Etes-vous famille ?

3 mars 2010 par Khadija  
Classé dans Célibat Mariage & Cie

C’est connu, la famille c’est sacré, mais pas pour tout le monde. Pour certains, c’est un mythe, une chimère, une notion qui parait étrangère, lointaine et qu’ils regrettent ou pas.

Dans une famille, il y en toujours un ou une qui se démarque par son côté solitaire, rebelle et asocial. Il est en haut quand tout le monde est en bas, n’ouvre à personne quand il est seul à la maison, mange dans sa chambre plutôt qu’avec les invités de la famille ou les cousins et ne supportent pas les réunions de famille lors des grandes occasions. C’est un peu le vilain petit canard qui ne supporte pas le contact familial sauf quand il se limite à la famille nucléaire.

A contrario, il y a celui ou celle qui fait tout pour entretenir les liens familiaux. Toujours présent(e) quand il faut et qui rabiboche les membres de la famille qui sont en froid et qui refusent de faire le premier pas. C’est la personne qui organise le maximum de repas de famille et qui passe des coups de fil de manière régulière à chaque membre, des parents aux cousins.

Faire partie d’une famille, c’est avoir des liens avec des personnes aux caractères et tempéraments extrêmement différents, mais c’est surtout savoir donner sa place à chacun et savoir s’y prendre de la meilleure des façons. Il ya les forts caractères, ceux qui, la plupart du temps dominent et acceptent difficilement qu’on les contredise ou que l’on émette des critiques. Ceux là sont souvent contre le fait que l’on s’immisce dans leur vie, ne serait – ce qu’en abordant des sujets tels que le mariage, les enfants, le travail, le divorce, la religion… Autant de sujets lourds qui amènent à des questions ou à des constats sur sa propre vie mais que les forts caractères ne supportent pas.

Il y a ceux qui ne sont pas compliqués pour un sou, mais qui ont tout de même une personnalité affirmée. Le truc, c’est qu’ils n’aiment pas les conflits, ils sont simples, ou plutôt patients et sages, et n’imposent rien. Ce sont en général ces personnes qui font tout pour préserver l’esprit de famille et qui organisent la plupart des grandes réunions.

Et puis, il y a les fantômes, ceux qui font partie de la famille sans vraiment lui accorder d’importance. Ils sont capables de ne pas se soucier du sort des leurs parce qu’ils ont d’autres chats à fouetter et que tant que personne n’est mort, alors pas de raison de se voir, de se parler au téléphone chaque semaine ou de recevoir chez soi. On les appelle aussi les égocentriques : mon conjoint et mes enfants d’abord ou moi et rien que moi,  quand ils sont encore célibataires.

C’est tout de même difficile de comprendre les familles Ewing, vous savez celles qui se déchirent, se disputent sans cesse et qui n’hésitent pas  à rompre totalement les liens qui les unissent. Difficile alors, pour les nouveaux venus (gendre, bru) de se faire accepter par tout le monde, chaque membre essayant de se donner raison et de démontrer que le méchant c’est l’autre, à croire qu’il s’agit d’ennemis.

Famille je vous aime ou famille je vous hais, toujours est-il que nous sommes guidés par des principes qui nous dictent que rompre les liens avec elle est pire que tout. Des parents au cousin éloigné ou à la grande tante, à chacun sa place et son attention.

Et vous, êtes-vous famille,  même quand les relations sont tumultueuses ou les histoires très compliquées ?

Conversion : à la découverte du blog d’Orlane

26 février 2010 par Khadija  
Classé dans A la une, Spiritualités

Orlane est une jeune maman active, très impliquée dans le milieu associatif. Son combat, tendre la main aux jeunes convertis et les aider dans leur cheminement spirituel en les écoutant, en leur donnant des clés de réflexion mais surtout en leur offrant ce qu’il y a de plus noble, la fraternité. A la découverte de l’Islam, c’est le blog qu’Orlane a créé avec des personnes soucieuses du sort de ces jeunes convertis généralement livrés à eux-mêmes et qui, bien souvent, entretiennent une relation douloureuse avec leur famille. Ce blog est un véritable havre de paix pour tous ceux et toutes celles qui sont désireux de connaître leur religion. J’ai moi même découvert ce magnifique blog grâce à Natacha qui m’avait parlé, lors d’une délicieuse rencontre, de la volonté de ses fondateurs à Marseille de proposer un guide pour les jeunes convertis à l’Islam. Je dois dire que le travail effectué est remarquable et fort intéressant, et qu’il est très instructif même pour nous, musulmans depuis toujours, avec les hauts et les bas que nous connaissons.

Ce blog regorge de merveilles, de chaleur humaine, d’amour et de sincérité. Je tiens à remercier Natacha et Orlane, elles accomplissent un travail extraordinaire. Leur souhait aujourd’hui est d’étendre leur action à l’échelle nationale en créant des ponts entre les villes, pour que les convertis ne se sentent plus seuls où qu’ils soient. Souhaitons leur de réussir.

 A la découverte de l’Islam, avec Orlane, une femme pleine d’ambition et d’attention.

Pourquoi avoir lancé « A la découverte de l’Islam » ? Qui en a eu l’idée et pourquoi ?

Je suis originaire de Nantes et je me suis convertie là-bas il y a maintenant cinq ans. Donc, quand j’y vivais et que je débutais dans mon cheminement vers Dieu, je me suis rendue compte que nous, les converti(e)s ont était souvent seul(e)s face à nos questions, qui d’ailleurs sont assez spécifiques, puisqu’en majorité, nous n’avons pas grandi dans la culture et la tradition maghrébine ou musulmane. Certains n’auront par exemple jamais entendu parler de Dieu ou du Prophète Muhammad (SAW). Aussi, j’ai mis tellement longtemps avant de rencontrer cette magnifique religion que j’ai eu envie de faire un pont entre les gens et l’Islam, d’en faciliter l’accès et la voie.

Orlane, vous êtes une jeune maman active, comment réussissez vous à vous organiser ?

Bien avant d’être maman, j’étais déjà engagée dans le monde associatif et professionnel. Je me suis dis que ce n’est pas le fait d’avoir des enfants qui m’arrêterais. Je sollicite donc mon entourage et la halte garderie. J’ai la chance d’avoir un mari compréhensif et qui m’aide, on se partage les tâches et l’éducation de mon fils autant que possible. Il m’arrive aussi de demander de l’aide aux amies, lors de conférence ou de tenue de stands…Sinon, au local ou nous siégeons, nous sommes plusieurs mamans et nous avons mis en place un coin jeu pour les enfants.

Quand on est en pleine conversion, est ce difficile de trouver les personnes vers qui se tourner ? Est-ce qu’on se sent un peu livré à soi même ?

Tout à fait, il y a un fossé, c’est d’ailleurs celui que nous essayons de combler au sein de notre association. Il arrive que la famille, les ami(e)s nous rejettent, car ils ne comprennent pas notre changement. Malheureusement, toutes les personnes de la communauté musulmane, même haut placées ne sont pas habilitées à comprendre et à accueillir la personne intéressée ou fraîchement convertie, qui parfois vit dans un contexte particulier. Néanmoins, je constate, que si  le nouveau/elle n’insère pas rapidement un groupe de musulmans pratiquants, la foi risquent de rester en suspend voire de diminuer. Les livres ne peuvent suffir à enrichir la foi et le cœur. Au départ, se convertir est un réel combat, mais il faut s’accrocher à cette lumière recherchée et se battre pour franchir les obstacles. Il existe toujours des bonnes personnes quelques part, il faut juste ne pas se laisser influencer en remettant tout en cause d’un seul coup, mais juste faire un nettoyage progressif dans sa vie personnelle.

Que proposez-vous aux convertis, un accompagnement, une écoute, un réseau ?

Un peu tout cela à la fois. Dans notre association, nous sommes six, hommes et femmes. Nous nous formons régulièrement, religieusement ou psychologiquement…pour mieux écouter et accompagner individuellement les personnes que l’ont reçois. On accueille les personnes converti(e)s, mais aussi toutes les personnes intéressées par la religion musulmane, pour de simples renseignements ou informations, par téléphone ou sur rendez-vous. 

Quel type d’événements organisez-vous dans le cadre de votre association ?

Dans notre association, on a donc mis en place un lieu d’accueil et d’écoute, qui nous sert aussi à l’accompagnement individuel pour ceux ou celles qui le souhaitent. Et, pour enrichir les connaissances et la fraternité, on a mis en place des cours de religion pour les femmes. Une fois par mois environ, on organise en partenariat avec le centre musulman de Marseille, les « rencontres mensuelles ». Tout le monde y est convié autour d’un repas convivial, où chacun amène un plat qu’il veut faire découvrir aux autres, suivit d’un échange et d’un rappel sur Dieu.

Vous proposez des kits de conversion, organisez des concours… dites nous en un peu plus.

Ce sont encore des projets en construction. En ce qui concerne les « kits de conversion », on est parti du principe que lorsqu’on se convertit, notre cœur a besoin d’être réchauffé et notre foi encouragée. Nous pensons que quelques cadeaux utiles pour les nouveaux/elles peuvent y contribuer.

Vous avez mis en ligne un guide pour les convertis, a-t-il reçu l’accueil que vous espériez ?

Le guide est assez récent, nous ne l’avons pas encore assez utilisé et diffusé. Nous avons donc que quelques retours mais pas assez pour en tirer des conclusions.

Vous êtes de Marseille, essayez-vous d’établir des connexions avec d’autres villes, d’autres régions ?

Tout à fait. Je suis en contact régulier avec Nantes et Montpellier, où ils existent des associations comme la nôtre. J’ai eu l’occasion de parler avec la responsable d’une association à Caen. J’ai également une amie de Bordeaux qui se lancent dans ce genre de projet. J’aimerais bien que ces projets se développent ailleurs et qu’on se regroupe un jour pour travailler ensemble.

Est-ce difficile pour vous d’étendre votre projet, quels sont les écueils que vous rencontrez ?

Notre projet est souvent bien reçu, surtout dans les mosquées, mais nous sommes encore au début de notre existence. Ce que j’aimerais c’est que certain(e)s politiques prennent conscience du phénomène de manière positive.

Un message à transmettre à toutes celles et tous ceux qui n’ont personne pour les guider dans leur conversion ou qui se sentent perdus ?

Tout d’abord, si vous vous êtes déjà tourner vers Dieu ce n’est pas un hasard, c’est une chance qu’il faut continuer à saisir. Dieu vous aime forcément et il attend que vous vous tourniez davantage vers Lui. Soyez simple, adressez-vous a Lui comme à un ami et demandez Lui de vous aider, de vous guider vers les bonnes personnes. Il existe toujours des personnes bonnes quelques parts. Internet est une mine d’or pour trouver des contacts et notamment des sites qui  recensent la plupart des mosquées et associations de votre ville.

Donc  quoiqu’il arrive, si on se sent perdu, il faut garder confiance en soi et en Dieu, viser l’objectif recherché : la paix et la lumière. D’autres y sont arrivés pourquoi pas vous. Et, si on se sent seul face aux épreuves,  ne jamais oublier que l’homme est un être sociable. Il a toujours besoin des autres pour avancer. Il faut donc se tourner vers les autres, sans les idéaliser et parler de ses problèmes aux personnes de confiance.

Adresse du blog « A la découverte de l’Islam »: www.aladecouvertedelislam.over-blog.com

Contact : 0623528564

Adresse de l’association : 50 bd Viala, 13015 Marseille

 

Saharienne ou rien !

25 février 2010 par Khadija  
Classé dans Look at mon style

Quand les températures s’adoucissent, mais pas assez pour sortir en chemisette ou en blouse, la saharienne fait partie de ces vestes à avoir, primo, parce qu’elles ont de l’allure et secundo, parce qu’elles sont confortables.

Contrairement à ce que l’on pense, la saharienne est très féminine. En fait, tout dépend de la coupe, des matières et de la couleur. Elle est plutôt casual mais peut être rehaussée par des accessoires (ceinture, foulard, lunettes) ou une paire de chaussures qui la rendront plus chic.

Généralement, elle est plutôt kaki, style army, ou beige façon safari. Mais cette année, on trouve différentes teintes et ce n’est pas pour nous déplaire.

 

 

Saharienne Urbanoutfitters très urbaine et fraîche

 

 

Veste Asos très féminine avec la ceinture à grosse boucle et couleur originale

 

 

Saharienne Cyrillus en lin qui fait un peu kimono, c’est vrai…

 

 

Saharienne la Redoute chic et confortable

 

 

Veste Gap en denim, avec un bas blanc, manque plus que la marina pour flâner…

 

 

Robe saharienne 3 suisses pour les fans de robes et ça ne fait pas tache de la porter avec un t-shirt manche longue.

 

Et v’la pour ces messieurs, et pas n’importe quoi, une saharienne signée Cerutti… Par contre le pantalon, too much !

 

 

Prêtes à aller en Tanzanie pour un safari les girls ?

C’est toi qui a un problème ma fille

24 février 2010 par Khadija  
Classé dans Célibat Mariage & Cie

Dans les contes de l’ouest africain, la fille difficile à marier est celle qui s’obstine à vouloir un époux sans cicatrices. Critère impossible à trouver chez un homme dans la société africaine. Dans nos sociétés, la fille difficile à marier est aussi celle qui a des critères que l’on juge trop exigeants ou déraisonnables.

Trouver l’âme sœur n’est déjà pas facile, alors quand il s’agit de présentations par des proches ça l’est encore moins. On vous dresse d’abord un C.V avec, limite, ses mensurations et le montant de son salaire, histoire de vous rassurer, alors qu’en fait ce n’est pas ce qui importe le plus à vos yeux. On vous vante les mérites de ce jeune homme affable, travailleur, respectueux des valeurs familiales… Souvent on vous le demande ainsi :

«  Dis, moi tu m’apprécies et  tu as beaucoup d’estime pour moi (moi, en général c’est soit le pote, le cousin, le frère ou le beauf, c’est à dire toute la gent masculine dont on est proche et qui nous veut du bien) » et toi tu réponds « ben oui, je crois bien » et lui il te dit avec un ton solennel « écoute, celui que je veux te présenter, il est mieux que moi ! »

Bah voyons, il est parfait je vous dis : serviable, aimable… Jusque là, tant mieux, pourquoi pas même, mais c’est à ce moment là qu’il vous sort une info sur lui qui ne vous donne pas, mais absolument pas envie de rencontrer l’oiseau. Quelque soit la raison, surtout physique, comme pour la jeune fille africaine, votre entourage se met alors à vous taxer de fille capricieuse et qui a un problème.

Pour ce qui est du critère physique, comment voulez vous apprécier quelqu’un à partir d’une photo ? Certes, tout le monde n’est pas photogénique, mais dans ce genre de mise en relation, quand tout est « parfait », sauf le portrait, pas étonnant que la jeune fille fasse la grimace. Bon, il y a le charme de la personne, sa façon de parler, de vous regarder… mais on n’en est pas là !

Quelque soit le motif du refus, l’entourage fait la tête et se dit « on n’est pas prêts de la marier celle là ! » d’un air dépité. Et là vous avez envie de crier « au secours !!! Même mes proches me tournent le dos ! » Et c’est là que vous passez pour la fille difficile, qui chipote trop et qui est responsable de sa solitude. « Ben normal si t’es seule, t’as des critères insensés ma jolie ! » Et si c’était les plans qui étaient foireux à souhait ? Et si on était des aimants à thons et à c*** ? Et si le sort voulait à chaque fois qu’il y ait un truc qui ne va pas et que le meilleur reste à venir ?

On dit qu’au bout de trois refus, nos chances sont compromises et le sort s’acharne contre nous parce que l’on est compliquée. Alors il va falloir prendre ce qui se présente à nous. En Maghrébie on dit qu’un homme ça ne se critique pas, surtout quand il est aisé, et c’est là qu’on vous prend pour une suicidaire romantique, utopiste et pauvre fille, ouin !!!

Chacun fait ce qui lui plaît comme dirait l’autre. Et de manière générale, quand les filles à marier refusent de rencontrer THE prétendant, elles savent pourquoi, alors laissons leur le choix. Peut être qu’un jour elles s’en mordront les doigts, mais toujours est-il que c’est elles qui savent ce qu’il y a de mieux pour elles.

Je te vois venir avec tes gros sabots !

19 février 2010 par Khadija  
Classé dans Look at mon style

Les sabots ont marqué notre adolescence. Je me souviens qu’ils côtoyaient les Stan Smith et les Reebok Royal. Les filles troquaient leur look survet/basket ou jean/Ellesse contre un look plus rustique. Manquait plus que l’odeur de fumier et le meuglement des Charolaises dans la cour de récré. Les sabots les rendaient plus féminines pour le coup, étonnant non pour des souliers de paysannes ?

Marie-Thérèse, elle, en a toujours porté. Vous savez l’infirmière en blouse blanche qui déambule dans les couloirs avec l’accent guadada « les visites sont tewminéw !» C’est que ça fait du bien au dos et que ça fait maigrir !

Le sabot est donc de retour, décidément tout est de retour ! Est-ce par manque d’inspiration et d’idées ou par nostalgie ? Et puis le sabot, ça a un côté nature et bio, et ça ne peut que faire du bien d’avoir un soupçon de ruralité dans nos villes bruyantes et froides.

Petite sélection à la fois classique et flashy, à chacune ses préférences.

   

Chaussures Levi’s qui, naturellement, seraient pas mal avec un jean.

  

Chaussures André, bon compromis pour les anti-sabots !

  

Mules Birkenstock, confortables et originales, j’adopte ! Rien de mieux pour les longues marches d’été.

  

Chaussures Asos, plus proche de la sandale, on dirait une spartiate remixée.

 

 

 Sabot Scholl plutôt acidulé, mais ergonomique à souhait.

 

Et enfin le sabot, le vrai chez Sanita, le spécialiste du sabot et ça se voit !

 

Alors les filles, on adopte le sabot cet été ou pas ?

Une chanson douce que me chantait ma maman…

17 février 2010 par Khadija  
Classé dans Célibat Mariage & Cie

Quand on était toute petite, on faisait tout comme maman : on assistait à ses prouesses culinaires et on n’hésitait pas à l’aider dans les tâches ménagères, on portait ses chaussures à talons dix fois trop grandes pour nous, ou encore, on lui piquait son maquillage et on s’en mettait partout.

 Aujourd’hui, on fuit la cuisine et on se rassure en se disant « nan mais, maman le fait mieux que moi ! », on délègue le ménage à qui veut bien s’en charger et on fait le strict minimum à coup de « j’ai pas le temps … », et quant aux fringues euh… quoique les fans de vintage pourront toujours retrouver un vêtement qui plait, comme un accessoire par exemple. Néanmoins il existe des mères très fashion qui se voient tout piquer par leur fille.

La maman, c’est pour beaucoup le modèle par excellence. C’est celle que l’on a toujours admirée et que l’on admirera toujours. Les multiples disputes, les moments difficiles ont ce goût amer de regret  que l’on ne retrouve avec personne d’autre, parce qu’on est souvent prête à couper les ponts avec toutes celles et tous ceux qui nous gavent et avec lesquels on ne s’entend pas ou plus.

Toutefois, dans notre société, aduler sa mère peut faire l’objet de railleries du genre « oh, mais c’est qu’il faut couper le cordon ! » On s’étonne d’apprendre que notre mère est notre confidente, ou la bonne copine sur qui on a toujours pu compter. Il est vrai que dans certaines familles, les relations parents/enfants n’ont pas été des plus enviables. Le traumatisme de la mère autoritaire et castratrice, ou encore celle qui n’a vécu que pour elle, présente un tout autre aspect de la relation idyllique que peut entretenir une mère avec sa fille. Ainsi, pas question d’une relation fusionnelle ou d’une relation privilégiée même s’il s’agit de sa propre mère. Et comme dirait Maxime « on choisit pas ses parents » mais faut bien faire avec, et quand je dis bien, cela veut dire dans les règles de l’art, aussi chaotique qu’ait pu être la relation.

Vouloir faire de sa mère son modèle est louable et légitime, mais qu’en est-il quand on devient femme et mère à son tour ? La belle-mère casse-pieds (et ça existe !), le mari qui ne supporte pas que sa femme soit constamment au téléphone avec maman, les visites répétées à la famille sont autant de sources de discorde. Alors comment faire quand on a un mari possessif ou qui n’est pas très famille ? Doit-on se risquer de se mettre à dos l’un ou l’autre : ma mère ou mon époux ? Un vrai dilemme ! Certains penseront que la solution est toute trouvée, arguant que c’est la relation avec la mère qui prime, celle qui nous a portés pendant 9 mois, celle qui détient les clés de la réussite céleste… Oui mais et le père de mes enfants ? Pas si facile de trancher au final… C’est là que se pose la question des limites à avoir, si limites il y a.

On est quand même loin de penser que notre mère a été parfaite ou continue de l’être, mais on ne veut pas non plus en faire une ennemie ou une rivale. Mère-Soupline dont on se remémore la douceur et la bonne odeur de linge propre, mère-femme qui a toujours mis un point d’honneur à ce que sa féminité et son indépendance soient préservées, mère-ennemie qui n’a pas été tendre ou simple génitrice qui n’a rien d’une maman poule. A chacune sa maman et sa relation avec elle. Que l’on veuille reproduire ce que l’on a vécu ou pas, la mère reste pour beaucoup d’entre nous, celle qui a eu des gestes de tendresse et de protection que l’on ne retrouvera chez personne d’autre. Pour les plus malheureuses, on ne peut que souhaiter qu’elles réussissent à vivre leur vie de femme le mieux du monde, et éviter que l’histoire se répète.

Et vous, quelle relation entretenez-vous ou avez-vous eu avec votre môman ?

Le retour de la robe à fleurs

11 février 2010 par Khadija  
Classé dans Look at mon style

A en croire les férues de mode, la robe à fleurs est la tendance de la saison prochaine. Y a un côté Petite maison dans la prairie, et on aime le champêtre parce que ça nous rappelle les sorties en famille étant petites, les couettes que nos mères aimaient nous faire en tirant, mais tirant tellement qu’on finissait par avoir les yeux bridés ! Ça ne vous dit rien ? Allez, rappelez vous les tresses avec de beaux rubans ou des élastiques avec de jolies boules multicolores et les multiples petites barrettes qui étaient mises symétriquement et qui nous donnaient cet air de petite fille sage.

La robe à fleurs est donc de retour, mais gare aux associations qui font mal aux yeux! Surtout, pas d’accessoires ou de chaussures imprimés, parce que trop d’imprimé tue l’imprimé si vous voyez ce que je veux dire. Il suffit juste de reprendre une couleur présente sur la robe mais qui ne domine pas pour ne pas faire dans le total look. Rappelez le vêtement sans oublier que c’est ce-dernier qu’il faut mettre en valeur.

Voici une sélection qu’il a fallu bien chercher d’ailleurs ! Pas si facile de trouver de l’imprimé fleuri et bien fignolé.

  

 

Robe IKKS en soie, à porter avec de jolies spartiates couleur camel. Tiens donc j’ai les spartiates, manque plus que la robe ! Mais c’est qu’elle n’est pas donnée ! Je crois qu’il va falloir attendre les prochaines soldes…

  

 

Celle-ci a un petit air de vacances et elle sublimera sûrement celle qui la portera ! J’aime son côté bohême… du René Derhy pur jus.

 

 

Une robe signée Mango qui fait plus demi-saison et pour laquelle il va falloir une panoplie d’épingles à en voir le col. Surtout pas de t-shirt manches longues les girls ! Un boléro manches longues ou un cache épaule feraient vraiment mieux l’affaire.

 

Et pour les allergiques aux robes longues, les garçons manqués, cette robe tunique Topshop. Idéale pour les futures mamans.

Le premier rendez-vous : sélect ou nature ?

10 février 2010 par Khadija  
Classé dans Célibat Mariage & Cie

La première rencontre c’est toujours excitant et effrayant à la fois, que l’on soit seule ou accompagnée. On ne sait pas comment s’habiller : quand on la joue classique on se dit que ça peut faire un peu trop sérieux, mais d’un autre côté y aller en basket jeans c’est pas terrible pour la first time.

 La tunique de chez Bel Air dénichée dans les petites boutiques parisiennes en fin de soldes, le pantalon noir bien repassé avec le pli sur le devant, les chaussures qui font mal aux pieds mais qui nous font une taille mannequin et le foulard caftan 2010 ou la coiffure qui change tout. Et pour l’occasion un petit coup de Terracotta de Guerlain et un trait de khôl, histoire de donner du peps.  Ou alors, c’est cool ma fille ! Un petit look casual : trench, jean brut, petite laine et low boots mais surtout pas Converse les girls, à moins que le cœur n’y soit pas.

On a donc deux profils, les sélects et les natures : celles qui prennent une journée pour trouver LA tenue, faire un saut chez l’esthéticienne et prendre son après-midi le jour J pour se préparer ; et celles qui enchaînent après le boulot ou l’école après un petit tour aux toilettes de la fac ou du taf histoire de se refaire une beauté express.

On arrive au rendez-vous, le cœur qui bat, les mains moites et les pieds qui se tordent de douleur à cause des échasses qui nous servent de chaussures. Ou alors, on est détendue, prête à passer une bonne soirée, le sourire aux lèvres.

Quelle posture prendre ? Celle de l’intello avec des références en veux tu en voilà à Althusser, Kierkegaard ou Edward Saïd, le dos bien droit et les mains bien posées, une vraie future épouse modèle. Ou alors, la posture nonchalante avec une façon plus légère d’aborder les sujets les plus sérieux en les ponctuant de petites blagues, histoire de lui faire comprendre que vous êtes une fille simple et sympa.

Au moment de la commande,  doit-on se priver pour faire bonne figure ou se faire plaisir avec finesse. Pour certaines c’est salade et filet de poisson, pas question d’opter pour une entrecôte, ce n’est pas assez charmant surtout quand on vous pose des couteaux Ikea, grrr… et surtout pas de dessert, ça risque de vous faire passer pour une gourmande. Pour d’autres, c’est tagliatelles ! Et qu’on se fait plaisir, avec une belle pièce du boucher, avec un fondant au chocolat pour clore tout ça, Dieu que c’est bon de se faire plaisir, tout en restant féminine bien sûr !

Quand il est question d’une première rencontre, on ne sait pas vraiment quel genre de personne est celui que l’on aura en face de nous pendant au moins 3 bonnes heures. Alors on a le choix de rester soit même, ou bien de faire attention au moindre détail, ce qui est bien souvent le cas. La peur de décevoir, de faire mauvaise impression est ce que l’on redoute le plus. Excepté quand d’emblée l’interlocuteur ne nous impressionne pas : pas assez de charisme, pas intéressant, ne plait pas physiquement, se tient mal…

A chacune sa façon d’être et de se sentir le mieux du monde. L’essentiel étant de rester soi-même et de ne pas en faire trop ou pas assez. Que l’on soit sélect ou nature, peu importe, ce qui compte c’est de faire bonne impression, même si ça n’aboutit pas.

Qu’en est-il de vous les girls vous estimez-vous plutôt nature ou sélect ?

Belle et enceinte

4 février 2010 par Khadija  
Classé dans Look at mon style

Quoi de plus beau qu’une femme enceinte ? Elle porte en elle la vie, elle est resplendissante et elle est tellement plus sensible. Bon c’est vrai, elle peut être très lourde, dans les deux sens d’ailleurs, notamment  quand elle fait des misères à son pauvre mari qu’elle chasse parce qu’il sentirait mauvais ou parce qu’elle ne le supporte plus.

Côté look, la femme enceinte n’a plus d’excuses. Le web regorge de sites spécialisés, les grandes marques ont des collections de plus en plus riches, plus question de se laisser aller et de porter des vêtements sacs à patate.

Il y en a pour tous les goûts, et vu que l’on a senti que les femmes enceintes représentaient un marché bien juteux, la concurrence est rude, pour le plus grand bonheur des consommatrices.

Les vêtements sont très mode, les coupes recherchées et les matières confortables. Du basic au look habillé, plus la peine de se démener pour se sentir femme et future maman.

 

Envie de fraises est un site entièrement dédié aux femmes enceintes. Tout y est et bon point pour le kit grossesse « Envies de fraises My box ».

 

Séraphine est la marque des futures mamans fashion. Il y a même une catégorie « Hauts business » pour les femmes qui assurent même avec un bidon !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Last but not least, La Redoute que l’on connait toutes. Et oui, pas besoin de changer de crèmerie ! Et une dédicace et une, et celle-ci est pour Salma, la future maman Hatcienne du moment, j’ai pensé à toi ma jolie en selectionnant ce gilet, il n’est qu’à 17.46 euros, pas cher hein ? C’est ici que ça se passe ma boulette, euh pardon, ma belle !

Ça donne envie d’être enceinte tout ça, non ?

Prêtes à vous engager ?

3 février 2010 par Khadija  
Classé dans Célibat Mariage & Cie

Le mariage est une institution ancestrale qui unit deux êtres pour la vie (enfin, si tout va bien) et qui implique que l’on y réfléchit non pas à deux fois, mais à maintes fois avant de se lancer.

On se tourmente, on se pose un tas de questions, on demande l’avis des autres… Pourtant, les sentiments sont là, l’être aimé est enfin trouvé et on sait que c’est avec lui que l’on veut faire sa vie. Dans les films, les tourtereaux disent souvent : «  je veux vieillir près de toi », pas terrible hein ? Je dirais plutôt « je te veux près de moi jusqu’à la fin de mes jours ». Donc, on a envie mais on redoute le mariage et on se torture l’esprit à coup de « et si je m’étais trompée ? », « suis-je vraiment prête ? »

Les bonnes mamans disent que le mariage c’est comme une amande, ça peut être amer ou doux, tu ne le sais qu’une fois y avoir goûté ! Et elles n’ont pas tort, qui peut réellement s’avancer sur ce sujet et proposer l’équation miracle, l’infaillible qui permettrait de savoir si notre Jules est le bon ?

Il est des personnes qui se disent pas prêtes parce qu’elles n’ont pas tout accompli dans leur vie de célibattante et qu’il leur faut donc encore un peu de temps avant de se décider. Au fond d’elles-mêmes, elles savent qu’elles ont peur de s’engager et de changer de vie. Parmi elles, il y celles qui sont très indépendantes, vivent seules et ont un rythme de vie bien à elles, sans comptes à rendre à personne.

 Et il y a celles qui sont du genre carriériste, qui ne voient que cela. Elles veulent arriver le plus loin possible quoiqu’il en coûte. Bien sûr un homme près d’elles c’est toujours rassurant mais de là à s’installer et à gérer une vie de couple… Pas assez de place dans leur agenda déjà bien fourni !

Il y a également celles qui attendent l’homme parfait, THE mari. Elles se disent qu’elles peuvent toujours tomber sur le prince charmant, mais ça mesdames, c’est ce que l’on appelle de l’immaturité. Pour le coup, cette catégorie de jeunes femmes n’est effectivement pas prête à s’engager.

Et puis il y a celles qui ont une histoire familiale lourde, tel des parents divorcés, un père violent, une mère démissionnaire ; et qui craignent que l’histoire ne se répète pour elles aussi.

Autant d’appréhensions et de doutes : peur de ne pas être à la hauteur, de perdre son indépendance, le besoin d’individualité mais aussi la peur de se retrouver seule à force de se poser autant de questions.

On ne s’engage que si l’on a envie. Si cette envie n’est pas là, à quoi bon se forcer si c’est pour foncer droit dans le mur ? Le mariage de raison est une évidence pour certaines, et il est vrai que ça marche dans certains cas mais prendre une décision par dépit est-ce vraiment la meilleure solution ? Et au-delà de l’envie, il faut se demander pourquoi vouloir faire sa vie avec cette personne : est-ce pour son physique, sa piété, son intellect ou parce qu’il occupe un bon poste ? Choisir de s’engager avec un homme qui a valeur de trophée peut nous jouer des tours.  Aussi, il est important de se poser la question de l’harmonie du couple, savoir si l’on a les mêmes valeurs, si nous partageons les mêmes convictions et si nous sommes animés par les mêmes choses.

Ainsi, à la question doit-on se sentir prêtes pour le mariage, la réponse est évidemment que personne n’est jamais prêt et que tout repose sur de bonnes bases et sur le respect mutuel. Si votre Jules vous dit qu’il est prêt, alors foncez et ne tergiversez pas. Restez confiantes et sereines, et à vous de tout mettre en œuvre pour que votre relation soit saine, durable et solide.

Chassez le naturel, il revient à la mode !

1 février 2010 par Khadija  
Classé dans Look at mon style

Des mannequins bien en chair qui font un 44, le maquillage nude ou le no make-up, le retour des sourcils broussailleux, bonne nouvelle les girls c’est tendance !!!

Dieu que c’est plaisant d’être à la mode sans faire d’effort. Et oui, parce que même si on n’est pas fashion addict , on reste tout de même des femmes soucieuses de notre apparence et à l’affût des nouveautés, histoire de se sentir belle et bien dans sa peau.

Les mannequins sac d’os ont défrayé la chronique mais elles ont malgré tout assuré la Fashion week, mais c’est déjà un bon début. Partout on peut lire « Big is beautiful » et l’on encense les sublimes photos de Crystal Renn qui a renoncé à la taille zéro, quoique de vous à moi, elle a les cuisses un peu trop galbées et nickel pour une femme qui a des rondeurs, et une retouche magique par là et une ! C’est vrai que c’est moche une maigre, ça a ni poitrine, ni hanches, ni rien en fait. Ça peut s’habiller chez Okaïdi et ça peut se briser comme on brise un mikado ; toutefois, ça reste le standard. Mais grâce à Crystal et consort, on amorce une nouvelle ère, celle du « y en a marre des brindilles ». Néanmoins les girls, il ne faut pas non plus se laisser aller, c’est quand même plus joli de bien porter ses vêtements et de ne pas s’embêter à faire des pieds et des mains pour s’habiller, c’est déjà assez difficile comme ça !

Quant au no make-up, les peaux allergiques ou tout simplement celles qui ne sont pas maquillage, seront ravies d’apprendre qu’elles sont dans le coup. Maintenant si quelqu’un louche sur vos cernes ou se permet de vous faire une réflexion du genre « pourquoi tu te maquilles pas ?! », vous pourrez rétorquer avec classe « ben, t’es vraiment à côté de la plaque ma grande, je suis en mode no make-up ! » En fait, c’est une façon hyper légère de se maquiller, c’est ce qu’on appelle le nude. Ça reste discret, ça a un côté « peau saine » selon Claudia et c’est être au plus proche du naturel. Bon, c’est vrai que ça reste du maquillage malgré tout mais perso, moi ça me permet de ne plus avoir à dire « non, je me maquille pas », maintenant je dis « j’ai adopté le style nude, mais le vrai, tant qu’à faire ! » Finis les assassinats de baleine, si tout le monde s’y met, ça réduirait le massacre, et avouons le, nos yeux seront moins violentés. Chouette, plus besoin de lunettes éclipse, parce que des fois ouh…

Enfin, les sourcils fournis, broussailleux donnent du peps au visage. Et oui, le fil à la Edith Piaf est à bannir, maintenant c’est le sourcil de Natalia Vodianova, l’égérie d’Etam, qui est tendance. Pas ou plus besoin d’y toucher, surtout pour celles qui n’y touchent pas du tout par principe. On les brosse, on les dompte et on est fières de les garder épais mais gare au look Emmanuel Chain !

Le naturel est tendance pour notre plus grand bonheur. Mais attention les girls, ne laissez pas votre côté feignasse prendre le dessus !

Photo : Natalia Vodianova, parismatch.com

Sont-ils tous polygames ?

20 janvier 2010 par Khadija  
Classé dans Célibat Mariage & Cie

Aujourd’hui, on assiste à une tendance particulière qui touche les mâles. Ils sont de plus en plus nombreux à poser comme critère, face à la dulcinée qu’ils souhaiteraient épouser, l’éventualité de secondes noces avec, tenez vous bien, une autre épouse. Caramba, c’est de polygamie qu’il s’agit !!! On ne prend plus de pincettes, on ne le fait plus en douce, aujourd’hui on présente le tableau histoire de prouver que l’on est honnête et que l’on veut montrer patte blanche.

Pourquoi vouloir plus d’une compagne alors que la vie de couple implique patience et sacrifice, respect et amour, efforts et responsabilités, ce n’est franchement pas de tout repos ? On se demande alors si l’homme qui y pense d’emblée, c’est-à-dire un homme qui n’a jamais été marié et qui ne sait pas de fait ce qu’est la vie de couple, pense qu’il lui en faudra toujours plus. Notre homme serait-il insatiable ? Ou souhaiterait-il avoir plusieurs partenaires mais de façon « officielle » histoire de ne pas se lasser ? Pas très glorifiant pour sa prétendante qui bien souvent répond par un « hors de question, et puis quoi encore ?! »

Quand un homme marié annonce à sa femme qu’il pense à une autre et qu’il lui demande l’autorisation de l’épouser, on se dit qu’il a peut être été frappé par la flèche de Cupidon et qu’il n’arrive pas à l’oublier. C’est vraiment avilissant pour une femme d’entendre son mari lui faire pareille proposition, et pas d’hypocrisie mesdames parce que le mari qui pense à cela ne le fait pas par charité, mais bien parce qu’il en a envie. Là on lui dit toutes de concert « baisse les yeux mon gars ou gare à toi ! » Ça observe, ou ça peut juste être une rencontre fortuite dans le cadre de son travail, qui sait, mais peu importe, pense à celle qui n’a d’yeux que pour toi !

Pour le célibataire en quête de la femme de sa vie (ou plutôt devrais je dire des femmes de sa vie), l’option est envisagée, discutée et décortiquée en précisant bien que tout se ferait dans les règles de l’art : deux apparts, des nuitées équitablement réparties, les mêmes attentions… Non mais franchement, on sait toutes que ce genre d’homme n’épouserait pas une aveugle, une veuve avec une ribambelle d’enfants ou encore une indigente ! Si ses projets se concrétisaient, il aurait deux ou plusieurs charmantes femmes, de moins de 20 ans, en bonne santé, sans package du genre enfants ou lourd handicap. C’est donc bien que notre homme veut multiplier les expériences tout en respectant « ses principes » et ainsi, se donner bonne conscience.

Alors à la question sont-ils tous polygames, il faut croire qu’il y en a pas mal aujourd’hui qui ne s’en cachent plus, ouh ça fait peur ! Mais surtout, ils vont jusqu’à juger celles qui s’en offusquent qui, rassurez moi les girls, sont en majorité n’est ce pas ?

L’Iran et l’underground

13 janvier 2010 par Khadija  
Classé dans A la une, Ce qui fait débat

L’Iran on en parle partout, que ce soit dans la presse politique ou dans les magazines féminins. Le mouvement vert fait la une des journaux et met en avant l’idée que rien ne va plus en Iran, que les femmes sont en première ligne dans cette fronde populaire et que les Mollahs tremblent face à la révolte.

On dépeint souvent un tableau noir quand on nous parle de ce pays, mais moi je n’y suis jamais allée en Iran, et, en définitive je ne sais pas vraiment ce qui s’y passe. Je sais juste que c’est un pays qui fait souvent la une et que l’on montre du doigt. A tort ou à raison, à chacun sa vision des choses mais gare à la manipulation médiatique, parce que si ça bave sur toi, ça peut baver sur tout. Et puis, je ne sais pas vraiment ce qui s’y passe parce que mes profs de sociologie n’avaient de cesse de répéter qu’un être pensant ça devait se faire sa propre idée en allant sur le terrain. Et vu que je suis une fervente adepte de l’observation participante alors forcément, pas de terrain, pas d’affirmations et ce, quelque soit l’aire culturelle, jusque chez les Massaïs.

Parce que l’on parle beaucoup de l’Iran, je suis allée voir le film de Bahman Ghobadi, Les Chats Persans. Je me suis dit qu’aller voir un film iranien serait relativement toujours plus proche de la réalité (et bien sûr à chacun sa réalité tout de même) qu’un article de presse écrit par un étranger, un non iranien en somme. Le film porte sur les groupes de musique clandestins qui, à coup de séjours en prison, font tout pour faire vivre leur musique aussi bien dans une cave que dans une étable. On appelle cela de l’underground. Cela correspond à la volonté d’aller à contre-courant de l’ordre politique et social établi, que l’on exprime souvent à travers l’art, que ce soit dans la littérature, le cinéma, la musique ou encore la peinture. L’underground est subversif puisque politiquement incorrect, et c’est ce que le film met en avant à travers l’histoire de Ashkan et Negar, deux jeunes Iraniens qui tentent de monter un groupe d’Indie rock et de quitter le pays pour vivre librement leur musique.

C’est un de ces films que l’on voit dans une petite salle au ciné, où l’on fait bien attention à la personne qui entre et à où et comment elle s’installe. J’y vais alors, tranquillement, sans complexe, et, comme par hasard, en châle noir, oups le détail qui tue ! Et c’est là que le regard revolver vous scrute d’un air de dire « qu’est ce qu’elle fait ici celle là ? ». Vous savez le regard persistant qui ne vous lâche plus, et là c’est sûr je ne suis pas parano, je sais que ce n’est pas pour ma beauté époustouflante ou pour ma classe. Ça dure plus d’une minute et là on se dit « mais bon sang, je ne suis pourtant pas à l’Opéra, je suis au ciné de Châtelet !!! » Rien à faire, moi je veux le voir ce film et j’ai rien à me reprocher, alors j’ignore parce que, pour le coup c’est vrai, j’ai la classe !

Dans ce film, la jeunesse iranienne est à la fois terrorisée et effrontée. Entre rires et craintes, les musiciens et chanteurs tentent de répéter autant que faire se peut, même si pour cela ils risquent l’emprisonnement. Ils surveillent le voisin délateur, jouent dans des endroits improbables et décident de quitter le pays ou de rester, rêvant de donner un jour un concert en plein air à Téhéran. Une frustration qui rend leur musique encore plus poétique et imagée, pour le coup ça nous change des 50 centimes et autres stars dont les chansons menacent la civilisation.

J’ai envie de dire que la censure est partout, même dans le pays le plus démocratique qui soit, enfin si ça existe vraiment. Les lois liberticides sévissent où que l’on aille, et cela m’a rappelé certains textes censurés de Georges Brassens, Boris Vian ou, plus proche de nous, de La Rumeur.

J’y ai vu un Iran jeune, doué et révolté qui, il faut le souligner, appartient à une certaine jeunesse pour qui débourser des milliers de dollars pour un visa ou un passeport trafiqués n’est pas impossible. Ce n’est donc qu’une frange de la société qui est représentée avec des préoccupations et des codes particuliers, qui ne sont pas propres à toute la jeunesse iranienne. Ainsi, comme pour la presse, il ne s’agit que d’un son de cloche parmi d’autres parce qu’à côté de cette image d’un Iran répressif et moralisateur, on a quand même un pays plein de contradictions avec d’un côté le voile imposé et de l’autre la chirurgie esthétique qui bat son plein, et là on se dit, « euh… j’ai du mal à suivre là ». En tous cas, de l’Indie rock au rap, en passant par le heavy metal, le son n’est pas mal, et l’humour  permet de nous faire penser que finalement l’Iran c’est un pays comme un autre qui connaît les crises et les révoltes de sa population qui, comme partout, vit difficilement la globalisation et les effets de la pensée unique. Une société qui, par définition, a mué, se mue, et se muera au gré du temps, des tendances mais surtout du contexte économique.

Chadia, une femme violée pendant son enfance

8 janvier 2010 par Khadija  
Classé dans Elles parlent d'elles

Chadia était encore une enfant quand elle a été violée. Et quand elle a enfin réussi à en parler, elle a été confrontée à la dure loi du silence, celle qui assasine et qui est encore plus douloureuse que le crime lui-même. Elle a accepté de témoigner pour Hijab and the city, espérant, nous a t-elle dit, aider celles qui connaissent ou ont connu le même cauchemar.

 A combien de temps remonte ton agression ?

Cela remonte à mon enfance, donc il y a 15-16 ans. C’est flou, j’ai tout fait pour oublier.

Que s’est il passé ?

Mes parents avaient la gentillesse d’accueillir les cousins ou amis en transit à Paris à la maison. Mes cousins étant restés pas mal d’années au final, se sont permis pas mal de choses en l’absence de mes parents. J’ai été abusée sexuellement à plusieurs reprises et je n’avais pas le droit d’en parler. Ils me disaient que tout le monde faisait cela, à cet âge là j’y ai cru. Je me souviens la première fois, j’ai pleuré de douleur. Cela ne l’a pas empêché de me menacer si je ne revenais pas. Parfois, il m’est arrivé d’appeler Papa. Il ne bougeait pas bien sûr loin d’imaginer cela. Je pense qu’il se disait elle est avec ses cousins,  en sécurité.

En as tu parlé autour de toi ?

Que récemment, il y a un an à ma tante. Qui n’a rien dit et n’en a pas reparlé. Et à mon futur mari, car j’avais un comportement qu’il ne comprenait pas. Je lui en ai parlé avec le temps bien sûr.

As-tu eu un suivi psychologique ?

A l’époque non, silence total j’avais trop honte quand j’ai compris que cela n’était pas normal. Je me suis repliée sur moi même et invoqué Dieu qu’il les fasse mourir. Deux sont morts. J’ai tenté d’en parler à une psychologue mais je me suis repliée et j’ai fini par parler d’autre chose. Peut être qu’un jour viendra où j’écrirai tout ce que j’ai subi.

Qu’est ce que cela a changé dans tes rapports avec les hommes ?

Mes rapports avec les hommes étaient complexes. Pas d’amis hommes, méfiance vis à vis de mes autres cousins. Je m’éloignais d’eux au maximum. J’ai toujours refusé de rencontrer des prétendants au mariage quand j’avais entre 16 ans et 20 ans. Mes parents ne comprenaient pas à l’époque et aujourd’hui encore. Je ne voulais pas entendre parler  d’hommes.

Es-tu déjà tombée amoureuse ? As-tu connu un homme depuis ?

Oui, aujourd’hui je suis amoureuse de l’homme avec qui j’aimerais faire ma vie. Cela n’a pas été facile pour lui. J’étais et pense être encore dur comparé à mes amies et ou à mes sœurs qui sont déjà en couple ou mariées. Je dirais que j’ai connu les hommes tard, à 24 ans.

Aujourd’hui as tu retrouvé confiance en la gente masculine ?

Je dirais que oui, peut être vu que je les fréquente pas. Mais on me dit toujours que je suis trop méfiante ou trop dure avec eux. Je m’en rends pas compte je crois. On me demande souvent pourquoi je suis comme ça.

Comment as tu réussi à surmonter cela ?

 Le temps m’a permis de surmonter cela, en vivant avec. Cela fait partie de moi. Même si je reste méfiante encore aujourd’hui. Je psychote un peu trop des fois c’est vrai, mais bon !

Un message à transmettre aux lectrices ?

Il faut en parler pour exorciser tout cela et ne pas vivre dans la haine et la rancune. Aujourd’hui je ne m’estime pas guérie.

Pour en savoir plus :

Autre article

Sites Web

Contacts utiles

Guide « Les droits des victimes » du ministère de la Justice

J’ai grossi… à l’insu de mon plein gré !

6 janvier 2010 par Khadija  
Classé dans Ce qui fait débat

Miam la galette des rois, la frangipane tiède et la pâte feuilletée qui croustille… Et puis, il y a la fève, celle que tout le monde évite chez moi, contrairement aux habitudes, parce que quand tu tombes dessus, c’est à toi d’acheter la prochaine, et faut dire qu’elles ne sont plus données ! Enfin si, quand elles sont sous carton ou alors, quand tu achètes celle de l’avant-veille à moins 50% chez M. Mulliez.

La galette c’est tellement miam, après le chocolat ingurgité pendant décembre qu’on se sent… comment dire ? Grasse et pas terrible !!! C’est quand même dingue, j’ai rien fêté du tout mais j’ai quand même pris en suivant le mouvement : on a toutes été tentées par les ballotins de chocolat ; on a toute eu des soirées pâtes de fruits, papillotes et nougats de Montélimar ; on s’est acheté du foie gras (je sais les pauvres oies…) parce que la pub passait ça en boucle et qu’on en avait envie avec de la confiture de figues et des toasts… Bref j’ai consommé comme si je faisais partie de la fête ! C’est comme pour la galette ! Quoique, il y a eu Achoura, et c’était pour certains l’occasion d’acheter des jouets aux enfants, comme au bled, mais pas les gros cadeaux de l’aïd, non là c’est juste des petites babioles. En gros tout s’est chevauché, ou pas, et j’avais au final, à peu de choses près, le même panier que la voisine qui m’a empêchée de dormir le 31 décembre grrr !!! Comme c’était puissant, je dois avouer que j’ai fait le décompte avec elle sauf qu’un mur nous séparait, qu’elle était en mode « pump it up » et que moi j’étais allongée dans le noir avec mon doudou, n’est ce pas le sondage ?

Alors aujourd’hui mesdames nous allons parler de la cure détox. De quoi ?! De la cure dont tout le monde parle en ce moment, celle que l’on suit après les fêtes qu’on a passées à l’insu de notre plein gré ou pas, du moins côté miam. Après avoir ingurgité autant d’aliments pas très bons pour la forme et la ligne, on a envie de renouer avec son corps et de se sentir légère de l’intérieur, un peu comme la pub pour le yaourt bio. C’est un peu comme le jeûne, la nourriture en plus, mais dans des quantités plus restreintes. Le jeûne est excellent également, les lundis et jeudis par exemple.

La cure détox préconise de reprendre un rythme intestinal plus sain:

  • en privilégiant les breuvages qui éliminent et nettoient tout à l’intérieur : le thé, qui contient des antioxydants, mais aussi du jus de citron dilué dans de l’eau tiède à consommer en début de journée. L’eau est l’allié de la cure, fini les cafés ou encore les sodas. Sans oublier la bonne soupe, et c’est vrai qu’en boire nous donne de suite une sensation de bien-être parce qu’elle nourrit et hydrate en même temps.
  • On dit stop au sucre et aux loukoums (je sais c’est cliché mais venant de moi ça passe hein ?). Finis les calories qui font de nous des boulettes, et un conseil évitez le supermarché le ventre vide ou à l’heure du goûter. Oui, oui du goûter, c’est pour la vie ce moment de la journée mais sans la Nutella hein les girls ?
  • On consomme les bonnes matières grasses comme l’huile de colza ou l’huile de noix et on mange moins de viande mais plus de poisson.
  • Des légumes (artichaut, betterave, chou, cresson) mais aussi des fruits de saison (kiwi, avocat, pruneaux) encore et encore. En jus ou nature, on ne se prive pas, on y va franchement. Et pensez au jus de carotte, c’est top pour le teint et ça nous fait du bien.
  • Et on n’oublie pas le riz, le couscous, les pois cassés, les lentilles et les fèves. Ça donne la pêche et c’est pas cher.
  • Enfin, on pratique une activité physique régulière et on dort bien. Avoir une bonne hygiène de vie, c’est la clé de la réussite.

C’est tout pour la détox, mais gare à ne pas en abuser et à se retrouver avec des carences. C’est juste pour un temps, histoire de tout remettre en place. Bien sûr vous pouvez vous accordez quelques petits plaisirs pendant la cure comme un carré de chocolat mais du noir hein ?

Le top 8 des articles les plus commentés en 2009

1 janvier 2010 par Khadija  
Classé dans A la une, Ce qui fait débat

C’est l’heure du bilan, hé hé, mais pas n’importe lequel ! Le bilan des articles plébiscités par vos commentaires les girls, et les guys, évidemment.

Et il faut reconnaître que vous nous avez gâtées niveau commentaires :

  • Des tordants à mourir de rire, tellement tordants que les gens ne comprennent pas pourquoi on s’esclaffe parfois devant son téléphone en pleine rue.
  • Des hors-sujets en veux tu en voilà ! Et là on se dit « ben alors les cailles, pas moyen de vous retenir ou quoi ?! »
  • Des commentaires plus touchants et qui vous rappellent que rien n’est acquis et que la vie est pleine d’embûches.
  • Des commentaires haineux, mais qu’on ne valide pas nananère, parce que s’il faut en plus se faire insulter chez soi, ben dis donc ?! Y a le JT pour ça ! Ou alors, ils passent et là c’est l’heure du fighting.
  • Des commentaires et que jt’embrouille, tu comprends pas trop mais pas grave y a pas de petits commentaires.
  • Des commentaires « chronique dans la chronique », plus long tu meurs mais c’est parce qu’il y en tellement des choses à dire…

Sans plus attendre, voici le classement des articles les plus commentés de cette année 2009, par rubrique, s’il vous plaît, c’est pour ça que c’est pas un top 10, navrée… 

  • Ce qui fait débat : Quand la burqa devient fashion, avec  126 commentaires. Qu’est ce qu’elles ont fait jazzer ces lunettes ! Entre les avant-gardistes et les sceptiques, c’était vraiment pas facile de trancher.
  • Célibat, mariage et compagnie : Qu’attends-tu pour demander ma main ?, avec 247 commentaires (le post le plus commenté à ce jour waouh !) Celui-là a dû parler à plus d’une, n’est ce pas les girls ? Alors, ces alliances, elles ont enfin atterries sur votre annulaire gauche en ce début d’année ou toujours pas ?
  • Cuisinez la : Five o’clock tea, avec 64 commentaires. Cela vous incitera encore mieux à laisser tomber les sodas !
  • Elles parlent d’elles : Pourquoi j’ai retiré mon voile, avec 118 commentaires. Des visions partagées certes, mais un profond respect les unes pour les autres, quelque soit la position. C’est ça HATC, on ne juge pas, on échange.
  • Look at mon style : Le look du jour : classique comme Jessica Alba, avec 105 commentaires. Comme quoi, on est de vraies groupies, en suivant la tendance des stars, on est pas si différentes des autres finalement !
  • Portraits : Rencontre improbable avec Loubna Méliane, avec 46 commentaires. Ah qu’elle nous a bluffé la Mariame ! Cette interview, on ne l’attendait pas et il faut avouer que finalement, on est pas si rancunières que cela…
  • Psy-show : La question de la semaine : le célibat, avec 94 commentaires. On sent que ça grouille de célibataires, mais pas n’importe lesquelles, celles qui assurent et qui se respectent, hein mes beautés ?
  • Spiritualités : Le pèlerinage, ce voyage, avec 65 commentaires. Une ovation pour Karmouma et Cuistot ! Gare à vous, à présent vous devez être irréprochables : plus de potins ni de faux-pas, hé hé y a une justice quelque part !!!

En ce qui me concerne, mon article préféré, ben c’était celui-là : « Pour l’Aïd, le Petit Prince tu traumatiseras ! » Et oui, j’en ai pleuré de rire tellement il est criant de vérité. Et l’award du commentaire qui m’a pliée en quatre, est decerné à Hasna et son « ntss ntss à bas la guerre ! » Mais je sais plus où il est et j’ai la flemme de chercher, voilà ! C’était bien toi Hasna n’est ce pas ? Et une mention spéciale pour Shahin et son illustration écolo ! Et Cuistot, fais pas la tête, je te dis tout le temps que ta cuisine c’est une tuerie.

Et voilà, c’est tout pour le top des articles les plus commentés. Rendez-vous sur Hijab and the city les girls pour partager vos points de vue et vos histoires avec nous. Et pour celles qui ne se sont pas encore lancées, ben qu’est ce que vous attendez ?!

Sheikha Mozah Bint Nasser Al Missned

25 décembre 2009 par Khadija  
Classé dans Portraits

Le nom de cette femme ne vous dit peut-être rien et pourtant, elle est aujourd’hui à l’origine d’un véritable mouvement de société au cœur du Moyen Orient, et son action connait un rayonnement mondial.

Troisième femme de l’émir du Qatar, Sheikha Mozah est l’une des femmes les plus puissantes du monde d’après le classement du magazine Forbes. Les Français l’ont découverte il y a deux ans lors des festivités du 14 juillet. Une femme élégante, aux toilettes raffinées qui troque volontiers sa abaya noire contre des tenues occidentales, avec une façon de se couvrir les cheveux bien à elle, laissant apparaitre une légère banane le tout rehaussé de belles parures.

Le combat de Sheikha Mozah c’est l’éducation. En 1995, son époux décide de la création de la Fondation Qatar pour l’éducation, les sciences et le développement dont elle est la directrice et elle a été nommée envoyée spéciale de l’Unesco pour l’éducation de base et l’enseignement supérieur. L’éducation est selon elle la clé qui permettra  à tous et surtout à toutes d’accéder aux plus hauts postes et de lancer les plus gros projets.

En outre, c’est elle qui a l’origine d’Al Jazeera Childrens Channel, le programme pour enfant de la chaîne qatariote. D’ailleurs, Sheikha Mozah est elle aussi maman et de 7 enfants s’il vous plait !

Certaines femmes donc, comme Sheikha Mozah font la une des journaux. Elles sont saluées et reconnues, à juste titre, pour le travail qu’elles accomplissent et leur volonté d’aller de l’avant. On s’enthousiasme que des femmes du Moyen Orient impulsent pareilles initiatives ou soient derrière des projets colossaux.  De l’autre côté, on nous présente celles qui sont opprimées, à qui l’on refuse le port du pantalon, celles qui sont brimées au nom de valeurs et de principes obscurantistes. Mais il semble difficile d’adopter un regard juste et pondéré, qui ne soit pas exclusivement réservé aux personnes intéressantes sur le plan économique ou pour la polémique.

En tous cas, Sheikha Mozha est une grande dame qui redore l’image de la femme arabe. Par ses actions et sa prestance, elle réussit à mettre à genou les plus coriaces des journaleux occidentaux, ceux qui n’ont pas de scrupules à rendre menaçantes et avilies leurs propres compatriotes, si tant est qu’on les considère ainsi…

Site officiel de Sheikha Mozah Bint Nasser Al Missned : www.mozahbintnasser.qa  

Un amour de mari

23 décembre 2009 par Khadija  
Classé dans Célibat Mariage & Cie

Ah qu’ils ont eu droit à un règlement de compte ces maris impudents qui font souffrir nos belles dames et qui les font se flétrir ! Mais courage mes belles, ces épreuves vous rendront plus fortes et feront de vous des femmes vaillantes et sûres d’elles ! Pas question de se laisser aller même quand tout est voué à l’échec. La vie, elle, continue et il faut la saisir, la dompter pour atteindre ses buts même les plus inaccessibles. Ne pas oublier d’être femme avant d’être épouse, ne pas négliger sa personnalité et se mésestimer. Voilà le défi de cette femme qui souffre et qui ne voulait qu’une chose au départ, être aimée par un homme qui la respecte, l’honore et la rend plus femme encore.

Un homme c’est avant tout quelqu’un qui est là pour vous soutenir, vous protéger et surtout vous aimer. Personne n’est à l’abri des erreurs, certes, mais il en est certaines qui ne pardonnent pas. Mais qui peut se prémunir de cela ? Quelle femme peut d’emblée affirmer que l’homme qu’elle aime est le bon et qu’il ne la décevra jamais ? C’est donc une question de fortune, de destin. Néanmoins, comme dirait une de mes amies : « ce qui compte avant tout c’est sa gentillesse, parce que s’il te fait souffrir avant même qu’il y ait quoique ce soit, alors il n’en vaut pas la peine ». Amen, c’est bien vrai tout ça ! Mais qu’est ce qu’on est aveugle quand on aime, et on ne s’en aperçoit qu’une fois la bague au doigt, oups !

Trêve de scénarios tristounets, malheureusement tellement réels et courants…

Tous les maris ne sont pas grogneurs et méchants. Il existe des amours de mari, qui mangent dans la main de leur petite femme et qui n’oseraient jamais leur faire du mal. Non, je ne fais pas allusion au monde des Bisounours ou encore à la famille Doucœur. Il s’agit bien d’hommes qui n’ont de cesse de choyer leur moitié, pas seulement à coup de cadeaux mais qui les aiment et les chérissent et ça se voit !

Ils sont attentionnés, font tout pour que la flamme persiste, même quand c’est la femme qui endosse le rôle du rustre. Là par contre, ça nous rend jalouses et on se dit qu’elle ne le mérite pas, ouh les langues de vip ! Ainsi sont les lois de ce bas monde, on appelle cela l’équilibre des forces : les sauvageons avec les princesses et les amours de mari avec les sorcières. Vous imaginez si l’homme et la femme étaient tous les deux sauvageons, ils engendreraient des boules de nerfs !

Les amours de mari font fondre leur dame parce qu’ils savent qu’elle vaut bien plus que tout l’or du monde. Et c’est leur maturité et leur intelligence qui leur dictent d’avoir une attitude exemplaire. En effet, ils voient en leur femme, une sœur, une mère, une amie, une amante qu’il faut savoir aimer. Bien sûr, ils ne sont pas non plus infaillibles, mais au moins ils font des efforts afin que l’harmonie règne dans leur couple. Et cela passe par : aller déposer et chercher les enfants à l’école ou à la crèche quasiment tous les jours, faire les courses, s’occuper du bain des enfants et permettre à madame de sortir de temps en temps avec ses copines. Toutes ces petites choses qui soulagent et vous font sentir que vous êtes bien deux. Et la crème des crèmes, c’est celui qui s’occupent en sus des tâches ménagères en repassant lui-même ses chemises ou en lançant les machines. Mais le must of the must, c’est quand il cuisine, là c’est la vraie classe hein les girls ? Quoi de plus séduisant qu’un homme en tablier qui dit d’une voix ténébreuse : « dis chérie, tes pâtes tu les veux al dente c’est bien ça ? ». Et c’est encore plus charmant quand il se met à réaliser des recettes un peu compliquée, qu’il vous met les petits plats dans les grands et qu’il sort votre plus belle vaisselle, alors que les enfants sont chez la grand-mère. Ou celui qui pense à prendre des fleurs ou votre pâtisserie préférée.

Et oui, mesdames, cela existe, ce n’est pas un mythe et ce n’est pas du prince charmant qu’il s’agit. Ce sont des hommes ordinaires mais qui n’ont d’unique que l’amour qu’ils portent à leur petite femme adorée. Et moi, même si les pâtes sont trop cuites, je fondrais malgré tout….

Bonne année 1431 !

18 décembre 2009 par Khadija  
Classé dans Spiritualités

hatc-femmeA toutes les lectrices, sans oublier nos lecteurs, Hijab and the city vous souhaite une excellente année 1431 !

Et oui, on est encore au 15ème siècle chez les musulmans, mais on a les avions, l’Iphone, les nanotechnologies…  Si c’est pas extraordinaire ça ! On a de l’avance sur De Vinci et sur les plus grandes inventions de tous les temps, et on a même un noir au pouvoir aux Etats-Unis et pas au service de « Mam Scarlett » !

Plus sérieusement, une nouvelle année qui commence, qu’elle soit grégorienne, hégirienne ou encore chinoise, est toujours synonyme de nouveau départ, de bilan annuel et de prise de bonnes résolutions pour l’année qui suit. On fait le point sur soi, sur sa situation, son état et on se dit qu’il y a des choses à changer, d’autres à améliorer ou encore à bannir. On se fixe alors des objectifs et on essaie de s’y tenir.

Tout le monde connaît l’histoire du calendrier hégirien, n’est- ce-pas ? On sait que l’amorce de ce calendrier renvoie à l’émigration du Prophète Mohammed (SAW) de la Mecque vers Médine, en raison des persécutions dont ses compagnons et lui-même faisaient l’objet en raison de leur adhésion à une nouvelle religion, l’Islam. L’histoire, vous la connaissez, sinon, rendez-vous sur Wikipédia ou sur toute autre encyclopédie.

Ainsi, on sait ce qu’est l’hégire, lhijra, en arabe. Mais pour beaucoup, et depuis quelques années, le terme arabe ne correspond plus seulement à l’évènement historique qui fait référence à l’émigration des premiers musulmans. Petite leçon d’étymologie : le terme hijra vient du verbe hajara qui signifie abandonner ou encore quitter. Historiquement, puisqu’il s’agissait de quitter une contrée pour une autre, le mot hijra est communément traduit  par le mot émigration. Actuellement, parler de hijra, chez certains musulmans, renvoie à la volonté de quitter son pays de résidence, qui est bien souvent sa patrie, afin de s’installer dans un pays dit « musulman ». il s’agit en fait de quitter ce que l’on appelle dar el harb , c’est-à-dire le monde non musulman, en l’occurrence l’Occident, et d’aller vivre dans un pays de dar el Islam, un pays musulman. En général, les personnes qui font ce choix sont animées par l’envie de vivre pleinement leur spiritualité parce qu’il leur parait extrêmement difficile de se sentir épanouis dans leur foi, dans un pays où l’Islam n’est pas la religion d’état. En outre, la stigmatisation, l’amalgame et le respect de leurs principes les encouragent fortement à abandonner leur terre natale et à prendre un nouveau départ, ailleurs.

Ce phénomène migratoire renvoie donc à des causes éminemment idéologiques et/ou sociales, mais est calqué ou inspiré, semble t-il, par l’histoire du Prophète Mohammed qui a quitté La Mecque parce que sa vie était menacée et qu’il lui fallait se mettre en route vers un pays où on l’accepterait avec ses convictions.

Or, sur un plan spirituel, parler de hijra ne signifie pas forcément quitter physiquement un lieu pour un autre dans le but de se sentir en phase avec sa foi. En effet, on parle de hijra spirituelle qui est le fait de passer d’un état spirituel donné à un autre, d’un état d’ignorance à un état de croyance. C’est une émigration de l’esprit, un combat intérieur, que le croyant mène afin d’arriver à un degré de foi supérieur au précédent. Cette émigration est intemporelle et immatérielle.

On dit que la terre est vaste, et que l’on peut vivre sa spiritualité où que l’on aille. Du déracinement résulte bien souvent le mal-être. Par ailleurs, penser que dans les pays dits musulmans, l’on vit mieux sa religion ne me semble pas si évident que cela. Cependant, à chacun sa vision des choses et ses buts, l’essentiel étant de se sentir bien où que l’on aille.

Islamic Relief et la lutte contre le Sida

16 décembre 2009 par Khadija  
Classé dans A la une

Islamic_ReliefIslamic Relief est une ONG musulmane d’envergure internationale et qui a très vite placé la problématique du Sida au coeur de ses actions. Sarah Douik, en charge du bureau de liaison auprès de l’Union Européenne, a accepté de répondre à nos questions et de nous en dire plus sur le programme d’Islamic Relief dans le domaine de la lutte contre le Sida.

Quel est votre rôle dans le volet Sida chez Islamic Relief ?

Depuis 3 ans, je suis en charge du bureau de liaison auprès de l’Union Européenne. Mon rôle consiste à communiquer avec les institutions européennes et à mener des actions de plaidoyer au niveau de l’Europe. J’effectue aussi des missions régulières en Afrique, au Moyen Orient et en Asie pour animer des formations, apporter un soutien technique aux équipes de terrain et renforcer notre partenariat avec la Commission. Concernant le volet Sida, j’ai participé à la Conférence “Sida et Islam” qui s’est tenue à Johannesburg en novembre 2007. A Bruxelles, je contribue aux réunions de plaidoyer sur le Sida au sein des plateformes d’ONG afin de pousser l’Europe à renforcer son action et à améliorer son efficacité dans ce domaine. J’ai également été invitée comme intervenante à la conférence sur le VIH/Sida qui s’est tenue en janvier 2008 à Bruxelles avec Dr Tariq Ramadan et Dr Yacub Mahi.

Depuis combien de temps l’ONG Islamic Relief mène-t-elle campagne sur la thématique du Sida ?

L’ONG Islamic Relief a été confrontée à la problématique Sida à travers les projets qu’elle mène à bien dans le domaine de la santé et à travers son programme de parrainage des orphelins notamment en Afrique du Sud mais aussi dans d’autres pays par exemple en Asie. En 2007, nous avons organisé une conférence internationale sur ce sujet afin de sensibiliser l’opinion publique internationale et alerter tous les gouvernements notamment dans les pays musulmans sur l’importance d’apporter des solutions concrètes aux acteurs de terrains qui sont confrontés à des situations humaines et sociales difficiles. En effet, nul n’est sans savoir que dans de nombreux pays, les personnes infectées par le VIH sont souvent victimes de discriminations et se retrouvent isolées pour faire face à cette situation. Elles sont part ailleurs souvent exclues de l’accès aux soins et aux traitements antirétroviraux faute de services de santé adéquats ou faute de moyen pour les plus défavorisés. Suite à la conférence et sur la base des discussions engagées à cette occasion, nous avons développé une approche visant à traiter de la question VIH/sida et à l’intégrer comme composante dans tous nos programmes y compris dans nos projets liés à la santé et à l’éducation.

Quelles actions concrètes menez-vous sur le terrain ?

Dans le cadre de notre programme de parrainage, nous proposons à nos donateurs de venir en aide aux orphelins dont les parents sont décédés suite à la maladie du Sida, notamment dans le cas de l’Afrique du Sud qui est un pays particulièrement affecté par cette situation. Nous avons également recruté une experte VIH/Sida basé en Afrique du Sud qui est amenée à conseiller et à orienter tous nos programmes à travers le monde pour prendre en compte cette situation et prévoir une réponse adaptées aux bénéficiaires touchés par le VIH/Sida. Nous nous attachons à ce que toutes les personnes atteintes du VIH/Sida puissent avoir accès aux soins de santé et aux services de santé sans discrimination. Nous sommes aussi très actifs au niveau de la prévention à travers nos programmes comme dans le cas du Bangladesh. Nous avons par exemple développé un projet de santé spécifiquement dédié à la santé de la mère et de l’enfant qui propose un traitement, des soins et des conseils afin de limiter les risques de transmission du virus de la mère à l’enfant. Nous nous attachons aussi à informer les jeunes femmes quant aux risques de contracter le virus afin de renforcer la prévention. Notre méthode repose en particulier sur la formation de jeunes filles qui ont alors la charge d’informer d’autres personnes de leur âge. Dans tous les cas, nous offrons à nos bénéficiaires une réponse adaptée à leurs besoins et aux réalités du terrain afin de maximiser l’impact et l’efficacité de nos programmes et d’engager au maximum tous les acteurs locaux dans la lutte contre le sida.

Votre programme est international,  quel état des lieux dressez-vous aujourd’hui ?

Nous avons constaté un lien étroit entre la pauvreté et la propension à contracter le VIH. Par ailleurs, le VIH a tendance à accentuer davantage le dénuement et la pauvreté des personnes qui se trouvaient déjà dans une situation précaire auparavant. On observe donc une spirale infernale pour beaucoup de personnes infectées dans les pays les plus pauvres. En tant qu’ONG dédiée à la lutte contre la pauvreté à travers le monde, nous sommes donc particulièrement sensibles à cette situation et il est de notre devoir d’alerter les opinions publiques à travers le monde sur cet état de fait. Dans de nombreux pays, nous observons par ailleurs une stigmatisation des personnes porteuses du VIH à tel point que certaines préfèrent ne pas faire de test afin de connaître leur statut. Quand elles se savent atteintes du VIH, elles cachent souvent à leur entourage et à leurs proches cette situation et se retrouvent seules et isolées. Lors de la conférence à Johannesburg, certains intervenants ont fait part de leur expérience quant ils ont osé parler du fait qu’ils avaient contracté le VIH à leur famille. Ils ont été victimes d’exclusion et de stigmatisation. En Afrique du Sud, un réseau a même été créé suite à ce problème afin de lutter contre les discriminations et permettre aux personnes atteintes du VIH se s’exprimer librement, de partager leurs expériences, de s’entraider et de changer les mentalités. Il s’agit du réseau Positive Muslims, très actif en Afrique du Sud et qui pourrait servir d’exemple dans d’autres pays.

Les musulmans sont-ils tout autant exposés et touchés par le virus ?

Même si certains pays musulmans sont aujourd’hui encore modérément affectés et que le VIH/Sida reste cantonné à des groupes dits « à risque », il n’en demeure pas moins que sans une réponse rapide et adéquate, le VIH/Sida risque de se propager et d’atteindre des taux d’épidémie aussi élevés que dans les pays les plus touchés. C’est pourquoi il est urgent de se confronter à la question de VIH/sida et de la traiter comme toute question de santé publique qui demande des réponses adaptées à la mesure du risque encouru. C’était aussi la raison pour laquelle nous avons souhaité organiser cette conférence en Afrique du Sud. Cela nous a notamment permis de visiter les projets mis en place dans le cadre du volet VIH/Sida. Lorsque l’on rencontre un petit garçon de 3 ans plein d’entrain qui est sous traitement antirétroviral, cela vaut beaucoup plus que tous les grands discours. Des femmes séropositives de confession musulmane (voilées ou pas) ont aussi pris la parole pour parler de leur expérience et exprimer le fait que tout le monde était susceptible d’être touché sans distinction.

Quel est le rôle d’Islamic Relief ? Quel type de campagne menez-vous ?

Tout d’abord nous essayons d’agir sur le terrain en développant des campagnes de sensibilisation qui sont formulées de manière adaptée au contexte socioculturel et religieux local. C’est très important pour rallier les populations à cette cause et engager les communautés comme acteurs de changement et de progrès afin de lutter contre la propagation du VIH et de ne plus stigmatiser les personnes porteuses du virus. Nous nous attachons à remettre en cause lutter certains préjugés et à dénoncer les tabous à travers l’échange, la discussion, le dialogue, la confrontation avec les réalités du terrain et l’accès à l’information. Nous sommes particulièrement attachés à sensibiliser les communautés à travers le monde et notamment les communautés musulmanes en Europe et ailleurs. En tant qu’organisation humanitaire et de développement, notre priorité est de sauver des vies et de nous engager activement dans la lutter contre la pauvreté. La lutte contre le VIH/sida et l’assistance aux personnes victimes du VIH est donc au cœur de notre action et de nos priorités. Cela passe par les programmes sur le terrain et la sensibilisation du grand public et notamment des opinions publiques musulmanes sur cette thématique.

Vous avez travaillé en collaboration avec des savants musulmans quel est leur rôle ? Que préconisent-ils ?

En tant qu’ONG musulmane, Islamic Relief s’attache à mette en place une action humanitaire et des projets de développements inspirés par les principes généraux de l’Islam que l’on retrouve chez la plupart des organisations non-gouvernementales d’inspiration religieuse et humaniste. La question du VIH/Sida est particulièrement complexe car elle soulève un grand nombre de situations bien précises rencontrées sur le terrain qui appellent des solutions pratiques et adaptées au contexte local. De facto, les praticiens du développement et les personnes atteintes du VIH sont confrontées à une pluralité de questions éthiques notamment en tant que personnes de confession musulmane. Dans ce contexte, le dialogue avec les savants musulmans a permis d’apporter des réponses ou tout du moins d’explorer certaines problématiques à la lumière des enseignements religieux. Lors des ateliers de travail, cette contribution a été particulièrement appréciée au même titre que l’étaient les contributions des acteurs de terrain et des personnes atteintes du VIH. L’objectif commun était en effet d’apporter des solutions pratiques, efficaces et adaptées dans le contexte de l’islam pour permettre aux ONG de mieux travailler sur le terrain et de mieux venir en aide aux populations affectées.

La conférence a aussi été un moment d’apprentissage pour les savants ainsi que pour tous les participants notamment du fait des échanges (200 personnes venues d’une cinquantaine de pays) mais aussi des visites de projets sur le terrain. Nombre d’entre eux en ont conclu qu’il était important de briser certains tabous notamment concernant l’homosexualité afin que les personnes affectées puissent trouver le soutien et l’aide nécessaire dans leur communauté. Un autre enseignement qui a été souligné par les savants concernait l’importance de répondre aux questions éthiques de manière appropriée au contexte et de ne pas considérer telle ou telle approche comme la solution à toutes les situations. Il y a en effet une pluralité de contextes et donc une pluralité de méthodes à adopter pour engager la lutte contre le VIH/Sida de la manière la plus efficace qui soit.

Aujourd’hui, est-ce toujours un sujet tabou au sein de la communauté musulmane ?

La question du Sida reste en effet aujourd’hui un tabou dans de nombreuses communautés musulmanes à travers le monde. La religion musulmane désapprouve les relations sexuelles hors mariage ainsi que la consommation de drogues. Afin de lutter contre la propagation du VIH, nous devons reconnaître le fait que ces pratiques existent et qu’elles sont répandues à travers toutes les communautés y compris au sein des communautés musulmanes. Il ne s’agit pas ici ni de blâmer les individus qui ont contracté le VIH ni de nous concentrer exclusivement sur les interdits et les pratiques islamiques ou non-islamique en présentant l’abstinence comme seule moyen de lutte contre de VIH/Sida. Cette attitude ne ferait qu’aggraver le problème en renforçant la stigmatisation dont des personnes atteintes du VIH sont victimes. D’autant plus qu’on observe une pluralité de facteurs conduisant à la surexposition au VIH/Sida avec un rôle non négligeable de la pauvreté et de la situation socio-économique des personnes affectées. Nous nous devons donc de reconnaître et d’analyser l’ensemble des facteurs qui conduisent à la propagation du VIH/sida afin d’apporter des réponses efficaces et durables. Car en dépit des discours religieux, le VIH continue à se propager parmi les populations musulmanes à travers le monde.

Que pensent les gens ? Qu’en est-il de l’idée qui veut que le Sida est une maladie d’homosexuels, les musulmans pensent-ils ainsi ?

Tant que l’épidémie reste concentrée dans certaines populations dites « à risque », le reste de la société cherche parfois à se rassurer en pensant qu’ils sont protégés. Mais l’expérience prouve que ce n’est pas le cas et qu’en l’absence de réponse adéquate, l’épidémie se propage à l’ensemble de la société. Les musulmans sont de plus en plus sensibles à cette réalité. Dans les pays les plus affectés, ceux-ci sont conscients du fait que le VIH/sida peut toucher tout individu sans distinction quant à son orientation sexuelle et qu’il faut engager des campagnes d’information, de sensibilisation et de prévention à destination du grand public et non pas seulement envers tel ou tel segment de la population.

Vous avez organisé un colloque à Johannesburg en 2007, deux ans  plus tard, quel bilan dressez-vous?

Le colloque a marqué une étape importante dans la prise en compte de la thématique sida au sein de la communauté musulmane. Il a permis de briser certains tabous et d’enclencher un processus de remise en question par nombre d’acteurs venus de différents pays qui se sont inspirés des expériences de leurs collègues à travers le monde. Ceci a conduit à de nombreuses actions de sensibilisation au niveau local dans différentes communautés en Europe, en Afrique, en Asie et au Moyen Orient. Suite au colloque, les participants se sont également engagés sur un plan d’action. Dans cette dynamique, un fond a été créé pour financer des projets et lancer un réseau international dédié à la question du VIH/sida. Les actes du colloque servent aussi de base de travail à de nombreux professionnels du développement à travers le monde dans la mise en place de projets de prévention et de lutte contre le sida.

Le Sida : de Cape Town au 19ème arrondissement de Paris

16 décembre 2009 par Khadija  
Classé dans Ce qui fait débat

ruban-sidaLes actions menées de par le monde au sein des communautés musulmanes, attestent de cette volonté d’en finir avec la vision moralisatrice et assassine que l’on a du Sida. Certes, l’Islam préconise certains principes, souvent décriés par les sociétés occidentales, reposant sur des bases morales et qui dictent le mode de vie du croyant. Par exemple, la question de la chasteté des hommes et des femmes et l’abstinence (que l’on retrouve d’ailleurs dans les autres religions), mais qui ne se présentent pas comme une réelle solution pour certains, chez les non-musulmans comme chez les musulmans. C’est pourtant ce type de prévention que mettent en avant certaines organisations musulmanes ayant pour but de venir en aide aux victimes du Sida et qui luttent contre toute forme de diabolisation et de marginalisation. Néanmoins, elles ne se gardent pas de rappeler que tout comme la nécessité de considérer la vie avec sagesse et raison, il est primordial de proposer une seringue neuve au toxicomane, ou encore de distribuer des préservatifs car, inconsciemment et consciemment, cela donne une idée de la différence entre la vie et la mort. Et en agissant ainsi, on choisit le moindre des maux.

Positive Muslim :

En Afrique du Sud, Positive Muslim, est une organisation entièrement dédiée à la lutte contre le Sida. Depuis 2000, Positive Muslim accompagne les personnes atteintes du Sida et travaille de concert avec l’USAID ou encore l’ONUSIDA. Le crédo de Positive Muslim : la compassion, ne pas juger l’autre et la clémence. Toute marginalisation est à proscrire. Ici, on prône la justice, et non la pitié. Et ce qui permettra de faire avancer les choses, repose avant tout sur la transparence et l’importance de la décision collective. Des ateliers sont organisés où tout est mis en scène pour plus d’empathie et de compréhension.

Positive Muslim considère que le travail de prévention doit être accompagné d’une action politique qui combat les inégalités sociales lesquelles contribuent à la pandémie du Sida. Ainsi, il est important de souligner le caractère éminemment social, en tant que problème de fond, du Sida que l’on soit Européen ou Africain. En effet, les populations les plus pauvres sont les plus exposées en raison du manque d’accès aux soins et d’ailleurs nombreuses sont les ONG musulmanes qui affirment que l’on ne peut blâmer la prostituée d’être atteinte du Sida, car, en vérité, ce qui l’a poussée à adopter pareille attitude c’est bien son état de pauvreté et non une quelconque perversion de l’esprit.

Le centre socio-culturel de Paris, au cœur de la mosquée Adda’wa :

En France, plus près de nous, j’ai eu l’honneur de rencontrer Fatima Zahra Messaoudi, une femme d’origine algérienne, mère de famille et active sur le terrain de la lutte contre le Sida, mais pas seulement. C’est au centre socio-sanitaire de Paris qu’elle m’accueille qui est abrité à la Mosquée Adda’wa dans le 19ème arrondissement de Paris. C’est une femme souriante et très accessible qui me reçoit malgré un emploi du temps très chargé et des missions titanesques. Diplômée en Histoire à l’Université de la Sorbonne, elle devient médiatrice socio-sanitaire en 2001, après une formation qu’elle a suivi, encouragée par le recteur de la mosquée Adda’wa, le Pr Larbi Kechat, à l’origine de l’ouverture de cet espace de prévention et d’écoute.

Fatima Zohra m’explique qu’en France « dans la communauté musulmane, toutes les maladies liées au corps sont taboues » bien qu’elles aient fait des ravages. Et le constat est le suivant « les gens ne savent pas vers qui se tourner parce qu’ils ont besoin de parler surtout sur un plan religieux ». Il est alors question de rédemption, de pardon, de punition, mais ce que leur explique Fatima Zohra c’est que Dieu est amour et que nul ne peut sonder le cœur de quiconque : « J’essaie de leur expliquer que cela peut être une épreuve, que ce ne doit pas être perçu comme une punition infligée par Dieu. Je leur parle de la patience, et j’essaie de dégager leur responsabilité en mettant en avant la miséricorde de Dieu et en tentant de leur faire comprendre que c’est une maladie comme une autre même si elle résulte d’un rapport sexuel  hors mariage. Ce sont des femmes et des hommes qui ont eu un moment donné des désirs, qu’ils ont assouvi sans penser à se protéger. En Islam, la protection c’est le jeûne pour ceux qui ne peuvent pas se marier. Quand le sida est là, on ne peut plus rien faire, aussi, on met en avant le pardon. D’ailleurs, quand ils viennent, il y a déjà une volonté de retour à Dieu, au spirituel. »

 C’est donc avec l’affection d’une mère qu’elle accueille ces jeunes hommes et ces jeunes femmes qui hésitent beaucoup à aller vers elle par peur du qu’en dira t-on et du jugement des autres, mais aussi parce qu’ils se sentent gênés et parce qu’ils ont honte de parler sexualité. Elle va jusqu’à les orienter vers les centres de dépistage, car bien souvent ces femmes et ces hommes redoutent pareille démarche, et c’est en cela que le rôle de Fatima Zohra est déterminant dans l’accès aux soins et aux services des malades.

Fatima Zohra insiste sur l’importance de prendre en compte les codes culturels de chacun et de savoir interpréter les propos de certaines personnes pleins de symboles et d’images, mais aussi de savoir faire de la prévention de manière discrète, adaptée aux codes de chacun.

Au centre socio-culturel, Fatima Zohra organise des rencontres avec les gens qui fréquentent la mosquée : lors de la journée mondiale de lutte contre le Sida, des stands ainsi que des tables rondes sont proposés par le centre. Tout le monde est mis à contribution pour organiser cette journée, à commencer par les enfants qui sont en charge des affiches qu’ils retrouveront placardées sur tous les murs du centre et de la mosquée. On insiste sur le dialogue et on incite les gens à se rendre dans les centres de dépistage ou à s’informer. Et à la question « distribuez-vous des préservatifs ? », Fatima Zohra sourit et répond : « Oui, j’en distribue discrètement à cause des codes culturels encore une fois. Quand une personne vient me voir, j’apprends à la connaître et quand je sens que c’est une personne qui a une vie sexuelle, je lui en donne. Pendant les journées de prévention, je pose une corbeille près des stands et les gens se servent très discrètement on la retrouve complètement vide en fin de journée et on ne sait pas comment (rires) ! »

Fatima Zohra travaille beaucoup avec les institutions et la Mairie de Paris. Elle fait partie du conseil de santé de la mairie du 19ème. D’ailleurs, c’est elle qui a suivi en 2006 les familles libyennes dont les enfants ont été contaminés. Rappelez-vous l’affaire des infirmières bulgares, et on a voulu nous faire croire que tous les honneurs revenaient à Carla, bah voyons ! « C’est le ministère des Affaires Etrangères qui a fait appel à nous et j’ai accompagné, informé ces familles pendant toute la durée de leur séjour. J’ai été très déçue de voir que le Ministère n’a pas daigné, à l’issue de cette mission, nous remercier et reconnaître notre travail, dans la presse notamment, et c’est important que l’on sache que l’Islam considère le sida comme les autres maladies, et qu’il n’y a rien de tabou ou de mauvais à s’associer à ce genre d’actions et à aider les malades » .

Ainsi, le sujet reste tabou, déplore Fatima Zohra mais on s’active dans le 19ème et on ne chôme pas. En effet, au-delà de l’écoute et de la prévention, Fatima Zohra aide les plus démunis à s’en sortir : rédaction de CV, de lettres de motivation, de demande de logement…  tout est prévu pour encadrer aux mieux ces personnes.

Une femme pleine de vie et de bon sens, une femme comme on les aime. Elle vous transporte dans les méandres de l’histoire et dans ses plus grands moments, vous cite les plus grands dans le texte et c’est avec pareille verbe qu’elle accueille les personnes porteuses du VIH. C’est plus que de la prévention et de l’écoute, c’est une ode à la vie chantée par une muse !

Le testeur de femmes : satisfait ou… plaquée !

11 décembre 2009 par Khadija  
Classé dans Célibat Mariage & Cie

hatc-femme1Dans son clip, Jeune demoiselle recherche un mec mortel, Diam’s se retrouve avec des copines dans une galerie marchande à la recherche de l’homme parfait. Elles se rendent à une boutique et y examinent le corps d’un homme, présenté comme un objet, une poupée, qu’elles s’amusent à essayer, palper, allant jusqu’à demander s’il existait une autre taille. Dans ce clip, le message transmis c’est : tout comme les hommes, les femmes d’aujourd’hui vont jusqu’à considérer l’homme comme un objet, plutôt qu’un être doué de raison, un être pensant.

Aujourd’hui, dans les discussions de filles, qu’elles soient célibataires ou pas, un constat revient souvent, celui que les hommes sont de plus en plus enclins à entamer une relation, ou ne serait ce rencontrer une jeune femme, que si et seulement si (comme en maths, sauf que là le calcul est concupiscent), celle-ci accepte qu’il y ait flirt, et  plus si affinités avant le mariage. Et tenez vous bien, ils ont très souvent la bonne trentaine, et là on se demande : « mais où est passée la maturité ? », elle a sûrement dû être anéantie par le Roaccutane qu’il a ingurgité pendant deux ans pour avoir une peau de bébé à la plage. On en vient à se rendre compte qu’il est très commun d’entendre des hommes en quête de l’âme sœur dire : « dis, tu sors avant le mariage n’est ce pas, et tu accepterais d’aller plus loin, parce que moi, si je te connais pas avant, ça peut pas être possible ». Il réduit la jeune femme à une sorte d’objet, de vêtement, que l’on essaie avant d’acheter, mieux ou pire, une voiture que l’on demande à conduire pour mieux se rendre compte de sa puissance, sa tenue de route… et ce ne sont pas les métaphores qui manquent.

Alors, réservent-ils aux femmes qu’ils fréquentent le même sort qu’un modeste mouchoir en papier, qu’une paire de chaussures ou qu’une chemise en cabine d’essayage?

Le constat est d’autant plus affligeant, et pas très nouveau en fait, qu’il touche même les hommes dits « pratiquants » : « ouai, je fais la prière, je vais à la mosquée le vendredi même les jours de taf tu vois… », et elle se dit « waw, c’est celui que j’attendais, un homme in et dans le dine (religion) », pauvre petite… Mais à côté de cela « mais tu vois euh, moi une femme que je connais pas bien avant, ben je peux pas quoi, tu comprends ? », à quoi on a envie de répondre : « Mouais, ben et si c’était ta sœur à ma place ? ».

Qu’est ce que recherchent les hommes et les femmes désireux de fonder un foyer ? « Je dirais : un époux sincère, gentil, honnête, bon, intelligent et intègre, curieux ; le physique c’est pas si important, c’est le charme qui compte », voilà ce que globalement répondent les femmes (enquête réalisée auprès de trois copines, échantillon infaillible et très représentatif de la population qui nous concerne). Pour ce qui est des hommes, sans généralisation aucune, ces trois femmes ont constaté que la grande majorité d’entre eux avaient comme principal critère la compatibilité charnelle, laquelle arrive avant l’intelligence, mais attention, juste après la beauté, bah voyons, ou au même niveau. Et oui, parce qu’en plus d’être des étalons, nos époux de la fin des temps sont des apollons en puissance.

Qu’est ce qui prime dans le choix du conjoint, son sens de la répartie et sa gaillardise (ouba ouba) ou ses performances physiques ? Qu’est ce qu’un individu épouse t-il, un être ou une chose ? Quand bien même la compatibilité charnelle serait faible, ce n’est pas irréversible, tandis que la niaiserie oui. Quand ça ne marche pas bien entre les époux, on discute, on consulte, on apprend à se connaître et c’est, au final, ce genre d’épreuve ou d’expérience qui cimente encore plus le couple.

Alors, nos belles demoiselles qui recherchent des mecs mortels se font un sang d’encre, et se disent qu’elles ne seront pas mariées de sitôt. Parce que le plus ironique, c’est que ces hommes testeurs de femmes, ont des profils socio-professionnels ou des personnalités qui les attirent, c’est leur type d’homme quoi. A quoi je réponds : se figer sur le charisme, la bogossité ou encore le costume d’un homme n’a rien de bien cérébral et de valorisant pour une femme en quête de l’amour de sa vie. Ce qui compte c’est l’être, sa sensibilité, son sens des responsabilités et son attention envers vous. A raisonner ainsi, on n’est pas si différentes de ces testeurs de femmes, qui bien souvent finissent avec pire que ce qu’ils ne pouvaient imaginer. Et toc !

Sommet de Copenhague : aide-toi et le ciel t’aidera

8 décembre 2009 par Khadija  
Classé dans Ce qui fait débat

Le sommet de Copenhague, c’est du 7 au 18 décembre, et parce que c’est un rendez-vous crucial pour l’environnement on vous en parle, on vous l’explique simplement mais sûrement. Et ne l’oubliez pas, sur Hijab and the city, l’écologie est une priorité !

Cela fait quelques semaines que l’on en parle et que l’on présente ce sommet comme crucial pour l’avenir de l’humanité. C’est plus de 192 Etats placés sous l’égide de l’ONU qui ont pour mission de se mettre d’accord sur une baisse de 20% des émissions des gaz à effet de serre d’ici 2020.

Mais avant d’entrer dans les détails, je vous vois pensives, soucieuses parce que vous vous dites que l’écologie c’est important mais qu’à côté vous avez des gestes pas très exemplaires n’est-ce-pas ? Que toutes celles qui se brossent les dents en laissant l’eau couler lèvent la main. Que celles qui vont à la boulangerie en voiture font un pas en avant. Enfin, que celles qui dorment la lumière allumée par peur du croque-mitaine se dénoncent. Et oui les girls, on a toutes de très mauvaises habitudes entre les bains relaxants qui pompent la nappe phréatique et le pied lourd sur l’accélérateur qui d’ailleurs nous vaut des points en moins et des stages de récupération de points, à l’instar des alcooliques anonymes. Nous sommes toutes responsables, à notre niveau, bien qu’on n’ait pas des cheminées en fonte sur nos toits qui crachent à longueur de journées fumées et gaz nocifs.

Et la hausse des températures, au-delà de la canicule à laquelle nombre de foyers a répondu en installant la clim, comme dans les pays Orientaux, sachez les girls qu’elle est à l’origine de l’extinction de certaines espèces animales et végétales. Adieu les jolis petits pandas ou encore les magnifiques tigres blancs, qui sachez le, croupissent dans des zoos aujourd’hui. La famine, déjà bien installée dans certaines régions du monde, risque d’augmenter si la température augmente de 2°C. Et il est étonnant de constater comme tout est calculé au centième près, comme le mécanisme environnemental est pointilleux et si simple à respecter en réalité.

Copenhague sera au cœur de l’actualité pendant plus de 10 jours mais qu’en tireront les décideurs, dont le plus gros pollueur mondial, et qui paradoxalement détient les cartes en main, les Etats-Unis, qui n’avaient pas, rappelons le, ratifiés le protocole de Kyoto pour la réduction des gaz à effet de serre et j’ajouterai avec lui les compagnies de bus du bled (pardon à mes cousins, je n’ai pas pu m’en empêcher).

Les ONG écolos et les mouvements coco sont sur le pied de guerre, et pour cela les Danois ont prévus des indics afin de prévenir la police si quelque chose leur parait suspect. Ils sont sûrement amis avec Balkany family ces Danois, manque juste les caméras.

Y aura-t-il accord à l’issue de ce sommet, probablement pas selon les spécialistes. Néanmoins, ce sommet devrait lancer le processus de négociations pour les années à venir. D’ici à arriver à un accord, je vous invite à revoir vos comportements et à visionner cette vidéo qui a été projetée lors de la session d’ouverture du sommet.

 

                                                 

Je suis voilée et étudiante à Sciences Po

4 décembre 2009 par Khadija  
Classé dans Elles parlent d'elles

Dernier épisode de la saga sur le voile (à lire : Pourquoi j’ai retiré mon voile - Comment j’ai porté le voile - J’hésite à porter le voile).

Aujourd’hui c’est Naïma, étudiante à Sciences Po Paris, qui nous parle de son intégration à l’école. On finit sur une note d’espoir pour toutes celles qui n’y croient plus. Encore merci à toutes ces jeunes femmes d’avoir accepté de témoigner pour Hijab and the city.

hatc femmePeux tu te présenter aux lectrices ? 

Je m’appelle Naïma, je suis étudiante en première année à Sciences Po Paris. Je suis originaire de la banlieue parisienne, d’une ville où la communauté musulmane est très forte. J’ai porté le voile à l’âge de 14 ans, alors que j’étais en 3ème. Et je le porte également à Sciences Po.

Pourquoi as-tu décidé de le porter en 3ème ?

Je l’ai porté pour me sentir mieux dans ma peau. Je prenais des cours d’arabe et ça m’a beaucoup aidé à mieux comprendre son sens. Dans ma famille, ma sœur l’a porté plus tôt que moi et ma mère le porte également. Mais on en parlait pas dans la famille. Je l’ai d’ailleurs porté sans en parler à mes parents. Et j’ai des amies qui le portent, je pense que ça m’a influencée aussi.

Tu es étudiante à Sciences Po, une école prestigieuse et élitiste, et tu es voilée. C’est donc possible ?

 Il y a beaucoup d’élèves étrangers, dont des filles voilées. Il y a des musulmans fils ou filles à papa, qui ont des parents haut placés. Aussi, l’administration n’a pas trop son mot à dire. Pour ma part, je ne l’ai pas porté le jour de l’oral pour mon admission. Et je ne l’ai pas porté non plus à la journée d’accueil. Je ne l’ai porté qu’au moment de la rentrée. En fait, j’avais très peur des réactions, j’étais terrorisée, et pendant toutes les vacances j’ai pas mal cogité, j’étais à deux doigts de l’enlever.

Au moment de passer la convention, je me suis posée de vraies questions sur le hijab. Avant Sciences Po, j’étais entre le lycée et la maison, c’est limite si je le portais pas vu que je le retirais à l’école. J’ai même failli tout arrêter, je me suis dit que je n’avais pas d’avenir, parce que quand on porte le voile, c’est difficile de travailler dans son domaine, c’est même impossible. En plus, c’était en plein débat sur la burqa et le discours d’Obama. Mais mes profs m’ont beaucoup aidé, dont une en particulier. Elle m’a orientée vers une personne qui elle aussi porte le voile et qui m’a beaucoup remontée le moral, ça m’a fait du bien. Et puis, il y a eu la journée d’accueil, et un étudiant m’a fait part du fait qu’il trouvait le but du hijab paradoxal : la femme veut être plus discrète, mais au final, elle se fait vraiment remarquer. Il a semé le trouble dans ma tête. Donc, j’ai réfléchi, et mon père m’a dit de décider seule et que si le voile m’empêchait de faire mes études, il valait mieux l’enlever. J’ai donc décidé de le garder et de me comporter normalement. Je ne suis pas une fille soumise, j’ai un cerveau avant d’avoir un voile.

Comment vis-tu le regard des autres à l’école ?

Le premier jour a été un jour de pression énorme. Tout le monde se retrouve dans les amphis, on est tous mélangés. Et en fait, tout le monde a eu droit à des réflexions. On était tous tellement différents, qu’on en était tous surpris ! j’ai quand même entendu des réflexions du genre « est-ce qu’elle est d’ici ? », mais je les ai ignorées.

Tu t’es fait des amis ?

Il y a des groupes d’intégration à Sciences Po : dans mon groupe, il y a des gens de ZEP et des bourgeois avec des noms à particule. On a fait des activités techniques d’art oratoire : on gueule devant tout le monde pour apprendre à parler ! Et ça s’est super bien passé, on a tous gardé contact. En fait, tout le monde paniquait, stressait, même les plus bourgeois stressaient de crainte qu’on les taxe de richards. Aujourd’hui, je suis une élève comme les autres.

Plus de peur que de mal alors ?

Oui mais c’est aussi parce que je ne suis pas restée dans mon coin, j’aime me mélanger aux autres, je suis très sociable. Pour moi, le hijab n’est pas un problème, je reste naturelle. Je reste la Naïma qui aimé rire, délirer !

Au début, ils ne savaient pas trop comment se comporter avec moi, mais aujourd’hui, ils sont à l’aise, et c’est parce que je ne suis pas restée dans mon coin.

Que souhaites tu faire plus tard ?

J’hésite. Ce qui me plairait ce serait de travailler dans la finance ou intégrer l’ONU, mais je ne sais pas si on y accepte le hijab.

Quel message souhaiterais tu adresser à celles qui, comme toi, voudraient intégrer une grande école ?

C’est pas impossible, au contraire, elles peuvent se lancer et qu’elles restent naturelles, bien dans leur tête et leur peau. Et si ce n’est pas un problème pour elles, ça ne le sera pas pour les autres. Et le hijab, ça te permet de faire le tri autour de toi, entre les fachos qui t’approchent pas, et tant mieux d’ailleurs, du coup il n’y a que les gens bien qui viennent vers toi. on m’a dit que j’étais la personne la plus formidable qu’ils aient rencontré, que j’avais de la chance d’être croyante parce que la spiritualité ça apporte beaucoup dans la vie. Que des choses gentilles, et ces personnes sont la future élite de notre pays, en me côtoyant, je suis certaine que plus tard ils ne verront aucun inconvénient à travailler ou à embaucher une femme voilée. Mon hijab qui était une faiblesse, est devenu une force. Je suis vraiment bien aujourd’hui.

Dans le même dossier :

Chérie, je te présente ma mère

1 décembre 2009 par Khadija  
Classé dans A la une, Célibat Mariage & Cie

Belle maman Hijab and the cityQue celles qui ont prié Dieu d’épouser un orphelin ou un homme dont les parents vivent au bled lèvent la main ! Et oui, elles sont folles ces demoiselles qui pensent que vivre pas loin de la belle-famille c’est forcément un calvaire, quoique des fois c’est pas la joie dans les chaumières !

Quand on épouse un homme, on épouse également sa famille, c’est qu’il n’est pas sorti de nulle part notre Dom Juan, sauf cas exceptionnel bien sûr. On a pourtant coutume de penser que belle-famille = galère assurée, entre la belle-mère exigeante et possessive, les belles-sœurs curieuses et critiqueuses, il n’y a finalement que les mâles de la belle-famille qui nous laisseraient en paix et que l’on apprécierait.  Alors mythe ou réalité, ou plutôt est-ce systématique ?

La belle-famille devient notre famille avec ses qualités, ses défauts, ses histoires, ses secrets… et il est vrai que l’intégration n’est pas si facile que cela et pour cause ! On est l’étrangère devant qui il faut faire bonne figure les premiers jours, celle qui vient d’une autre famille, d’un autre milieu voire d’une autre culture. Etant donné que les opposés s’attirent et que notre Dom Juan peut ne rien avoir avec nous, on peut se retrouver face à une situation à laquelle on n’aurait jamais pensé. Mais les sentiments étant plus forts que jamais, on se dit que l’on peut résister à tout, tout supporter pour les beaux yeux de son futur époux.

Néanmoins, la belle-mère en or ça existe bel et bien. Elles ne sont pas toutes râleuses et n’attendent pas toutes le faux pas fatal. Certaines sont encore plus douces avec leur belle-fille qu’avec leur propre fille, les veinardes ! Ces belles-mères ont en tête l’idée qu’il est important de prendre soin de la belle-fille, encore plus que ses propres enfants.

Mais qu’en est-il de la belle-fille, c’est-à-dire nous ?  Pas facile d’accepter sa nouvelle vie et de la gérer au mieux. Et puis il y a le stress et les copines qui vous bourrent le crâne à coup de « oh les belles-mères, toutes des mégères ! ». On part sûrement pleine d’appréhension et de stress, ce qui d’emblée met à mal le premier contact. Il faut donc se détacher de ses idées reçues et se lancer sereine.

Cependant, quand le premier repas vire au cauchemar, que les regards sont bizarres et que l’on est pressée de partir, ce n’est pas bon signe. Alors, de deux choses l’une : soit on décide de prendre sur soit et de tout faire pour que la soirée se passe le mieux du monde, et se dire qu’il y a du boulot ; soit on plaque tout et on dit ciao à son Dom Juan, ce dont je doute fort !

Belle-famille en sucre ou pas, l’important c’est de réussir à se faire accepter et à plaire. Et pour les plus récalcitrantes, reste le mari sans famille, et pour le trouver c’est une autre histoire !

On s’adapte ou on reste seule, le choix est vite fait, et si le problème venait de vous ?

Quand la burqa devient fashion

30 novembre 2009 par Khadija  
Classé dans Ce qui fait débat

BQDepuis quelques temps la burqa exacerbe et déchaine  les politiques et les médias qui n’ont de cesse de nous faire des piqûres de rappel quand on croit que le sujet n’est plus d’actualité. Les chiffres ne sont alors jamais les mêmes, on en vient à tout confondre, et les dérapages bien contrôlés sur le hijab se font de plus en plus fréquents.

La burqa est donc devenue un véritable cache-misère en l’espace de quelques mois quand les sondages sont au plus bas, et pendant que l’on s’égosille sur les plateaux télé, où les journalistes se font imams et les maires de bourgades garants de la paix mondiale, d’autres innovent et créent, et font de la burqa une tendance modesque.

Cela se passe aux Emirats, plus précisément à Dubaï, où une agence de design s’est saisie de ce que l’on considère être une prison ambulante, pour en faire un objet que l’on retrouvera sûrement entre les mains des plus farouches opposantes. Des lunettes directement inspirées du masque que portent les femmes du Golfe. Une réadaptation de la tradition qui rend la burqa tellement plus classe.

L’idée de cette agence a été de rendre la burqa moderne, adaptée à l’air du temps. Ce masque qui naguère protégeait les femmes de nomades de la poussière et du soleil, est aujourd’hui porté par les grands-mères, tradition oblige. La coutume veut que toute femme l’adopte une fois mariée, mais cela se fait de moins en moins, les jeunes femmes étant plus férues de mode et adeptes de l’abaya à strass et des lunettes de grands créateurs.

Les lunettes dernier cri « BQ » sont donc nées, alliant tradition et modernité, pour ainsi répondre aux besoins de la jeunesse chic et branchée.

Des lunettes assez stylées à vrai dire qui finalement recontextualisent la burqa, la rendent plus fun et moins austère.  Une idée qui vaut ce qu’elle vaut, mais qui a su se saisir d’une polémique tapageuse et proposer autre chose que de l’acharnement. En outre, précisons que les designers à l’origine de ces lunettes sont Français, ironie du sort ?

 

                   

J’hésite à porter le voile

27 novembre 2009 par Khadija  
Classé dans Elles parlent d'elles

Parce que le voile intrigue, étonne ou choque, Hijab and the city a donné la parole à quatre jeunes femmes qui le portent, veulent le porter ou l’ont porté. Toutes n’ont pas les mêmes motivations, et toutes ont souhaité partager leur histoire afin d’offrir leur vision. A travers ces témoignages, ce sont les voix de ces femmes que nous souhaitons mettre en avant, car au-delà du voile qui leur couvre les cheveux, au-delà de leurs convictions, ces jeunes filles sont avant tout des personnes animées par la volonté de réussir. Ce qu’elles veulent par dessus tout, c’est de mettre fin à l’incompréhension et au dédain que l’on témoigne bien souvent à leur égard. Et c’est aussi, et surtout, les prendre pour ce qu’elles sont : des jeunes femmes ordinaires et non des voiles sur pattes. Nous vous proposons de découvrir chaque semaine le témoignage d’une de ces jeunes femmes. Elles parlent d’elles, c’est sur Hijab and the city, et c’est exclusif. 

Cette semaine,  Houda, étudiante en BTS, souhaite porter le voile mais hésite beaucoup parce qu’elle craint la réaction de ses professeurs et du personnel de son lycée de manière générale.

Peux tu te présenter aux lectrices ?

Je m’appelle Houda. J’ai 19 ans et je suis en BTS. Je suis scolarisée au lycée, et là-bas, il n’y a pas de musulmanes qui portent le hijab.

As-tu déjà parler de ton intention de le porter à quelqu’un ?

J’ai une amie qui a le même âge que moi, on en a parlé et pesé le pour et le contre quant à le porter. Je sais qu’au lycée, ils sont impartiaux. Quand j’étais en 4ème, il y avait la polémique sur le hijab. Je l’ai porté un moment mais je n’ai pas supporté de l’enlever à l’entrée du collège. Ça me dérangeait.

Et au lycée, impossible de porter autre chose ?

Non, ils sont très à cheval là-dessus. Une vraie dictature !

Quel sens donnes tu au hijab ?

C’est un grand signe de soumission à Dieu. Pour moi, c’est comme un signe d’accomplissement de la foi. Aujourd’hui je suis adulte, je prends conscience des choses. Il ne me manque plus que ça.

Depuis combien de temps penses tu à le porter ?

Depuis pas longtemps. J’y pensais pendant que j’étais en vacances. Et depuis que j’en ai parlé à mon amie, j’y pense tout le temps.

Et quelle perception as-tu du voile, au-delà de la dimension religieuse ?

De la pudeur. Ça embellit la femme, elle est pour moi plus accomplie. C’est un plus. Telle est ma perception du voile.

Tu as l’air vraiment convaincue, alors pourquoi hésites-tu autant ?

C’est à cause de l’école. Je ne sais pas si je serais capable d’affronter le regard des autres. Les gens ici questionnent beaucoup. Et je connais la plupart des profs du lycée, j’ai gardé un bon contact avec eux, mais je sais que le voile va changer leur regard sur moi. J’appréhende qu’on me saque dans mes notes. Et quant aux questions sur mes motivations, j’aurais pas envie d’y répondre, de me justifier. Ça m’énerve.

Et qu’en est-il de ton avenir professionnel, y as-tu pensé ?

Pour le travail, je suis en BTS commerce international. J’aimerais travailler dans la vente par téléphone, comme responsable marketing. Et puis, je pense travailler à domicile.

Et ta famille, tes amis, qu’en pensent t-ils ?

 Je n’en ai pas encore parlé à mes parents. Je sais que ça ne dérangerait pas ma mère. Mes amies sont musulmanes et ne pratiquent pas vraiment. Je ne pense pas qu’elles seraient choquées, parce qu’elles savent que je suis convaincue, et que c’est ce dont j’ai envie.

Que peut-on te souhaiter ?

Du courage, beaucoup de courage mais je reste confiante. Ça va être difficile et je risque de souffrir mais j’ai tellement envie de le porter ! J’espère que tout se passera bien et j’attends beaucoup de ce témoignage, je sens qu’il m’aidera beaucoup.

Dans le même dossier :

La nuit fait plus que porter conseil

25 novembre 2009 par Khadija  
Classé dans Spiritualités

nuitLa nuit est bienfaitrice et sur bien des plans. Côté beauté, elle est dite régénératrice parce qu’elle permet à la peau de se réparer et d’activer son renouvellement cellulaire. Et côté santé, une bonne nuit de sommeil permet de recharger les batteries pour mieux relancer la machine le lendemain, c’est important pour le physique comme pour le mental.

La nuit nous fait du bien et il est donc très important de savoir l’exploiter à bon escient. En effet, au-delà de sa fonction roborative, la nuit est le moment privilégié pour quiconque recherche la paix intérieure. D’ailleurs, toutes les civilisations accordent ou ont accordé à la nuit un pouvoir particulier, qu’il soit maléfique ou bienveillant.

En cette période, des dix premiers jours du mois de dhou el hijja, jeûner et veiller est recommandé pour quiconque souhaite faire « âme neuve ». La nuit est perçue comme étant le moment le plus propice au recueillement et à la prière.

Ainsi, la nuit possèderait des particularités physiques, esthétiques, mentales et spirituelles qui sont essentielles et que bon nombre de croyances reconnaissent.

Dans son livre Histoire de la nuit, Alain Cabantous présente la nuit comme un autre temps, remplit de croyances et d’imaginaires, que les sociétés, aussi ancestrales soient elles ont redouté, affronté, vénéré ou encore exploité.

Les rituels nocturnes, les invocations faites à Dieu donnent à la nuit cette puissance qui réfute, de fait, l’idée de la nuit maléfique, qui a longtemps prédominé dans les esprits. En effet, on associe bien souvent la nuit au diable, aux spectres ou au mauvais esprits. A tout ce qui relève du mal. En outre, Alain Cabantous fait également allusion à la nuit criminogène, celle où l’on a ourdi les pires plans et où l’on a assassiné à travers l’Histoire, celle où c’est finalement l’Homme qui a incarné le malin, cette nuit qui couvre et qui aveugle.

Néanmoins, la nuit reste un moment privilégié pour la retraite et la réflexion. En effet, invoquer Dieu à ce qui équivaut au tiers de la nuit, permet l’absolution. La clémence de Dieu est alors plus grande au regard de l’effort induit, c’est à dire le réveil difficile en pleine nuit et la détermination qui l’accompagne, ce qui confère à la nuit un pouvoir sans précédent, et renforce l’idée de l’appel exceptionnel (la cession de rattrapage) auquel seules les âmes animées par cette volonté peuvent répondre.

Ainsi, pour la peau, l’on sait qu’il est important de bien s’en occuper pour la préserver et ralentir les effets du vieillissement et qu’il existe pour cela des crèmes de nuit ou d’autres soins, la recette est donc bien connue. Pour le corps, rien de mieux que qu’une bonne nuit de sommeil, et cela aussi n’est un secret pour personne. Et pour l’âme, l’esprit, la foi, la nuit se présente plus que jamais comme libératrice et magnanime. Qu’on le sache ou non, l’important est de le ressentir et de se saisir de ce qui se présente comme une chance. Bien sûr, pas facile de se réveiller en pleine nuit, mais ne nous arrive t-il pas de veiller les week-end voire la semaine pour les couches tard ? C’est gratuit et c’est tout bénef, pas terrible comme incitation, mais quand on vit dans une société où la consommation nous asservit, ces mots prennent tous leur sens et nous stimulent n’est ce pas ?

Comment j’ai porté le voile

20 novembre 2009 par Khadija  
Classé dans Elles parlent d'elles

hijab and the city femmeParce que le voile intrigue, étonne ou choque, Hijab and the city a donné la parole à quatre jeunes femmes qui le portent, veulent le porter ou l’ont porté. Toutes n’ont pas les mêmes motivations, et toutes ont souhaité partager leur histoire afin d’offrir leur vision. A travers ces témoignages, ce sont les voix de ces femmes que nous souhaitons mettre en avant, car au-delà du voile qui leur couvre les cheveux, au-delà de leurs convictions, ces jeunes filles sont avant tout des personnes animées par la volonté de réussir. Ce qu’elles veulent par dessus tout, c’est de mettre fin à l’incompréhension et au dédain que l’on témoigne bien souvent à leur égard. Et c’est aussi, et surtout, les prendre pour ce qu’elles sont : des jeunes femmes ordinaires et non des voiles sur pattes. Nous vous proposons de découvrir chaque semaine le témoignage d’une de ces jeunes femmes. Elles parlent d’elles, c’est sur Hijab and the city, et c’est exclusif. 

Cette semaine, Linda, une jeune universitaire, nous raconte comment l’idée de porter le voile lui est venue, et combien elle a redouté la réaction de ses parents qui étaient contre sa décision. 

Peux tu te présenter aux lectrices.

J’ai intégré la fac cette année. Je ne sais pas exactement si les cours de philo m’ont poussée à réfléchir un peu plus que d’habitude, ou si les évènements ont fait que je me mette à avancer dans la religion, mais ça fait presque exactement 10 mois que l’idée de porter le voile me trottait dans la tête.

Quel à été ton cheminement ?

J’ai lu le Coran et je suis allée à la mosquée très souvent, j’ai rencontré des filles voilées très bien. Mais j’ai passé l’année à me dire « arrête, t’oseras jamais dire à tes parents que tu veux porter le hijab! Impossible! » Et donc, j’ai fait des invocations en demandant à Dieu de me rendre forte. J’ai continué mes prières sans relâche, je continuais à aller à la mosquée, à apprendre plein de choses via divers sites dont Hijab and the city.

Comment as-tu abordé la question avec tes parents ?

Et puis un soir, après avoir regardé un film avec ma mère, j’ai allumé l’ordinateur et je lui ai écrit un mail. Je lui ai tout dit à propos de mon intention de porter le hijab, en précisant bien que c’était un choix personnel qui n’avait rien à voir avec personne. Ma mère ne le met pas, et a donc eu très mal en lisant le mail. Elle m’a répondu en disant qu’on allait en parler avec mon père, de vive voix.

Le soir même, j’en ai donc discuté avec mes parents. Ça a été très difficile, puisque je pensais qu’ils allaient m’encourager, au moins un peu, mais au contraire, ils ont trouvé des arguments pour m’en dissuader. Mais au moins le premier pas était fait.

Et vous n’en avez plus reparlé depuis ?

Si, la fin de l’année de terminale approchait, et vu que je voulais le mettre directement après la fin des cours, il fallait que je remette à jour le sujet. Les jours passaient, et j’avais beau m’y forcer c’était trop dur; j’ai donc fait une prière et à la fin, j’ai donné ma parole à Dieu que j’en parlerai le soir, vous trouverez ça sûrement bizarre ou ridicule. Ainsi, impossible de trahir un engagement que j’ai fait avec lui! Et donc, j’en ai reparlé, ça s’est de nouveau mal passé.

Malgré tout, plus tard dans la soirée, je suis revenue parler à mes parents, et ça s’est plutôt bien passé, enfin, mieux du moins.

Quand l’as tu porté finalement et comment a réagi ton entourage ?

Je le porte depuis le 26 juin dernier. Le pire a été de sortir de ma chambre voilée devant mes parents. J’ai dû rester au moins 10 minutes la main sur la poignée, et puis j’ai récité le verset du Trône, et je suis sortie. Ma mère et mon père n’ont rien dit, et je suis sortie de l’immeuble. Là, j’ai eu envie de pleurer donc j’ai appelé une amie, et je marchais en l’écoutant. En raccrochant, j’ai de nouveau récité le verset du Trône dans ma tête, et ça m’a totalement apaisée. Je suis allée à la Fnac, et j’ai eu beau tendre l’oreille, je n’ai pas entendu de remarques méchantes. Rien de spécial ne s’est passé en fait. Le lendemain, je suis allée à la mosquée avec, et de nouveau rien de spécial. Vraiment, rien n’a changé par rapport aux autres!!!

Le dimanche par contre, je suis sortie pour la première fois avec ma mère faire du shopping, et même si c’était délicat au début, ça s’est très bien passé. Les vendeuses étaient comme d’habitude gentilles, une femme que je connais m’a prise dans ses bras.

J’ai vécu plein de choses merveilleuses. L’amie dont je redoutais la réaction m’a dit que je resterai toujours la même, et le must, c’était les sourires des femmes voilées. Ou encore celles qui m’ont dit « salam ‘aleikoum ». Vu que ma mère est convertie, et que mon père est d’origine kabyle, je ne ressemble physiquement pas du tout à ce qu’on pourrait imaginer d’une musulmane. Et ces femmes qui me reconnaissaient en tant que musulmane, ça m’a vraiment touchée.

Et qu’en est-il de ton avenir professionnel ? 

Je n’ai pas peur pour mon avenir. Dieu offre ce qu’il veut à qui il veut, j’ai confiance en lui. Si mon destin est d’avoir tel ou tel emploi, je l’aurai, sinon tant pis! Vu combien il m’a aidée pour mon bac, je lui dois bien ça. En fait je me répète que j’ai eu deux yeux, deux oreilles, une bouche, de bonnes jambes, et tout ça gratuitement. On reçoit beaucoup, sans oser donner.

Un dernier mot ? 

Pour finir, je voudrais adresser un message à celles qui hésitent: tournez-vous vers la communauté. Honnêtement, plus vous verrez de femmes voilées, plus vous vous sentirez sereine. Si vous sentez qu’il vous manque un peu de force, demandez-la à Dieu. Si vous avez peur des réactions, pensez à lui, sans arrêt encore et encore. Ne vous isolez surtout pas, écoutez des chants religieux : Allah knows de Zain Bikha par exemple, pfiouuu elle m’a beaucoup réconfortée, regardez des photos de musulmans à travers la planète, vous verrez que vous n’êtes pas seules! L’univers est immense, on est une toute petite fourmi, et donc quoi qu’on fasse ça n’aura pas de répercussion sur la planète! Les gens que vous rencontrerez dans la rue vous auront oublié le lendemain! Dans 150 ans, personne ne se souviendra de vous, sors de ce corps Raphaël ! Profitez de votre vie ici-bas pour faire les actes que vous savez être gratifiés par Dieu.

Dans le même dossier :

Moi, jalouse ?!

18 novembre 2009 par Khadija  
Classé dans Ce qui fait débat

Oeil Hijab and the cityPersonne n’admet être jalouse. C’est un défaut abject que l’on ne s’avoue pas, bien qu’il nous arrive de l’être. Alors, pour se donner bonne conscience, on parle d’envie, ce qui n’est pas mieux en réalité : « Oh, comme je t’envie d’être aussi pugnace et de réussir tout ce que tu entreprends ! ». N’y a t-il pas là un soupçon de jalousie cachée, inavouable mais bien là ?

Tout le monde sait qu’être jalouse c’est être mauvaise, et quand on est mauvaise, tout le monde nous fuit. Mais soyons sincères on l’a toute été au moins une fois dans sa vie.

Bien sûr, il existe des degrés dans la jalousie qui vont du regard envieux mais inoffensif (quoiqu’il arrive que l’œil de l’envieuse soit puissant, au point de vous gâcher votre avenir), au complot machiavélique ayant pour ultime but le malheur et la déchéance de l’autre. D’ailleurs, le phénomène du mauvais œil est très lié à la jalousie. En effet, au-delà de toute superstition et de tout fantasme, le mauvais œil fait partie de ces nuisances incontrôlées, ou calculées, mais impulsées par la jalousie, qui relèvent des mystères de la vie. Nombreux sont les récits qui relatent les méfaits de ce regard qui tue. Des Sumériens aux Irlandais, sans oublier les Musulmans, tous sont loin de négliger le caractère néfaste du mauvais œil. Aussi, des invocations existent pour se protéger des yeux revolvers, et dans certaines cultures, un talisman est porté, bien souvent symbolisé par un œil, que l’Islam proscrit car considéré comme étant de l’association (shirq).     

La jalousie peut être un moteur pour certaines. En effet, il arrive très souvent de constater que des personnes réussissent à atteindre leur objectif parce qu’elles ont voulu à tout prix briller et arriver en pôle position. Bien évidemment, la jalousie ne doit pas être confondue avec l’esprit de compétition, quoique parfois… C’est un peu comme un sport où l’on se surpasse parce que la concurrence est rude et qu’il faut être et restée la première. Mais quand les intentions sont dès le départ motivées par l’échec de l’autre, alors mauvaise nouvelle les girls, vous êtes bel et bien jalouses.

En outre, la jalousie peut devenir maladive quand elle est amoureuse. On ne peut nier l’idée que quand on aime un homme, on le veut pour soi exclusivement, et à juste titre. Mais pour certaines, le vouloir exclusivement se traduit par des coups de téléphone continuels, pour savoir ce qu’il fait, où il se trouve et avec qui ! Cela va même jusqu’à vouloir avoir accès à sa boîte mail, pour être sûre de tout contrôler. Pauvre de lui ou d’elle car les hommes aussi peuvent être très jaloux. Et pareil comportement pèse sur la vie du couple, que ce soit pour celui qui soupçonne comme pour celui qui est soupçonné. Aussi, pour celles qui n’ont pas confiance en leur conjoint, un travail est à réaliser si vous souhaitez que votre couple dure.

Pour finir, un conseil mesdames pour éviter d’être jalouse, ne fréquentez que des femmes dont le train de vie est beaucoup plus modeste que le vôtre ou dont les connaissances sont limitées par rapport aux vôtres. Ou alors, plus sérieusement, faites un travail sur vous, en vous posant les bonnes questions et en réfléchissant sur l’image que vous donnez à vos proches et aux gens qui vous côtoient.

Etre jalouse ou envieuse vous rendra insupportable, et pour les gentes demoiselles, vous rendra vieilles filles. A bonnes entendeuses…

Pourquoi j’ai retiré mon voile

13 novembre 2009 par Khadija  
Classé dans Elles parlent d'elles

photo Hijab and the city femme voiléeParce que le voile intrigue, étonne ou choque, Hijab and the city a donné la parole à quatre jeunes femmes qui le portent, veulent le porter ou l’ont porté. Toutes n’ont pas les mêmes motivations, et toutes ont souhaité partager leur histoire afin d’offrir leur vision. A travers ces témoignages, ce sont les voix de ces femmes que nous souhaitons mettre en avant, car au-delà du voile qui leur couvre les cheveux, au-delà de leurs convictions, ces jeunes filles sont avant tout des personnes animées par la volonté de réussir. Ce qu’elles veulent par dessus tout, c’est de mettre fin à l’incompréhension et au dédain que l’on témoigne bien souvent à leur égard. Et c’est aussi, et surtout, les prendre pour ce qu’elles sont : des jeunes femmes ordinaires et non des voiles sur pattes. Nous vous proposons de découvrir chaque semaine le témoignage d’une de ces jeunes femmes. Elles parlent d’elles, c’est sur Hijab and the city, et c’est exclusif. 

Cette semaine, Marie, une jeune étudiante belge, revient sur son histoire. Elle a porté le voile un temps et a finalement décidé de le retirer, par crainte de nuire à sa spiritualité.

 

Peux tu te présenter aux lectrices ?

J’ai 22 ans, je suis étudiante, bientôt à la fin de mes études. J’ai choisi de devenir musulmane il y a bientôt 8 ans. Je m’étais déjà intéressée à l’Islam avant, mais j’ai eu mon « déclic » un jour en voyant une amie faire sa prière : elle était resplendissante et c’est ce qui m’a marquée. Sans réfléchir, je lui ai dit « Apprends-moi l’islam », et ça a été comme le coup de foudre pour moi. J’ai prononcé la shahada (l’attestation de foi) quelques temps plus tard, en décembre 2001.

Quand à tu décidé de porter le hijab ?

L’envie de porter le voile a commencé à venir doucement après ma conversion. J’aimais le mettre pour la prière, le garder après dans ma chambre, je me sentais apaisée avec. J’avais des périodes où j’avais très envie de le porter, d’autres où je disais plutôt qu’il n’était pas obligatoire, mais de toute façon je n’envisageais encore rien sérieusement, puisque j’étais encore élève en secondaire (et on ne pouvait pas le porter dans mon école) et que je ne pouvais pas non plus envisager de le porter chez mes parents.

Puis est venu l’été 2004, la fin de mes études secondaires et en septembre, j’allais entrer à l’université. J’avais de plus en plus envie de le porter, c’était en moi, j’y pensais beaucoup. J’étais en colère contre ma famille de ne pas accepter mes convictions, de ne pas m’offrir la possibilité de pratiquer ouvertement, comme je le souhaitais, et je pensais au foulard, peut-être comme une sorte de vengeance. A la fin de l’été, j’ai commencé à le mettre de plus en plus souvent quand je sortais en ville, surtout les quelques jours précédent ma rentrée à l’université, mais je n’avais pas encore décidé de le porter. J’étais heureuse d’être vue et reconnue comme musulmane dans la rue. Je me sentais bien ainsi, j’avais l’impression d’être enfin moi-même. Puis est arrivé le premier jour à l’université. J’avais pris l’habitude d’être couverte, et ce jour-là je portais une casquette pour la rentrée. Je me sentais mal avec, impolie de garder une casquette ainsi à l’intérieur, et en même temps je n’arrivais pas à me résoudre à me découvrir la tête. En sortant, dans la bouche de métro, j’ai mis mon foulard. Ce n’était pas prévu, pas réfléchi, c’était très intense sur le plan émotionnel. Mais j’ai décidé à ce moment là que le lendemain, je reviendrai avec suivre mes cours.

 Avant de le mettre, j’y pensais, mais sans jamais l’avoir décidé. Je me disais qu’avant de le porter, il faudrait que j’en discute de manière approfondie avec des gens qui sont  pour et des gens qui sont contre, des musulmans convaincus de son obligation, et des musulmans qui sont convaincus au contraire qu’il n’est pas obligatoire (voir même qui sont « contre » le foulard) afin de me forger une opinion solide et d’être sûre de mes idées au moment où je le porterais. Finalement, je l’ai mis assez rapidement, sans avoir pris le temps de faire cette démarche, guidée par mon ressenti.

 Qu’est ce qui t’a motivé à le porter finalement ?

L’envie de mieux vivre ma religion, d’être plus musulmane, de montrer au monde celle que j’étais intérieurement depuis presque 3 ans… L’envie de plaire à Dieu, de me conformer à un modèle, à une certaine image que j’avais de la musulmane croyante et pratiquante qui cherche à se rapprocher de Lui.

Qu’en a pensé ton entourage ?

Cela s’est très bien passé avec mon entourage amical et à l’université. Mes vrais amis non musulmans ne l’ont pas mal pris, et je me suis plus facilement faites de nouvelles amies musulmanes une fois que je le portais. Je n’ai jamais ressenti le foulard comme un frein dans mes relations sociales à l’université. Il me permettait simplement de faire un tri direct entre les gens bien, ouverts d’esprit, et les autres.

Je n’ai jamais non plus eu l’impression d’être discriminée par les profs ou le personnel de l’université, bien au contraire. Je n’ai jamais eu de problème à trouver des jobs d’étudiant avec.

Avec ma famille, ça a été plus difficile. Je ne leur ai pas dis tout de suite que je le portais. Je ne le leur ai annoncé que quelques mois plus tard. Mes parents ont tous les deux très mal réagis, mon père en a pleuré et m’a dit qu’avec ça, il ne pourrait plus jamais être heureux de me voir. Le reste de ma famille, oncles et tantes, a mieux réagi, ou du moins de façon moins passionnelle. Ceci dit, suite à ça je ne l’ai jamais vraiment assumé face à ma famille. Je continuais à l’enlever avant de rentrer chez moi, dans mon quartier, lors de sorties avec des membres de ma famille, en vacances avec eux : je mettais alors une casquette dans laquelle je rentrais tous mes cheveux, et un col roulé ou une écharpe.

Pourquoi as tu décidé de le retirer ? Est ce à cause du regard des autres ?

Bon, là on commence à arriver aux questions plus difficiles… C’est dur à exprimer, dur à structurer. J’ai commencé tout doucement à rentrer dans une remise en question assez générale, sur ma foi et ma pratique religieuse, et notamment le port du voile. Je dirais que j’ai commencé à me poser des questions, par périodes, un an après l’avoir porté. Je n’avais pas la force de conviction de l’assumer auprès de mes proches, et je commençais à me sentir un peu schizophrène, j’avais l’impression de ne pas arriver à concilier ces deux « parties » de moi, ces deux référents culturels, ensembles de valeurs dont j’étais porteuse : mon islamité et mon occidentalité, si je puis m’exprimer ainsi. En gros, c’était une crise identitaire.

J’ai commencé petit à petit à m’éloigner de cette communauté musulmane dans laquelle je ne me sentais pas bien, dans laquelle je ne trouvais pas ma place. Je n’arrivais plus à me recueillir et me sentir bien dans les mosquées où différentes choses me dérangeaient de plus en plus (la ségrégation des femmes, l’irrespect de celles-ci du recueillement des autres par les bavardages, le « harcèlement » de certaines : »ma soeur, faut pas faire ci, faut pas faire ça, c’est shirk (association), c’est bid’a (innovation) », etc.… J’étais de plus en plus agacée par certains comportements. Et en tant que musulmane occidentale, je n’arrivais plus à me situer dans une communauté dont j’avais l’impression qu’elle ne pouvait pas accepter justement cette composante occidentale, européenne de mon identité. J’entendais trop de discours sur l’occident comme étant opposé à l’islam, sur les belges, les européens, comme étant l’opposé des musulmans (alors que je suis belge, européenne ET musulmane, et que pour moi ces deux identités se complètent et ne s’opposent pas, et que je suis loin d’être la seule grâce à Dieu.

Puis ces questions ont commencé à se faire de plus en plus présentes et pesantes. Je commençais à me sentir mal avec mon voile dans la rue, je ne l’assumais plus. D’une certaine façon, c’est aussi lié au contexte, dans le sens où je pense que porter le voile dans nos sociétés n’est pas anodin et nécessite un certain engagement. Engagement dont je n’étais plus capable. Je ne me reconnaissais plus dans l’image que je renvoyais en tant que « voilée », j’avais l’impression de communiquer quelque chose qui ne me correspondait pas, tant vis-à-vis des musulmans pour qui une convertie voilée, ça donne « Waw machaAllah tu es convertie et tu porte le voile, tu iras au Paradis ma soeur! » que des non musulmans. L’impression que ça ne me permettait pas de concilier les différentes facettes de ma personnalité, et de n’être pas en accord réellement avec la façon dont je vivais les choses. J’avais l’impression que porter le voile me mettait dans un moule dans lequel je ne me sentais pas bien, qui ne me correspondait pas, et j’étouffais. Et ça devenait pesant pour ma foi et nuisait à ma spiritualité dans son ensemble. Il m’est arrivé même d’annuler certaines activités car je ne voulais pas sortir avec mon voile, je me sentait trop mal avec.

Comment as-tu vécu « l’après voile » ?

Après avoir pris la décision de l’enlever, je me suis sentie soulagée, apaisée. Je sentais que j’allais pouvoir recommencer, repartir sur de bonnes bases, reconstruire ma spiritualité, mon Islam sur du solide, en me concentrant sur l’essentiel, la prière notamment. J’arrivais à un tournant dans ma vie, je terminais bientôt mon bac+3, j’allais changer d’université, de ville, je me suis dis que c’était l’occasion. Et j’ai décidé de le retirer après mon dernier jour d’examen. Je ne voulais pas avoir ce changement trop brusque dans mon université, affronter les regards, les questions. J’étais bien acceptée avec mon voile, je pense que j’en avais donné une image positive que je ne voulais pas briser en arrivant du jour au lendemain dévoilée. Et puis, ce serait moins facile à assumer.

La première fois que je suis sortie sans, j’étais un peu stressée, il faut bien le dire. Je m’attendais à me sentir quand même un peu mal dans la rue sans ce voile. Mais en fait non. Ca m’a fait bizarre de ne pas le mettre au moment de sortir, mais une fois dehors, je me suis sentie à l’aise, transparente, légère. J’avais rendez-vous avec une copine qui ne m’a pas reconnue tout de suite. Mais je me sentais tellement mieux dans ma peau.

Penses-tu le remettre un jour ?

Je ne sais pas si je le remettrai. Pour le moment en tous cas, ce n’est pas du tout à l’ordre du jour. Je ne suis pas contre en principe, mais je n’y trouverais pas beaucoup de sens. Je pense que je le porterais sans problème dans un pays musulman, dans un pays où le port du foulard est banalisé. Mais ici, ça implique trop de « visibilité », et c’est, je pense, ce qui me dérange le plus : l’image, le message que ça peut véhiculer, la distinction, la différenciation.

Quelle a été la réaction de tes proches ?

Ma famille a eu le respect de ne pas s’en réjouir ouvertement devant moi, et je leur en suis très reconnaissante. J’en ai profité pour mettre certaines choses au point avec eux : je retire le voile, oui, mais je reste musulmane, pratiquante, et n’essayez surtout plus de me faire manger de la viande non halal!! par exemple. Je me suis sentie plus en cohérence avec moi-même. J’assume beaucoup mieux mon islam face à eux depuis. Avant de le retirer, j’en ai parlé à plusieurs personnes, plusieurs amies, beaucoup avec mon ex. J’en ai parlé avec mes amies tant musulmanes que non musulmanes, des voilées, d’autres qui ont retiré le voile. Je voulais me confronter aux avis des autres afin d’être sûre de ce que je voulais, de ma décision, de mon choix, pour ne pas le faire sur un coup de tête. Du coup, ils étaient préparés à l’idée, et savaient que c’était le fruit d’une longue réflexion pour moi. Certain(e)s ont compris, d’autres moins, mais Dieu soit loué, tout le monde a respecté mon choix.

Je m’étais assez éloignée de la communauté depuis un certain temps, donc les musulmans de mon entourage ne sont que mes amis proches, à qui j’ai expliqué ma démarche. Globalement je n’ai pas eu de réaction vraiment négative. Je pense qu’à partir du moment où on fait son choix de façon mûre, réfléchie et mesurée, où les gens voient bien qu’il ne s’agit pas de sortir la minijupe ou de quitter l’islam, ils respectent globalement ce choix.

Où en es tu aujourd’hui ?

Le retirer m’a fait beaucoup de bien, à moi et à ma foi! Maintenant j’ai recommencé à m’investir un peu dans la communauté, à fréquenter les mosquées, et Dieu soit loué, les gens m’acceptent bien sans mon voile. Et, paradoxalement, je me sens tellement mieux dans ma foi, tellement plus musulmane. J’ai l’impression d’avoir retrouvé ma place…

Je ne sais pas si c’est très bien de le dire, mais je ne regrette pas de l’avoir retiré. Par contre j’admire et je soutiens à 300% les femmes qui le portent et qui l’assument, qui le vivent bien. Je trouve ça magnifique, bravo à vous les filles! J’ai peur parfois d’être un mauvais exemple pour certaines…

Dans le même dossier :

Qu’attends-tu pour demander ma main ?

9 novembre 2009 par Khadija  
Classé dans Célibat Mariage & Cie

hatcLes discussions au téléphone, les entrevues programmées, mais qu’est ce qui empêche ce prétendant de demander la main de sa dulcinée, de lui exprimer clairement ses sentiments ?

Certaines jeunes femmes ne se voient pas forcément être présentées à quelqu’un par leur famille. Elles les rencontrent toutes seules sans en parler aux proches, à l’université, ou encore à l’école, au travail, sur le net ou de manière fortuite. Une relation se construit alors et de jour en jour. Elle s’éprend de l’homme qui la rend toute fofolle dès que son nom apparaît sur le téléphone, ou qui la rend toute chose quand ils se voient. Elle n’en parle qu’à ses amies proches, ne dit rien à sa famille tant que rien n’est officiel. A quoi bon dire à maman qu’elle a rencontré quelqu’un si elle n’est pas sûre de ce qu’il ressent pour elle ? A quoi bon s’emballer quand Monsieur ne lui manifeste pas son envie de l’épouser ?

Alors elle attend, patiente, parce que ce n’est pas à elle de faire le premier pas, non ! L’usage veut que ce soit lui qui prenne son courage à deux mains. Et puis elle se sent mal, veut que cela devienne officiel, et qu’elle arrête de mentir à sa maman quand elle sort les samedis soirs ou quand elle discute pendant des heures au téléphone. Qu’elle arrête de lui dire qu’elle va chez sa copine, ou qu’elle sort avec ses amies alors que c’est lui qu’elle va voir. Et qu’elle arrête de se cacher et de sauter les repas de famille quand elle l’a au bout du fil. Alors, elle s’emporte, et explose un beau jour en lui lançant : « qu’attends tu pour demander ma main bon sang ?!!! » Et le déclic, elle l’a eu à force d’écouter All the single ladies de Beyoncé. Et oui, Beyoncé et son fameux refrain « If you liked then you should put a ring on it », traduction: « si tu m’aimais tant, tu aurais dû m’offrir une alliance! » Une chanson qu’elle a écoutée en boucle et qui lui a fait prendre conscience que cela n’a que trop duré. Et c’est tout en chanson qu’elle se dit qu’il lui faut sauter le pas.

Mais oui, qu’attend t-il pour lui exprimer ses sentiments et lui dire que c’est elle qu’il veut pour épouse ? Ne la connaît-il pas assez ? Pourquoi tant d’hésitation ?

Il faut dire que les femmes savent bien souvent ce qu’elles veulent (un mariage en l’occurrence) et qu’elles sont sûres de ce qu’elles ressentent. Elles n’ont pas forcément besoin d’attendre une éternité avant d’être convaincue que c’est le bon. Alors, sont-elles plus confiantes et décidées que les hommes ? Ou les hommes ont-ils besoin de plus de temps pour être en confiance et faire le grand saut ?

Les hommes qui hésitent à s’engager, se cachent souvent derrière le fait qu’ils ont tout leur temps avant de fonder une famille. Ils expliquent qu’ils ne sont pas encore posés financièrement, qu’ils ont besoin de se stabiliser même quand ils sont bien en poste, ou qu’il leur faut bien connaître la personne avant de demander à sa main en dépit des multiples conversations qu’ils ont eu avec la demoiselle qu’ils fréquentent.

Alors, ces jeunes femmes se morfondent, sont déboussolées et patientent ou disent stop. Elles doutent d’elles et pensent qu’elles y sont forcément pour quelque chose. Les plus affirmées, imposent d’emblée un cadre, dès la première entrevue, pas question de perdre leur temps, ni le sien. Mais nombreuses sont celles qui souffrent en silence et continuent à mentir à maman.

Qu’attends-tu pour demander ma main ? Comme dirait sister Beyoncé, « après trois années de pleurs, tu ne peux pas être fâché contre moi si un autre m’a remarquée », enfin un truc comme ça. Bon, trois ans, c’est un peu beaucoup, mais on est pas loin, et la sista a raison, parce que contrairement à ces messieurs les girls, l’horloge tourne, tic tac, tic tac…

N’oubliez pas les appels à témoins.

La Gifle de Sabrina Rouagdia

6 novembre 2009 par Khadija  
Classé dans Portraits

Sabrina Rouagdia - La GifleLes femmes endurent les pires épreuves et elles sont souvent seules à les affronter. Sabrina fait partie de ces femmes qui ont souffert et vécu des moments très difficiles mais qui ont, malgré tout, réussi à réagir et à relever la tête. Elle est l’auteure de La Gifle, un récit autobiographique où elle relate sa vie de femme battue et bafouée. Elle nous raconte comment, par amour pour ses enfants, elle a réussi à surmonter sa peur et à quitter son mari, ce bourreau.

Pourriez-vous vous présenter à nos lectrices, revenir sur votre parcours.

J’ai 41 ans, je suis mère de deux garçons âgés de 15 et 17 ans. J’exerce le métier d’auxiliaire de vie. En 1986, à 17 ans, après avoir obtenu mon diplôme de couturière, je suis partie en Algérie pour terminer mes études en stylisme, et aussi connaître mon pays, et j’ai eu le coup de foudre pour celui qui deviendra mon mari et tortionnaire pendant plus de 9 ans.

Pourquoi avoir écrit un livre ?

La décision d’écrire ce livre vient du fait que je voulais absolument laisser un témoignage à mes enfants, pour qu’ils sachent ce que j’ai vécu et qui est leur père. C’est aussi une forme de thérapie  cela m’a permis d’évacuer, d’extérioriser tout ce que j’ai du cacher.

Pourquoi ce titre ?

Tout simplement parce que ça a commencé par une gifle. Je le connaissais depuis 2 mois à peine, quand j’ai reçu ma première gifle, je n’ai pas compris pourquoi je l’ai reçue, et surtout, je n’ai pas réagi. Aujourd’hui encore je ne comprends toujours pas.

Votre mariage était-il un mariage d’amour ?

Oui, mon mariage a été un mariage d’amour, c’est moi qui l’ai choisi.

Avant votre mariage, n’y avait-il pas eu de signes précurseurs ?

Avant mon mariage il y a eu des moments violents, ils se sont reproduits plusieurs fois, et après 5 ans de fréquentation, je l’ai épousé, en 1991. Les coups, la violence, les insultes, l’humiliation ont été mon pain quotidien pendant 9 ans jusqu’en 1995, date de mon divorce Mais j’ai connu encore 6 ans de harcèlement et de violences jusqu en 2001, après mon divorce. Une semaine après mon mariage pendant mon voyage de noces, il m’a fracturée la mâchoire. Un an après mon mariage en 1992, nous avons eu notre premier enfant, et même pendant ma grossesse il m’a frappée à coups de poing et de pied, et fouettée avec un tuyau à sept mois de grossesse. Je suis revenue en France quelques jours avant mon accouchement et 24 h après la naissance de mon fils, j’ai subi l’intolérable dans ma chambre d’hôpital : il m’a sortie du lit, m’a frappée et m’a cassée le nez, quelques heures après avoir donné la vie! J’étais en sang et j’ai menti aux infirmières en leur disant que j’avais glissé dans la baignoire, tellement j’avais honte de moi. La violence a toujours été présente, malgré la naissance de mon deuxième enfant, né en 1994.

Entre 93 et 95, j’ai entamé une procédure de divorce qu’il n’acceptait pas puisque la violence continuait toujours, et j’avais peur de lui, j’ai porté plaintes plusieurs fois, mais je les ai  retirées par la suite car il avait menacé de tuer mon fils si je ne le faisais pas. J’ai toujours persisté dans mes démarches ,j’étais seule à mener ce combat contre lui, je n’ai eu aucun soutien autour de moi, j aurais voulu qu’on me secoue vraiment, qu’on m’aide à le quitter, qu’on fasse plus que de constater, j’étais livrée a moi même.

Qu’est ce qui vous a poussé à dire stop ?

Ce qui m’a poussée à dire stop, ce sont mes enfants, et c’est pour eux que j’ai réussi à le quitter définitivement. Je voulais les protéger, je ne voulais pas qu’ils vivent dans la violence, et j’avais aussi peur qu’un jour il leur fasse du mal. Je ne voulais pas q’un jour ils puissent reproduire, dans leur vie future, la même chose que lui. Je m’en suis sortie grâce à mes enfants et à l’écriture.
A 17 ans, j’ai tenu un journal intime comme beaucoup de jeunes filles et par la suite j’ai toujours continué à écrire, et ce pendant des années. J’écrivais sur des morceaux de papier, en cachette, tout ce qu’il me faisait subir, pour ne jamais oublier, comme si je m’envoyais des SOS, comme si je savais que ce témoignage m’aiderait à le quitter.
 
Vous avez supportez cela pendant 9 ans, comment avez-vous pu tenir aussi longtemps ?
 
Beaucoup de personnes se demandent pourquoi j’ai attendu 9 ans pour réagir et sortir du cercle vicieux de la violence. Simplement parce que j’ai cru à l’amour, j’ai toujours eu espoir qu’un jour cela  cesse. Il m’avait isolée de ma famille, de mes amis, de mon entourage. On est pleins de rêves et d’illusions à 17 ans, c était mon premier amour. Je croyais au prince charmant, je refusais l’échec de mon couple et j’étais totalement sous son emprise, consciente et en même temps incapable de réagir parce qu’amoureuse, et ce, malgré mon fort caractère.

 

Quel est votre rapport aux hommes depuis votre divorce? 

Cela fait 14 ans que je suis divorcée et aujourd’hui je suis seule. J’ose espérer que la perversion humaine n’est pas propre à tous les hommes, ce qui me laisse croire en la rencontre de l’homme qui me fera vivre des moments heureux, inchallah.
Les hommes qui battent leurs femmes sont plus à plaindre qu’à blâmer et la force d’une femme se trouve dans la volonté de ne plus être esclave , de s’en sortir et d’aller de l’avant. La violence n’est pas une fatalité.
     

Depuis la publication de votre livre, des femmes viennent-elles vous voir pour vous demander conseil ? Que leur dites vous ?

Depuis la sortie de mon livre, je suis très sollicitée par les médias, les associations, pour des  conférences afin d’apporter mon témoignage, pour sensibiliser les jeunes dans les lycées par prévention.
Beaucoup de femmes sont venues me voir pour me remercier, certaines ont pris la décision de quitter leur mari violent après la lecture de mon livre, d’autres me demandent des conseils et c’est ma plus grande réussite, le fait que mon histoire puisse aider d’autres femmes dans le même cas que moi. Beaucoup se sont retrouver dans mon histoire.
 
Je leur explique qu’il faut avoir conscience du fait que dans la violence conjugale nous ne sommes pas coupables, mais victimes. Et qu’il ne faut jamais s’enfermer dans le silence, comme je l’ai fait. 

 

Quelle femme êtes vous aujourd’hui ?

Je suis une femme plus forte et sereine, aujourd’hui je suis plus sensible à la souffrance des autres.

Un message pour les lectrices de Hijab and the city ?

La violence peut atteindre n’importe quel être humain ; la violence n est pas le fait de la religion , elle est universelle, mondiale, et touche toutes les classes sociales. Une femme meurt tous les 2 jours des suites de ses blessures, et une femme sur 10 est victime de violences conjugales. Il faut en parler, que les femmes sachent que la loi existe et qu’aujourd’hui la justice nous protége. Il ne faut pas avoir honte et pour terminer, j aimerais dire à toutes les femmes ayant subi ou qui subissent encore, que j ai longtemps toléré l’intolérable, mais aujourd’hui je suis une femme libre et j’aimerais de tout coeur que toutes ces personnes puissent retrouver la même liberté que moi, que mon histoire pourra donner aux femmes battues la force de s’en sortir et d’aller jusqu’au bout de leur combat. Il ne faut pas tomber dans la folie destructrice dans laquelle j’étais. Un homme violent est dangereux, sa folie est incontrôlable, j aurais pu mourir. J ai beaucoup de chance d’être encore en vie, il faut savoir partir porter plainte. Je vous en supplie, surtout ne retirez jamais vos plaintes, partez !

Photo en une : Sabrina Rouagdia - RVR Studios.fr

Le pèlerinage, ce voyage

2 novembre 2009 par Khadija  
Classé dans Spiritualités

hatc femme.Que les âmes malheureuses et désespérées passent commande auprès des pèlerins millésime 2009 ! Et oui, l’heure du pèlerinage a sonné pour certaines, un voyage extraordinaire, et bien souvent inattendu. Bien sûr, on s’y prépare des mois voire des années avant, car au-delà d’être « the  » voyage, il a avant tout un coût, un vrai business. La prescription qui veut que le pèlerinage n’est obligatoire qu’à celui qui en a les moyens prend aujourd’hui tout son sens. En effet, le pèlerinage est une véritable mine d’or pour les agences qui les organisent et qui surenchérissent sur la qualité de la prestation. Et les offres se démultiplient : entre l’option hôtel cinq étoiles avec chambre individuelle (de couple), la limousine qui vous dépose à la Mosquée ou encore le sacrifice du mouton inclus ouh !!! Des packages tous aussi intéressants les uns que les autres pour vivre son pèlerinage dans les meilleures conditions possibles, faut juste avoir une bonne bourse et ne pas tomber sur des aigrefins.

Mais au delà de l’aspect commercial, le pèlerinage c’est avant tout une aventure humaine et c’est bien là que l’effort est à faire, car en soit, à moins d’être physiquement très faible, les rites sont faciles à accomplir. Ce qui est éprouvant et rude c’est bel et bien de supporter l’attitude, parfois désinvolte, de ses coreligionnaires. Une marée humaine, regroupant des personnes venues des quatre coins du monde et qui, comme tout bon pèlerin, n’ont qu’un but en tête, faire le maximum, c’est à dire même les rites surérogatoires, ou honorer un challenge comme celui de toucher la fameuse Pierre Noire. Or, tout le monde n’a pas le même rythme, les mêmes capacités ; aussi, l’attention est de mise et surtout la patience. Garder son flegme même quand on reçoit des coups de parapluie sur les côtes ou quand on nous piétine. Des épisodes à la fois surprenants et cocasses que les pèlerins nous racontent avec le sourire une fois de retour mais qu’ils ont du supporter sur le coup en pensant au mérite du hadj.

On nous fait part également de la richesse des cultures pendant ce voyage et de la diversité des façons dont le pèlerinage est vécu par les différentes communautés. Mais l’émerveillement est unanime face à la discipline des Asiatiques, en particulier des Indonésiens et des Malais. On dit que dans ces pays, n’est autorisé à accomplir le pèlerinage que celui ou celle qui aura auparavant passé un examen de bonne conduite ainsi qu’un test de connaissances sur le hadj et ses rites. Mais ce qui fait le charme de ce fabuleux voyage, c’est qu’il est plein de rebondissements et de surprises.

Et puis, il y a les moments shopping pour certaines, où l’on fait le plein d’étoffes de soie, de parfums musqués, de chapelets premier choix et de tenues traditionnelles.

Mais rappelons le, le hadj c’est avant tout l’occasion de se recueillir et de se rapprocher de son créateur. C’est la chance d’escalader les Monts Ohod et Arafat, et pour les plus courageuses d’aller jusqu’à la grotte de Hira. Des endroits historiques où l’on ressent une quiétude certaine et une paix intérieure.

Alors souhaitons bon voyage à toutes celles qui s’apprêtent à partir et pensez à formuler vos requêtes auprès de ces dernières (hein les célibattantes ?).

 Et bon voyage à Cuistot et Karimouch, que votre pèlerinage vous comble de bonheur. Et ayez une pensée pour les hatcien(ne)s, petites veinardes !

Pensez à faire un tour dans notre rubrique Appel à témoins afin de partager avec nous vos expériences et vos histoires. 

Focus sur … les créatrices du Golfe

30 octobre 2009 par Khadija  
Classé dans Portraits

Dubai Fashion weekIl y a quelques années de cela les pays du Golfe c’était des femmes en abaya « classique », en niqab ou le visage découvert, des pays où la mode se mouvait très peu. Pas de défilés, l’abaya étant la tenue par excellence laquelle connaît d’ailleurs un franc succès depuis quelques années dans bon nombre de pays occidentaux.

Aujourd’hui on assiste au développement d’une véritable mode khaleeji (des pays du Golfe) et à l’émergence de créateurs qui révolutionnent le vêtement de la femme arabe. On passe de la simple abaya noire à la abaya repensée, colorée, fashion et on la décline à l’infini. Mais l’abaya n’est pas le seul vêtement que l’on réadapte, les robes traditionnelles ou encore les jalabiyas font l’objet elles aussi d’un véritable lifting. 

Ces femmes qui donnent un nouveau souffle au vêtement khaleeji sont elles-mêmes originaires de ces pays. Emiratis ou encore Saoudiennes, elles font défiler sur les podiums de la Dubai fashion week, qui se déroule en ce moment même, ou du Arabian Fashion World, des modèles à la fois traditionnels et tendances avec de la couleur, des strass, du volume. Les mannequins sont sveltes et élancées, la plupart étant originaires des pays de l’Ouest. Finalement, le diktat de la minceur ne se cantonne plus à l’Occident, il est bel et bien devenu transnational.

 Beena Soni, Homa Qamar, Amina Al Jassim ou encore Rabia Z, des stylistes dont les modèles font la une de magazines féminins arabes. Elles se sont fait un nom et s’imposent même au Royaume-Uni où leurs pièces sont très appréciées des jeunes londoniennes.

Dubai Fashion week 2Ces femmes proposent une mode adaptée aux coutumes de ces pays, avec un soupçon d’extravagance et d’originalité, rompant ainsi avec l’abaya noire austère. Mais l’originalité a l’air de ne connaître aucune limite chez certaines. En effet, les coupes sont parfois assez déconcertantes et les étoffes un brin extravagantes. On est parfois au bord du mauvais goût et du kitsch. Bien sûr tout est relatif, et il n’est pas question d’adopter une posture ethnocentriste. Mais il faut avouer que parfois la créativité nous dépasse, et c’est un peu le sentiment que l’on a en observant certains modèles.

Les pays du Golfe ont leur fashion week et des créateurs qui débordent d’imagination. Ces femmes ont impulsé une véritable mode et un engouement pour le style khaleeji jusque là sobre et spartiate. Aujourd’hui il nous faut pour certains modèles porter des lunettes de soleil parce qu’entre les strass et les couleurs chatoyantes…   

La fin du fish ?

28 octobre 2009 par Khadija  
Classé dans Ce qui fait débat

filet fishLa nourriture ça fédère, ça rend heureux, preuve en est le coup de fil d’une amie qui m’a dit avec joie un beau matin « hey, y a Quick qui se lance dans le halal à Marseille, trop bien on pourra consommer autre chose que du fish, enfin ! ». Oui, sauf que pour en manger il faudra faire des kilomètres et des kilomètres. Et puis, entre nous la malbouffe c’est pas très glamour.

Les fast food halal, ce n’est pas ce qui manque en région parisienne. Pourtant, un certain engouement est notoire dès que les grandes chaînes se mettent au halal, faut dire que c’est meilleur chez eux tout de même, le sandwich a plus de volume et la sauce a ce petit truc qui la rend spéciale. Mais quelle déception et quelle colère quand on apprend que certains établissements nous auraient trompés tel le KFC selon une enquête qui devait être diffusée sur M6 dimanche dernier mais qui a été déprogrammée (d’ailleurs, petite pensée pour ma copine Fatou qui en avait fait sa Tour d’Argent…).

Je me souviens qu’il fut un temps où il était fortement déconseillé d’aller manger dans des fast food : pas assez hygiéniques, trop caloriques et il y avait des légendes urbaines qui alimentaient les rumeurs autour de ces établissements. On criait à qui voulait l’entendre que dans tel kebab, on avait retrouvé des peaux de chats, que le vendeur de sandwich du coin oubliait de ranger ses outils à tel point qu’on retrouvait des clous dans ses buns. Bref, autant de faits divers qui mettaient à mal les affaires de ces fast food. Aussi, nos mamans nous interdisaient de consommer pareilles pitances, et ce n’est qu’à notre majorité que l’on a pu découvrir le sandwich grec, et quelle découverte !

Les big mac halal se sont pourtant déjà bien installés de l’autre côté de la Méditerranée, au Maroc pour être plus précise. Là-bas les avis divergent : vous avez ceux qui vous démontrent par A+B que ce n’est pas licite en vous expliquant que la viande est importée et que de toute façon Mc Do a autre chose à faire que de contrôler avec minutie ses viandes, et ceux qui vous tirent pas la main en vous disant «  mais non c’est halal, c’est marqué dans le coin là-haut, et puis ça n’engage qu’eux », pas très rassurant vous en conviendrez. Or, il vous faut faire un choix : halal ou pas halal ? Mac arabia à la coriandre (exclusif au Maroc) ou bocadillo du marchand ambulant (que l’on soupçonne de garnir ses sandwich de foie de minouche) ?

La traçabilité des produits est encore plus rigoureuse aujourd’hui selon ces grandes chaînes face à autant d’incertitude. En attendant, ça ne nous a pas empêché entre temps de goûter aux multiples hamburgers que proposent Ronald pendant les vacances sur les côtes marocaines. On était là avec les copines et les cousines à commander les différents menus pour savoir lequel était le plus exquis, bien sûr tout est relatif, parce que ne l’oublions pas ce n’était pas non plus du Fauchon. Au final, et c’est le plus hilarant dans tout cela, on en venait à conclure que « hein hein y a pas mieux que le fish ! » Ironie du sort ? Après avoir goûté aux sandwichs défendus, on se rendait finalement compte qu’on n’avait rien raté pendant toutes ces années.

On se réjouit d’avoir des hamburgers halal pendant que nos cuisses nous supplient de ne pas succomber. Et qui a tenté les hamburgers surgelés ? Si Cuistot me lisait, elle me dirait : tu n’as pas honte d’inciter les gens à la malbouffe ? A quoi je réponds non, j’expose et elles disposent.

J’oubliais : je suis sidérée ou plutôt j’ai tendance à m’esclaffer de l’intérieur (ça ne se dit pas je sais) quand j’entends une jeune femme (ici comme au Maroc d’ailleurs), ruminant son chewing-gum dire « alors moi ce serait un menu double cheese, une grande frite, double potatoes, double double, un sundae caramel et… un grand coca LIGHT s’il vous plait ». Où est la logique ? Sûrement en Antarctique ou au pays des Toupoutous !

Quand notre corps crie au secours

26 octobre 2009 par Khadija  
Classé dans Look at mon style

Il fait froid, l’hiver approche, on a sorti les manteaux et les gants. Et quand il fait froid, on a tendance à avoir faim. Alors on se gave, on mange sans restriction et ce n’est qu’après quelques jours qu’on en sent les effets. On fait un bon 38, voire on va vers un petit 40. On est malgré tout contente de prendre parce que le visage était plus que creusé, et on est heureuse de bien porter son pantalon. Les formes il faut en avoir, mais plutôt comme Beyoncé avec ses grosses cuisses galbées. 
 
N’ayant pas envie (ou plutôt les moyens, parce que quelle femme refuserait de faire du shopping rien que pour elle ?) de refaire toute notre garde-robe, on a tout intérêt à faire attention en faisant ce qu’il faut pour ne pas finir par se détester, si ce n’est pas déjà le cas.
 
Primo : on se met dans le bain en courant chez Décathlon ou Intersport pour se motiver et s’acheter la tenue qu’il nous faut. Des pantalons de fitness sympa et des tops au top, des polaires de préférence. On s’achète une bonne paire de training, histoire de bien courir et d’éviter les entorses comme une paire de Mizuno (ma dernière acquisition), made in Japan, spécialement conçue pour le running.
 
Secundo : Fini les glaces et les chocolats, non c’est trop dur !!! D’autant que le chocolat est un excellent anti-stress, alors ok si c’est du noir et si c’est juste un carré tous les deux jours. Pourquoi pareille torture ? Parce que je vous rappelle les girls que notre patrimoine génétique veut que le surplus se concentre sur des zones bien spécifiques, et pas là où on voudrait, alors autant éviter les mauvaises surprises ! On mange sainement et on privilégie la bonne cuisine plutôt que les aliments trop gras et trop sucrés. Rassurez-vous, on peut toujours se faire plaisir, les nutritionnistes appellent ces entorses des « repas gala » ou des « plats plaisirs », mais une fois par semaine et puis c’est tout comme dirait l’autre.
 
Tertio : Buvez de l’eau ! Exit les boissons sucrées qui rongent les dents. Et si possible pensez à ne plus sucrer vos boissons chaudes surtout si vous les accompagner de gâteaux ou de confiture le matin. L’eau c’est bon pour les reins, bon pour la peau et c’est plus économique.
 
Enfin, fixez vous de vrais objectifs en planifiant vos heures de course à pieds ou mieux en vous inscrivant à un sport  :  l’important ,c’est de bouger. En tout cas une chose est sûre, quand on investit dans des séances de sport on se sent le devoir d’y aller, autrement on se dit que c’est de l’argent jeté par les fenêtres ! Le mieux est de courir au moins trois fois par semaine à raison d’une heure voire une heure et demie. On respire correctement ou on apprend à respirer pour éviter les points de côté.
 
Rappelez vous que si vous le faites, c’est avant tout pour votre bien-être. Et si vous ne vous voyez pas sortir pour faire du sport, il existe de nombreux moyens de faire du fitness à la maison, bien au chaud, le tout étant de prendre le temps et de se motiver. 
 
Alors on se ressaisit les girls. On pense au ventre plat et aux jambes fuselées, on se dit que c’est pour soi et non pour se soumettre au diktat de la mode. Ce n’est pas l’apologie de la maigreur qui est faite ici mais bien celle du bien-être. Parce qu’il faut tout de même garder ce qu’il faut, là où il faut.
 
Marre de se morfondre devant la glace et de sentir la cellulite s’installer. Aux grands maux les grands remèdes; on court et avec le sourire s’il vous plaît !

Ça finit par un mariage ?

22 octobre 2009 par Khadija  
Classé dans Célibat Mariage & Cie

sad beauty brideLaisser une longue période entre les fiançailles et le mariage permet aux futurs époux de se fréquenter et de mieux se connaître jusque dans l’intimité. Cela est d’autant plus vrai quand  le mariage religieux a été officialisé. Et c’est là que des questions se posent pour certaines.

L’union étant rendue officielle, donc reconnue, aussi bien sur un plan religieux que familial (les parents, la fratrie, les amis…), on considère alors qu’il est possible de se voir dans un cadre plus personnel, sans avoir à craindre les « faux pas ». On se sent alors plus à l’aise avec son « prétendant » qui le reste tant que la cérémonie n’a pas eu lieu. On constate alors qu’aujourd’hui un mariage religieux oral (hlal) suffit pour certaines, bien qu’aux yeux de la loi ces dernières vivent en concubinage avec « leur mari », qui civilement ne l’est pas mais qu’importe, ce qui compte pour elle c’est le « hlal ».

Revenons à ce jeune couple, en attente d’un mariage civil et d’une cérémonie. Ils se côtoient très régulièrement et se découvrent de jour en jour. Ils s’apprécient et ne se voient plus seulement chez la famille ou à l’extérieur dans les lieux publics (sorties, restaurants), mais plutôt chez le prétendant quand celui-ci vit seul. On décide de la déco du « chez nous » ensemble, ou alors on la repense quand celle-ci a déjà été faite. Des va et vient dans l’appartement qui offrent l’occasion de se retrouver seuls, à l’abri des regards indiscrets.

Les paroles se font rares et ce sont alors les sens qui s’exaltent. L’attirance physique est là mais on ne sait pas si s’oublier est une bonne idée ou pas. On se dit alors qu’il est légitime de s’abandonner, se laisser aller car après tout le « hlal » a été fait. Or, ce n’est pas si évident que cela. Nombreuses se retrouvent gênées par cette situation et se refusent à quelques relations physiques que ce soit, même si elles doivent le supporter avec beaucoup de souffrance et de patience. On ne sait plus comment réagir, ni à qui en parler. On hésite à en parler aux proches par pudeur et par gêne. Puis on se tourne vers les amies qui elles craignent de mal conseiller notre future mariée.

Alors se pose la question de la confiance : la confiance en lui, en Dieu. Pour beaucoup, le « hlal » reste superflu, c’est le mariage civil qui scelle réellement l’union entre les deux êtres. On ne sait pas de quoi est fait demain et on reste circonspecte de peur d’être désagréablement surprise. On ne fait donc pas le pas, et l’on résiste ou l’on cède à quelques petits jeux, au flirt sans aller plus loin.

Néanmoins, il arrive que l’on accepte et que l’on n’éprouve aucune culpabilité. Le « hlal » est une union sacrée qui transcende même le mariage civil, alors pourquoi s’interdire ce qui nous est permis ?

Ainsi, se fiancer aujourd’hui engage beaucoup plus de choses que l’on ne croit. Un événement qui nous paraît classique et banal au premier abord, qui n’est là que pour rendre officielle une relation entre deux personnes, peut s’avérer être compliqué à gérer. Alors que faire ? Devons nous nous hâter à nous marier, une fois que l’on est sûre que c’est le bon ? Devons nous sauter l’étape fiançailles ? Et quand la salle prévue pour le mariage n’est disponible que dans six mois et que le « hlal » a été fait, puis-je aller plus loin avant les noces ?

Autant de questions que l’on se pose, parce que ce que l’on garde en tête c’est le respect de certains principes. On veut que les choses se fassent bien et on en oublie les subtilités et quelles subtilités !

Ça commence par des fiançailles, fiançailles…

21 octobre 2009 par Khadija  
Classé dans Célibat Mariage & Cie

Wedding RingsVous souvenez vous des rondes qui ont bercé notre enfance ? On était toutes rassemblées avec les voisines et l’on se mettait à révéler les amours de chacune, le béguin qu’une telle avait pour le voisin d’en face ou le camarade de classe. Et il faut dire que nous étions des pionnières en matière de mariage mixte ! On était pour le brassage ethnique sans limites, musulmans ou pas d’ailleurs : c’était des couples du genre Leïla et Ozgür, jusque là ça va ; Malika et Eduardo, eh oui no taboo, Nadia et Julien ou encore Salamata et Abdeljalil, bien sûr il y avait aussi Samira et Kamel.

 Et il y en avait une dont la chanson débutait ainsi « un samedi soir je dis à ma mère, voulez-vous savoir le garçon que j’aime » waw et c’est qu’on vouvoyait nos mamans ! Et ça continuait ainsi « j’ai donné mon cœur à … » et  « ça commence par des fiançailles ». Déjà, à l’époque, nous avions intégré certains codes, alors que nous n’avions que 8 ans. Nous savions qu’il fallait avant de se marier, se fiancer. Oui, mais comment ?

Les fiançailles sont une étape importante dans la vie d’un couple. C’est la période qui précède celle du mariage, le moment où l’on déclare son intention d’épouser quelqu’un. L’homme offre alors une bague à sa bien-aimée, signe de son amour.

Or, tout le monde ne vit pas cette étape de la même façon. En effet, pour certaines les fiançailles sont un moment crucial et tellement capital qu’il faut les fêter comme il se doit. Bien souvent cette fête ressemble à une cérémonie de mariage : de nombreux invités, une tenue exceptionnelle à la Sissi pour la mariée, un banquet, sans oublier la fameuse pièce montée. On dépense une somme monstre, pour au final remettre cela quelques mois plus tard, et là on a vraiment un sentiment de déjà vu. Le plus malheureux, c’est quand, au final, il n’y a plus rien entre le dit couple, c’est la rupture. Alors, tout le monde se pose la question de savoir quand aura lieu le mariage et c’est peu de temps après que l’on réalise que c’est de l’histoire ancienne et qu’il faut tourner la page.

Pour d’autres les fiançailles c’est le « hlal », ou encore la « fatha » c’est à dire le mariage religieux. On le célèbre avant la cérémonie de mariage, parfois le même jour que le mariage civil. C’est en petit comité que cela se passe : la famille essentiellement et quelques amis autour d’un repas. La promise porte alors un vêtement traditionnel et est coiffée d’un beau chignon mais qui reste sobre pour ne pas trop gâcher l’effet de surprise le jour J, où là elle aura l’air d’une princesse. Elle se pose près de sa belle-famille et de l’élu de son cœur. Les familles font plus ample connaissance et on va même jusqu’à sortir quelques dossiers sur vous, l’affiche en bref. La maman du fiancé vous offre une bague de fiançailles (que son fils aura financé bien sûr), là vous lui embrassez le front et belle maman de vous dire « tu as ma bénédiction ma fille ».

Enfin, pour d’autres on fait d’une pierre deux coups, pas de fiançailles donc. Bien sûr les familles se sont rencontrées, le futur époux visite sa belle-famille ou pas d’ailleurs, et tout s’officialise le jour du mariage : à  14 heures, mariage civil ; à 19 heures, cérémonie de mariage avec entre temps le mariage religieux.

Les fiançailles se célèbrent ou pas, tout dépend des envies de chacune, des traditions également. C’est bien souvent un moyen d’officialiser la relation que l’on a avec son cher et tendre et de mieux le connaître mais cela nous amène parfois à nous retrouver face à des situations délicates…

La suite au prochain épisode.

La méritocratie, vous y croyez ?

19 octobre 2009 par Khadija  
Classé dans Ce qui fait débat

« Quand on veut , on peut » ; « travailler dur », autant de formules qui reviennent sans cesse dès qu’il s’agit de parler de réussite sociale. En fait, c’est simple, pas de secret pour toutes celles qui souhaitent avoir une vie paisible, confortable à l’abri des dettes et des périodes noires, il suffit de se tuer à la tâche et forcément ça paiera !

Ça commence par les études. D’emblée, tout le monde connaît bien évidemment ce qui est prometteur de ce qui ne l’est pas, et tout le monde part avec les mêmes chances à en croire certains. Tout est une question de volonté et de motivation, donc. On savait toutes que la formule prépa + grande école c’était bien plus élitiste et porteur que la fac, ou encore que les stages sont à faire dès l’obtention du bac ou mieux pendant, bah voyons !

Certes, l’instruction est le meilleur moyen de se donner les moyens, je m’explique : nous ne disposons pas des mêmes capacités c’est un fait, certains sont meilleurs en mathématiques, d’autres en littérature, d’autres encore en économie, en arts plastiques, en biologie, en langues, en histoire, en mécanique et la liste est longue. Savoir exploiter ses prédispositions ou travailler avec opiniâtreté quand il s’agit d’un domaine où l’on est moins bonne, nous permet de mettre certaines chances de notre côté, je dis bien certaines et pas toutes. En effet, au-delà des connaissances que l’on acquiert, des compétences que l’on peut mettre à profit, il existe tout un tas d’éléments à prendre en compte et qui nous font réaliser que tout ne vas pas de soi, qu’il ne s’agit d’une simple opération du genre 2 + 2 = 4 mais qu’au contraire il arrive parfois que le résultat soit nul et non avenu.

On parle de méritocratie, quand il s’agit de promouvoir une personne sur un seul et unique critère, celui du mérite. Qu’en est-il de celui ou celle qui a 23 ans, un bac + 2 en droit à son actif, mais laborieusement obtenu, réussi à accéder à un poste à haute responsabilité ?

Je ne suis pas pessimiste, je vous rassure, surtout celles qui sont en plein dans leurs études, parce qu’y croire c’est le début de la gloire. Néanmoins, le spectre de la dominance plane sur nos têtes ainsi que celui de la discrimination, du deux poids deux mesures…

Et pour éviter la grosse gifle à laquelle on ne s’attend jamais, il vaut mieux partir avertie. Et quand on l’est avec la tête bien pleine, cela vous garantit le succès, du moins je l’espère.

Il n’y a pas de recette miracle mais des réalités qu’il faut réussir à déjouer. Notre belle nation nous donne aujourd’hui un exemple patent de cet état de fait : Jeannot au commande de La Défense, non pas parce qu’il est « bien né » comme dirait le paternel, mais parce qu’il l’a mérité ! Népotisme quand tu nous tiens ! Et à plus petite échelle, vous vous apercevrez que c’est pareil en entreprise, et on le sent encore plus quand il s’agit de trouver un stage ou pire un emploi, et ce quelque soit le domaine (même à l’usine !).

Finis donc la période des bons points et des images à collectionner, place à la stratégie et aux relations mes belles. Réseautez autant que vous le pourrez , soyez perspicaces mais pas trop, sachez être là où il faut quand il le faut et apprenez à vous vendre (surtout les universitaires, c’est fou ce qu’on peut être naïfs).

Bienvenue dans le monde du passe-droit et de la préférence, et  c’est ce qui fait loi depuis longtemps et ce n’était donc qu’un rappel les girls que l’actualité n’a pas manqué de nous faire.

Quand on veut on peut, d’accord mais en se prémunissant de pas mal de choses. La course au mérite est lancée : à vos relations, prêtes, feu, réussissez !

Interview exceptionnelle de Tariq Ramadan

16 octobre 2009 par Khadija  
Classé dans Portraits

Hijab and the city publie cette semaine une interview exceptionnelle de Tariq Ramadan. Au programme, une discussion autour de son ouvrage l’Autre en nous, une ode à l’amour et à l’enrichissement par la différence, une autre façon de voir le monde, de voir l’autre. Rencontre avec un homme porteur d’un message empreint d’humanité et de sincérité.

Tariq RamadanVotre livre l’Autre en nous traite de la question du pluralisme, pourquoi un ouvrage sur le sujet ? Est-ce eu égard à la situation des musulmans Européens ?

Pas du tout. J’ai une formation en philosophie et une formation en sciences islamiques que j’ai eu au Caire, et à un moment donné, j’ai travaillé sur le droit et les fondamentaux du droit, notamment dans mon livre Islam, la Réforme Radicale. J’avais envie de parler de valeurs fondatrices, faire un texte de philosophie mais avec un angle nouveau. Comme je le dis dans mon ouvrage, la question du sens ce n’est pas regarder les choses à partir de notre petite fenêtre mais à partir de l’océan. Ce n’est pas du tout un livre européo centré, il a déjà été traduit en huit langues et bientôt en turc et en arabe.

Vous parlez d’un universel partagé et mettez l’accent sur la diversité des points de vue, des dogmes, qu’en est-il de la notion d’ « Oumma » ? « Le besoin de commun » est-il à ce point primordial ?

On peut parler d’une Oumma internationale ou la Oumma telle que la présentait Ibrahim. Beaucoup de musulmans la traduisent comme représentant tous les musulmans du monde. Alors que la Oumma c’est avant tout une communion spirituelle, un rapprochement vers le divin. Cette quête vers le divin s’appuie des principes qui sont des principes fondateurs de l’enseignement islamique et qui sont traduits d’ailleurs dans les noms divins : arRahman (le Clément)… Et parce que c’est une communion spirituelle, elle exige la conscience critique, c’est à dire distinguer ce qui est universel dans les principes de ce qui est particulier dans les cultures. Le principe fondateur de la Oumma spirituelle c’est notamment quand deux groupes de la Oumma se disputent, tout doit être mis en œuvre pour les faire se rapprocher, sauf si l’un des deux groupes transgresse. Et la conscience critique repose sur la diversité d’interprétation.

Les voyages sont importants selon vous, vous dites d’ailleurs qu’« il faut se mettre en route vers de nouveaux horizons afin de découvrir l’autre ».

Le Prophète (SAW) dit : « soit sur la terre comme un étranger ou comme un passant » et l’on dit également « vis sur la terre comme si tu devais y vivre éternellement ». Nous devons comprendre que nous sommes sur la terre et que la vie est un voyage. Nous devons le vivre en le comprenant spirituellement. Ne jamais idolâtrer les lieux. Dans le voyage, on acquiert une relativité des habitudes, de la pensée mais l’universalité des principes demeure. Il faut apprendre à rester humble dans notre interprétation des idéaux, elle reste propre à chacun.

Comment percevez-vous le monde d’aujourd’hui ? Allons-nous vers plus de confiance à l’égard de celui qui diffère de nous ?

Aujourd’hui, nous sommes à l’opposé de ceci car pour pouvoir le vivre il faut faire tout un travail sur soi. Nous sommes à l’ère de la globalisation, on parle d’absence, on est dans une ère des petites vérités méfiantes. L’émancipation intellectuelle passera par la résistance de ces vérités vers des horizons de la confiance.

Tariq Ramadan, L'autre en nousVous n’avez de cesse de répéter qu’il faut témoigner son amour aux autres, le monde d’aujourd’hui va t-il à ce point à la dérive au point de rappeler aux autres qu’on les aime ?

Ce n’est pas parce qu’on va mal qu’il faut dire qu’on s’aime, même quand on se marie il faut le dire, et pas attendre de divorcer et de repenser à la période où l’on s’aimait. L’amour c’est une lumière, et parce que dire l’amour produit un état d’esprit, un état d’illumination de l’esprit qui se projette à notre rapport au réel. Quand on fait entrer en nous l’amour, on se conditionne mentalement, cela fait référence au béhaviorisme, à la psychologie comportementaliste. Or, ce conditionnement peut être négatif, mais le comportement mental spirituel de dire l’amour, c’est prévenir le fait de devenir plus mal. Et surtout l’amour qui se dit dans la gratuité de ce qui se vit ; ça ne coûte rien et ça vaut tellement.

Savoir d’où l’on vient, ne pas rompre avec le passé, pourquoi est-ce si important ?

C’est important parce que beaucoup de gens sont si obsédés par là où ils vont qu’ils en oublient là où ils viennent. Or, je ne vais nulle part si je ne sais pas d’où je viens. La quête de l’origine est importante, elle peut être négative quand on s’enferme dans son passé et positive quand on se nourrit de ce passé. Ce passé, comme j’ai tendance à la dire est une école. Il y a des choses, des détails qui nous forment, il ne faut se couper de cela. Ceux qui viennent à la conversion du cœur se coupent du passé parce qu’il leur paraît tellement noir, qu’ils veulent s’en couper. C’est une façon de remercier le Très Haut de ce cheminement. Se nourrir de la noirceur d’hier pour rester fort aujourd’hui et éduquer ses enfants. Entendre ceux qui vivent dans leur passé, car son passé à soi c’est le présent des autres.

En parlant du passé, quel est l’événement qui vous a le plus marqué dans votre vie ?

Oh la ! Le traumatisme de ma naissance (rires). Il y en a plusieurs. Ce sont souvent des décès, le décès de mon père a été un vrai questionnement ; le décès d’un de mes élèves dont je parle dans mon dernier livre a aussi été un questionnement. C’est essentiellement l’expérience de la mort mais aussi celle du désert. Et tout ce qui relève des chants de l’amour, telle que la naissance des enfants.

Selon vous, existe t-il une femme musulmane ou des femmes musulmanes ?

Non, il y a des femmes musulmanes. Il y a un idéal féminin, il y a des cheminements. L’idéal féminin, on peut en discuter, de l’être féminin dans son autonomie, qui assume sa féminité, et qui a un autre regard sur la vie, sur certaines valeurs, sur l’éducation, sur les priorités. Pas forcément meilleur mais meilleur parfois. Il y a un idéal dont je pourrai définir les contours et il y a des femmes. C’est le cheminement de chaque femme singulièrement qui doit assumer ce qu’elle est, ses doutes, son humanité.

Un mot pour les lectrices de Hijab and the city ?

Ce que je dirais, puisque vous avez choisi de mettre le hijab en avant, l’essentiel est de comprendre les prescriptions islamiques à la portée de leur objectif spirituel. S’il y a une pudeur vestimentaire en Islam, elle doit être accompagnée par une pudeur spirituelle, intellectuelle, les pudeurs fondamentales, c’est important. Nous tous, nous gagnerons beaucoup à préserver l’humour. Une femme qui sait faire de l’humour, c’est une femme qui sait se faire respecter en souriant.

Merci à Tariq Ramadan d’avoir pris la peine de répondre à nos questions.

Site officiel de Tariq Ramadan : www.tariqramadan.com

En quête d’exotisme (ou pas)

9 octobre 2009 par Khadija  
Classé dans Célibat Mariage & Cie

hatc_femmePour bon nombre de personnes, il paraît important que l’élu de son cœur soit choisi en fonction de critères culturels.

On se pose d’emblée la question de l’origine de la personne sans prendre le temps de la connaître. « Elle a un faciès de maghrébine », alors c’est un non définitif, « pas la peine de perdre son temps », ou encore « elle est plutôt typée européenne, hors de question ! », « elle est black, ça risque de ne pas coller ».

Ce qui prévaut au final c’est l’origine de la personne avant même d’avoir le temps de découvrir qui elle est, ce qu’elle pense, connaître sa vision des choses…

Bien que cela subsiste encore aujourd’hui, il fut un temps où la réussite sociale par excellence, la classe avec un grand c, impliquait d’épouser un(e) Français(e) de souche. Alors ça donnait des couples du genre : Samia et Olivier, ou encore Farid et Caroline. Une mixité finalement justifiée par l’envie de rompre avec son milieu d’origine parce qu’en décalage avec ses propres idéaux. Or, rompre avec ce milieu signifie t-il de faire une croix sur certains profils, prenant ainsi compte de critères ethniques ? Pourquoi est-il si difficile de réaliser que toutes les origines culturelles englobent tous les types de profils ?

Pour d’autres, le choix se fait en fonction des affinités culturelles, de la « connivence ethnique ». On appelle cela l’endogamie : on épouse une personne appartenant au même milieu social, et  ayant la même origine culturelle : Aminata et Kalidou, Myriam et Imran, Nourcan et Mesut ou encore Nadia et Mounir.

Les maghrébines cuisinent bien et sont de bonnes femmes d’intérieur, les femmes d’origine turque sont impecs, les européennes sont romantiques, les africaines ont les dents blanches et la peau douce… autant d’inepties qui orientent le choix de la conjointe. Idem pour les femmes : les européens sont galants, les maghrébins sont ténébreux, les africains de parfaits étalons, les Turcs euh je sèche, je ne sais pas à part les chaussures pointues peut-être ou encore la chemise ouverte ? Non je plaisante, les Turcs sont travailleurs.

Ainsi, la subjectivité règne, les interprétations hâtives font loi. On ne se laisse pas aller par le mystère ou encore la passion. On se base sur des clichés, des expériences douloureuses et on finit par se fourvoyer. Le plus triste c’est qu’il arrive que de tels choix mal intentionnés, mal orientés ne durent pas.

Se marie t-on sur des critères rationnels (la beauté ou plutôt le charme, l’intelligence, le charisme…) ou sur des critères ethniques ? N’est ce pas l’entente du couple qui prévaut ?

Marre de ma peau de crocrodile !

8 octobre 2009 par Khadija  
Classé dans Look at mon style

sourireJ’ai toujours dit à ma chère mère que mon corps n’était pas dans son élément en Europe. La peau qui tiraille, les picotements, les boutons disgracieux, bref une peau au final hyper sensible qui nécessite une attention particulière. Ma peau n’est pas dans son élément ici, parce qu’elle n’avait pas prévu, la pauvre, une émigration économique dans les 60’s (du moins mes gènes) et qui m’a fait voir le jour dans notre douce patrie, cocorico !

Je m’explique, j’ai remarqué, et je ne suis pas la seule, que ma peau change du tout au tout de l’autre côté de la Méditerranée : grain de peau affiné, points noirs qui se font rares, cheveux moins agressés quoiqu’en ville les bus et les taxis devraient ratifier le protocole de Kyoto, mais c’est toujours moins catastrophique qu’ici.

Alors on a le choix soit d’émigrer dans le sens inverse et quand vous en parlerez autour de vous, vous direz que c’est purement et simplement une émigration épidermique, dermatologique, cosmétique, gymnastique, élastique… enfin vous avez compris, soit de s’occuper de vous et ça demande de la régularité ! Un masque, un nettoyage c’est bien mais pas seulement une fois par mois les girls. Faites le test et vous verrez : imbibez un coton de lotion ou d’eau nettoyante à midi, je dis bien à midi, alors que vous n’avez pas mis un pied dehors et vous m’en direz des nouvelles.

Avec le climat complètement fou fou fou, j’ai envie de dire que tout le monde a une peau sensible : les changements de température, le froid, le vent, la pollution et le stress, ah ce phénomène qui nous pourrit la vie entre les boutons qui surviennent le jour où l’on doit être impeccable ou encore les bouffées de chaleur qui nous font suer comme des catcheuses. Sans parler des hormones qui dansent ou des cosmétiques qui finissent par tourner.

Au final, on ne sait plus quoi faire, parce que même quand on a trouvé la recette miracle, il arrive un moment où l’équation ne se vérifie plus.

Avoir la peau sensible c’est :

  • avoir la peau qui rougit
  • avoir la peau qui tiraille
  • avoir la peau qui brûle de l’intérieur

Si l’une de ses sensations vous est familière, il vous faut dès à présent prendre grandement soin de votre peau, pour ne pas finir avec un teint brouillé et une peau négligée.

Les bons gestes (formule qui veut tout et rien dire j’en conviens) :

  • Exit les cosmétiques alcoolisés, les savons, les soins aux acides de fruits : la tendance est aux produits naturels, du savon d’Alep à l’aloé vera sans oublier les huiles régénératrices.
  • On rince sa peau avec de l’eau thermale et on sèche délicatement en tamponnant, le mieux c’est à l’aide d’un mouchoir.
  • Soyez vigilantes quant aux soins utilisés. Revoyez votre style de vie, et je dirais même votre hygiène de vie (alimentation, sommeil, sport).

Il est vrai que ce n’est pas de tout repos, mais une fois le rythme pris, on ne peut plus s’en passer. Alors les girls, on attaque ou on garde sa peau de crocrodile ? Dites vous bien que c’est pour votre bien-être que vous le faites pas pour ces charmants messieurs, parce que quand on aime les défauts deviennent vite des petits charmes qui le rendent différent, enfin nous concernant femmes cérébrales et douées de raison ! Parce que les hommes…

« Le mieux, c’est de savoir dès le plus jeune âge que l’on a été adopté »

5 octobre 2009 par Khadija  
Classé dans Elles parlent d'elles

Sabrina a 21 ans. Elle n’a appris que très récemment qu’elle avait été adoptée et ce, dans un concours de circonstances. Déchirée par le fait de savoir mais convaincue que cela reste néanmoins un grand bien pour elle, Sabrina a voulu apporter son témoignage afin de revenir sur certains éléments qui la perturbent aujourd’hui et qu’elle souhaite partager avec les lectrices de Hijab and the city.

Depuis combien de temps sais tu que tu as été adoptée ?

Je n’ai jamais su que j’avais été adoptée. Je ne l’ai su que très récemment, au mois de mars dernier. J’ai grandi dans une famille aimante, je suis fille unique, j’étais donc la chouchoute (rires) ! Ma mère est d’origine algérienne et moi aussi, et mon père est un Français converti à l’Islam. Ce sont mes parents adoptifs. J’ai vécu une enfance heureuse, dans mon petit monde en Provence. Les gens me disaient étant petite que j’avais été adoptée, je devais avoir 10 ans, mais je ressemble tellement à ma mère, que pour moi c’était du mensonge. Je me souviens que c’était un enfant qui me l’avait dit.

Comment l’as-tu appris ?

J’avais envie de me marier. Comme je suis fille unique, j’aime les enfants et j’en veux vraiment. On m’a présentée des personnes, dont un jeune homme qui vivait près de chez moi, mais ça s’est mal passé. Il m’a fait beaucoup de mal et il s’en est justifié en me disant que de toute façon je lui avais caché des choses. Mais moi je ne voyais pas de quoi il me parlait. On a discuté, il s’est excusé et je lui ai pardonné. Mais j’ai voulu savoir ce qu’il me reprochait, j’ai insisté et il a demandé pourquoi je ne lui avais pas dit que j’avais été adoptée.

Comment l’a-t-il su ?

Il était d’origine rifaine, et comme ma mère ne parle pas ce dialècte, elle a fait appel à notre voisine et c’est elle qui a tout dit à sa mère quand ils sont venus demander ma main.

Quelle a été ta réaction ?

Je ne l’ai pas cru, j’ai douté de ses propos. Je suis allée voir ma mère, elle n’a pas répondu à mes questions. Elle a appelé ma tante maternelle, affolée. Ma tante m’a alors demandé ce que je ressentais au fond de moi, et je lui ai dit que je savais que c’était ma mère. Je suis allée dans ma chambre et les questions se bousculaient dans ma tête comme pourquoi je suis née au bled alors que mon père est Français ? Je suis allée rassurer ma mère, mais je me disais que c’était impossible vu que je lui ressemble. Et elle s’est mise à pleurer. Je me suis effondrée et je me suis évanouie. Et le premier réflexe que j’ai eu a été de la réconforter, je lui disais que je m’en fichais.

Et tu as cherché à savoir d’où tu venais, qui était ta génitrice ?

En fait, ma génitrice c’est ma tante maternelle. Le comble, c’est que j’ai une très mauvaise image d’elle. Elle nous a fait énormément de mal à ma mère et moi, pourtant je suis sortie de son ventre à elle !

Que s’est-il passé ? Pourquoi ne t’a t-elle pas gardée ?

Je suis une enfant illégitime. Ma mère adoptive était stérile et est venue nous chercher en Algérie. Elle nous a prise sous son aile. Au niveau de l’état civil, j’ai deux mères. Il y a deux ans de cela, ma mère adoptive est tombée malade d’un cancer. Le médecin m’avait dit qu’elle était condamnée. Elle a appelé sa sœur, ma génitrice, et lui a demandé de se rapprocher de moi. Je n’étais pas au courant de cela. Mais elle n’a jamais été là pour moi, elle ne m’a jamais invitée chez elle, pour me réconforter, et ne m’a jamais appelée pour prendre de mes nouvelles.

Et ton père dans tout ça ?

 C’est quelqu’un qui a un comportement exemplaire mais il est très réservé et il ne montre pas ses sentiments. J’ai peur de le blesser, j’ai peur qu’il sache et qu’il me rejette.

Pourquoi te rejetterait-il alors qu’il t’a acceptée durant toutes ces années ?

Je ne sais pas. Quand ma mère était malade, il ne venait même pas me rassurer. Je sais qu’il est comme ça et je me dis que c’est pas plus mal. Ce qui est problématique aussi, c’est que je porte le nom de mon père adoptif et normalement, ce n’est pas conforme au droit musulman, où tu dois porter le nom de ton vrai père. Mais vu que je ne sais pas qui c’est…

Qu’as-tu donc fait après avoir tout appris ?

Quand je l’ai su, je me suis renseignée sur l’adoption et je suis tombée sur plusieurs hadiths (tradition prophétique) à propos de Zeyd (son fils adoptif) et son épouse Zaynab que le Prophète avait finalement épousé. Cette histoire nous enseigne qu’au final Zeyd n’était pas véritablement son fils. Donc mon problème s’est posé par rapport à mon hijab et le fait de rester voilée en présence de mon père adoptif. Pour moi c’est trop dur et mon père ne sait pas que je suis au courant. Je dois me couvrir devant lui et m’habiller longuement. Je me suis tournée vers plusieurs imams, mais ils m’ont tous dit de ne pas me casser la tête. Mais moi je repensais au cas du Prophète.

As-tu cherché à savoir qui était ton vrai père ?

Je voulais savoir, de peur d’épouser mon propre frère ou qui sait mon père biologique ! Mais je ne sais pas qui il est. J’aimerais tellement le savoir ! C’est un gros déséquilibre : tu te dis qu’il y a un homme qui existe quelque part et qui a peut être des enfants. C’est un poids. A quoi ressemble t-il et mes frères si j’en ai ? Je me dis que c’est quelqu’un du bled et qu’il pourrait sûrement m’arnaquer. Je me dis de laisser ça à plus tard, après mon mariage.

Qu’en est-il de ta famille, de tes autres tantes et de tes oncles ?

Mon oncle sait que ma mère m’a adoptée mais il ne sait pas que sa sœur a fauté. Quand ma tante a accouché, seules mes tantes et ma grand-mère le savaient. Figures- toi qu’un jour, mon oncle a dit à mon cousin en parlant de moi « elle est trop bonne ». Mon cousin l’a réprimandé et mon oncle a justifié ses propos en disant que je n’étais qu’une fille de la rue. Mon cousin en a parlé à sa mère mais elle n’a pas réagi. Les cachotteries c’est grave, quand la vérité éclatera il y aura des dégâts. La famille de ma mère n’a pas accepté qu’elle m’adopte. Elle m’a laissé sa maison du bled en héritage, et ça, ils ne l’ont pas supporté. Je demandais souvent à ma mère pourquoi ils ne m’aimaient pas et pourquoi ils avaient des regards haineux. Ça fait mal de constater que ma propre famille n’est pas unie.

Et qu’en est-il de tes cousins, des fils de ta tante, qui sont donc tes demi-frères ?

Mes frères croient que je suis leur cousine. C’est grave ! Et si l’un d’entre eux avaient été amoureux de moi ? Mes deux frères et moi avons trois pères différents. J’ai peur qu’un jour ils me fassent part de leurs sentiments, ça me hante.

Comment vis-tu cela aujourd’hui ?

Ma mère et moi nous sommes rapprochées, et quand ça clash, ça clash. Elle m’a confiée qu’elle avait eu peur de me le révéler à mon adolescence craignant que je réagisse mal, que je m’en aille. Ça me fait mal de l’avoir appris par un étranger. Je fais confiance à ma mère, mais quand on te cache un secret aussi lourd, j’estime que savoir c’est important. Je me souviens à l’école on me demandait de quelle origine j’étais, je répondais que j’étais métisse. Aujourd’hui, je me sens bête !

Et ta génitrice, enfin ta tante, quelle relation avez-vous aujourd’hui ?

Ma mère lui a demandé de nous dire qui était mon vrai père, elle a refusé en disant que j’étais la fille de ma mère et qu’elle m’avait oubliée. J’aurais aimé qu’elle me témoigne un peu d’amour, un atome de sentiments. Depuis que je porte le voile, c’est à dire depuis que j’ai 16 ans, elles nous évite ma mère et moi. Aujourd’hui elle aussi le porte, fait sa prière… mais avant ma mère m’interdisait d’aller chez elle parce que c’était une femme qui fumait des joins, qui buvait et qui fréquentaient beaucoup d’hommes. Tous ses enfants sont des enfants illégitimes.

Et toi, tu as envie de te rapprocher d’elle ?

J’ai du mépris envers elle, surtout par rapport à son comportement. Elle n’a aucun remord par rapport à sa vie, ce qu’elle a fait. Quand ma mère lui a fait part du fait qu’elle voulait tout me révéler, elle s’y est opposée en lui disant qu’elle ne voulait pas que je foute sa vie en l’air. Moi je ne veux rien d’elle, je veux juste savoir qui est mon vrai père. Mais je ne veux pas infliger de souffrances à ma mère. Une fois, on a eu une grosse embrouille ma mère et moi, et elle m’a dit de faire mon choix, que si je le voulais je pouvais retourner chez ma mère biologique. Des mots qui font mal. Mais j’ai envie de leur prouver que même si je suis une enfant née dans l’illégitimité, j’ai envie de m’en sortir, faire ma vie. Quand je vois mes frères, j’ai envie de jouer mon rôle de sœur avec eux, mais je ne peux pas pour le moment, c’est compliqué.

Tu veux laisser faire le temps ?

Oui, les blessures sont encore là. Je laisse le temps les cicatriser. Je remettrai les pendules à l’heure un jour ou l’autre.

On sent que tu es en colère.

Oui, quand je pense à l’adoption, je pense aux contraintes et à tout ce que je ne pourrai pas faire comme retirer mon hijab devant mon père. L’adoption c’est pas facile, ça donne le sourire, un nouveau souffle de vie aux parents qui adoptent, mais c’est compliqué. Le truc serait au moins de connaître ses deux géniteurs, mais c’est vrai que ça peut rejeter les enfants nés sous X. Et puis, il y a des risques d’inceste, quand tu ne sais pas que ce sont tes frères, comme dans mon cas. Quand l’enfant ne sait pas, c’est vraiment grave. Je pense que le mieux, c’est de savoir dès notre plus jeune âge qu’on a été adopté, parce que quand tu ne l’apprends que très tard, tu te rends compte que ta vie n’a été qu’un tissu de mensonges. Et ça évite de faire bien des erreurs.

On sent beaucoup de maturité dans tes propos, de sagesse.

Il y a un bien derrière tout ça. Et ma mère sait que je la comprends. Dans le Coran, Dieu fait référence à l’éducation de l’enfant et non au fait qu’il provient du ventre d’une telle. Dieu nous demande de l’invoquer par rapport à l’éducation que l’on a reçu. Si Dieu a voulu que je ne le sache que maintenant, c’est qu’il y a une raison. Maintenant que je le sais, on va essayer de limiter la casse. Et quant à l’identité de mon père, je le saurai plus tard.

Un message à faire passer ?

Il y a des erreurs qu’il faut éviter de commettre. Il faut penser aux conséquences. J’ai eu la chance de tomber sur une famille pieuse, une mère vertueuse mais ce n’est pas le cas de tout le monde. 

L’adoption, kesako ?

5 octobre 2009 par Khadija  
Classé dans Ce qui fait débat

codesL’adoption est une pratique qui existe depuis des siècles mais qui diffère d’un pays à un autre. En droit français, on parle d’adoption simple ou plénière. L’adoption simple consiste à entretenir les liens entre l’enfant et sa famille d’origine, et conserve par ailleurs des droits héréditaires. L’adoption plénière quant à elle, crée une filiation égale à la filiation biologique : l’enfant porte le nom de ses parents adoptifs et a le même statut qu’un enfant qu’ils auraient conçus eux-mêmes. C’est donc une filiation totale.

Dans le droit Musulman, on ne parle pas d’adoption mais de kafala. Dans les pays musulmans, à l’exception de la Turquie, de la Tunisie et de l’Indonésie, l’adoption plénière, telle qu’autorisée par le droit français, est strictement interdite.

La kafala consiste à prendre en charge l’éducation et l’entretien d’un enfant, de la même façon que le ferait un père pour son fils. Il s’agit en fait de la tutelle légale, en aucun cas, il est question de créer un lien de filiation.

Pendant la période antéislamique, l’adoption se pratiquaient énormément. L’Islam, quant à lui,  interdit la complémentarité entre l’adoption et la filiation naturelle. Les raisons de cette interdiction sont les suivantes :

  • l’adoption lèse les héritiers légaux
  • ne pas priver l’enfant de sa filiation naturelle
  • le risque d’inceste (en attribuant le nom de l’adoptant)

 Par ailleurs, la kafala n’est possible que sous trois conditions :

  • l’ascendance de l’enfant doit être reconnue
  • la différence d’âge entre le parent adoptif et l’enfant doit être significative
  • une fois la majorité atteinte, l’enfant doit accepter la déclaration de filiation

 Ainsi, la kafala se rapproche de l’adoption simple car les liens de filiation biologiques ne sont pas rompus, d’autant que l’enfant ne porte pas le nom de ses parents adoptifs. Néanmoins, on parle de filiation de substitution lorsque les parents naturels de l’enfant sont inconnus et ce, afin de favoriser son intégration.

La kafala est donc une forme de tutelle légale. En Algérie, l’on autorise la concordance de nom afin de permettre à l’enfant de bien évoluer au sein de sa famille adoptive.

 Il faut savoir que la kafala est reconnue par le droit international. Il n’en va pas de même pour la convention de la Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale. Ainsi, en France, la kafala n’étant pas assimilable au droit français, sa seule obtention ne suffit pas pour faire reconnaître l’adoption par les tribunaux français. Par ailleurs, les cours d’appel convergent sur l’idée de refuser l’assimilation de la kafala à l’adoption simple du droit français.

 Pour en savoir plus :

Focus sur… Muna Abusulayman

2 octobre 2009 par Khadija  
Classé dans Portraits

Muna AbusulaymanC’est l’une des femmes arabes les plus influentes, on la surnomme l’Oprah Saoudienne. A l’instar de son homologue Américaine, Muna Abusulayman a animé un talk show « Kalam Nawa’im » sur la chaîne panarabe MBC , un des programmes les plus populaires dans le monde arabe.

Une première, et qui plus est pour une femme Saoudienne car pour celle-ci, animer une émission relevait jusqu’alors du tabou.

Elle s’illustre également dans d’autres domaines tels que les relations internationales ou encore le monde des affaires. Elle devient par la suite, directrice de la Fondation Al Waleed bni Talal, où elle supervise des projets de plusieurs millions de dollars, à destination d’œuvres caritatives, de catastrophes naturelles ou encore pour la promotion du dialogue avec l’Occident.

C’est une véritable révolution du statut de la femme que connaît l’Arabie Saoudite. En effet, la femme Saoudienne avait toujours eu un choix limité en matière d’orientation professionnelle.

En 2006, elle est nommée Ambassadrice de bienveillance par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Elle est également reconnue comme jeune dirigeante par le forum économique mondial. Elle défend l’idée que le profil de la femme d’affaire Arabe n’est pas une nouveauté, que cela a toujours existé et met en avant l’importance du « green business » c’est à dire, tenir compte de l’environnement et de l’écosystème.

Femme de convictions et de talent, Muna Abusulayman allie avec brio féminité et carrière professionnelle à haute responsabilité. Elle s’est lancée depuis quelques temps dans le textile en travaillant sur sa propre ligne de vêtements.

Décidément, aucun secteur ne lui échappe : de l’animation aux œuvres caritatives, sans oublier le monde des affaires, Muna Abusulayman est plus que jamais une femme accomplie et représentative de la femme Arabe du 21ème siècle.
Le statut de la femme ayant périclité en Arabie, Muna Abusulayman a considérablement contribué à sa réhabilitation. Et c’est qu’elle n’est pas vilaine en plus !

Photo : Facebook 

On est si bien chez maman

1 octobre 2009 par Khadija  
Classé dans Célibat Mariage & Cie

Est tanguy, celui qui, la bonne trentaine, vit encore chez ses parents. Un homme à la fleur de l’âge, qui n’a pas encore fait le choix de se marier ou qui n’a pas encore trouvé l’élue de son coeur, mais qui, en attendant, ne s’est pas décidé à vivre seul, dans son chez lui.

Bizarrement, pour la jeune femme célibataire et trentenaire, on ne parle pas  de tanguy mais de vieille fille.  Ah le patriarcat ! Or, il est des demoiselles, qui font le choix, tout comme certains hommes de rester chez papa-maman, horloge biologique qui tourne ou pas d’ailleurs. Des femmes qui, lancées dans leur carrière, ne songent pas au mariage et à ses multiples avantages : un homme aimant, l’amorce d’une vie de famille, vivre à deux… Et ce sont des femmes qui ne se voient pas vivre seules non plus. Cependant, une femme célibataire vivant seule, ce n’est pas très répandu. En général, on l’admet quand il s’agit d’une femme divorcée qui se voit vivre dans ce qui était le foyer du couple.

De manière général, vivre seul et être célibataire est admissible pour un homme mais beaucoup moins pour une femme. L’usage, la tradition, qu’importe son appellation, il s’agit en fait d’une différence de traitement vieille comme le monde mais qui puise ses origines dans les bas-fonds de la pensée machiste. Un homme ça passe, une femme ça trépasse !

Revenons à nos femmes tanguys, pleines de vie et qui, pour rien au monde, ne quitteraient la maison des parents. Comment renoncer aux bons petits plats de maman, à l’allégement des tâches ménagères, à l’épaule de la soeurette quand tout va mal ou aux décoctions de grand-mère les jours où les Anglais débarquent ? Ce sont des femmes qui n’ont pas le temps de tout gérer, qui se consacrent à leur job et qui se donnent à fond. Le mariage c’est pour plus tard, car même quand un Dom Juan, bon sous tous rapports, point et plaît à notre belle jeune femme dynamique, c’est toute une réflexion qui est menée sur les joies du célibat, la crainte d’une liberté perdue, la hantise du tablier et des repas avec la belle-famille …

Notre tanguy au féminin aime être libre mais a contrario, elle souhaite comme toutes les demoiselles rencontrer son mec mortel ! Eh oui, son petit coeur n’a de cesse de se morfondre et d’espérer qu’il sera bientôt conquis.

Fuir les responsabilités, s’adonner à son travail avec hargne ou encore prendre son temps et vivre sa vie de manière cool, zen et à son rythme, sont autant de motifs qui encouragent nos belles tanguys. Et puis, on l’est un peu toutes : fainéantes, désinvoltes, (in)dépendantes et on y tient !

Alors, on se reconnaît n’est ce pas ?

Une oumma une et indivisible ?

28 septembre 2009 par Khadija  
Classé dans Ce qui fait débat

hatc-communautePeut-on dire que nous formons les maillons d’une seule chaîne aujourd’hui ? La diversité qui caractérise l’Islam à travers les différentes tendances,  nous permet-elle de nos jours de continuer à parler d’unité, d’identité musulmane exclusive ?

Dieu est un, le Saint Coran a été entièrement révélé et notre Prophète a scellé et parachevé sa mission en faisant de l’Islam La religion, la voie à suivre pour tous ceux et toutes celles qui croient en un Dieu unique qui détient leur salut entre ses mains. C’est une vérité intemporelle et immuable.

L’histoire nous a enseigné que la notion d’oumma a toujours été intrinsèque à l’Islam, d’ailleurs le Coran l’expose clairement à travers l’un de ses versets qui fait référence aux musulmans en tant que « meilleure communauté ». Ainsi, l’idée d’oumma en tant que groupe unifié, appartenant à la communauté des croyants qui se prévalent de faire partie de la oumma de Mohammed doit être pris, à mon sens, dans une acception purement identitaire et non oecuménique. En effet, aujourd’hui et plus que jamais l’Islam ne se présente plus comme une religion monolithique de par la multiplicité des courants d’une part et la réalité objective d’autre part d’une humanité traversée par des contradictions telles que l’idée même d’unité finit par se fondre dans la masse (la mondialisation aidant) pour enfin perdre de sa vigueur et ainsi disparaître. 

Quand on grandit dans un milieu où l’Islam est présent, et quand je parle d’Islam je fais référence à l’Islam en tant que mode de vie avec tout ce que cela implique en terme de pratique et d’investissement spirituel, on ne se rend pas bien compte du degré de galvaudage du fait communautaire. Quand on se penche sur les sociétés dites musulmanes ou islamiques (comme les Etats arabes, les pays d’Asie) où la « communauté » musulmane se concentre à tel point que l’Islam est la religion d’état, on constate que celle-ci n’a de communautaire que l’appartenance à une religion donnée qu’est l’Islam dans sa définition primaire, en tant que similitude de fait et non par inhérence. Vous trouverez des sociétés « islamiques » où les clivages sont tels que vous intègrerez plus tôt que vous ne le croyez l’idée que l’homogénéité sensée caractériser ces sociétés n’a été que fantasmée et cultivée depuis le 7e siècle, du temps des Califats Orthodoxes pour ne pas dire à la mort du Prophète, rappelez vous le mouvement des khawarijs qui est un exemple patent du genre de courant qui a mis à mal d’emblée la notion de communauté une et indivisible. 

Bien que l’on use des mots frères et soeurs, bien que l’unité soit le mot d’ordre au sein de notre « communauté », il faut bien dire que les différences qui nous caractérisent par delà les frontières et les cultures (ces-dernières contribuant aussi à ce flou sémantique) ne favorise en rien l’idée d’une communauté unique de croyants. Je parlerais plutôt de croyants uniques qui ont en commun la foi en un Dieu qui les transcende et pas plus. Pour mieux saisir mes propos, mettez vous en situation et comparez vous à une musulmane dans votre entourage qui n’a finalement rien en commun avec vous sur le plan de la pratique spirituelle: vous êtes sunnite et elle est chiite, ou encore vous êtes salafia et elle est soufie, vous êtes druze et elle est ismaïlite et la liste est longue…

En somme la devise « un pour tous et tous pour un » est à reconsidérer, mais attention pas sur le plan de la solidarité  (dans une manifestation plus que jamais, un front un seul!) mais sur celui de l’unité, l’irréductible, la vraie! Ne cherchons pas le consensus à tout prix sans pour autant faire dans le sectarisme. Les classiques en matière de pratique sont bien connus mais ne tombons pas dans la fustigation sous prétexte de vouloir préserver l’inexistant, j’ai nommé l’unité de la oumma.

Cueillez votre maturité !

25 septembre 2009 par Khadija  
Classé dans Célibat Mariage & Cie

Femme matureJe sais, deux articles sur le mariage, la vie sentimentale c’est un peu beaucoup pour cette semaine, mais je sais que vous êtes nombreuses à en être friandes et n’en ayant pas parlé pendant quelques temps (les vacances, le mois de Ramadan), il nous faut bien nous rattraper hein les girls ?

On a tendance à penser que l’on ne se marie qu’une fois dans sa vie, qu’il faut tout supporter même si ça ne va pas, et que si l’on divorce, on ne peut plus refaire sa vie parce que les enfants sont là, qu’il faut savoir ce que l’on veut… surtout quand on est une femme, et qui plus est maman.

Les femmes sont assez mal loties de ce côté là : quand elles traversent des périodes malheureuses, voire invivables, on leur demande de faire preuve de patience et de sagesse. Il est vrai que la sagesse est une qualité essentielle dans le couple, il faut bien que l’un des deux soit raisonnable quand l’autre est nerveux et rancunier. Néanmoins, cela ne signifie pas qu’il faille tout accepter, jusqu’à ce que la mort les sépare. Il arrive que les couples se déchirent, qu’ils ne s’entendent plus et là c’est la séparation. Le mieux à faire, plutôt que de finir avec des enfants traumatisés, avoir une vie triste et vide de sens, et se rassurer en disant qu’on ne vit que pour ses enfants et que de toute façon le mariage demande beaucoup de sacrifices… Une vison purement et simplement traditionnelle. Non pas que divorcer c’est bien, non pas que pour un enfant voir ses deux parents séparés ce soit le bonheur, mais il est des situations où l’on ne peut pas faire autrement.

Tout cela pour en arriver à la question suivante : pourquoi est-ce si compliqué pour une femme de refaire sa vie ?

D’abord, parce que l’on se met des bâtons dans les roues sans le savoir : on se néglige, on ne fait plus d’effort parce que l’on est persuadé qu’une mère ça ne refait pas sa vie, ça n’aime pas à nouveau, ça n’a plus de sentiments amoureux.

En outre, les hommes non plus ne font pas d’efforts à leur égard : elles sont vues comme des mamans et non comme des femmes, et l’on s’imagine mal faire la cour à une maman.

Enfin, la tradition veut que la femme divorcée avec enfants fasse vœu de chasteté jusqu’à la fin de sa vie.

Il est tout de même étrange de constater que l’on a fait dix bonds en arrière, et que c’est un schéma des plus archaïques qui fait loi aujourd’hui. On ne cite les plus grand(e)s que quand cela nous arrange, mais on ne se réfère pas à eux pour des choses aussi simples et naturelles.

Et quoi de plus beau qu’une femme mûre, à l’expérience riche, dont la vie n’a presque pas de secrets, une femme aimante et sensible, à qui l’on reproche son audace, sa détermination ou plus douloureusement son malheur, sa malchance, son triste destin.Au bagne la désuétude, les clichés qui nous envahissent et nous étouffent, cueillez votre maturité gentes dames. Se sentir femme, voilà ce qu’il vous faut retrouver, et j’invite les Saïd Connery (grand oncle de Kamel Reeves) ou les Jamel Clooney à reconsidérer leur conception de l’absolue féminité.  

Elles ont dit oui !

24 septembre 2009 par Khadija  
Classé dans Célibat Mariage & Cie

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Mais qui donc ? Et à quoi d’abord ? Les célibattantes, à la demande estivale, concoctée par leurs chères tantes du bled, qui n’attendaient qu’elles pour monter des baraques, et quelles baraques !

Elles arrivent toutes pimpantes, le sourire aux lèvres à l’aéroport, en lin pour les unes, en robe légère pour les autres, lunettes de soleil de fashionista et spartiates hyper tendances. De jolies jeunes filles, brillantes et qui n’ont qu’une seule envie : passer des journées farniente, dolce vita, à la bien ! Elles ne se doutent pas que tata Hlima leur concocte un plan phénoménal, qui va changer leur vie à jamais.

Elles ne sentent pas le truc venir, tata Hlima est toujours aux petits soins avec elles : sorties, hammam, plats succulents en veux-tu en voilà… bref, tout pour ravir nos gazelles qui ont passé l’année à stresser entre le métro et le bus, les dossiers et la paperasse et la peine d’être encore seules. Snif !

Elles se font plaisir, leur esprit est plus que zen, elles flottent et donc sont prédisposées à faire plaisir à tata Hlima qui a su s’y prendre. Une vraie pro ! Mais c’est pour leur bien tout ça, point de mesquinerie chez la tata, elle veut juste voir ses jeunes filles heureuses avec un homme à leur côté pour les aimer et les protéger, si c’est pas mignon tout ça ?

Une fois les jeunes filles cool, bronzées, manucurées, brushingées et bien évidemment les mains tatouées au henné, on se pose autour d’un thé et de petits gâteaux inspirés par Choumicha , la star nationale du rouleau à pâtisserie. On papote, on rit, on se fait des confidences et c’est là que la tante dégaine. Elle parle de la jeunesse, du temps qui passe, de la beauté, des chevaux (y a plein de métaphore autour du cheval oui oui, entre sa crinière, sa prestance, sa puissance…), des enfants, de la ménopause (histoire de bien flipper) et c’est avec classe qu’elle introduit le sujet du mariage. Mais attention, c’est du lourd : un jeune homme de bonne famille, qui a étudié aux States (la France n’étant plus à la mode et le message en fait, c’est que ce n’est pas un opportuniste) et qui recherche une fille bien.

La belle affaire, la nièce est rentrée au pays pour les vacances et c’est une fille bien, pourquoi ne pas organiser une rencontre ? Et la jeune fille accepte, pourquoi pas finalement ? La tata a raison, on se fait vieille et le charmant jeune homme n’en a pas après mon passeport bordeaux.

Et c’est ainsi, qu’ils se rencontrèrent, discutèrent et tout et tout… Et ça finit par un silence, qui vaut consentement voyons ! Voilà donc la réponse à la question, elles ont dit oui et c’est tant mieux (ou pas on ne sait pas), leur petit cœur n’est plus à prendre. Ne vous l’avais je pas dit, l’été peut réserver de belles surprises. Et au fait, ce ne sont pas des histoires, c’est véridique, j’ai juste appelé la tante Hlima, pour préserver son anonymat et parce que ce prénom représente exactement ce type de personne (sa façon de parler, son style vestimentaire, sa voix). Fermez les yeux, imaginez là. Ça y est, vous la voyez tata Hlima ? Comment est-elle ? Je vous ferai part de ma description dans les commentaires.

Cheveux and the city

22 septembre 2009 par Khadija  
Classé dans Look at mon style

Whats that up there?C’est vrai qu’on ne parle pas souvent de cheveux ici! Tiens tiens, est ce parce qu’on a toutes le look Sinead O’Connor? Pire, parce qu’on est chauves ? Ou mieux parce qu’on a toutes une chevelure de rêve qui ne nécessite ni soins, ni traitement particulier ?

Les cheveux sont, selon la copine de ma mère, « le diadème de la femme », enfin quelque chose comme ça. C’est ce qui la rend encore plus belle, et il est vrai que certaines femmes, à première vue pas extraordinaires, voient leur beauté rehaussée par leurs cheveux.

Mais de beaux cheveux qu’est ce c’est ? Ce sont avant tout des cheveux entretenus ! Eh oui les girls, qu’ils soient raides, bouclés ou frisés c’est la clé pour toutes celles qui veulent se sentir belles.

Quelque soit la nature de vos cheveux, ils ont besoin que vous en preniez soin : l’eau calcaire, le soleil, le voile sont autant de facteurs qui peuvent les agresser, à vous de prendre les devants et de prévenir les mauvaises surprises.

  •  On les nourrit :

Ils sont secs parce qu’ils manquent de sébum, et sans soins ils risquent de devenir rêches, cassants… Aussi, il vous faut absolument utiliser un après-shampoing après chaque lavage et des masques-crèmes bien riches.

Pour leur redonner de la souplesse, on utilise un masque hydratant une à deux fois par semaine que l’on applique sur cheveux propres bien essorés et on laisse poser toute la nuit. Si cela vous dérange, enroulez vos cheveux sous une serviette chaude pendant une heure, cela fera l’affaire.

Pensez à faire des bains d’huile également (argan, avocat, amande, palme) avant le shampoing, et le mieux est aussi de le laisser toute une nuit.

  •  On les protège :

Les mèches, les colorations sont autant de traitements qui fragilisent le cheveux, et d’ailleurs cheveux secs s’abstenir si vous ne voulez pas que vos cheveux ressemblent à de la paille.

L’après-shampoing et les masques (2 à 3 fois par semaine cette fois) sont de mise ainsi que les sprays protecteurs quotidiens pour cheveux méchés.

  •  On les booste :

carré Franck ProvostQuand le cheveu perd de sa densité, qu’il est de plus en plus fin, on utilise des soins spécifiques volumateurs et des produits coiffants pour lutter contre les frisottis. L’astuce : une mousse coiffante à appliquer sur les racines avec séchage doux, pas plus. Et pour leur donner une illusion de densité on colore de manière de manière à ce que la base soit un ton plus foncée.

Pour ce qui est des tendances actuelles, le carré fait son retour cet automne. Facile à vivre, c’est la coupe de la saison. Hippie chic ou allure rock, cela vous changera c’est sûr. Petit hic, les jeunes demoiselles qui recherchent un mec mortel s’abstiendront, au cas où il y aurait mariage (parce qu’un chignon avec les cheveux aux carrés…) . Etant donné que le Ramadan a été l’occasion de formuler vos requêtes, attendez-vous à en constater les effets. On est jamais trop prudente n’est ce pas ?

Jean Louis DavidMais c’est aussi la mode des boucles sauvages, grrr… On fait monter le volume tout en adoptant la bonne coupe parce que les boucles n’en font qu’à leur tête. Et une crinière sans fourches ni frisottis c’est encore plus joli que de longs cheveux raides raplapla. Adoptez de bons gestes pour vos cheveux et choisissez une coupe à la fois tendance et facile à vivre. Une coupe qui vous change et vous fait vous sentir belles. Avouez que mes précieux conseils vous donnent envie d’aller chez le coiffeur ?

Photos : Jean-Louis David, Franck Provost

Suggestions modesques

17 septembre 2009 par Khadija  
Classé dans Look at mon style

Comme je le disais dans mon précédent billet, il est important de bien choisir sa tenue pour se sentir belle le jour de l’Aïd. On n’hésitera pas à faire quelques soins relaxants, et en profiter pour faire peau neuve. Tout compte ce jour là, il vous faut avoir de l’allure.
Voici quelques suggestions modesques qui vous aideront à composer votre tenue. N’hésitez pas à porter de la couleur et quelques strass pour rehausser le tout. Soyez avant tout vous mêmes tout en étant raffinées et chic.

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Cette composition met le bleu électrique à l’honneur. Le tout est de savoir l’adoucir avec une touche de noir et quelques sequins ici et là. Une tenue pas cher du tout, que vous pourrez reproduire en vous baladant chez qui vous savez : Massimo Dutti, Zara, Mango, Newlook…

Boléro Debenhams, robe Dorothy Perkins, T-shirt brownsfashion, pochette Tory Burch, bague fantasyjewelrybox, ballerines Rainbowpill, étole Forzieri, pantalon Acne

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Quelques idées de robes sobres et habillées, que l’on peut porter avec un pantalon ou pas, à chacune son style. Et c’est la paire de chaussures, la pochette ou encore le châle qui peuvent glamouriser le tout.

De gauche à droite : robe noire Malene Birger, pochette vernie Lulu Guinness, robe marron VIKTOR & ROLF, châle Chickdowntown, robe mauve Antik Batik, bague fantasyjewelrybox, robe noire Layered Carla, sandale Metallic Zander.

A vos tenues, soyez resplendissantes à souhait car ne l’oubliez pas, c’est jour de fête !

Pour un Aïd el fitr réussi

16 septembre 2009 par Khadija  
Classé dans Spiritualités

istock_000008601003smallOyez, oyez, voici chères hatciennes une liste magique de points qui vous permettront de passer un Aïd serein, sans stress, zen. Eh oui, on a plutôt tendance à tout remettre à plus tard et cela finit par tout gâcher, même avec la meilleure volonté du monde.

Aussi, pour passer une journée agréable, il faut que celle-ci soit bien préparée parce qu’elle n’est pas comme les autres : on reçoit du monde, on cuisine pour tout un régiment et tout cela avec le sourire. Les maîtres mots sont l’anticipation et la positive attitude, autrement, cela risque de virer au flop, et ce n’est pas ce que vous voulez n’est ce pas ?

  • On se répartit les tâches. Tout devrait se préparer en famille, au risque de passer sa journée à la cuisine, et quand on reçoit c’est pas terrible. Et on fait participer les enfants. Ainsi, on leur apprend que c’est un moment de partage et d’échange.
  • On organise l’espace : pour que notre petit monde ne soit pas à l’étroit, on déplace les meubles, on entrepose les plus encombrants dans une autre pièce. En effet, quand on est serrés, et donc mal à l’aise, on a qu’une seule envie, c’est que ça se termine au plus vite. Et on n’oublie pas de ranger les objets fragiles.
  • Faire en sorte que les enfants ou les ados soient entre eux, dans une autre pièce (chambre, cuisine), sauf bien sûr au moment de la distribution des cadeaux.
  • Etre détendue : accepter que tout le monde ne soit pas parfait (chaussures sur le tapis, mains sales baladeuses, miettes sur le canapé). Oubliez tout cela, le ménage, ce sera pour plus tard. En attendant, soyez tolérante avec vous-mêmes et avec les autres. Et quand ça vous démange, tournez-vous vers la bouille de votre neveu qui est à croquer, elle est pas belle la vie ?
  • Ne vous obstinez pas à vouloir tout gérer, chacun peu se débrouiller comme bon lui semble. On garde le sourire, on remercie, on étreint et surtout on ne gronde pas les petits, c’est l’Aïd ne l’oubliez pas ! On dédramatise et on prend tout avec humour, même quand la belle-mère ou la belle-sœur agacent. On accepte les cadeaux pas top, et on se dit qu’au pire on les revendra à la brocante.
  • On organise des jeux avec toute la famille, adultes y compris. Pour les mélomanes, on joue et on chante, pendant que les autres dansent frénétiquement.
  • On rappelle aux enfants qu’il faut penser aux autres. On décide de faire des dons ensemble, de préparer zakat el fitr (l’aumône) ensemble.
  • On renoue des liens avec les proches que l’on a perdu de vue : on décide d’une date pour se revoir.

Voilà les girls, et la liste peut être plus longue en réalité, mais contentons nous de suivre celle-ci à la lettre, c’est déjà une bonne chose. Surtout, pensez à choisir votre tenue avec soin pour vous sentir belle, mais cela on le verra dans le prochain article…

La veste en tweed revue et corrigée

8 septembre 2009 par Khadija  
Classé dans Look at mon style

La veste en tweed, toute une histoire ! Elle a été dans nos garde-robes et, bonnes nouvelles les filles, surtout pour celles qui ont l’âme d’une dame chic et classique, et qui ne s’en sont pas séparées, elle est de nouveau très tendance. Cette année, on privilégie l’indémodable veste en tweed façon Chanel, pour un look business woman branchée mais pas pincée !

Pour ne pas la porter comme Elisabeth, accessoiriser à souhait pour ne pas faire 20 ans de plus. Que ce soit avec un sac, de jolies low boots ou encore un beau bracelet, vous avez l’embarras du choix sans pour autant dépenser des mille et des cents.

Ce qui est pratique, c’est que la veste peut se porter décontractée ou habillée : avec un jean, une jupe, un pantalon ou encore une jupe culotte elle s’adapte à votre style, à votre envie du jour. Elle tient chaud, ça c’est sûr, et peut donc se porter sans manteau en hiver. La veste en tweed n’est donc plus ringarde ou trop BCBG. Il ne tient qu’à vous de la rehausser et de la porter avec style, sans chichi quoique pour celles qui le souhaitent why not ?

Voici quelques modèles à la fois chic et hype, la veste en tweed Chanel a inspiré plus d’une marque cette année, vous avez l’embarras du choix !

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Ce cardigan molletoné façon veste Chanel, se portera dans un style casual chic. Pantalon ou jupe en jean, effet mode garanti !

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Plus classique, cette veste en tweed noire peut s’adapter à tous les styles. Et elle se porte aussi bien en journée qu’en soirée avec une pochette en satin noir et des salomés vernies.

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Ce modèle n’attirerait franchement pas l’œil s’il n’avait pas été revisité ! Tout est une question de style et de façon de porter cette veste qui fait un peu paletot.

A vous les girls de la porter à votre guise. Que vous ayez l’âme d’une first lady à la Jackie Kennedy ou plutôt un penchant pour la casual attitude, la veste en tweed s’accomode à toutes vos envies et à toutes vos folies. Mais gare aux faux pas, surtout vous les célibattantes; qu’on ne vous prenne pas pour une mère de famille des beaux quartiers. Je crois bien que Kamel Reeves préfère les pretty girls aux filles pincées. Je me trompe ?

Jeûneuse, cadre et dynamique

7 septembre 2009 par Khadija  
Classé dans Ce qui fait débat

Pas de café ce matin, Dalila est de mauvais poil ! Elle a pour habitude de prendre son lungo vivalto à 8h.. Aïe aïe aïe, la journée s’annonce corsée !

« Ça va le ramadan ? Pas trop dur ? » s’interrogent ses collègues. « Pas du tout ! », répond Dalila avec hargne. A la pause café, elle s’empresse de se brosser les dents énergiquement pour avoir une bouche fraîche à toute épreuve, Ultra brite !

La migraine de 11 heures lui fait prendre une bonne résolution : plus de café noir le matin ni même dans la journée. Et pour se convaincre elle se dit que de toute façon, le café ça jaunit les dents, ça rend nerveux et ça rend dépendant. Et elle eut beaucoup d’enfants…..

Je me suis trompée de fin, mais ça y ressemble. En fait, tel est le tableau qu’on nous dresse du jeûneur en entreprise, pour qui Ramadan rimerait avec cauchemar. On concède bien évidemment le fait que pour les accros au café ce n’est pas évident, soit. Qu’il fasse alors comme Dalila, plus de café noir pour un sourire Colgate garanti !

Néanmoins, jeûner au travail, est dans certain cas une vraie épreuve : prenons le cas de la jeune cadre dynamique, habituée aux déjeuners d’affaire. Pas possible de dire aux clients : no appointment during this month, it is Ramadan. On est loin d’Obama et de son « Ramadan karim », et même bien loin d’être conviés à un ftour à l’Elysée. Notre jeune cadre se doit alors de trouver une solution, comme demander à un collègue de prendre sa place ou tout faire pour caler le minimum de déjeuner à cette période. Elle s’entretient avec ses clients et quand vient l’heure du déjeuner elle finit par un « bon appétit » venu du fond du cœur. On appelle cela, habituer les autres à l’altérité, altérité qui concerne tout de même plus de 5 millions de personnes dans l’hexagone.

Nombreux sont les salariés qui n’ont pas le temps de rompre le jeûne comme il se doit, c’est à dire avoir une pause ad hoc, le temps de manger. C’est un phénomène qui touche plus fortement les cadres que les ouvriers lesquels ont su obtenir, depuis des décennies, des horaires aménagés pour la période du Ramadan ainsi que des salles de prières.

Aussi, pour ces jeunes cadres dynamiques on décide, soit de rester discrète et donc de prendre sur soi, soit de prendre ses congés, histoire de vivre le mois de ramadan comme on le souhaite sans avoir de compte à rendre.

Pourtant, aujourd’hui, les entreprises n’hésitent pas à rendre le cadre de vie de leurs employés agréable et souple : crèches, séances de réflexologie ; tout est fait pour augmenter l’efficacité des salariés.

Au bagne les frustrations et les désagréments au travail. Cependant, le mois de ramadan continue à susciter l’indifférence de la plupart des boites, comme toujours, tant pis pour les jeûneuses. Par contre, on est bien content d’avoir une assiette de douceurs orientales en salle de pause après l’aïd…

C’est la rentrée !

1 septembre 2009 par Khadija  
Classé dans Célibat Mariage & Cie

Une bonne rentrée, ça se prépare. Et pour que votre petit bout se sente d’attaque pour affronter le changement (une nouvelle maîtresse, de nouveaux camarades), il vous faut bien choisir ses petites affaires. Originales, écolo ou simplement mimi, choisir avec lui de jolies fournitures et de beaux vêtements (à des prix abordables bien sûr) c’est rendre l’école un peu plus fun.

               chemise-garcon-verbaudet1jean-gap1manteau-cyrillus

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            robe-cyrillusokaidiballerines-laredoute-creation

Chemise Verbaudet 12,53 € ; Jean GAP 34,50$ ; Duffle coat Cyrillus 119 € ; Kickers 64,95 € ; Gilet maille Okaïdi 19,90 € ; Pantalon Jodhpur Verbaudet 17,90 € ; Ballerines La redoute 13,23 € ; Robe Cyrillus 49,90 € ; Tablier Okaïdi 12,90 € 

Et voici une petite sélection de fournitures dont un bento que vous pourrez remplir de bonnes choses équilibrées pour le goûter, ou encore le gel mains propres de l’Occitane qui sent bon la lavande (je l’ai testé, il est super ! ), et avec l’alerte à la pandémie qui court, ça ne peut que vous rassurer !

                  sac-dpamle-petit-nicolas-cahiercartable-cyrillus1

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Sac DPAM 12,90 € ; Cahier Le Petit Nicolas 3,80 € ; Cartable en lin Cyrillus 25 € ; Trousse eco-sapiens 9 € ; Bento Hello Kitty 13,99 € ; Gel Mains propres lavande l’Occitane 5 € (je l’ai eu pour moins de 4 € en parapharmacie, et c’est en série limitée)

Pensez à reprendre les bonnes habitudes pour le coucher des enfants. Et n’oubliez pas de vous rendre au forum des associations pour vous tenir au courant des activités proposées cette année. Bonne rentrée à tous !

Mode et tarawih

28 août 2009 par Khadija  
Classé dans Look at mon style

Cela va bientôt faire une semaine que le Ramadan a débuté et les prières du soir (Tarawih) également. C’est un moment pendant lequel prières et invocations sont faites, espérant ainsi le meilleur pour nous mêmes et pour nos proches. Pour s’y rendre, on tronque sa tenue de la journée pour revêtir un vêtement plus confortable, plus traditionnel. Quelque soit nos origines, il nous parait évident de porter ce qui symboliquement s’associe au mois de Ramadan et, de manière plus générale, à la Mosquée. Que l’on soit un homme ou une femme, un effort est fait quand il s’agit de se rendre à la Mosquée : une jellaba pour les uns, une abaya pour les autres, une tenue avec laquelle il n’est pas la peine de se questionner quant à son ampleur, sa largeur, sa longueur. En effet, la tunique ne peut être trop courte pour la prière, ou le jean pour les hommes un peu trop moulant. Bref, on privilégie un vêtement pratique et mastour.

Pour ce qui est des girls, les tenues les plus portées sont la jellaba marocaine et l’abaya.

Pour les plus coquettes, les vacances d’été sont l’occasion de faire le plein de nouvelles tenues : une jellaba suivant les dernières tendances pour les prières du soir et une autre, plus habillée, pour la fête de l’aïd. C’est une façon de suivre la tradition marocaine, qui se perpétue encore aujourd’hui et outre-Méditerranée. On ne se contente pas de préparer les gâteaux ou autres mets qui ornent la table en période de Ramadan une semaine à l’avance, on se rue chez le tailleur afin de confectionner de nouvelles tenues à l’occasion de ce mois. Et pour celles qui ne peuvent se rendre au Maroc, une solution : charger sa copine d’origine marocaine.

Voici quelques modèles de jellabas marocaines à la fois tendances et raffinés :

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Originaire des pays du Golfe, l’abaya, quant à elle, a fait son apparition il y a quelques temps déjà. Elle allie côté pratique et élégance : elle s’enfile rapidement et est assortie d’un châle souvent réhaussé de strass. Et en parlant de strass, sachez mesdames qu’il existe des abayas signées Swarovski. On ne lésine plus sur les matières utilisées, et ce ne sont pas forcément les princesses Arabes ou encore les aristocrates qui en portent, on en trouve chez la plupart des femmes qui en sont fan.

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ABAYA ABRAR ABDULKARIM

Le Ramadan a donc une mode qui lui est propre, une façon de s’habiller qui respecte certains principes et qui est aussi l’occasion de porter de beaux vêtements venus d’ailleurs.

Jeûner bouger !

26 août 2009 par Khadija  
Classé dans Look at mon style

yogaJeûner toute la journée ça creuse ! Surtout cette année. Bon, c’est vrai qu’en tant normal on n’aime pas trop se plaindre, mais il faut bien l’avouer, cette année, c’est spécial malgré tout.
Je n’ai jamais eu autant de maux de tête, je ne comprends pas, je m’y étais pourtant préparée, mais je ne me suis pas encore rodée. Aussi, quand on sent la fatigue des dernières heures, on a plutôt tendance à s’allonger, à faire un somme.

Et puis, vient l’heure du miam miam, et là on a les yeux mais franchement plus gros que le ventre, et cette année c’est inédit. On prépare pas mal de plats pour au final regretter d’avoir ingurgité autant de nourriture : salé, sucré, encore salé, épicé, acidulé, les papilles en perdent la tête et c’est le 14 juillet dans nos bouches. C’est vrai que c’est convivial, d’autant qu’on est toujours entourées. Que ce soit la famille ou encore des amis, tout le monde se plaît à apporter des petits plats et à partager un moment entres rires et dégustation.

 Je ne vous parle même pas du moment où il faut se préparer pour la prière de tarawih, le soir : pas le temps de digérer parce-qu’on a passe trop de temps à table, et puis il y a le lave vaisselle à charger, les restes à mettre dans des boîtes hermétiques. Alors, on digère en cours de route, mais c’est pas top, surtout quand on n’est pas à pied.

 Ainsi, il est temps de prendre de bonnes résolutions. On finit par se sentir mal tant physiquement que psychiquement, on s’en veut de ne pas savoir faire preuve de pondération, on se sent ogresse (je vous rassure, ça ne veut pas dire qu’on mange avec les deux mains et jusqu’à pas d’heure !)

Alors les girls, voilà : fini la nonchalance avant le ftour, place au mouvement, parce-qu’autrement on risque d’en avoir pour notre taille ! Côté détente, privilégiez le stretching ou encore le yoga, cela vous détendra et vous fera oublier vos migraines et c’est une activité légère. Côté sport, et cette fois ça en fait soudainement moins sourire certaines, il y a le vélo ou encore la marche. Ce sont là deux façons de se dépenser en douceur, mais de manière efficace tout de même ! Pour la marche, pensez à vous rendre à la Mosquée à pied plutôt que véhiculée.

Bien sûr, il est important de manger équilibré et de se garder de toute orgie pour que vos petits efforts fassent effet. Et surtout, pensez à reprendre une activité physique après le mois de Ramadan. A bonnes entendeuses !!!

L’Orient des grandes surfaces

21 août 2009 par Khadija  
Classé dans Ce qui fait débat

Ramadan datesBientôt le Ramadan. A quelques semaines ou jours de ce mois béni, les grandes enseignes n’hésitent pas à attirer les consommateurs musulmans à coup de « saveurs de l’Orient », « spécialités orientales », « mille et une saveurs »… Que de formules pour nous ravir et ne plus avoir à aller chez l’épicier du coin, faire d’une pierre deux coups chez Auchan, Carrefour ou autres enseignes de la grande distribution.

J’ai donc bien reçu, comme tout le monde un catalogue avec en couverture « les saveurs de l’Orient ». Bien sûr j’avais compris qu’il s’agissait de produits « spécial mois du ramadan », où l’on nous répertorie tous les produits susceptibles de nous intéresser: dattes, fruits secs et eau de fleur d’oranger pour les gâteaux, épices (dont le fameux rass el hanout, que l’on peut traduire par « la tête de la boutique », mais là j’avoue que je n’ai pas bien compris, toute bonne fille de cuisinière, c’est à dire nous, savons que ça ne se met ni dans les soupes maghrébines, harira ou encore chorba, et encore moins dans les bricks, briouates ou autres mets du moment, allez savoir ! ) et de la viande halal ! Oui mesdames, produite par l’enseigne en question ou encore issue de marques au nom très peu recherché : Zoubida, Aouicha… Bien sûr ce ne sont pas ces noms là mais ça y ressemble ! Ainsi, tout y est au rayon alimentation, boucherie… même les boissons made in Algeria ou Tunisia : l’incontournable Selecto (qui a déjà goûté à cet ersatz de Coca Cola venu tout droit du bled ?) ou encore le Mirinda qui orne souvent les tables des mariages, ça décape !

Passons maintenant aux pages BAZAR !!! Les pages où l’on trouve de la vaisselle clichée. Je m’explique : des verres à thé kitch, des services à orangeade avec dorures, des thermos façon dînette, des assiettes « Taous », vous savez celles avec un paon en fond dessiné à la peinture au plomb, et j’en passe… mais le comble du comble c’est le réchaud à gaz butane, à croire que quand on fait une harira c’est pour tout un régiment et qu’on a pas de cuisinière, et les sacs à carreaux façon Tati, bah voyons ! 

En résumé, c’est bien sympa de nous plonger dans l’esprit du Ramadan, vraiment ! Prendre en compte les besoins de consommation des musulmans, c’est reconnaître qu’ils font partie du paysage. L’argent n’a pas d’odeur bien sûr, mais c’est toujours agréable de se sentir ordinaire et de ne pas avoir à faire des pieds et des mains pour se nourrir (rappelez-vous les papas et leur mission « trouver viande halal stop » dans les 70’s). Ce n’est pas encore comme l’esprit de Noël, mais c’est un bon début. Quand aux sacs à carreaux ou autres objets pas top, ou pas à l’image de ce que nous sommes aujourd’hui, on fait avec et on se dit qu’après tout le réchaud c’est pratique pour les mariages et les sacs à carreaux pour les vêtements dont on ne veut plus, hein les girls ?

Saveurs de l’Orient ou du Maghreb, non ! Je dirais plutôt saveurs d’ailleurs pour des Français musulmans bien dans leur peau et qui accueillent le Ramadan avec allégresse. 

Un été au musée : l’Institut du monde arabe

13 août 2009 par Khadija  
Classé dans Ce qui fait débat

resize-palestine1A mon tour de vous faire part d’une expo qu’il vous faut faire, cet été ou même plus tard, jusqu’au 22 novembre prochain : « Palestine : La création dans tous ses états » à l’Institut du Monde Arabe.

Per Palestina ! Je ne vais pas vous faire un descriptif de l’expo, quel intérêt ? A vous de vous faire votre propre idée, de ressentir l’exposition qui, vous devez vous en douter, est chargée en émotion. Moi qui ne suis pas une férue d’art contemporain, je dois dire que j’ai vraiment apprécié le génie de ces 19 artistes palestiniens dignes qui, bien que faisant état d’une situation historique des plus désolantes, ont su transmettre bien plus que de la consternation : une inventivité artistique tendant vers l’universel.

Cette expo est pleine de métaphore, d’images qui nous invite à repenser les choses les plus simples et à les vivre pleinement. Nous avons toutes une profonde affection pour le peuple palestinien, un peuple à l’histoire riche, une histoire qui est aussi la nôtre et de toute l’humanité.

Je ne reviendrai que sur les artistes qui m’ont le plus touchée et marquée : Sherif Waked et Suha Shoman.

Sherif Waked : Avec sa vidéo « Chic point » dénonce l’humiliation faite aux Palestiniens lors des contrôles effectués par Tsahal aux check points. Un défilé d’hommes vêtus de chemises ou encore de robes traditionnelles atypiques, aux ouvertures fantasques, faisant apparaître les parties du corps susceptibles d’être contrôlées : le torse, le ventre ou encore le bas du dos. Bon jeu de mots et beau défilé.

Suha Shoman : réalisatrice de courts-métrages, que l’IMA diffuse régulièrement. Dans cette expo, elle présente Bayyaratina, l’orangeraie de son grand-père, décimée d’années en années par les Israëliens. Un court-métrage qui en dit long sur la situation des Palestiniens, contée avec flegme et noblesse.

A vous de vous y rendre et de nous en rendre compte. Pour les provinciales, vous avez encore le temps, et ça vous fera une sortie. Merci la centralisation et le jacobinisme !

Lire à la plage

10 août 2009 par Khadija  
Classé dans Ce qui fait débat

lire-a-la-plageLa Normandie, le débarquement, les galets, la plage et …la lecture ! En ce moment en Seine Maritime, et ce jusqu’au 30 août prochain, vous pouvez vous poser sur une plage et lire ce qui vous plaira dans l’un des multiples points « Lire à la plage » où des transats, ou encore des chaises, vous attendent, et c’est gratuit !

8000 livres sont mis à disposition (1000 par cabane) : récits de voyages, bandes dessinées ou encore polars tout est prévu pour les rats de bibliothèque qui pourront enfin sortir de leur trou et respirer de l’air pur sur fond de cri de mouette.

Vous pouvez tout aussi bien vous poser avec votre propre livre, d’ailleurs c’est ce que j’ai fait. Un cadre serein, une lecture marine et en prime un bronzage facial exceptionnel ! Bien sûr, n’hésitez pas à piquer une tête, après tout, c’est surtout cela la plage !

Rupture et continuité

10 août 2009 par Khadija  
Classé dans Ce qui fait débat

hatc_visageNotre histoire est le reflet de ce que nous sommes. Notre destinée, nos choix sont autant d’éléments qui ont forgé notre personnalité, notre vision du monde, notre rapport à l’autre.

Vivre, c’est être de plein pied dans le présent, penser à son avenir mais c’est aussi être lié à un passé qui a pu être vécu comme formateur ou, au contraire, comme castrateur. Bien souvent, il est question de rompre avec celui-ci et d’amorcer quelque chose de nouveau, une vie choisie. On est à la fois pris dans le passé, donc rattaché à celui-ci, et libre de suivre une nouvelle voie, un chemin, à l’aune de nos aspirations et de nos objectifs. Mais la rupture n’est que partielle parce que l’individu porte en lui ce passé qui continue bon gré mal gré à orienter ses actions.

On ne peut se prévaloir d’un parcours sans faute, où rien ne serait à refaire, où tout n’est que satisfaction et réussite. Etre conscient de cela, c’est pouvoir appréhender l’avenir de manière circonspecte donc réfléchie, et être maître de celui-ci. Bien sûr, les aléas subsistent : la conjoncture, les accidents de la vie, ou tout simplement les mauvais choix qui n’en sont pas au moment où ils sont faits.

Quand le passé est douloureux ou encore avilissant à ses propres yeux, quand on considère qu’il n’est pas l’image de l’être que nous sommes aujourd’hui, bien souvent la solution est de rompre totalement. Faire comme si il n’y avait jamais eu de passé, juste un présent et un avenir. La passé dont on est peu fier et dont on ne veut pas parler. Or, il a été déterminant et lui seul nous a appris et nous a changé. L’enfance, l’adolescence, des périodes de socialisation où l’on subit plus que l’on ne vit. L’âge adulte, les lectures, les rencontres autant d’éléments qui nous permettent de sentir le changement, de le vivre.

Quoiqu’il en soit, nous portons tous en nous les stigmates, ou pas d’ailleurs, de notre passé. Lui tourner le dos c’est faire preuve d’une admirable schizophrénie qui au final nous rattrape et dont les conséquences sont encore plus néfastes, surtout sur un plan personnel. Affronter ses vieux démons, réussir à dompter le passé et ne pas s’y complaire, vivre la transition et apprécier le changement, l’avenir, tel est le défi qui nous est lancé et quel défi !

Une démarche s’impose alors, celle de la réconciliation entre le passé et l’avenir. Une réconciliation d’autant plus difficile qu’elle en devient savoureuse parce qu’elle permet d’assumer ce que l’on a été, ce que nous sommes, et ce que nous serons. Il nous est possible de faire le choix de notre but, il nous appartient de l’atteindre ou pas.

Assumer ce que l’on est, ce à quoi nous appartenons et ce vers quoi nous tendons, de quoi occuper toute une vie.

Si t’es fauchée, fais un vide-grenier !

5 août 2009 par Khadija  
Classé dans Ce qui fait débat

Bon, je sais, le titre est pas terrible mais je suis sûre que vous avez réagi, soit en vous disant « oh c’est marrant ! » ou alors en pensant « comme il est naze ! ».

Le vide-grenier ou la brocante, tout le monde connaît, mais en général on y va pour chiner, flâner, on est rarement derrière les tables et c’est bien dommage. Oui parce que vous passez à côté d’un bon plan où l’on se débarrasse des vieilleries ou de ce qu’on ne veut plus, tout en se faisant de l’argent. J’ai des copines qui se font parfois 300 euros en ne vendant que leurs « cadeaux jt’aime pas », vous savez ceux qu’on vous offre aux mariages, mais oui, les services à café ou à thé façon dînette avec Marie-Antoinette et Louis XVI qui valsent ! Vous voyez de quoi je parle ? Ou encore les parures de lits plus kitch tu meurs ! Enfin bref, tout ce qui ne sert plus ou n’a jamais servi ! Et c’est tout bénef, on gagne un peu d’argent en rencontrant du monde et on passe une bonne journée sous le soleil. Le mieux c’est de le faire avec une copine, surtout pour celles qui hésitent à y aller seule, ça vous boostera (c’est ce que j’ai fait la seule fois où j’en ai faite une, j’avais pas très envie de me retrouver seule…)

Pour mettre toutes les chances de votre côté, voici quelques conseils à suivre pour ne pas en perdre une miette ou un centime, c’est comme vous voulez !

  • Préparez minutieusement vos cartons, de manière à ce que tout soit classé et ce, en regroupant les mêmes objets . Par exemple, rangez vos vêtements par taille et par type dans des petites caisses et surtout pensez au portant. C’est toujours agréable un stand ordonné
  • Prévoyez un bon matériel, c’est capital! Sinon il risque d’y avoir de la casse entre une table branlante ou trop chargée, des cartons qui vous lâchent en plein déchargement. Privilégiez les tréteaux avec une planche et pensez au drap à mettre au sol au cas où ça déborderait
  • Arrivez tôt pour pouvoir vous garer le plus près possible de votre emplacement et décharger votre voiture sans stress et sans bloquer les autres ou être bloquée vous mêmes
  • Bien organiser sa table en disposant les mêmes objets ensemble : un coin pour les livres, les CD, la vaisselle, les jouets et d’ailleurs ces derniers font toujours un carton parole ! Pour celles qui n’ont pas d’enfants, faites un tour dans la cave de votre sœur, elle est généralement pleine à craquer de legos qui sont, je vous le dis, numéro un des ventes !
  • Faites un effort sur la déco du stand : un stand agréable à voir attire les chalands. Par exemple, prenez vos vieux napperons de grand-mère et disposez les pour la déco mais surtout n’oubliez pas de les vendre ! Et gardez le sourire même face à un chineur agaçant qui veut tout à 20 centimes
  • Prévoyez de la monnaie et des sacs en plastique ou du papier journal pour emballer les objets, en bonne petite marchande. Evitez de prendre votre sac à main ce jour-là pensez plutôt à mettre la recette dans vos poches pour les billets et dans une petite caisse posée en face de vous pour la menue monnaie
  • Pensez à prendre en photo les intransportables : table basse, coffre à jouet, table à langer…
  • Regrouper les objets précieux près de vous et mettez sur le bord de la table les babioles et autres objets à un euro
  • N’oubliez pas votre petit tabouret et votre pique-nique

Voilà ! Vous êtes parée pour un vide-grenier fructueux. Un bon plan anti-crise qui vous permettra au moins de vous offrir quelque petits plaisirs ou même de régler les petites factures, comme celle du téléphone, quoique pour les bavardes ce n’est pas une seule et unique brocante qui ferait l’affaire !

Quelques adresses pour trouver une brocante près de chez vous :

Vive les rondes !

3 août 2009 par Khadija  
Classé dans Ce qui fait débat

femmes-rondesEn ce moment, tous les magazines féminins encensent les stars qui n’ont pas de complexes, qui assument leurs rondeurs et les mettent en valeur.
On parle de femmes pulpeuses, aux formes généreuses en opposition à la femme filiforme, à la taille mannequin. Mais qu’est ce qu’une femme ronde ? Est-ce une femme qui met un bon 38, un petit 40 ou alors une femme qui s’habille chez les grandes tailles ?

C’est le retour des vraies femmes mais toujours est-il que celles que l’on nous présente sont en fait normales et donc pas si rondes que cela. Scarlett Johansson ou encore Katherine Heigl, elles seraient enrobées et belles malgré tout.
Mais chez les femmes ordinaires, autrement dit, nous, être ronde c’est avoir de la culotte de cheval, les fesses bombées, des poignées d’amour et des cuisses de footballeur. C’est faire un bon 44-46 minimum et aller chez le tailleur pour confectionner des vêtements qu’on ne trouve pas chez les grandes enseignes. On est donc bien loin des people que l’on qualifie de rondes et sublimes mais qui portent toujours aussi bien les robes moulantes des grands couturiers.
Les codes actuels veulent que nous soyons minces pour être belles et bien dans sa peau. Il est vrai que l’embonpoint n’est pas ce qu’il y a de mieux pour notre santé, et c’est à vrai dire pas très esthétique. Néanmoins, cela ne veut pas dire que pour être une femme épanouie, il ne faille pas dépasser le 40. Tout dépend de la taille de la personne, de sa silhouette et de sa façon de s’habiller. On peut faire un 44, être bien proportionnée et avoir un corps ferme.

Bien souvent minceur rime avec beauté. La pub, les médias ou encore les people sont autant de grosses arnaques qui jouent sur la corde sensible du plaire et du vouloir plaire. Mais on ne le dira jamais assez : merci photoshop pour les unes, les coachs et diététiciens perso pour les autres. Il faut avouer qu’on se laisse bien souvent influencer par toute cette mascarade et qu’après avoir feuilleté un magazine ou encore regardé une émission spéciale beauté, on décide automatiquement de faire le plein de produits qui finiront bien souvent par prendre la poussière sur la commode. Crèmes amincissantes, remodelantes, compléments alimentaires, on finit avec plus de 80 euros de soins.

En résumé, célébrer la beauté des rondes n’est pas pour nous déplaire, bien au contraire, mais encore faut-il se mettre d’accord sur la définition qu’on en a. C’est malgré tout rassurant de lire dans les grands magazines qu’être ronde et féminine n’est pas incompatible. En réalité, tout est une question de style : on peut être ronde et élégante, mince et négligée. C’est ce que l’on dégage qui fait de nous une femme épanouie et ravissante. Et pour finir, rassurons nous en nous rappelant qu’un caftan rend beaucoup moins bien sur une mince ! On en porte certes pas tous les jours mais c’est toujours plaisant de le rappeler. On va jusqu’à enrouler des serviettes de bain autour de la taille des rachitiques pour donner plus de volume. Et comme dirait MC Solaar « prendre ou perdre quelques kilos, l’essentiel est d’être vraiment bien dans sa peau » !

Focus sur… les nouvelles pop stars

31 juillet 2009 par Khadija  
Classé dans Portraits

Nous assistons depuis quelques années à la montée en puissance de pop stars musulmanes qui n’ont plus rien à envier aux stars de renommée mondiale. Ce sont des talents, des voix qui offrent un nouveau souffle au public dans le domaine artistique de manière générale et dans celui de la musique en particulier.

hamza-robertson

Religieux ou pas, ce style de musique est néanmoins très apprécié et de plus en plus recherché. Des maisons de disque émergent, comme Awakening, qui produit les plus connus sur le plan international : Sami Yusuf, Hamza Roberston ou encore Mesut Kurtis. Ce qu’ont en commun ces superstars du anasheed, que l’on traduit généralement par chant religieux, c’est d’être animée par la passion de la musique et par la volonté de proposer un genre nouveau.

Ce qu’ils proposent, une musique inspirée des valeurs musulmanes mais aussi universelles. Ces chanteurs ne veulent absolument pas être perçus comme des prêcheurs mais plutôt comme des artistes qui veulent en finir avec la musique négative. Il semblerait que cette maison recherche des talents sur toute l’Europe et en France notamment, alors si vous vous sentez l’âme d’une diva, foncez ! Voici quelques-unes des plus grandes figures de la musique Anasheed, anglo-saxons pour la grande majorité, ce qui laisse croire que les Français ont un train de retard…

Yusuf Islam : ancienne star de la pop anglaise (Cat Stevens), converti à l’Islam, Yusuf Islam s’est lancé dans la chanson religieuse à la fin des années 80. Il verse plus dans l’éducatif et le pédagogique en proposant des albums destinés aux enfants où il enseigne les bases de l’Islam et transmet des messages de paix et de tolérance. 

 

Sami Yusuf : chanteur, auteur, compositeur, c’est le John Lenon des musulmanes. Diplômée de la Royal Academy of Music de Londres, il est considéré comme LA pop star du monde musulman. Selon The Guardian, il serait le britannique musulman le plus populaire au monde. Fort de trois albums au succès mondial, il reste le numéro un des chanteurs de anasheed.

Hamza Robertson : originaire du Lancashire, avec sa dégaine à la Jamie Cullum, il est l’un des chanteurs de anasheed qui connaît un franc succès aujourd’hui. Produit par la maison Awakening (tel que Sami Yusuf ou encore Mesut Kurtis), il considère la musique comme une source d’énergie.

Mesut Kurtis : d’origine macédonienne, il s’est fait connaître par sa reprise de la célèbre al Burda (ode à la prière dédié au Prophète composé par un grand imam soufi). Comme ses compères, il ne veut pas être confiné à un style unique ou à une catégorie de chanteurs. 

Kareem Salama : Texan, il est comme vous devez le supposer un chanteur de country hi ha ! Ingénieur chimiste, c’est un passionné de poésie arabe. Bien que ses textes soient empreints de religieux, il se défend de tout prosélytisme.

Que serait ma superstar list sans une voix féminine ? Last but not least,  la chanteuse Sarah Yaseen du Royaume Uni. Elle fait partie du groupe Wing, composé de femmes qui célèbrent l’amour et la paix à travers leurs chansons. C’est son père qui lui a donné goût à la musique et qui la fait répéter. Par ailleurs, son premier album, Peace, est déjà dans les bacs.

Une nouvelle génération de chanteurs est née, depuis un petit bout de temps d’ailleurs. Leur envie, produire une musique spécifique pour un public spécifique. Au-delà de l’aspect communautaire, ce qu’ils célèbrent avant tout c’est leur amour pour la musique. Laisser libre cours à ses passions tout en restant proche de ses valeurs et de ses principes, voilà ce que prônent ces pop stars d’un nouveau genre, un genre qui a encore de beaux jours devant lui…

Voici quelques morceaux, bonne découverte !

Photo : Hamza Robertson