Comme le reflète le témoignage de Chadia, on constate combien il est difficile de parler d’un viol, de la douleur que cela engendre et de repenser à d’affreux souvenirs. « J’ai tout fait pour oublier », est une phrase que les victimes ont tendance à dire mais ce n’est pas la solution, il est important d’en parler afin de se libérer de cette histoire terrible. N’oubliez pas, si l’on a abusé de vous sexuellement il faut se répéter que VOUS êtes la victime.
La culpabilité que l’on ressent lorsque l’on est victime d’un viol nous enferme et nous rend méfiante et dure envers les hommes.
Il est important de comprendre que l’on peut être aidée. Obtenir une aide spécialisée et adéquate permet de surmonter ce traumatisme. Plus la qualité du soutien sera bonne et plus les facteurs de récupération seront positifs.
Concernant le vécu des enfants victimes d’abus sexuels, des psychologues ont proposé une explication permettant de comprendre comment et pourquoi l’avènement d’un abus sexuel peut se répercuter d’une façon aussi importante dans l’enfance et se poursuivre dans la vie adulte de la victime. Afin de mieux comprendre, j’ai fait en lien entre leurs conclusions et la situation de Chadia pour en ressortir les points essentiels.
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La sexualisation traumatique :
Confronté trop jeune à une sexualité qu’il ne peut ni comprendre, ni maitriser, l’enfant va voir la sexualité d’une manière erronées. Ses connaissances en matière de sexualité sont inappropriées à son âge. Chez Chadia, cela a entraîné le fait qu’elle ait cru à ce qu’on lui disait quand et lui faire croire que cela était normal.
Cette sexualité traumatique sera d’autant plus marquée si l’enfant recevait en plus des cadeaux, des privilèges ou de l’attention en échanges des activités sexuelles. Chez certaines personnes, ces attouchements peuvent être accompagnés de plaisir et cela aggrave encore ce sentiment : l’incompréhension du ressenti vient s’ajouter à l’incompréhension de ce drame subi.
Par ailleurs cela peut avoir des conséquences sur la sexualité adulte. Dans le cas de Chadia, il semblerait qu’elle ait porté un intérêt pour les hommes de façon tardive (24 ans). Certaines personnes peuvent être amenées à adopter des comportements sexuels inappropriés ou à risque comme la prostitution.
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L’impuissance :
L’impuissance renvoie au sentiment pour l’enfant de ne pas avoir de pouvoir dans la situation. Elle est associée à l’idée que l’abus peut arriver n’importe quand, sans qu’il ne puisse rien faire pour y échapper. Peu importe ce que l’enfant peut dire ou faire, toutes ses tentatives de faire cesser l’abus échouent. L’enfant se sent pris dans la situation et n’a aucune porte de sortie. Ici, le père ne la prenait pas au sérieux quand elle appelait au secours, par conséquent Chadia a perdu le sentiment de sécurité qu’il était censé lui apporter. Cet état d’impuissance va parfois générer de la peur et de l’anxiété (rapports complexes, méfiance, dureté, haine, rancune).
C’est ce sentiment d’impuissance qui peut donner lieu à différentes conséquences telles que les cauchemars, les phobies, la perte de confiance en soi, la baisse de l’estime de soi. Là, on retrouve souvent des personnes qui ont tendance à se retrouver souvent en situation de victime ou impuissantes à se sortir d’une situation où elles sont manipulées, menacées ou en danger.
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La trahison :
Lorsque l’enfant découvre qu’il a été piégé dans une relation où un adulte a profité de sa faiblesse et de sa naïveté, cette expérience relationnelle, avec vos cousins, votre père puis votre tente, qui vous a déçu, peut entacher votre capacité de faire confiance à qui que ce soit, d’où aussi votre méfiance. Ce sentiment de trahison peut mener à la haine de l’agresseur, et vous avez invoqué Dieu pour qu’Il les fasse mourir, mais parfois ce sentiment de haine peut être plus fort envers les parents qui n’ont pas pu protéger l’enfant contre l’agresseur.
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La stigmatisation :
On se sent coupable, on a honte (« j’avais trop honte », « repli »), culpabilité, sentiment d’être sale, ce qui peut être ressentit également lorsque l’enfant est blâmé et tenu pour responsable par l’agresseur ou l’entourage, ou lorsqu’il doit garder le secret de ces activités sexuelles. Et le repli est lié au fait que vous pensez fermement que personne n’a vécu cela ou que personne ne pourra jamais vous comprendre et vous vous dites que vous seriez rejetée qi quelqu’un l’apprenait.
Certains enfants sont persuadés qu’ils ont été la cible de l’agresseur parce qu’elles avaient en elles quelque chose de mauvais, de dégoûtant. Ce vécu de stigmatisation explique notamment les comportements d’autodestruction ou les tentatives de suicide.
Comprendre ce qui vous est arrivé ne signifie pas « guérir », encore faut-il déterminer précisément de quoi vous êtes « malade ». Je pense que c’est un premier pas vers la guérison que d’éclaircir ce qui se passe chez une personne qui a subi de telles violences. Il est essentiel de pouvoir en parler et pourquoi ne pas profiter de groupes de parole si on ne se sent pas à l’aise en thérapie individuelle ? Le groupe a une fonction de rassurance, c’est un cadre propice dans la mesure où l’on partage librement avec des personnes qui ont vécu la même chose et qui font également part de leur façon d’ « exorciser » pour reprendre votre terme.
Chadia a été victime et cela ne peut changer, elle a subi ce drame. A présent, il lui faut agir pour ne plus vivre avec le fantôme de ce dernier. Aujourd’hui, elle a le choix. Il faut se lancer dans un travail afin d’inscrire cette histoire sur une page du passé et investir une relation avec un homme sans risquer d’être, inconsciemment, dans une optique de vengeance.
Pour en savoir plus :
Autre article
Sites Web
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SOS Femmes www.sosfemmes.com
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Paris Aide aux Victimes (PAV) www.pav75.fr
Contacts utiles
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Collectif féministe contre le viol www.cfcv.asso.fr
Guide « Les droits des victimes » du ministère de la Justice

Merci Fatima Mamouni et Hatc de poster ça.
Je pense que c’est très important de mettre cela sur un site aussi visité, par des femmes surtout. Et ne pas oublier les victimes hommes qui aurait subit durant leur enfance ou pas d’ailleurs.
On ne répetera jamais assez aux femmes victimes de viol:
« Parlez! dénoncez! poursuivez votre agresseur!!!! »
Seigneur! Aucun être ne mérite de vivre jusqu’à la mort, sans être puni pour son crime et sa vanité, sa prétention… Se croire supérieur en violant une femme,car probablemnt sous la honte cette dernière n’osera pas s’exprimer,dénoncer… Et se croire à l’abri de toute punition.
La punition Divine viendra tôt ou tard inchAllah, mais cela ne dispense guère la justice humaine d’intervenir…
@ hasna: Tu as entièrement raison!!! c’est vrai on parle du viol des femmes, mais bcp d’hommes aussi ont été abusés durant leur enfance ou pas comme tu dis, C’est très bien à toi de le rappeller!!!
bonjour
Moi j’ai été violer a 16 ans part mon pere
il as abuser de moi pendant un an 300viols en tout aujourd’hui j’ai 38 ans et je n’arrive toujours pas a oublier ce que mon pere ma fait subir;
J’ai attendu 10 ans pour qu’il sois reconnu coupable il as etais condanmee a 12 and de prison et resosrtir au bout de 9ans et il es revenu dans la ville ou j’habite.
mais moi a cause de tout sa je suis tomber malade phobie social maniacodepression et anorexie je n’arrive toujours pas a avoir de rapport nornal avec mon cheri.
en sorte j’ai 38 ans et je n’arrive pas a oublier. On aider les coupable en leut donnent des psy des aide mais nous les victimes qui nous aide personne une fois le jugement passer on ce retrouve seule a vivre avec sa on nous aide pas on ma toujours dit quand il sera reconnu coupable tu iras mieux mais non ma maladie s’est aggravée je vis dans la peur depuis qu’il es ressortir j’ai peur de le croiser qu’il me refasse du mal, alors svp aidez les victimes non les coupables car a force les vistimes ce sent coupable car il non aucune aide et eux les coupable ils ons tous
Merci, chrystel victime de viols
chère Chrystel:
Ton témoignage me bouleverse énormément…
Je te souhaite d’aller mieux inchaAllah.
Je ne sais pas si tu es croyante,mais je me permes de te conseiller d’avoir confiance en l’avenir et en ton chéri qui sûrement ne demande qu’à prendre grand soin de toi.. Que Dieu t’aide tous les jours à surmonter ton mal-être chère soeur.
Félicitation pour ta grand force! ne laisse pas tomber, tu peux être un modèle pour toutes les jeunes filles qui sont passées par là…
je te témoigne tous mon soutien et mon respect..
Prend tres soin de toi surtout!
bonjour salma
merci de ton soutiens mais c dur de vivre ainsi mais je me bat chaque jour ke dieu fait meme si j’ai mal et si je souffre merci beaucoup
bonne année a toi bisous
svp j aimerai parler avec kelk1 ki a vecu un viol
svp reponder moi