

    Linda

  7. Esmeralda dit :

    Salam alaykum

    Merci Maryam, j’allais parler de la même chose que toi. Je n’oublie pas le « débat » qu’elle a eu avec Siham Andaluci et sa position anti-voile.

    Je suis même choquée de voir son interview sur hijab and the city.

    Je suis même déçue

  8. Thé ou café? dit :

    @Maryame

    Sur le principe je vous rejoint, mais acceptons l’idée, comme Loubna le dit elle-même, qu’elle a évoluée, qu’elle s’est rendue compte aujourd’hui que les choses ne sont ni toutes blanches ni toutes noires…

    les français sont invités à ne pas tenir compte du passé trotskyste d’un Jospin ou d’un passé FN d’un Novelli, actuellement secrétaire d’état au tourisme (pour faire venir plein d’étrangers bouh!), exonérons aussi Loubna de ses passions et excès de jeunesse et reconnaissons-lui aussi le droit d’avoir évoluée. j’en reviens toujours à l’histoire de « Seif al Islam » pire ennemi de Mohamed (psl) devenu son meilleur général!

    militante à suivre…

  9. Maryam dit :

    @ Thé ou café :

    Je suis entièrement d’accord avec toi sur le principe. Je ne juge pas Loubna, ce n’est pas mon rôle, je tiens juste à signaler que j’aurais tendance à me « méfier » de ce genre de personnes.

    D’ailleurs, elle dit effectivement qu’elle a changé, mais ne précise pas sur quoi…

  10. ArcEnCiel dit :

    Salamunaleykum,

    comme certaines des lectrices de HATC, j’ai été surprise de voir le portrait de Loubna Méliane. Je me suis forcée à lire l’article malgré tout en me disant que si les filles nous le proposent c’est qu’il y a qqch d’intéressant à découvrir.

    De vieux souvenirs concernant les débats sur le port du foulard(très douleureux à vivre pour moi à l’époque) qui ont lieu en France sont remontés à la surface. Je pense qu’elle a bcp contribué à nous coller l’étiquette d’islamistes, de filles soumises à la pression des grands frères, des pères ou du mari… de laquelle nous essayons de nous en défaire aujourd’hui et notamment à travers notre magazine.

    Régulièrement, nous avons sur HATC des personnes qui découvrent le site par hasard et nous disent leur surprise de voir que nous ne sommes pas ces femmes que l’on dépeint à longueur de temps dans les médias. C’est pas à vous que je vais apprendre tous les préjugés qui nous sont attribués.

    Bien sûr que nous devons être ouverts aux autres et accepter le point de vue des autres. Mais j’ai trop souffert et continue à souffrir du militantisme de Loubna et des personnes de npns. Il ne faut pas se leurrer, elles ont été des pions, utilisées et Loubna le dit elle-même d’une certaine manière quand elle explique la façon dont elle a été evincée de l’assos en question pour céder la vedette à Fadela.

    Evidemment que les gens peuvent changer, que tout n’est pas tout blanc ou tout noir. Mais je ne vois pas dans ses propos une parole qui me ferait dire que demain elle ne prendra pas position contre mon voile. Qu’elle militerait pour la liberté de chacune afin de respecter le droit de toutes et tous.

    Au final, je n’ai rien appris qui pourrait me faire changer d’avis sur elle. Ce n’est pas une question de camp mais une question de respect des droits de chacune à vouloir porter ou pas le voile. Et je pense qu’elle n’a même pas idée des conséquences que son militantisme a eu sur la vie des personnes qui portent le voile.

    Mariame,

    merci pour le travail que tu as fourni.

  11. Betty dit :

    HATC ou comment s’exprime la diversité !
    (réponse: tout en couleurs! lol)

  12. Amelle dit :

    Qu’elle es sa position sur la commission sur le port de la Burka ?

    Salem
    Amelle

  13. Esmeralda dit :

    J’ai du mal à oublier ce que j’ai ressenti quand j’ai regardé en direct l’émission « Ripostes ». Je ne connaissais pas Loubna, et j’ai découvert son discours, que j’ai tout simplement détesté!

    Oui j’ai détesté ce qu’elle disait et même ce qu’elle représentait. Je me sentais rabaissée par sa manière de parler de nous, voilées! Oui, parce que je n’oublie pas qu’elle affirmait que nous étions soit manipulées soit manipulatrices, qu’elle nous a attaqué gratuitement.

    Je suis bien consciente qu’elle a le droit de ne pas vouloir porter le voile ou autre, mais comme tu dis si bien Mariame, tout doit être fait dans le RESPECT. Et elle nous a clairement manqué de respect!

    Qu’elle ait fait du chemin, tant mieux pour elle. Mais à cette époque là, l’année où tout le monde stigmatisait les femmes voilées, son camp était clair! Elle était contre les femmes qui portent le voile, c’est pourtant clair…

    Tournons nous vers le futur ok, mais à condition de ne pas refaire les mêmes erreurs, n’est-ce pas Loubna? J’espère que tu sais désormais que le voile est un acte de foi, et qu’une fille voilée peut réfléchir par elle-même. Qu’on est loin d’être des idiotes soumises ou illettrées!

    Désolée mais j’en profite pour lui dire ce que j’ai toujours pensé d’elle, même si ça n’a rien de gentil, faut dire qu’elle n’a pas été très sympa avec nous non plus!

  14. ness dit :

    Salam aleykum à toutes!!
    Idem je suis assez choquée de trouver une interview de Loubna Méliane sur votre site surtout connaissant ses positions sur le voile et j’ai trouvé cet entretien assez vide de substance concernant l’actualité ( loi sur le nikab etc….)
    J’aurai aussi aimé qu’elle nous fasse part de son évolution des choses de manière plus précise là l’entretien aurait été plus intéressant, dommage!

  15. karima dit :

    j’ai passé une bonne partie de l’après midi à lire pote à pote…. mmmmouai, j’aurai aimé lire plus d’article de loubna et pas seulement des interview… je ne sais pas trop ce qu’elle a retenue de son experience passée, a part le fait que tout n’est pas tout blanc ou tout noir.. jsp aussi qu’elle aura retenu que les difficultés de la banlieu ou autre sont une réalité mais surtout pas une généralité. La pire des choses, je pense que c’est ca… C’est personnelement ce que je reproche a npns… bref, là n’est pas la question..

    Mais je veux croire en sa prise de conscience, malgré son passé « anti voile », la preuve en est qu’elle temoigne aujourd’hui sur Hijab And The City… Bref, on n’est pas là pour lui faire un procès d’intention…

  16. salma dit :

    Salam
    Moi je trouve que cette femme n’a rien de different avec NPNS.
    J’adhère pas du tout a ses idées, et alors son discours anti-voile est vraiment LE DISCOURS que je ne supporte pas entendre!
    Elle stigmatise les filles voilées, elle fabrique des clichés et les entretient de surcroit!
    Pour moi elle n’est guère mieux que Sihem…
    Si elle veut agir comme ca c’est son pb, mais proclamer des thèses anti-voile et completement deformer la situation de la femme musulmane, et par-là même nourrir les clichés,influencer les gens qui ne connaissent pa l’islam,et donner une mauvaise image des voilées…
    Enfin…

  17. Hajar dit :

    Salam

    je rejoins ArcEnCiel. Loubna Meliane et les NPNS ont grandement participé à la stigmatisation des banlieues. Les hommes qui vivent en banlieue sont vus comme des animaux, des violeurs et des oppresseurs. Quant aux femmes qui demeurent dans les banlieues, elles, sont vues comme des attentistes, des femmes passives qui acceptent toutes sortent de violences. Et le pire de tout, c’est qu’on a attribué ces comportements à l’Islam.

    Cette interview n’apporte rien de nouveau, on apprend juste qu’elle a été forcée à quitter NPNS à cause de luttes internes pour le pouvoir et non parcequ’elle était en désaccord sur l’idéologie de l’association.
    Je n’apprécie pas les gens qui sonr prêts à jeter l’opprobre sur toute une communauté pour avoir leur quart d’heure de gloire.

  18. Chouchou dit :

    Salam aleikum
    Je suis très déçue de découvrir une interview de Loubna Méliane sur HATC, personnellement j’ai encore du mal à oublier ses discours anti-voile.
    Bonne continuation…

  19. mirabelle dit :

    malgré cette interview on distingue bien son envie de faire de la com qu’elle mette plus d’eau dans son vin quand elle parle des musulmanes beurettes de france et qu’elle arrête sa chekchouka de préjugés!!!

  20. KKuète dit :

    Salam!

    Bah je pense qu’elle aurait pas fait cette interview pour un site qui s’appelle HIJAB and the city si elle était toujours aussi fermée… Qui plus est l’interview est faite par Mariame qui porte le voile!
    Comme l’a dit Thé ou café, si on devait reprocher à chacun son passé on en aurait pas fini! D’ailleurs à la mosquée la dernière fois, on parlait justement du fait qu’il faut pas juger une personne par ses actes passés, parce qu’on sait toutes que le jugement ne nous appartient pas.
    Y’a plein de femmes qui étaient contre le port du voile, et qui ont fini par le porter un jour! Et puis c’est très bien qu’HATC donne la parole à toutes! Perso je la connaissais pas Loubna Méliane, et heureusement sinon je pense que j’aurais aussi été influencée à la lecture de l’interview…

  21. samia dit :

    Slam les filles
    En ce qui me concerne,je n’ai été ni choquée ni déçue,au contraire je remercie d’ailleurs HATC pour cette interview qui prouve que l’acharnement de certaines militantes de npns contre le voile n’avait rien d’un combat pour défendre ou libérer soit-disant des filles soumises,c’etait politique et c’est ce qui a permis à une certaine Fadela d’intégrer le gouvernement Sarkozy.
    Je n’ai aucune rencune bien que ça a fait beaucoup de mal et que ça en fait toujours d’ailleurs,mais,Loubna a dit qu’elle a évolué et elle a la conviction que chacun méne la vie qu’il veut et qu’on pouvait revendiquer des droits tout en restant dans le respect de l’autre.Bonne continuation Loubna.

  22. falbala dit :

    Salam,

    Cette rencontre « improbable » porte bien son nom. Je trouve la demarche osée mais néanmoins courageuse. Mais si l’on peut imaginer le divergence d’opinion je suis surprise de voir une femme qui parle à une autre femme et non plus des debats « rigolo » qui opposaient « voilée » contre « non voilée » enfin …. il a fallu attendre juillet 2009 … merci

    Cela reste pour moi un camouflet pour cette association dont l’action a autant d’impact que SOS racisme (même la SPA est plus efficace dans ses actions). Les animateur de débat n’ont qu’a bien se tenir.

    « Le boureau tue toujours deux fois, la deuxième fois par l’oubli » et ces commentaires sont l’occasion de rappeller combien les propos tenus dans le passé ont été durs et que des personnes ont pu en souffrir mais c’est aussi l’occasion de montrer qu’avec le temps on peut s’apercevoir de la supercherie de ces associations.
    Je reconnais la volonté de votre site de montrer une persvective dans l’evolution d’une femme et qu’au lieu de prendre une posture béliqueuse et militante vous avez montrer une réalite qui est souvent plus complexe que cce que l’on veut nous faire croire.
    J’arrete là car ce sont autant de sujet qui me font penser que l’espression « nager à contre courant » prend ici tout son sens et c’est un exercice difficile.

    Amicalement

  23. Amale dit :

    salam

    Un interview de Loubna Méliane, comme d’autres personnes, j’ai trouvé ça surprenant. Une amie (non musulmane) m’avait offert son livre « vivre libre » et à un moment, j’ai été vraiment choquée des propos de Loubna sur le voile: (je cite) »qui peut croire qu’on va s’arrêter à l’image de ces petites nanas sympas qui viennent revendiquer le « droit au voile »? N’importe qui [...] sait très bien que derrière ces filles, il y a autre chose: des réseaux intégristes ».
    Pour moi c’est un préjugé, les jeunes filles qui souhaitent porter le voile ne sont pas forcément en contact avec des réseaux intégristes, faut arrêter. C’est plus souvent un choix personnel.
    Mais bon, dans cet interview elle précise qu’elle a changé…

  24. imane dit :

    Assalamou alaykoum
    Je n’ai pas lu les autres interventions, mais je vais donner mon avis sur cet interview : Je n’apprécie pas du tout cette personne parce qu’elle porte en elle la haine de la femme musulmane. J’ai le souvenir d’un débat avec une certaine Siham Andaloussie (je crois) et j’ai vu la haine personnifiée. Je l’avais trouvée ridicule (surtout avec son célèbre qui croivent sic) mais je me suis sentie insultée et touchée dans ma foi et ma dignité de femme musulmane pensante et responsable, par cette personne qui avait l’air de réciter une leçon bien apprise. Que d’insultes, que de mépris !!! Je sais que le musulman doit être magnanime, compréhensif etc mais je ne m’en sens pas capable avec la clique de npns.
    Faire passer tous les hommes d’origine maghrébine pour des violeurs et toutes les femmes voilées pour des bêtes soumises et incultes n’est pas de mon goût et je n’arrive pas à avaler cette pilule amère.
    Voilà ça m’a fait du bien et pour ça merci HATC

  25. shayma dit :

    Salam

    Je suis très surprise j’irais même jusqu’à dire choquée par cette interview.
    Pourtant 2004 c’était hier.
    « Tout n’est pas tout blanc ou tout noir », l’interview montre bien qu’elle ne regrette pas sa contribution à la stigmatisation faite aux jeunes musulmanes qui portaient le hijab et aux jeunes hommes typés maghrébins assimilés à des tortionnaires.
    Dans cet interview, elle ne s’explique pas clairement. Je ne suis pas convaincu du tout et l’opportunisme j’en ai horreur.

  26. Sally dit :

    Je rejoins également l’avis des soeurs qui évoquent les souffrances qu’elles ont endurées. J’ai également beaucoup souffert à cette période l’hostilité était présente partout et Loubna Méliane a contribué par ses propos à instaurer ce climat exécrable et hostile à notre égard. C’était un vrai cauchemar ça l’est encore. A l’époque j’ai même préferé m’exiler à l’étranger un temps je n’en pouvais plus je n’avais même pas le soutien de ma famille.

    Bref, certaines devraient faire une thérapie psychologique et régler leurs problèmes et leurs souffrances perso et se poser les bonnes questions quant aux raisons qui les poussent à militer.

    A Mariame,

    Je comprend la démarche que tu as eue et je te remercie du travail et des efforts que tu fournis. Les Méliane, Amara, Boutih ce sont des gens qui ont été tellement loin dans leur propos qu’une simple interview dans laquelle elle nous raconte sa life très franchement je m’en fous. Chacune de leur intervention me mettait les nerfs vraiment! tellement c’était injuste!

    Loubna n’est pas une militante comme les autres elle m’a insulté, elle m’a humilié, elle m’a collé une étiquette de femme soumise intolérante et archaique…

    Loubna Méliane et ses potes Malek et Fadela… un gros pfffff!!

  27. salma dit :

    Je note qu’à aucun moment Loubna n’a exprimé de regrets sur le mal qu’elle a pu faire a l’époque , et toujours aujourdui. Je ne suis pas d’accord quand des soeurs dire qu’elle a probablement changé. Si elle avait changé d’avis sur les voilées, alors elle aurait surement saisi cette merveilleuse occasion d’etre interviewée par Hijab an the city pour faire des excuses à toutes les filles qu’elle a blessée avec ses discours..
    Quand on regrette quelque chose et qu’on a blessé des gens et tenu des discours extrêmes, le minimum de respect envers ses gens lorsque on a l’occasion de leur transmettre un message c’est de s’excuser! OU si fierté empeche, au moins de revenir sur le passé et dire « je regrette » or là elle ne regrette rien, elle meme le dit : si elle devait refaire elle referai pareil!
    Comment peut-on pardonner à quelqu’un qui n’exprime aucun regret???
    Alors personnellment je ne pense pas qu’elle ai changé d’opinion..

  28. Jihane dit :

    Salam les filles,

    Alors moi, honnêtement quand j’ai vu le titre de l’article « Rencontre improbable avec Loubna Méliane » je n’avais même pas envie de le lire tellement il y a quelques années cette jeune femme était dans les clichés quand elle passait à la télé je résume l’équation: fille voilée=fille soumise= fille militante qui essaye de convertir tout le monde, et je remercie au passage Maryam qui à mit la vidéo de confrontation avec Siham pour nous rafraîchir la mémoire.
    C’est pas un peu facile cette équation? de ressortir des clichés à tout va sous couvert d’un militantisme acharné?
    Je suis assez d’accord avec les autres commentaires, Npns a participé et participe toujours de diffuser et coller des étiquettes de soumise et d’intégristes aux filles voilées, et cela j’en ai souffert, en tant que voilée, et c’est pas en nous donnant une interview en disant « que tout n’est pas tout blanc et tout noir » qu’on va passer sur le fait que Npns était un mouvement caricatural, qui avait prit et prend toujours pour cible les voilées,les considérant comme étant à l’origine de tout les malheurs des filles des cités, elles oublient seulement que certaines de nous habitent aussi en cité et que nos problèmes sont identiques.

    Mais entrer dans la caricature en disant que les garçons des cités sont sauvages, impolis, violeurs, et vulgaires c’est très grave, car moi, j’ai grandi en cité et ni mes amies (voilées et non voilés confondues) n’avons été confrontées à ces problèmes, les garçons c’étaient nos amis, il étaient très sympas avec nous, on a toujours bien vécu en cité et j’y vis encore très bien, et ce n’est pas parce qu’un imbécile à agressé une fille dans une cité qu’on va mettre tout les hommes dans le même sac, non mais franchement.
    Je suis d’accord pour dénoncer,lutter contre les violences faites à tous (hommes et femmes) mais je ne tomberai pas dans le même cliché que Npns qui fait de tout les hommes musulmans des animaux et de toutes les voilées des soumises incapables d’avoir une réflexion personnelle.

    Comme le disait Maryam, mon camp n’est définitivement pas le sien.

    Du reste, elle dit qu’elle a évolué et changé d’avis, mais sur quoi? Sur le voile? Il est devenu choix personnel au lieu de signe d’oppression? Et bien, si c’est cela à la bonheur, certains qui pensaient le contraire auront enfin compris que c’est une choix vestimentaire personnel, mieux vaut tard que jamais.
    Après avoir bien enfoncé les voilées, c’est bien de reconnaître qu’on s’est trompé.
    Je voudrais poser une question: Pourquoi à la marche dont tu parles, les voilées n’avaient pas le droit d’y participer, et pourquoi Npns refuse que les filles voilées défilent à leur côtés pour l’égalité comme tu dis si bien?
    Vous étiez, puisque tu n’en fais plus partie, bien un mouvement pour l’égalité?
    Ou étiez vous un mouvement pour l’égalité pour tous, sauf pour l’égalité des voilées?
    Je me permets de répondre à la dernière phrase de l’interview « C’est un combat qu’on doit toutes mener ensemble et pas les unes contre les autres », ça nous les voilées, l’avons compris depuis bien des années quand Npns se plaisait à nous casser du sucre sur le dos et à nous rendre responsables de tous les maux, alors que nous aspirions comme toutes les femmes de cités ou pas, à un mieux vivre ensemble.

    Je ne suis ni choquée, ni contente comme certains ont dit plus haut du fait de cette interview, je pense que la tribune doit être ouverte à tous, en particulier à ceux qui sont contre nous, pour comprendre leur démarche et le fond de leur pensée, et je remercie en cela les rédactrices de Hijab and the city.
    Une tribune dont les rédactrices sont voilées permet l’expression d’opinions contraires, chose que je n’ai jamais vu chez Npns, ce mouvement a-t-il déjà donné la parole à une voilée? Non pas à ma connaissance.
    Lequel des deux camps, puisque que le création de Npns,a contribué sinon créé le clivage entre voilées et non voilées, lequel des deux camps est-il le plus démocratique en tant qu’il accepte de débattre de divers opinions?

    Salam

  29. reima dit :

    Salam,

    voilà un hadith retrouvé au détour d’un livre…
    Le Prophète dans une tradition authentifiée a dit: « Ô Hommes, ne vous tournez point le dos, fraternisez. »
    L’improbable réveille souvent l’esprit.

    BOnne soirée

  30. NEB dit :

    Salam,

    Les gens écrivent souvent sous l’ivresse (toute relative hein, on est d’accord) de l’emportement. Enfonçons une porte ouverte et soyons fidèles aux clichés rabâchés en disant que « nous » avons le sang chaud… Ah, les gens du « sud »! Bref…

    Il y a tant à dire sur cette interview que je ne sais par quoi commencer. Je me lance quand même… Tout d’abord, merci à Mariame et à l’équipe de HATC de nous faire partager leurs rencontres. Le choix de ces rencontres, plus ou moins judicieux selon les commentaires, leur appartient. Il est indéniable que Loubna Méliane chez HATC, cela déroute… Une déception? A vrai dire, je ne vois pas en quoi cela en serait une… Comme le dit Jihane, écouter l’autre n’engage à rien et au contraire, cela dénote d’une ouverture et d’une intelligence bien trop rare à l’heure actuelle de la « bien-pensance ». Quant à l »interview, elle n’est ni désagréable, ni agréable à mon goût : sans saveur, inodore et incolore! Insipide en somme, et en cela elle ressemble fortement à la conception que j’ai de Loubna Méliane qui fut un temps la « langue » armée qui légitimait (de par ses origines et son nom) les attaques répétées contre les voilées au nom d’une sacro-sainte liberté dont ces voilées ne voulaient pas… Un comble, non? Mais oublions le passé et discutons (un peu) de cette interview…

    « tout n’est pas tout blanc ou tout noir” => c’est un peu maigre comme leçon en 10 ans de militantisme, non? Néanmoins, chaque vérité est bonne à (ap)prendre…

    « issue d’un quartier » => tous les citadins en sont issus, non? je me demande souvent pourquoi reprendre à notre compte des expressions pleines de non-sens au mieux, voire volontairement falsifiées au pire…

    « Il n’est pas musulman, mais il n’empêche qu’il respecte qui je suis et ce que je suis » => c’est bien là l’une des questions que je me pose en te lisant… Qui es-tu et que recherches-tu dans ton combat militant, dans ta vie en général? Loin de moi l’idée de disséquer tes convictions, il n’empêche que ton interview reste bien vague sur la plupart des sujets… A part sur Fadela Amara sur laquelle tu es sans équivoque.

    « Après, d’autres questions se poseront quand ma fille sera plus grande et qu’elle devra faire son choix, mais elle le fera toute seule. Moi, je ne lui imposerai rien. Si elle veut devenir musulmane, je lui expliquerai ce que je sais, et en réalité, j’ai une conception assez personnelle de la religion. » => là, je me demande vraiment où on va mais je préfère ne pas en dire plus, l’éducation est une démarche personnelle…

    « Avec mon mari, on est plutôt des laïcs. On croit, en quelque chose, mais plutôt à des valeurs universelles, le respect, la tolérance… » => c’est beau non? si je devais intituler ce passage, je l’appellerai « vive la sensiblerie »… l’islam laïc, voilà l’une des volontés insensées du monde politique!

    « On a encore du mal à accepter le multiculturalisme » => il n’est pas inintéressant de s’arrêter sur ce point pour essayer d’en comprendre certains aspects… le multiculturalisme semble dur à accepter selon Loubna Méliane, oui mais pourquoi? le débat est vaste… n’est-il pas bien souvent générateur de perte de valeurs et d’identité? ce n’est pas une vérité indéniable, mais un constat amer.. c’est un métis qui parle! non que ça me donne une quelconque légitimité, mais simplement qu’on ne me taxe pas non plus d’hérétique qui refuse les mélanges… encore une fois, le multiculturalisme n’a de sens véritable qu’avec plus d’explications : est-ce un mélange des origines, des religions, des valeurs? que sais-je encore…

    « Je ne dis pas que j’ai mis de l’eau dans mon vin » => « ils » ne seront satisfaits que lorsque « nous » aurons mis du vin dans notre eau…

    « Il faut être capable d’analyser, d’écouter, de comprendre, et après d’avoir une opinion » => là, par contre j’adhère et je te félicite d’assumer tes choix du passé… non pas de les revendiquer mais de les assumer! c’est une preuve d’intégrité intellectuelle…

    « La seule communauté à laquelle je veux bien appartenir, c’est la communauté française, la nation une et indivisible » => c’est un choix que tu assumes pleinement, encore une fois! j’espère néanmoins qu’un jour, tu feras quelques pas en avant ou en arrière (selon ton point de vue) pour te rappeler l’Essentiel et ce qu’est la véritable Communauté, à laquelle j’espère appartenir…

    « Là avec Npns, on est tombé dans le pathos » => je ne crois pas qu’on soit tombé dans le pathos comme tu dis… NPNS de même que SOS racisme, tu es mieux placée que moi pour le savoir, fait partie intégrante d’une volonté manifeste de la pseudo « gauche » socialo de récupérer un mouvement initialement chargé de valeurs et de résistances… Détruire et annihiler toute volonté de combat, instrumentaliser ce processus de domination séculaire dont « nous » sommes les victimes, à des niveaux plus ou moins marqués… Qui ça « nous », me diras-tu? « Nous », les fameux indigènes qu’il faut encadrer par des médiocrités stériles telles NPNS et SOS Racisme… Ce sont les 2 grands vainqueurs de ce que je débecte.

    « On essayait de se battre pour nos frères, c’était un combat commun. Je ne me vois pas vivre à côté d’eux, mais avec eux. » => merci d’avoir eu cette intention… Mais n’était-ce pas une bien belle naïveté face aux rouleaux compresseurs politiques (et leurs acolytes), désireux de rabaisser le bougnoul (et aussi le noir bien sûr) en l’état d’un super macho islamiste fan de Tyson et d’excision… Rassure-toi, le combat continue! Chacun le mène à sa manière, peut-être un jour l’union sera possible…

    « Sarkozy » => une vague allusion à Sarkozy… Un instant, j’ai eu peur qu’on tombe dans la classique caricature, très efficace à l’heure actuelle, du Sarko très méchant (face aux gentils de la gauche paternaliste)! Non pas que je l’apprécie particulièrement, mais à vrai dire, à choisir entre lui et Julien Dray, il n’y aurait pas photo…

    Quelques commentaires, rien de plus… Mais que Loubna Méliane n’hésite pas à venir poursuivre le débat, un peu acide parfois certes, chez HATC.

  31. samia dit :

    Salam les filles
    Il ne s’agit pas de pardonner Loubna ni même d’oublier tout le mal que npns a causé,mais tout ce mal n’a pu que nous renforcer n’est ce pas!!.Parfois il faut savoir tourner la page et avancer,des excuses de Loubna on n’en a rien à faire,qu’elle regrette ou pas non plus,si elle n’aime pas le voile ou les filles voilées ça ne concerne qu’elle et ça ne changera rien pour nous,comme on dit ce qui ne tue pas rend plus fort.

  32. imane dit :

    Assalamou alaykoum

    (Pardon Mariame pour le malentendu)

    NEB merci pour l’analyse que je partage en tous points.

    Pour ceux et celles qui parlent de « pardonner à Loubna », je dis qu’il ne s’agit pas de cela pour nous et je ne pense pas qu’elle le demande.
    Elle semble campée sur ses opinions et c’est son droit et sa liberté même si je pense qu’elle s’est rendue compte que sa haine a été exploitée savamment par les politicards et les féministes islamophobes que nous connaissons tous. Elle fait profile bas parce qu’elle a été virée comme une malpropre par sa clique qui a vu le vent tourner et qui a compris que FAFA (Fabius) et consorts leur chantaient Ramona, alors que SASSA(Sarkozy) tenait un vrai nonosse qu’il a (provisoirement) confié à sa complice et non moins ennemie Fadela ;)

    Je ne résiste pas à la tentation de suggérer à cette dame de se pencher sur l’histoire coloniale de la France .ça lui donnera un éclairage nouveau et l’aidera à savoir quelle place elle occupe «  »dans communauté française, la nation une et indivisible” »
    Salam

  33. Chiraz dit :

    Bravo Imane,

    Belle analyse ! C’est tout l’interet de cet article je crois ?
    Elle (Loubna) est demasquée !

    Salam

  34. Soumia dit :

    Salam les girls and boys,

    c’est vrai que je suis pas une sainte et que quand j’ai vu sa tête, la rage ma envahie et que j’avais pas du tout envie de lire quoique ce soit sur sa life.

    Curiosité oblige, j’ai finalement lu le post et j’ai aussi constaté que ca restait assez vague en substance, je parle des lieux communs que nous débite cette jeune femme.

    Jme suis dis qu’il est vrai que son intervention m’avait profondemment choquée dans Ripostes puisqu’en plus d’être perçue comme la représentation typique de ce que les French voudraient que l’on soit, c’est-à-dire une enragée de l’émancipation, elle semblait être là juste pour violenter ma consoeur et non essayer de débattre.
    Totalement fermée à la discussion, agissant en sbire de la République, pire en Croisé de la laïcité, j’ai du mal à croire qu’elle ai changé d’avis sur la question du voile.

    Enfin je pense qu’il est toujours bien d’être libre d’écouter ce qu’on à dire les autres, mais libre aussi de ne pas être d’accord avec eux.
    Personnellement je suis en totale contradiction avec sa vision des choses, mais je pense qu’elle n’a qu’à mener sa vie comme elle l’entend tant qu’elle ne nous l’impose pas comme la normalité.

    ;) bizzzzzzzzzzzzzzz

  35. NAWELOU dit :

    J’AI LU LE LIVRE DE LOUBNA J’AI BCP AIME !!
    BON COURAGE ET BONNE CONTINUATION A TOI LOUBNA !! ^^

  36. Sisi dit :

    Loubna plus jamais ça!!! Loubna plus jamais ça!!!
    bonne continuation pff et puis quoi encore???

  37. Pappy dit :

    Aïe voici une personne bien en colère ! Elle hisse le voile, et s’élance à l’attaque contre celle par qui, lui semble-t-il, le scandale est arrivé. Avant de parler au nom de la crémière dont vous exigez le sourire, le beurre et l’argent du beurre, j’aimerais vous faire part de mon regret. J’aurais tant voulu vous tutoyer, comme le font les Hatciennes, par amitié , mais m’en empêche le risque de vous entendre me dire que nous n’avons pas gardé les moutons ensemble, ou qu’il ne faut pas mélanger les torchons et les voiles.
    Une précision indispensable : je ne suis pas un fana du voile. Je souhaite sincèrement le voir disparaître, ou plutôt voir disparaître la nécessité qui préside à son port. Mais ce n’est pas demain la veille ! Votre réaction nous en donne hélas la preuve. Vous vous insurgez contre les nuances, les hésitations et la prudence de certains commentaires, en hurlant votre colère dans ce site où mademoiselle Meliane a été invitée avec courtoisie et écoutée avec attention. Quand avez-vous vu une voilée traitée avec la même considération ? .
    Vous a-t-il échappé que c’est mademoiselle Meliane qui se considère comme l’ennemie de la voilée, et non le contraire ? Vous vous indignez de la réaction légitime de celles qui furent traînées dans la boue, en occultant le tapis rouge qu’elles ont mis sous les pas de votre égérie.
    Je n’ai pas lu son livre, et peut-être l’aurais-je apprécié comme vous. Et comme vous, je respecte ses convictions, mais permets-moi de te dire que son combat s’est trompé de cible, et souligner son caractère obsolète. Elle aurait été mieux inspirée dans les années 80, m

  38. Esmeralda dit :

    Non Pappy,le voile on le porte vraiment pour Dieu, c’est pour Lui et Lui Seul.

    Après que tu dises que derrière le voile se cachent d’énormes sagesses..bien entendu Pappy!

  39. Jihane dit :

    Salam Pappy,

    Je suis d’accord avec ce que tu dis, et permets moi de te dire que c’est bien écrit.
    Je seul point où je ne suis pas d’accord, c’est quand tu dis que le voile est « un rempart contre l’imcompréhension et l’aggréssivité », mon voile, c’est exclusivement pour Dieu que je le porte, il n’est ni rempart, ni quoi que ce soit, c’est juste mon choix.

    Il y a quelqu’un qui m’a dit il n’y a pas longtemps: « Le voile, de mon point de vue, est plus identitaire que religieu » et bien non, dans la plupart des cas il est tout à fait religieu, parce que si on me parle d’identité, je nai qu’une chose à dire c’est que je suis Française et musulmane.

    Salam

  40. samia dit :

    Papy,vous dites que la hijabie d’aujourd’hui est tout sauf soumise, le verbe et le regard hauts, le cou et les épaules droits,pourquoi alors vous souhaitez ne plus voir le voile ou qu’il disparaisse comme si c’etait une mode,je vous assure que pour la majorité d’entre nous,ce voile n’est qu’une soumission à notre créateur et loin d’être un signe de rébellion.

  41. imane dit :

    Assalamou alaykoum
    Je me joins aux autres intervenantes pour dire que matériellement, nous avons plus à perdre à le porter (le foulard) qu’à ne pas la porter. Nous subissons en effet une ségrégation ouverte puisqu’il est clairement demandé à toute femme voilée de l’ôter pour prétendre à un quelconque emploi(à part nounou ou femme de ménage encore que…)
    Vu qu’il n’y a aucune valorisation sociale, notre seule motivation est notre foi et l’espoir de plaire à notre Créateur. Là est notre force : ne dit-on pas que la foi peut déplacer des montagnes ?
    Ces gens qui oeuvrent pour nous marginaliser comme Loubna Méliane et ses semblables ne font que renforcer les convictions et pousser les indécises à rejoindre le clan des intouchables que nous sommes dans la classification des castes du pays de l’égalité, la fraternité et le blabla
    Fraternellement
    Imane

  42. Pappy dit :

    Chère Samia,
    En réalité, ce que je voudrais voir disparaître, ce sont ces raisons qui sont venues se greffer au voile, ce que par exemple tu appelles rébellion, et que je traduirais plutôt par résistance. Nous connaissons tous l’histoire d’une jeune fille qui a dû renoncer à ses études, à un poste épanouissant, parce qu’elle n’a pas voulu obéir à cette loi inique. Je salue ce courage, mais je déplore l’entêtement qui interdit toute issue. S’il attendait de nous des gros sacrifices, Allah aurait laissé Abraham Lui offrir son enfant. Crois-tu que pour un simple voile, Il voudrait qu’une bonne musulmane, en qui Il lit la pureté de la foi, sacrifie ses études, son boulot, et donc son avenir, et celui de sa famille ?
    Il n’y a pas de raison que dans un pays évolué, une citoyenne soit acculée à ce genre de choix, et aucune dans notre religion pour qu’elle fasse le mauvais.
    Le jour où cette loi sera abrogée (ils y viendront, crois-moi, d’ailleurs tu as bien vu Obama, à ce sujet, se payer la tête de Sarko dont l’ambition est de ressembler à son grand frère l’Américain), les raisons de cette résistance (admirable et si légitime !) disparaîtront et certaines filles tomberont le voile. Celles qui voudront le garder par choix personnel, par obéissance à Allah, auront enfin la paix, et ne devront plus jamais se justifier. La tempête se calmera, et le voile disparaîtra de notre vision. Je veux dire que sans la hargne et la polémique, il se diluera dans le paysage, et on n’y prêtera plus attention. A peine si on le remarquera de temps en temps : « tiens tu as changé de couleur ? »
    J’aurais bien aimé être une femme en ces temps difficiles, je porterais le voile, tel un drapeau, je camperais sur mes deux grosses jambes, prête à essuyer toutes les agressions. Et j’aimerais garder ma grosse voix pour pouvoir crier fort !
    Juste après toi Imane se pose des questions. Il est vrai que nous ne devons pas systématiquement choisir la facilité, mais vous devez vous protéger, même contre votre propre conviction quand elle risque de mettre en péril votre équilibre, votre bonheur. Dieu vous veut belles (pas seulement physiquement) et épanouies. Ainsi votre âme sera digne de Lui.

    Ta déception est-elle dissipée ?

  43. Pappy dit :

    Bonjour Jihane, bonjour Esmeralda,

    Vous avez bien fait de me reprendre. Au fil du temps, si Dieu nous prête vie ( et aussi à HATC, notre belle Oasis !), vous apprendrez à mieux cerner ma pensée, et à acquérir la certitude que je ne vous manquerai jamais de respect, ni n’essaierai en aucune manière de toucher au caractère sacré que vous attribuez au voile.
    Bien entendu, vous le portez pour Dieu, comme tout notre comportement doit être adopté dans le but de lui plaire.
    S’il l’a recommandé, c’est pour vous protéger. C’est là l’idée du rempart, et son port serait moins nécessaire pour certaines si nous vivions dans une société vraiment évoluée, où l’on s’adresse à l’amie, l’associée, que sais-je, et non pas à l’éventuelle proie, une société où l’homme se laisse guider moins par ses instincts que par son cerveau et recherche toutes les qualités de la femme au lieu de la résumer au physique (tu en sais quelque chose Jihane).
    Le « rempart » s’est consolidé avec l’intolérance de cette république qui grignote vos libertés, se sert de vous comme trompe-l’œil pour cacher le cynisme ou l’incompétence des politiciens, calmer ses peurs (de l’étranger, du musulman, etc.), et punching-ball pour lutter contre ceux qui mettent en danger, parait-il, leur sacro-sainte laïcité, mdr.
    Ma conviction est que s’ils avaient légiféré sur le voile dans les écoles avec respect et compréhension, s’ils avaient sollicité votre avis, et surtout s’ils avaient vraiment une raison valable pour l’interdire, je suis certain que la plupart d’entre vous auraient accepté au moins d’y réfléchir.

    Ils s’y sont tellement focalisés qu’il incarne la muraille qui les empêche d’accéder à notre essence, et nous formater une fois pour toutes. Ce qu’ils veulent c’est un Arabe silencieux, obéissant, et vous êtes venues tout foutre en l’air avec vos diplômes, votre savoir, votre sagesse, et surtout cette volonté de ne jamais plier. Paradoxalement, c’est votre insoumission qui leur fait grincer les dents (contrairement à ce qu’ils prétendent) ! Ils étaient habitués au silence déférent de vos grands-mères, et ils croyaient naïvement que cela perdurerait. Ce qui explique la tolérance des nombreuses djellabas et babouches d’antan, et l’intransigeance vis-à-vis des trois pauvres nikab d’aujourd’hui.
    Beaucoup de jeunes filles vous imitent, et vous imiteront, par solidarité. Et leur voile a acquis une signification supplémentaire : « touche pas à ma foi ! », et elles (comme vous) ne l’enlèveraient pas même si un prophète venait à le leur suggérer. Car elles ont compris qu’à travers le hijab, ils visent le sacré, ce qu’il y a de plus précieux dans l’âme humaine, cette lumière issue du Divin. Ils l’utilisent comme ces pitoyables GIs déchiraient des exemplaires du Coran (et j’en passe !) pour soumettre des âmes nobles.
    Ce tissu en vérité leur importe peu, ils y ont vu l’occasion de nous maltraiter, et ils s’y donnent à cœur joie. Il représente pour eux le symbole de notre entêtement, notre soi-disant refus de nous intégrer, mdr. Le plus amusant c’est que l’adolescente qui se voile pour s’affirmer socio-culturellement, a mieux compris que les députés et les ministres cette laideur philosophique qui les pousse à donner des leçons au monde et à brimer leurs minorités. Ils crient haut et fort « Liberté, Egalité, Fraternité ! » et s’arrangent pour que cela ne concerne que certains. Exactement comme ces amazones de NPNS qui réclament des droits pour la femme et refusent à une voilée celui de les revendiquer à leurs côtés.
    Notre adolescente a donc compris leur pitoyable incohérence et débusqué cette lâcheté qui les fait choisir le maillon le plus faible (ils ne s’attendaient vraiment pas à une telle résistance, une telle détermination ! Ha, ha !). Ils avaient mis la réponse : « le voile est la brèche par où attaquer l’islam » avant la question : « le voile est-il nuisible ». De la viennent ces explications à la mord-moi le nœud, la laïcité en danger, il faut sauver Willy la soumise, etc. Un emballage qui trompe de moins en moins tellement il ressemble aux armes de destruction massive de Bush. Au passage, signalons le caractère Bushique de cette loi antivoile, et si vous me permettez un conseil : au plus profond découragement face à l’incompréhension, rappelez-vous que cette loi est une preuve de faiblesse, d’échec. Jamais ils n’auraient dû arriver à cette extrémité.
    Ce voile était la protection de votre pudeur, il est devenu à leurs yeux le rempart d’un bastion qu’ils veulent conquérir. Et par la force des choses, il est votre rempart contre cette injuste agression.
    Ne croyez surtout pas que je mésestime la portée de votre engagement, ni que je veuille conférer au voile une signification plus triviale. Mon admiration pour vous s’est vue accroître parce qu’il y a cette dimension supplémentaire.
    Ouille, il faudrait que j’apprenne à soumettre ma langue (en l’occurrence, mon clavier) Je suis sur le point de supplanter notre moulin à paroles nationale (clin d’œil) Je m’arrête donc là. Le sujet est trop vaste, et je suis certain que vous pourriez m’apprendre beaucoup ; ce que je dis n’est que ma conviction, je peux donc me tromper. Mais cela ne tire guère à conséquence, rien de malveillant chez moi.

    Que Dieu vous bénisse !

  44. Jihane dit :

    Salam Pappy,

    Merci d’avoir pris le temps de nous répondre pour nous expliquer ce que tu entendais par certaines expressions que nous pouvions avoir mal compris, notamment pour le voile « rempart » que tu as cité, j’ai bien compris à présent le sens que tu voulais y mettre, et je suis tout à fait d’accord avec toi.
    Je suis d’accord quand tu nous dit que Dieu ne voudrait pas que nous sacrifiions des études, un boulot pour le fait qu’une loi injuste nous interdit le port du voile à l’école ou encore au boulot.
    C’est dire si j’en sais quelquechose, je suis voilée, et la loi contre le port du voile est passée l’année où j’étais en 1ère (jusque là je n’avais eu aucun soucis au collège et en seconde) et je l’ai vécu comme une agression, un déchirement, pour autant, hors de question que j’interrompt mes études sous prétexte que certains avaient décidé qu’une femme voilée était mieux chez elle plutôt qu’à l’école, nous évinçant ainsi du système scolaire, de la culture, de l’ouverture d’esprit. C’est ainsi que du haut de mes 17 ans, je me suis dit que Dieu ne voudrait certainement pas que je sois inculte, qu’Il ne voudrait pas que je sacrifie mes études pour cette loi, c’est pour cela que j’enlevais mon voile à l’entrée du lycée et le remettais à la sortie, dans ces moments si dûrs où je vivais un déchirement, je me disais que Dieu nous avait rendu le savoir obligatoire, que le premier verset révélé fût « iqra » et que je n’avais pas le droit de laisser passer cette chance que Dieu m’avait donné d’aller m’instruire quand dans tant de pays des petites filles n’ont pas cette chance et que mes parents même si sachant lire et écrire n’ont pas eu la chance de s’assoir sur les bancs de la fac et de faire un métier qui les passionnait réellement.
    Ce qu’ils veulent comme tu l’as si bien dit, c’est Arabe et un Musulman silencieux, obéissant et quand ça donne des partis comme NPNS c’est la cerise sur le gâteau, c’est le « fruit » de l’école républicaine qui vient revendiquer des droits, l’essence même de cette revendication étant de brimer ceux des autres, c’est ce que revendiquait Npns, lutter contre notre voile, pour qu’elles soient libres, du grand n’importe quoi quand j’y pense, elle se trompaient de cible sciemmement ou inconsciemment, c’était tellement plus facile de mettre tout sur le dos d’un voile que de chercher le problème à la source historiquement parlant, ou encore dans le système de notre pays, la politique envers la 3e génération, qui fait, que même en parlant français sans accent et sans faute, en étant né ici , ayant une batterie de diplôme etc…, la question de l’origine vous est renvoyée à la figure,qu’on nous colle les clichés de la femme voilée, soumise alors que nous sommes tout sauf cela, et quand une voilée s’exprime sur un plateau-télé clairement avec de la réflexion on ne dit pas que c’est le fruit de l’école républicaine, on tente tout de suite d’y voir un double langage.
    Hypocrisie, méchanceté, racisme tout y est je pense dans cette loi sordide.

    Dis donc, Pappy tu essaie de me dépasser, tu veux devenir aussi un moulin à parole mdr?
    Disons que je suis le moulin à parole National et que toi, tu es le moulin à parole international, je ne saurai, je n’oserai me mesurer à une telle expérience de la vie, une si riche culture et une si belle élocution que renfermes tes commentaires.

    Avec tout mon respect,

    Que Dieu te bénisse!

  45. samia dit :

    Cher Pappy,ce n’était pas vraiment une déception,mais juste que je n’ai pas compris.Vous avez précisé que vous n’êtes pas fan du voile, et je ne vous le reproche pas et ça ne me décoit pas du tout, moi même, j’ai des amis trés intimes mais pas fan du voile n’empêche que nous sommes toujours amis et surtout il y’a beaucoup de respect entre nous.Mais c’est quand vous avez dit que vous voulez qu’il disparaisse que j’ai été un peu on va dire choquée(un peu exagéré mais presque!!!).Merci d’avoir pris la peine de me répondre,j’ai compris votre point de vue et je le respecte.

  46. karima dit :

    Pappy,

    Je te cite:

    « et son port serait moins nécessaire pour certaines si nous vivions dans une société vraiment évoluée, où l’on s’adresse à l’amie, l’associée, que sais-je,
    et non pas à l’éventuelle proie, une société où l’homme se laisse guider moins par ses instincts que par son cerveau et recherche toutes les qualités de la femme au lieu de la résumer au physique »

    et :
    « S’il attendait de nous des gros sacrifices, Allah aurait laissé Abraham Lui offrir son enfant. Crois-tu que pour un simple voile, Il voudrait qu’une bonne musulmane, en qui Il lit la pureté de la foi, sacrifie ses études, son boulot, et donc son avenir, et celui de sa famille ?
    Il n’y a pas de raison que dans un pays évolué, une citoyenne soit acculée à ce genre de choix, et aucune dans notre religion pour qu’elle fasse le mauvais. »

    Cette societé que tu decris dans la première citation existe bien, mais ce n’est pas pour autant que j’enleverai mon voile…
    Dans la deuxième citation, tu parles de sacrifices… le pire des sacrifices pour moi, serait de passer mon travail avant mes convictions, religieuses et autres… Il n’y a pas de bon ou de mauvais choix, à chacune le libre choix de faire comme il lui convient.

    Peut être que quelque chose m’echappe dans ton commentaire… Mais sache que toutes les femmes ne revent pas de carrière, ce n’est pas un gachis de choisir de s’occuper de sa famille… tout ce savoir aquis pendant les années d’études et de travail serviront tjs d’une manière ou d’une autre à nos enfants… (Quand je leur expliquerai comment resoudre une equation differentielle ou le mecanisme de telle ou telle reaction chimique, ou qd je les aiderai à composer leur dissert en philo… ou a choisir une bne orientation ou a faire face a telle ou telle difficulté et la liste est longue…) A chacune sa manière de s’épanouir, il n’y a pas de chemin tout tracé…

    Slm alkm.

  47. Viana dit :

    bonjour à tous,

    je me permet d’intervenir,
    j’ai lu cette semaine le livre de Loubna,
    et je n’ai pour ma part pas resenti de stigmatisation,
    pour moi elle dit une verité parmi tant d’autre.
    Elle dit ce qu’elle a vu,entendu, vecu.
    Elle dit aussi des choses très positive sur la religion musulmane.

    POurquoi dire ce que l’on pense est un manque de repect?
    Nous sommes en democratie, on s’est battue pour avoir le droit de dire, de s’exprimer… Vous le faites ici, et des femmes comme Loubna ont aussi le droit.
    POur ma part j’ai pu voir des femmes porter le voile de force, qui ne se sentait pas libre de choisir…
    Et d’autre musulmane qui le portait par pur conviction.
    Celle qui le portait de force se cachait bien de le dire tout haut, elles avaient plutot des comportement caché derriere des sourirs.

    Par ailleur, il faut denoncer la violence, il faut denoncer la violence de la NON liberté, il faut denoncer la souffrance ou qu’elle soit, chez les rebeu, les blancs, les renoi…

    Denoncons la meme si cela vous choque parce que vous vous laissez avoir par un ressenti de stigmatisation qui est pour moi mal placé.

    Soyons plus fortes que la stigmatisation ressenti.
    En tout cas celui qui stigmatise, ne reflechit pas bcp. ..
    Tentons de penser plutot au femmes pour qui nous devons parler, parce qu’elles ne peuvent pas, ou bien meme ne savent pas qu’elles ont la possiblité de le faire…

    Loubna pour moi n’a rien stigmatisé.
    Tout n’est pas noir, tout n’est pas blanc et elle a raison.
    Il y a les femmes qui vont bien et celles qui ne vont pas bien.
    A elles la paroles… mais au peril de quoi?
    Ce qui me choque, c’est qu’au lieu de parler de la souffrances de certaines femmes, mis à nu grace à des ouvrages (Vivre libre / Sous Mon Nikab …) on parle en premier abord de la stignatisation ressenti, de l’image que va donner l’Islam, avant de parler des souffrances vecu par certaines femmes…
    Je ne comprends… en allant dans ce sens là il va y avoir une vrai stigmatisation et elle viendra malheureusement autant des medias (qui ont des parti politiques, des opinions, et qui cherche à emouvoir un public qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez) et de votre part… Je ne cherche à attaquer personnes, mais je tente simplement de comprendre. En tant que citoyenne engagée dans l’entraide, en tant que citoyenne qui pense à l’humain avant de parler de religion, de couleur de peau… Ici est ma verité.

    Vous, Vous allez bien, vous pouvez vivre ce livre comme une stigmatisation… Mais celle qui vont mal, qui subisent la violence conjugale (1Française sur 10 subit des violences en moyenne chaque jour), celle qui se force à faire les 5 prieres par jour parce que son mari l’y oblige, celle qui vit son voile comme une prison, celle là existent… elles sont là, elles aussi.
    Mais elle ne se manifestent pas, en tout cas ici, je ne l’ai pas lu… pourquoi? Et SURTOUT pourquoi on n’en parle pas ici, puique’elles existent.

    Ce livre « sous mon nikab », il n’y a rien de stigmatisant, elle parle de SA vie qui est peut-etre commune à d’autre, c’est ça qui est important.
    On ne doit pas laissé souffrir une femme, c’est interdit par la loi…
    Elle, il ne faut pas l’oublier… elle a son droit de paroles…
    Mais elle elle dit pas qui elle est contrairement à vous. Pourquoi ? parce qu’on la menace de mort. Pourquoi?

    Montrez vous solidaire avec celle qui vive le voile comme un fardeau ?
    Parlez vous de ces famille qui oblige leur fille de porter le voile COMME un NON respect de loi : LA LIBERTE DES FEMMES?
    C’est pas parce que l’on met le doigt sur des violences faites à des femmes de votre communauté que vous devez vous sentir toute concerné. Pensez à elle, a celle qui sont battue, à celle qui sont sans vie. A cette femme qui a enlevé son NIKAB et fuir parce qu’elle etait battue à sang regulierement, et fut menacé de mort. c’est aussi une verité, c’est aussi une realité.
    Ne pensez pas à votres égo, mais plutot a celles qui n’ont plus de droit sous le drapeau francais. C’est aussi une realité qu’il ne faut pas negligé au nom d’un respect mal placé.
    En tout cas, la lecture de ces livres, je les ai plutot vecu comme une protection faites au femmes que l’on ne respecte pas. je ne l’ai pas vu comme une stigmatisation de la religion mulsulmane. je ne connais pas cette religion… je ne la pratique pas… et je ne me laisserai pas avoir par une tentation de stigmatisation qq conques.
    ce qui est important : 1 femmes sur 10 est maltraité chaque jour par son mari en france, pourquoi ne pourrions nous pas parler de ces 1 femmes sur 10 faisant parti de votre communauté ? pourquoi ne pourrions pas parler de celles qui porte le nikab par force et dire entre nous que son mari n’a rien compris au RESPECT. Changeons les mentalités au nom de la liberté de choisir.
    a bientot. en esperant n’avoir froissé personne.

  48. #12 dit :

    Viana, juste en passant, ton dernier paragraphe n’est pas, en logique statistique, « possible »; tu extrapoles d’une population un sous-ensemble représentatif à partir d’un échantillon. On voit où tu veux en venir, mais ce raccourci dessert ton propos.
    Du reste, je t’invite à lire en profondeur ce blog et les commentaires qui s’y trouvent, la réponse que tu cherches y figure sûrement ^^

  49. ArcEnCiel dit :

    @ Viana,

    vous prônez la défense des libertés individuelles, en particulier chez les musulmans, sans même prendre la peine de lire l’ensemble des commentaires, des posts et les sujets traités sur ce site (et d’autres également). Si vous l’aviez fait, vous auriez vu que toutes les forles de la maltraitance sont très régulièrement dénoncées ici.

    Votre commentaire est rempli de contradictions, d’amalgames et de raccourcis. 1) Les femmes battues ? Oui il en existe aussi dans la communauté musulmane.
    2) On ne le dénonce pas ? On ne fait que ça à longueur de temps. On soutient les femmes qui subissent les violences conjugales, les maltraitances physiques et psychologiques.
    3) Les femmes n’osent pas prendre la parole de peur d’être menacées de mort ? Une tribune leur est dédiée chaque semaine. Chaque personne répond à l’appel à l’aide selon sa sensiblilité, son vécu, son état d’esprit, toujours avec beaucoup de compassion et de fraternité. Jamais dans le jugement !
    4) Vous dites que les femmes portant le voile sous contrainte et menacées de mort ne sont pas défendues ? Qu’en savez-vous ? Vous abordez les choses avec tant d’à prioris et de pré-jugés que votre commentaire en est risible. Vous déduisez que nous ne les défendons pas. Et vous, où étiez-vous lorsque nous, femmes qui portons le voile et revendiquons le droit de pouvoir le porter librement, avions été emputées de cette liberté ?

    Une chose est claire, sur ce site, les femmes qui ne portent pas le voile, qui ne souhaitent pas le porter ne sont jamais stigmatisées, bien au contraire, elles sont nos soeurs en Islam tout simplement.

    Vous vous basez sur un livre pour vous érigez en juge suprême. La lecture d’un seul livre ne fait pas de vous un juge en la matière. Il ne nous appartient pas, ni à vous, ni à nous, de porter un quelconque jugement sur les personnes qui choisissent de vivre différemment de nous. Chose que vous faites très aisément à notre encontre en mettant à l’index notre égo, blessé, soit disant nous empêcherait de voir la souffrance de l’autre et de la défendre. Chacune de nous est suffisamment instruite sur les droits et devoir en Islam pour veiller au respect des droits de chaque femme, portant ou non le voile, par liberté ou sous contrainte. C’est aussi à chacune de prendre ses responsabilités et d’en assumer les conséquences. Chacune doit prendre son courage à deux mains et dire « non » quand elles ne sont pas d’accord.

  50. Viana dit :

    J’ai bien compris votre reponse, et je vous remercie d’avoir pris le temps.

    Dans mon texte, j’ai exprimé, ce que je ressens.
    Le regard que je porte sur cette problematique. Un regard liait à mes lectures certes, mais egalement à mon vecu.

    Beaucoup plus jeune, je passais de temps en temps, mes vacances scolaires en ZEP, en quartier, puisque une partie de ma famille y habitait.
    Les voisins etaient pour la plupart musulman, et mes copines l’etaient aussi.
    Donc mes propos sont d’une certaine manieres fondées, et degage une realité (parmis tant d’autre), vecu par une non musulmane, française (d’origine etrangere), sans aucun à priori, contrairement à ce que vous pensez (je trouve cela dommage que vous emettiez ce jugement là, car elle rend la communiation difficile, alors que je ne cherche aucunement à vous attaquer).
    Une realité que je partagais par la parole avec certains habitants du quartier; Malika, Sonia, Myriam, Amel, et tant d’autres étaient mes copines de vacances, et ils nous arrivaient d’aborder sensiblement le sujet… Et ces experiences là, m’ont laissé la certitude des non dit, des peurs, et je sentais bien les tabous, il ne fallait pas poser certaine questions.
    Je ne connais pas cette religion, je ne vivais pas avec elles, mais j’ai bien senti une revolte, chez certaine, exprimer avec une forme de culpabilité. J’entendais des propos que j’ai retrouvé dans les ouvrages, lié à cette NON liberté. C’est tout.
    Je suis en droit donc d’exprimer cette realité là (et je suis en droit d’exrpimer ma realité) vecu, lu, entendu, sans que l’on me dise que je me comporte en « juge supreme », « maladroite » car j’exprime pour vous arc en ciel des apriori, des jugements. Puisque c’est faux. Je m’exprime simplement, cherchant à comprendre. Je pense aux femmes. Donc je pense aussi à elles. Ces ouvrages m’ont touché, je me bats pour la liberté des femmes en generales et surtout pour les femmes victimes.

    Je me doute bien, que votre communauté se bat aussi pour elles, mais alors ce combat là n’est pas revendiquer, de la meme maniere que celle qui crit sur tout les toits : je choisis de porter le voile! Elles ont raisons, elles doivent le dire mais pourquoi je n’entends pas les autres de la meme maniere ? J’ai uniquement acces aux autres revendications (et pourtant mon ame de feministe me pousse à chercher), et je trouve ça reelement dommage. Parce que le bon petit francais, qui a peur de l’etranger, de la difference, va rapidement stigmatiser, va lui avoir des a priori aux bons plaisirs de certains parti politique malheureusement. C’est là ou je suis touchée, en tant que citoyenne francaise, d’origine etrangere, pour la l’egalité des droits, le melange des cultures.

    J’aurais aimé voir mes copines, en parlaient ouvertement, se battre pour celles qui n’osaient pas en parler, qui avaient peur de dire non, ou de denoncer son manque de liberté.
    J’aurais aimé voir autour de ce livre « sous mon nikab » un mouvement de revolte pour elle, pour venir contre dire les pensées sarkosienne. AU contraire de ça, je vois uniquement la revendication du nikab, une multitude de femmes qui disent « nous l’avons choisi ». C’est là ou je sens la faille…Sur internet les forums lié à ce theme ont été cloturer engendrant trop de propos violent. Pourquoi? C’est encore ici un vide, un trophé de gagner pour la stigmatisation.

    Que toute ces manipulations mediatiques cessent de nourrir la peur de l’islam, que des commentaires comme celui d’arc en ciel, qui pousse les femmes à prendre leur responsablitiés et dire non, devraient etre crier sur tout les toits, pour contre dire ces mouvements mediatiques, politiques, et faire reflechir celui qui stigmatise, faire taire celui qui tente d’user cette problematique en bouclier, en trophée.

    Je voudrais revenir sur ce chiffre, pour l’auteur 12 : 1 française sur 10 est battu, pourquoi ce chiffre n’est pas en logique statistiques possible ?

    Quand vous dite « une tribune leur est dediée » de quoi s’agit il ?

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