Dimanche de toutes les vanités

18 février 2010 par Maria  
Classé dans A la une, Ce qui fait débat

Dimanche, il fait encore assez frais, on se calfeutre donc dans son manteau, le soleil est de mise, et Dieu ! Comme cette ville de Paris est belle toute poudrée de l’or du jour !  Avec Khadija on a décidé de voir une exposition pour vous.  Le choix est porté sur « Vanités. De Caravage à Damien Hirst ». Ça se passe du côté de rue du Bac, plus précisément au 61, rue de Grenelle à la Fondation Dina Vierny- Musée Maillol. 

Commençons par ce mot Vanités.  Il nous ramène aussitôt au Maniérisme et au Baroque et à ces natures mortes (les anglais disent still life, c’est moins mortel…) où, à côté de livres, de fruits, de fleurs, de jarres, de sabliers et d’horloges se place un crâne humain, rappelant que le temps qui nous est imparti est compté.  Biblique, la phrase nous revient en mémoire aussitôt : Vanitas vanitatis et omnia vanitas (Vanité des vanités, et tout est vanité Ecclésiaste, I, 2).  Méditation devant l’éphémère, prise de conscience de la frêle vie devant l’Éternel, les artistes du XVIIe l’ont cultivé comme genre, mais n’en ont pas été les premiers, puisque l’on trouve déjà à Pompeï des représentations à contenu identique pour ne pas parler des danses macabres du Moyen Âge. 

C’est un recueil de 160 productions de diverses époques que les commissaires de l’exposition, Patrizia Nitti et Claudio Strinati, présentent : peintures, sculptures, photographies, vidéos, bijoux et objets.  On peut y retrouver aussi bien une mosaïque polychrome de Pompeï où un crâne s’appuie sur une roue de la fortune, qu’une sérigraphie du contemporain Damien Hirst représentant un crâne au front où miroitent des diamants encastrés. Mais également  des crânes bariolés et très énergiques de Warhol (photo dans le slideshow), un crâne presque ludique de Niki de Saint Phalle, un étrange crâne surplombé par deux oreilles noires et rondes rappelant Mickey de Nicolas Rubinstein, Et encore un Saint François caché dans son austère habit de moine tenant un crâne, peint par Zurbaran en 1635 ou bien une nature morte au crâne, au rendu vigoureux  de Cézanne ou adouci par  la palette cubiste de Braque.

 

Marina Abramovic / Carrying the skeleton I - 2008

 

Pas toutes les époques ont réfléchi de la même manière sur la mort. Pas toutes les cultures la regardent identiquement (il suffit de voir la différence entre la fête des morts au Mexique et les visites de cimetières en France le 2 novembre).  Mais il est certain que le temps présent des sociétés hautement industrialisées en occident au XXIe siècle fuit avec un rire nerveux toute allusion à la fin promise de ce qui vit.  Les morts, d’ailleurs, n’ont plus de place.  On les confine dans des urnes, réduits à une ténue cendre que d’aucuns se sont mis à trouver plus pratique, plus tendance, mélange de littérature gore japonaise et de multiculturalisme transversal entre hindouisme, bouddhisme et  Europe bobo. 

 

Memento Mori - Mosaïque polychrome de Pompéi - 1er siècle

 

Société hédoniste qui craint la maladie, la vieillesse et la mort et les aborde  en surface, la hantise paraissant éloignée par tant de technologies prometteuses –  chirurgie plastique, manipulations génétiques, que sais-je?  Société du spectacle : la mort se met en scène, on filme sa propre mort. La déchéance apportée par un cancer ravageur, par le sida ou d’autres terribles atteintes au corps qui se voudrait éternellement jeune, devient sujet médiatique et médiatisé. 

Au fond, pourrons-nous faire la différence entre tant d’images absorbées, saurons-nous où git l’effroi du néant et où tout n’est que décor en carton, ressuscité dès le lendemain sur une scène fraichement renouvelée ?

 

Fransisco de Zurbaran/San Fransisco arrodillado - vers 1635

 

Mais si certaines œuvres nous situent pleinement  dans cette course en avant, comme autrefois par temps de peste, quand des populations entières étaient atteintes d’insouciante folie, l’exposition appelle plutôt à la réflexion.  Celle qu’anciens et modernes ont menée sur le temps qui fuit et la mort déjà présente dans la douce vie. Celle que les maitres de méditation chan (zazen) appellent en lançant à leurs disciples « rentrez dans vos cercueils! ».  Celle qui nous est rappelée maintes fois dans le Coran et qui nous laisse pensifs quand, soudain arrêtés dans le tourbillon du quotidien, un silence vient s’imposer. Le flux du jour est alors pareil au papillon, bref et beau, prélude de fin et, on voit le vide de tout ce qui nous entoure et la plénitude de tout ce qui nous attend.

Informations pratiques :

Fondation Dina Vierny – Musée Maillol

59-61, rue de Grenelle.

75007 Paris

Tél : 01 42 22 59 58

Fax : 01 42 84 14 44

Métro : Rue du Bac

Bus : n° 63, 68, 69, 83, 84

www.museemaillol.com

Horaires : l’exposition est ouverte tous les jours de 10h30 à 19h sauf les mardis. Nocturne le vendredi jusqu’à 21H30.

Tarif : 11 euros

Tarif réduit : 9 euros

Gratuit pour les – de 11 ans

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Deviens une primitive, et tu lutteras contre le consumérisme !

12 février 2010 par Mariame  
Classé dans A la une, Ce qui fait débat

Aujourd’hui, on est vendredi. Et vendredi, ça rime avec philosophie, anthropologie et sociologie. Enfin ça rime avec un tas d’autres trucs, mais trop de mouahaha tue le mouahaha. Y’a pas mal de lectrices qui me somment de faire un « une seule en scène » mais je ne puis… car les blagues les plus courtes sont toujours les meilleures (et que j’aurais voulu être saxophoniste, tant qu’à être artiste !). Tu piges bichon ? Puis je laisse ça aux pros !

Donc today, c’est réflexion, ou du moins on va essayer. Mais je vous rassure, s’agit pas de se la jouer à « ouais, je kiffe les PUF tu vois ». Non, s’agit juste de discuter des choses que l’on peut aborder lors d’échanges entre copines par exemple, qui a priori semblent anodines, mais qui en réalité soulèvent de véritables réflexions. 

Je ne parle pas de l’évocation d’une actualité particulière, genre l’action de Mickael Vendetta et son impact sur les esprits qui peuplent la France de tout en bas. Ca c’est quand tu fréquentes une bande qui se prend pas trop au sérieux même si elle a de quoi se la raconter. Parce qu’à côté de ça, y en qui parlent, parlent… pour changer le monde ! Et ils sont tellement armés pour le changer, le monde, qu’en voulant t’épater, ben ils finissent pas perdre le fil mais surtout, par s’enfoncer, se contredire, en citant un mec qu’ils n’ont en fait pas lu. Je me souviens d’une « brillante » étudiante d’une graaaaande école qui gérait tellement bien son sujet… qu’elle a fini par sortir son « cahier » pour relire les notes de son cours. Lutece, si vous me lisez ma poule (oui, je voussoie les gens que je ne connais pas et à qui je ne veux pas m’associer), ce fut un grand moment de bouffonnerie mon p’tit !

Nan parce qu’un sujet peut te faire penser à une lecture que tu as pu faire, un auteur que tu as pu voir ou écouter, ton épicier qui te développe des théories vraiment pertinentes et qui sortent vraiment de l’ordinaire. Et puis tu peux faire ta crâneuse si tu as THE référence qui fait la différence et qui apporte une valeur ajoutée, une réponse à une interrogation soulevée même devant un coca et du fondant au chocolat, ouais ! A condition tout de même de t’en souvenir. Tu crois que y’a qu’à Sainte-Geneviève ou au Café de Flore que les cerveaux sont aptes à la création, l’intellection, ou encore l’imagination ? Nenni, même si je te l’accorde là-bas, ben tu t’y crois, et que même quand tu regardes une feuille devant toi, ben tu penses que t’es un peu comme John et que t’es cap de lire entre les lignes et de décoder des messages dissimulés.

Sache que même le Virgin café, avec ta voisine de droite qui lit un manga, celle de gauche la quatrième de couverture d’un pavé soporifique qu’elle a dû garder en attendant le départ du beau gosse qu’elle a voulu impressionner, et toi les tickets de caisse de toutes les dépenses que tu as effectuées dans la journée, peut être le lieu d’une formidable discussion. Bon, ça finit souvent en palabres, mais on s’en moque, on aime le vent et même les blizzards hi hi hi.

Justement il y a quelque temps, s’est posée au terme d’une journée shopping effrénée la question de notre manière de consommer et notamment, ce désir constant de vouloir surconsommer des (n’ayons pas peur des mots) futilités qui nous semblent pourtant IN-DIS-PEN-SA-BLES ! Les exemples sont légion, ils animent notre quotidien, mais comment s’affranchir de ça ? 

- « Minute papillon, c’est Avatar qui te fait cet effet là ou bien ? Tu veux revenir à l’essentiel hein ? »

Mais ça va pas, déjà que le message du film est pas net. Non non, j’ai juste fait un peu de rangement dans ma bibli, et suis tombée sur un ouvrage assez intéressant de mes années de réflexions « poussées » sur la « society » quoi ! Tu vois la période où tu crois qu’il faut tout péter ??
 
Âge de pierre, âge d’abondance. Et c’est de Marshall Sahlins (tqt petit oiseau, wikipédia est là !). Et le lien donc ? C’est qu’en gros (parce que je vais tout de même pas faire une fiche de lecture), il démonte cette tendance qu’on avait (oui « on » ?? Je m’appelle Marianne dans les piep’s, qu’est-ce qui y a ?) en « Occident » à penser que les sociétés « primitives » avaient une économie rudimentaire voire inexistante (une économie de feignasses quoi) en montrant qu’en réalité, elles avaient juste très peu de besoins, de désirs et n’ont donc jamais eu à se prendre la tête à produire beaucoup.
C’est ce qu’on appelle du résumé de compèt’ parce que bien sûr le livre est carrément plus épais (puis t’as des écoles de pensée qui s’opposent à l’époque quoi, mais je suis sûre qu’au fond de toi, y a une voix qui dit « je ne veux pas en savoir plus, pitié, de grâce ! »). Tout ça pour dire que les sauvages (l’anthropologie, éveille toujours en moi des répliques à la Man to man) selon Marshall, ben ils ont tout compris à la life ! (bon depuis, y a eu d’autres travaux mais lui, je l’aime bien parce qu’un peu marginalisé ! Et il était prof à Paris X hi hi)

Je sais pas ce que vous pensez de tout ça Mesdames, mais votre avis m’intéresse beaucoup ! On n’hésite surtout pas à intervenir et à illustrer son propos avec des exemples de la vie de tous les jours parce que le but c’est pas de philosopher ou de faire une conf’ sur le consumérisme, les systèmes de production, l’utilitarisme ou que sais-je encore : justement, y’a des « Que sais-je ? » pour ça… ooooh, ma vanne est trop bonne !
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Prendre la température sur HATC

29 janvier 2010 par Marie  
Classé dans Ce qui fait débat


Parler climat, personne ne le contestera, c’est tendance, c’est « in », c’est à la mode, c’est en vogue ! On trouve du vert, de l’éco, du green, du « propre » à toutes les sauces. Et partout, on en parle.

Mais si, sur Hijab and the city, on a décidé d’en parler, ce n’est pas seulement parce qu’on est « in ». C’est aussi et surtout parce que nous sommes des citoyennes conscientes et responsables.

C’est parce qu’on kiffe Gandhi, qui a dit « Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde ».

Et aussi parce qu’il y a, dans un Livre qu’on peut trouver sur la table de chevet de beaucoup d’entre nous, une parole qui dit « …Sois bon comme Dieu le fut envers toi ! Ne recherche pas la dégradation sur la Terre ! Dieu n’aime pas les déprédateurs » (Coran 28 : 77).

Je pourrais encore continuer un moment, mais ça vous donnerait envie de m’appeler Mlle citations ! Non, non, appelez-moi plutôt Miss Green, Mlle environnement ou… Marie, c’est bien aussi.

Et oui, une petit bleue sur HATC pour parler environnement, changement climatique, mais avant tout, pour parler de nous (et nous, c’est vous !), de nos modes de vies et de nos soucis. Parce que l’environnement, c’est notre affaire à toutes au quotidien (beau slogan n’est-ce pas ? hum), et un des plus grands enjeux de ce siècle. Ce sera l’occasion de discuter ensemble des nombreux trucs, astuces et idées qui permettent de prendre en compte la dimension environnementale dans notre quotidien. Mais nous aurons aussi l’opportunité d’aborder de différentes façons les enjeux du changement climatique et de tous les déséquilibres créés par l’homme.

Alors alors, pourquoi moi, direz-vous? Y en a pas déjà assez comme ça sur HATC ?

Eh bien… Parce que je suis tombée dedans quand j’étais petite. A l’heure des cartables joliment ornementés d’un petit singe, les couvertures de mes cahiers sensibilisaient au trou dans la couche d’ozone ; à l’heure de la course au classeur le plus fun, le mien était le premier en papier recyclé. Je ne sais pas pourquoi, à l’époque, mes camarades de classes ne réalisaient pas à quel point c’était en vue, et même carrément avant-gardiste.

J’ai grandi à coup d’expositions Greenpeace sur les baleines, de fascicules du WWF, d’économie d’énergie et d’attention à l’eau que « tu ne gaspilleras point ». Dites-moi à quel âge vous avez entendu parler pour la première fois du « global warming », je vous répondrai que je ne devais pas avoir beaucoup plus de 10 ans à l’époque. Dites-moi quand vous avez vu les premières photos de glaciers qui fondent, je vous dirai que pour ma part, ça ne devait pas être loin de mes 12 ans, bien avant qu’on en parle chaque semaine au 20h (bon, je l’admets, j’exagère sur le « chaque semaine au 20h », hélas).

Voilà, depuis ma plus tendre enfance, mon chemin est tout tracé, mon destin : tchatcher écologie sur Hijab and the city (ou climat, ou environnement, mais écologie, ça rime)!

Alors les filles, vous, qu’est-ce que ça vous évoque toutes ces histoires vertes ?

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Sacrifier Willy pour un thon, faire du legging un pantalon…

22 janvier 2010 par Mariame  
Classé dans Ce qui fait débat

Qui n’a jamais rêvé de dire au camion volé assis en face de soi dans le métro : « Mademoiselle, tu t’es fait renverser par un livreur Gemey-Maybelline ce matin ou bien ? »

En même temps, chacun fait ce qu’il veut, je vous le concède. Mais franchement, agresser les yeux d’autrui de bon matin (ou même en soirée), avec des kilos de  fond de teint, du ROSE à lèvres bien baveux, du mascara à gogo avec un fard à paupières vert criard… et si en prime y a les UV couleur curcumine, une mode qui vient paraît-il de Peshawar… WOW ! 

Je viens de décrire la délicieuse dame posée à côté de moi dans le métro 1 la semaine dernière, avec à la main un Vuitton et sur les épaules un vison… mes yeux n’en reviennent toujours pas ! Chui persuadée qu’elle était russe !!

C’est donc sans hésitation et pour me remettre de ces émotions fortes que j’ai fini par rejoindre le goupe facebook « A quoi ça sert de tuer des baleines si c’est pour maquiller des thons ?!« , un groupe classé dans la catégorie « Juste pour le plaisir – Complètement inutile », mais qui pose je crois une véritable question qui mériterait réflexion… 

Nan je plaisante, moi j’ai juste bien ri en lisant les messages postés sur le mur : « Sauvez Willy », ou encore « un thon reste un thon ». Et je ne suis pas d’accord, moi ! Quand tu regardes Miss Swan, ben je peux te dire que tout est possible. Comme chez le cygne : petit, c’est moche, grand c’est beau. J’ai appris ça dans les fiches des Incollables…
 
Ludovic, son créateur, nous explique d’aillleurs que ce qu’il l’a motivé à le créer, c’est justement une émission de télé-réalité américaine durant laquelle il avait entendu cette fameuse question qui constitue aujourd’hui le nom du groupe.  »Dès que j’ai entendu tout ça, ça m’a fait rire, tout simplement. » Et il n’est pas le seul à en rire. Déjà plus de 97500 membres, ça en fait des hilares… et des traumatisé(e)s !
 
C’est assez marrant de voir le nombre de groupes facebook qui ont un rapport avec le physique, les pratiques vestimentaires des filles, les coupes de cheveux, et le tout plein d’ironie et de de vacheries. Tout y passe ! Le mauvais goût, la vulgarité, les tendances foireuses hi hi hi.
 
Y en a un qui m’a fait MDRer. C’est pas vraiment un groupe, plutôt une page, et « rien qu’à la lecture du titre t’as vu, les gens y voyent que c’est pour la bonne cause t’as vu » Contre les meufs qui croivent que les leggings sont des pantalons… hi hi !! 
Moi je suis plutôt de cette école là. Et vous Mesdames et Mesdemoiselles ?
 
Les Messieurs peuvent également participer, à condition qu’ils soient en possession d’au moins un « pyj » à la Charles Ingalls de chez Damart ou Uniqlo ha ha. Trop la classe le caleçon thermolactyl !
 
Groupes facebook :

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Les barres de rire que je me tape grâce aux groupes facebook

15 janvier 2010 par Mariame  
Classé dans A la une, Ce qui fait débat

Ces derniers temps, facebook, c’est devenu mon dada. Je vous rassure, je ne suis pas en galère d’amitié, ni en quête de lien social… enfin un peu quand même mouahaha. Nan sérieux, c’est carrément plaisant et touchant de recevoir des tas de messages trop mimis concernant Hijab and the city, des bises virtuelles et des compliments à nous faire rougir comme des tomates cerises (parce c’est plus jolie, une tomate cerise qu’une grande et grosse tomate chimique…) la team et moi-même.

Et puis facebook, c’est trop marrant, et spécialement les groupes créés par ses membres. De « pour toutes celles et ceux qui croiVENT que la France est une baltringue » à « regarde, ce coq est possédé… machallah » (machallah = expression supposée traduire son ébahissement devant une création divine…  même un coq fou… no comment !), en passant par « parce que toi aussi, tu crois que c****** c’est le synonyme de garçon » et « si toi aussi tu penses que Dora l’exploratrice nous prend pour des c*** »… hi hi hi, comment ne pas rire pendant des heuuuuures !! Et les commentaires des membres de ces groupes, une véritable thérapie pour celles et ceux qui sont en dépression.

Bien sûr, y a des groupes beaucoup plus sérieux, sur des questions de société, des évènements particuliers, des maladies incurables (que l’on peut paraît-il guérir avec de l’huile d’argan et des graines de nigelle…), des mouvements politiques, etc. enfin bref, un tas de trucs pas forcément rigolos mais il faut de tout pour facebooker à son aise !

Comme je suis une jeune fille vraiment sympa et qui aime bien déconner (ohhhh), j’ai décidé de partager avec vous chaque semaine un groupe qui aura retenu mon attention (vous inquiétez pas, y en a des sérieux que je fréquente… du style le groupe « Sociologie » ou encore « Le PIRATAGE tue l’artiste. Téléchargez Christophe Maé »… ha ha ha !

Aujourd’hui, c’est un groupe que j’aime beaucoup qui est à l’honneur, parce qu’il porte un combat des plus louables  et des plus importants pour l’humeur, et notamment au petit matin, de toutes celles qui comme moi squattérisent les gares de France et de Navarre (c’est ça de vouloir jouer les « écolos » à deux balles et de pas vouloir passer son permis !).  

Ce groupe, c’est celui-ci : Pétition pour mettre la voix d’Homer comme annonce dans les gares SNCF

Homer, c’est qui ? C’est pas l’auteur de l’Iliade inculte, mais le monsieur jaune et gras du bide de la série animée Les Simpson.

Quand on demande à Aurélien, à l’origine du groupe, de nous expliquer comment lui est venue l’idée du groupe, il nous explique que tout a commencé alors qu’il était dans la gare de Lille-Flandres. « Je devais prendre mon train, et j’en avais marre d’entendre la Fabienne ou Francine, je sais plus comment elle s’appelle !!! Cette voix commençait vraiment à me taper sur le système, et tout bêtement, je me suis dit (comme je suis un grand fan des Simpson), ça serait pas mal d’avoir la voix d’Homer qui nous annonce les trains ou les retards. En plus, le fait de voir tout le temps les gens dans les trains qui font la tronche, je me suis dit que ça pourrait le faire avec Homer, que ça casserait un peu le délire de notre société où au final rien n’est vraiment très fun, tout est bien fait, bien conçu, sans originalité ni « freestyle », surtout que sa voix française est bien particulière. Tout ça sans jamais croire que ça prendrait une telle ampleur. »

Et quelle ampleur ! Le groupe compte plus de 200 000 membres. Je lui souhaite encore plus de membres, et espère sincèrement que le miracle se produise un de ces quatre à St-Lazare !! hi hi hi

Pour rejoindre le groupe d’Aurélien, c’est par ici.

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L’Iran et l’underground

13 janvier 2010 par Khadija  
Classé dans A la une, Ce qui fait débat

L’Iran on en parle partout, que ce soit dans la presse politique ou dans les magazines féminins. Le mouvement vert fait la une des journaux et met en avant l’idée que rien ne va plus en Iran, que les femmes sont en première ligne dans cette fronde populaire et que les Mollahs tremblent face à la révolte.

On dépeint souvent un tableau noir quand on nous parle de ce pays, mais moi je n’y suis jamais allée en Iran, et, en définitive je ne sais pas vraiment ce qui s’y passe. Je sais juste que c’est un pays qui fait souvent la une et que l’on montre du doigt. A tort ou à raison, à chacun sa vision des choses mais gare à la manipulation médiatique, parce que si ça bave sur toi, ça peut baver sur tout. Et puis, je ne sais pas vraiment ce qui s’y passe parce que mes profs de sociologie n’avaient de cesse de répéter qu’un être pensant ça devait se faire sa propre idée en allant sur le terrain. Et vu que je suis une fervente adepte de l’observation participante alors forcément, pas de terrain, pas d’affirmations et ce, quelque soit l’aire culturelle, jusque chez les Massaïs.

Parce que l’on parle beaucoup de l’Iran, je suis allée voir le film de Bahman Ghobadi, Les Chats Persans. Je me suis dit qu’aller voir un film iranien serait relativement toujours plus proche de la réalité (et bien sûr à chacun sa réalité tout de même) qu’un article de presse écrit par un étranger, un non iranien en somme. Le film porte sur les groupes de musique clandestins qui, à coup de séjours en prison, font tout pour faire vivre leur musique aussi bien dans une cave que dans une étable. On appelle cela de l’underground. Cela correspond à la volonté d’aller à contre-courant de l’ordre politique et social établi, que l’on exprime souvent à travers l’art, que ce soit dans la littérature, le cinéma, la musique ou encore la peinture. L’underground est subversif puisque politiquement incorrect, et c’est ce que le film met en avant à travers l’histoire de Ashkan et Negar, deux jeunes Iraniens qui tentent de monter un groupe d’Indie rock et de quitter le pays pour vivre librement leur musique.

C’est un de ces films que l’on voit dans une petite salle au ciné, où l’on fait bien attention à la personne qui entre et à où et comment elle s’installe. J’y vais alors, tranquillement, sans complexe, et, comme par hasard, en châle noir, oups le détail qui tue ! Et c’est là que le regard revolver vous scrute d’un air de dire « qu’est ce qu’elle fait ici celle là ? ». Vous savez le regard persistant qui ne vous lâche plus, et là c’est sûr je ne suis pas parano, je sais que ce n’est pas pour ma beauté époustouflante ou pour ma classe. Ça dure plus d’une minute et là on se dit « mais bon sang, je ne suis pourtant pas à l’Opéra, je suis au ciné de Châtelet !!! » Rien à faire, moi je veux le voir ce film et j’ai rien à me reprocher, alors j’ignore parce que, pour le coup c’est vrai, j’ai la classe !

Dans ce film, la jeunesse iranienne est à la fois terrorisée et effrontée. Entre rires et craintes, les musiciens et chanteurs tentent de répéter autant que faire se peut, même si pour cela ils risquent l’emprisonnement. Ils surveillent le voisin délateur, jouent dans des endroits improbables et décident de quitter le pays ou de rester, rêvant de donner un jour un concert en plein air à Téhéran. Une frustration qui rend leur musique encore plus poétique et imagée, pour le coup ça nous change des 50 centimes et autres stars dont les chansons menacent la civilisation.

J’ai envie de dire que la censure est partout, même dans le pays le plus démocratique qui soit, enfin si ça existe vraiment. Les lois liberticides sévissent où que l’on aille, et cela m’a rappelé certains textes censurés de Georges Brassens, Boris Vian ou, plus proche de nous, de La Rumeur.

J’y ai vu un Iran jeune, doué et révolté qui, il faut le souligner, appartient à une certaine jeunesse pour qui débourser des milliers de dollars pour un visa ou un passeport trafiqués n’est pas impossible. Ce n’est donc qu’une frange de la société qui est représentée avec des préoccupations et des codes particuliers, qui ne sont pas propres à toute la jeunesse iranienne. Ainsi, comme pour la presse, il ne s’agit que d’un son de cloche parmi d’autres parce qu’à côté de cette image d’un Iran répressif et moralisateur, on a quand même un pays plein de contradictions avec d’un côté le voile imposé et de l’autre la chirurgie esthétique qui bat son plein, et là on se dit, « euh… j’ai du mal à suivre là ». En tous cas, de l’Indie rock au rap, en passant par le heavy metal, le son n’est pas mal, et l’humour  permet de nous faire penser que finalement l’Iran c’est un pays comme un autre qui connaît les crises et les révoltes de sa population qui, comme partout, vit difficilement la globalisation et les effets de la pensée unique. Une société qui, par définition, a mué, se mue, et se muera au gré du temps, des tendances mais surtout du contexte économique.

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J’ai grossi… à l’insu de mon plein gré !

6 janvier 2010 par Khadija  
Classé dans Ce qui fait débat

Miam la galette des rois, la frangipane tiède et la pâte feuilletée qui croustille… Et puis, il y a la fève, celle que tout le monde évite chez moi, contrairement aux habitudes, parce que quand tu tombes dessus, c’est à toi d’acheter la prochaine, et faut dire qu’elles ne sont plus données ! Enfin si, quand elles sont sous carton ou alors, quand tu achètes celle de l’avant-veille à moins 50% chez M. Mulliez.

La galette c’est tellement miam, après le chocolat ingurgité pendant décembre qu’on se sent… comment dire ? Grasse et pas terrible !!! C’est quand même dingue, j’ai rien fêté du tout mais j’ai quand même pris en suivant le mouvement : on a toutes été tentées par les ballotins de chocolat ; on a toute eu des soirées pâtes de fruits, papillotes et nougats de Montélimar ; on s’est acheté du foie gras (je sais les pauvres oies…) parce que la pub passait ça en boucle et qu’on en avait envie avec de la confiture de figues et des toasts… Bref j’ai consommé comme si je faisais partie de la fête ! C’est comme pour la galette ! Quoique, il y a eu Achoura, et c’était pour certains l’occasion d’acheter des jouets aux enfants, comme au bled, mais pas les gros cadeaux de l’aïd, non là c’est juste des petites babioles. En gros tout s’est chevauché, ou pas, et j’avais au final, à peu de choses près, le même panier que la voisine qui m’a empêchée de dormir le 31 décembre grrr !!! Comme c’était puissant, je dois avouer que j’ai fait le décompte avec elle sauf qu’un mur nous séparait, qu’elle était en mode « pump it up » et que moi j’étais allongée dans le noir avec mon doudou, n’est ce pas le sondage ?

Alors aujourd’hui mesdames nous allons parler de la cure détox. De quoi ?! De la cure dont tout le monde parle en ce moment, celle que l’on suit après les fêtes qu’on a passées à l’insu de notre plein gré ou pas, du moins côté miam. Après avoir ingurgité autant d’aliments pas très bons pour la forme et la ligne, on a envie de renouer avec son corps et de se sentir légère de l’intérieur, un peu comme la pub pour le yaourt bio. C’est un peu comme le jeûne, la nourriture en plus, mais dans des quantités plus restreintes. Le jeûne est excellent également, les lundis et jeudis par exemple.

La cure détox préconise de reprendre un rythme intestinal plus sain:

  • en privilégiant les breuvages qui éliminent et nettoient tout à l’intérieur : le thé, qui contient des antioxydants, mais aussi du jus de citron dilué dans de l’eau tiède à consommer en début de journée. L’eau est l’allié de la cure, fini les cafés ou encore les sodas. Sans oublier la bonne soupe, et c’est vrai qu’en boire nous donne de suite une sensation de bien-être parce qu’elle nourrit et hydrate en même temps.
  • On dit stop au sucre et aux loukoums (je sais c’est cliché mais venant de moi ça passe hein ?). Finis les calories qui font de nous des boulettes, et un conseil évitez le supermarché le ventre vide ou à l’heure du goûter. Oui, oui du goûter, c’est pour la vie ce moment de la journée mais sans la Nutella hein les girls ?
  • On consomme les bonnes matières grasses comme l’huile de colza ou l’huile de noix et on mange moins de viande mais plus de poisson.
  • Des légumes (artichaut, betterave, chou, cresson) mais aussi des fruits de saison (kiwi, avocat, pruneaux) encore et encore. En jus ou nature, on ne se prive pas, on y va franchement. Et pensez au jus de carotte, c’est top pour le teint et ça nous fait du bien.
  • Et on n’oublie pas le riz, le couscous, les pois cassés, les lentilles et les fèves. Ça donne la pêche et c’est pas cher.
  • Enfin, on pratique une activité physique régulière et on dort bien. Avoir une bonne hygiène de vie, c’est la clé de la réussite.

C’est tout pour la détox, mais gare à ne pas en abuser et à se retrouver avec des carences. C’est juste pour un temps, histoire de tout remettre en place. Bien sûr vous pouvez vous accordez quelques petits plaisirs pendant la cure comme un carré de chocolat mais du noir hein ?

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Le top 8 des articles les plus commentés en 2009

1 janvier 2010 par Khadija  
Classé dans A la une, Ce qui fait débat

C’est l’heure du bilan, hé hé, mais pas n’importe lequel ! Le bilan des articles plébiscités par vos commentaires les girls, et les guys, évidemment.

Et il faut reconnaître que vous nous avez gâtées niveau commentaires :

  • Des tordants à mourir de rire, tellement tordants que les gens ne comprennent pas pourquoi on s’esclaffe parfois devant son téléphone en pleine rue.
  • Des hors-sujets en veux tu en voilà ! Et là on se dit « ben alors les cailles, pas moyen de vous retenir ou quoi ?! »
  • Des commentaires plus touchants et qui vous rappellent que rien n’est acquis et que la vie est pleine d’embûches.
  • Des commentaires haineux, mais qu’on ne valide pas nananère, parce que s’il faut en plus se faire insulter chez soi, ben dis donc ?! Y a le JT pour ça ! Ou alors, ils passent et là c’est l’heure du fighting.
  • Des commentaires et que jt’embrouille, tu comprends pas trop mais pas grave y a pas de petits commentaires.
  • Des commentaires « chronique dans la chronique », plus long tu meurs mais c’est parce qu’il y en tellement des choses à dire…

Sans plus attendre, voici le classement des articles les plus commentés de cette année 2009, par rubrique, s’il vous plaît, c’est pour ça que c’est pas un top 10, navrée… 

  • Ce qui fait débat : Quand la burqa devient fashion, avec  126 commentaires. Qu’est ce qu’elles ont fait jazzer ces lunettes ! Entre les avant-gardistes et les sceptiques, c’était vraiment pas facile de trancher.
  • Célibat, mariage et compagnie : Qu’attends-tu pour demander ma main ?, avec 247 commentaires (le post le plus commenté à ce jour waouh !) Celui-là a dû parler à plus d’une, n’est ce pas les girls ? Alors, ces alliances, elles ont enfin atterries sur votre annulaire gauche en ce début d’année ou toujours pas ?
  • Cuisinez la : Five o’clock tea, avec 64 commentaires. Cela vous incitera encore mieux à laisser tomber les sodas !
  • Elles parlent d’elles : Pourquoi j’ai retiré mon voile, avec 118 commentaires. Des visions partagées certes, mais un profond respect les unes pour les autres, quelque soit la position. C’est ça HATC, on ne juge pas, on échange.
  • Look at mon style : Le look du jour : classique comme Jessica Alba, avec 105 commentaires. Comme quoi, on est de vraies groupies, en suivant la tendance des stars, on est pas si différentes des autres finalement !
  • Portraits : Rencontre improbable avec Loubna Méliane, avec 46 commentaires. Ah qu’elle nous a bluffé la Mariame ! Cette interview, on ne l’attendait pas et il faut avouer que finalement, on est pas si rancunières que cela…
  • Psy-show : La question de la semaine : le célibat, avec 94 commentaires. On sent que ça grouille de célibataires, mais pas n’importe lesquelles, celles qui assurent et qui se respectent, hein mes beautés ?
  • Spiritualités : Le pèlerinage, ce voyage, avec 65 commentaires. Une ovation pour Karmouma et Cuistot ! Gare à vous, à présent vous devez être irréprochables : plus de potins ni de faux-pas, hé hé y a une justice quelque part !!!

En ce qui me concerne, mon article préféré, ben c’était celui-là : « Pour l’Aïd, le Petit Prince tu traumatiseras ! » Et oui, j’en ai pleuré de rire tellement il est criant de vérité. Et l’award du commentaire qui m’a pliée en quatre, est decerné à Hasna et son « ntss ntss à bas la guerre ! » Mais je sais plus où il est et j’ai la flemme de chercher, voilà ! C’était bien toi Hasna n’est ce pas ? Et une mention spéciale pour Shahin et son illustration écolo ! Et Cuistot, fais pas la tête, je te dis tout le temps que ta cuisine c’est une tuerie.

Et voilà, c’est tout pour le top des articles les plus commentés. Rendez-vous sur Hijab and the city les girls pour partager vos points de vue et vos histoires avec nous. Et pour celles qui ne se sont pas encore lancées, ben qu’est ce que vous attendez ?!

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Avec Minouche, faisons le bilan de l’année 2009 qui s’écoule !

30 décembre 2009 par Mariame  
Classé dans Ce qui fait débat

Il y a quelques jours, c’était la nouvelle année hégirienne 1431. Pour celles et ceux qui comme moi ont toujours adoré apprendre leur fiche des dates qui ont marqué l’histoire du world (le world qui s’étend bien sûr en France de l’Europe à… l’Europe !) 1431, c’est l’année de la condamnation au bûcher de Jeanne d’Arc… Wouhou, que c’est gai !

Après demain, nous serons le 1er janvier 2010 ! Une nouvelle année s’annonce, et espérons que celle-ci soit pleine de réussite, de bonheur et d’amour. Je sais pas pourquoi mais sorti de mon clavier, le dernier mot sonne faux… C’est l’occasion de faire le bilan, calmement, de se remémorer chaque instant, parler des histoires d’avant comme si on avait cinquante ans… je m’arrête là, je risque d’avoir des problèmes avec la Sacem.

Alors moi les bilans, les points, les inventaires (même quand c’était la dèche), ça n’a jamais été mon fort, ni mon dada !  Mais avec Hijab and the city, c’est devenu un peu plus facile d’autant que cette année on vous a mis à contribution. Bon, j’aurai très bien pu vous faire un retour en images ou en phrases sur les faits d’actualité qui ont marqué notre douce France, notre belle planète.  Mais très honnêtement, à part la mort de Michael Jackson et ma découverte des lentilles (je pense déjà à l’opération !), rien de bien saisissant à l’horizon. Barack Obama, la Grippe A, la burqa, l’identité nationaleCopenhague, la conversion de Diam’s, la hausse du prix du blé… Non sérieux, c’est Acuvue qui a changé ma life mais aussi, l’évolution de votre webzine féminin préféré : Hijab and the city (c’était solennel ou bien ?)

La semaine dernière, nous avons publié un petit sondage tout joli, tout mimi, tout hihi à travers lequel  vous  avez exprimé une tendance que nous avions remarquée sur le site mais aussi dans la vie réelle, par le biais de rencontres, d’échanges avec des lectrices ou des professionnels : vous aimez Hijab and the city !! Vous êtes de plus en plus nombreuses à nous lire, à nous écrire, à nous faire confiance. Vous accompagnez toute l’équipe dans cette belle aventure qui chaque jour se révèle être un succès. Le profil des lectrices se diversifie de plus en plus. Les femmes qui nous écrivent viennent d’horizons variés avec la volonté de dépasser un certain nombre de barrières et d’adhérer à la philosophie qui anime ce webzine : que vous soyez grande, petite, grosse, maigre, voilée, cheveux au vent, brune ou blonde, Hijab and the city vous donne la parole afin que vous puissiez vivre votre féminité sans complexes quelques soient vos croyances, vos idées et bien sûr vos mensurations !

Sachez que l’année 2010 sera l’année de quelques nouveautés sur Hijab and the city qui, on l’espère, vous plairons et qui sait, l’année de la grande rencontre. Vous ne comprenez pas ? Rassurez-vous, vous en saurez un peu plus d’ici quelques temps ha ha ha !

N’hésitez plus à commenter (ou pour les plus timides qui sont très nombreuses, à passer le cap ou à continuer à faire ce que vous faites déjà, nous écrire des mails que nous nous ferons un plaisir de lire) les contenus, à participer à leur élaboration, à nous faire des petits coucous, à partager vos coups de cœur, vos coups de gueule (poliment, cela va sans dire !) et bien sûr à devenir fan de la page facebook Hijab and the city ! (et bien sûr on fait tourner à ses contacts autrement c’est pas rigolo hein)

On ne le répètera pas assez mais ce magazine, c’est le vôtre, c’est vous qui l’animez, n’en déplaise aux vilains (et moches) grognons !

Une année pleine de big up aux lectrices et lecteurs de France et d’ailleurs. C’est carrément fou et plaisant de recevoir des messages d’encouragement et de kiffage qui proviennent de Barcelone, Manchester ou de Montréal (manque plus que Walnut Grove). Phileas Fogg n’a qu’à bien se tenir… c’était ma dernière vanne pourrie de 2009 !

Photo : Un petit Minouche qui fait la teuf ! Big up à tous les Minouches du world hi hi hi

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Le Sida : de Cape Town au 19ème arrondissement de Paris

16 décembre 2009 par Khadija  
Classé dans Ce qui fait débat

ruban-sidaLes actions menées de par le monde au sein des communautés musulmanes, attestent de cette volonté d’en finir avec la vision moralisatrice et assassine que l’on a du Sida. Certes, l’Islam préconise certains principes, souvent décriés par les sociétés occidentales, reposant sur des bases morales et qui dictent le mode de vie du croyant. Par exemple, la question de la chasteté des hommes et des femmes et l’abstinence (que l’on retrouve d’ailleurs dans les autres religions), mais qui ne se présentent pas comme une réelle solution pour certains, chez les non-musulmans comme chez les musulmans. C’est pourtant ce type de prévention que mettent en avant certaines organisations musulmanes ayant pour but de venir en aide aux victimes du Sida et qui luttent contre toute forme de diabolisation et de marginalisation. Néanmoins, elles ne se gardent pas de rappeler que tout comme la nécessité de considérer la vie avec sagesse et raison, il est primordial de proposer une seringue neuve au toxicomane, ou encore de distribuer des préservatifs car, inconsciemment et consciemment, cela donne une idée de la différence entre la vie et la mort. Et en agissant ainsi, on choisit le moindre des maux.

Positive Muslim :

En Afrique du Sud, Positive Muslim, est une organisation entièrement dédiée à la lutte contre le Sida. Depuis 2000, Positive Muslim accompagne les personnes atteintes du Sida et travaille de concert avec l’USAID ou encore l’ONUSIDA. Le crédo de Positive Muslim : la compassion, ne pas juger l’autre et la clémence. Toute marginalisation est à proscrire. Ici, on prône la justice, et non la pitié. Et ce qui permettra de faire avancer les choses, repose avant tout sur la transparence et l’importance de la décision collective. Des ateliers sont organisés où tout est mis en scène pour plus d’empathie et de compréhension.

Positive Muslim considère que le travail de prévention doit être accompagné d’une action politique qui combat les inégalités sociales lesquelles contribuent à la pandémie du Sida. Ainsi, il est important de souligner le caractère éminemment social, en tant que problème de fond, du Sida que l’on soit Européen ou Africain. En effet, les populations les plus pauvres sont les plus exposées en raison du manque d’accès aux soins et d’ailleurs nombreuses sont les ONG musulmanes qui affirment que l’on ne peut blâmer la prostituée d’être atteinte du Sida, car, en vérité, ce qui l’a poussée à adopter pareille attitude c’est bien son état de pauvreté et non une quelconque perversion de l’esprit.

Le centre socio-culturel de Paris, au cœur de la mosquée Adda’wa :

En France, plus près de nous, j’ai eu l’honneur de rencontrer Fatima Zahra Messaoudi, une femme d’origine algérienne, mère de famille et active sur le terrain de la lutte contre le Sida, mais pas seulement. C’est au centre socio-sanitaire de Paris qu’elle m’accueille qui est abrité à la Mosquée Adda’wa dans le 19ème arrondissement de Paris. C’est une femme souriante et très accessible qui me reçoit malgré un emploi du temps très chargé et des missions titanesques. Diplômée en Histoire à l’Université de la Sorbonne, elle devient médiatrice socio-sanitaire en 2001, après une formation qu’elle a suivi, encouragée par le recteur de la mosquée Adda’wa, le Pr Larbi Kechat, à l’origine de l’ouverture de cet espace de prévention et d’écoute.

Fatima Zohra m’explique qu’en France « dans la communauté musulmane, toutes les maladies liées au corps sont taboues » bien qu’elles aient fait des ravages. Et le constat est le suivant « les gens ne savent pas vers qui se tourner parce qu’ils ont besoin de parler surtout sur un plan religieux ». Il est alors question de rédemption, de pardon, de punition, mais ce que leur explique Fatima Zohra c’est que Dieu est amour et que nul ne peut sonder le cœur de quiconque : « J’essaie de leur expliquer que cela peut être une épreuve, que ce ne doit pas être perçu comme une punition infligée par Dieu. Je leur parle de la patience, et j’essaie de dégager leur responsabilité en mettant en avant la miséricorde de Dieu et en tentant de leur faire comprendre que c’est une maladie comme une autre même si elle résulte d’un rapport sexuel  hors mariage. Ce sont des femmes et des hommes qui ont eu un moment donné des désirs, qu’ils ont assouvi sans penser à se protéger. En Islam, la protection c’est le jeûne pour ceux qui ne peuvent pas se marier. Quand le sida est là, on ne peut plus rien faire, aussi, on met en avant le pardon. D’ailleurs, quand ils viennent, il y a déjà une volonté de retour à Dieu, au spirituel. »

 C’est donc avec l’affection d’une mère qu’elle accueille ces jeunes hommes et ces jeunes femmes qui hésitent beaucoup à aller vers elle par peur du qu’en dira t-on et du jugement des autres, mais aussi parce qu’ils se sentent gênés et parce qu’ils ont honte de parler sexualité. Elle va jusqu’à les orienter vers les centres de dépistage, car bien souvent ces femmes et ces hommes redoutent pareille démarche, et c’est en cela que le rôle de Fatima Zohra est déterminant dans l’accès aux soins et aux services des malades.

Fatima Zohra insiste sur l’importance de prendre en compte les codes culturels de chacun et de savoir interpréter les propos de certaines personnes pleins de symboles et d’images, mais aussi de savoir faire de la prévention de manière discrète, adaptée aux codes de chacun.

Au centre socio-culturel, Fatima Zohra organise des rencontres avec les gens qui fréquentent la mosquée : lors de la journée mondiale de lutte contre le Sida, des stands ainsi que des tables rondes sont proposés par le centre. Tout le monde est mis à contribution pour organiser cette journée, à commencer par les enfants qui sont en charge des affiches qu’ils retrouveront placardées sur tous les murs du centre et de la mosquée. On insiste sur le dialogue et on incite les gens à se rendre dans les centres de dépistage ou à s’informer. Et à la question « distribuez-vous des préservatifs ? », Fatima Zohra sourit et répond : « Oui, j’en distribue discrètement à cause des codes culturels encore une fois. Quand une personne vient me voir, j’apprends à la connaître et quand je sens que c’est une personne qui a une vie sexuelle, je lui en donne. Pendant les journées de prévention, je pose une corbeille près des stands et les gens se servent très discrètement on la retrouve complètement vide en fin de journée et on ne sait pas comment (rires) ! »

Fatima Zohra travaille beaucoup avec les institutions et la Mairie de Paris. Elle fait partie du conseil de santé de la mairie du 19ème. D’ailleurs, c’est elle qui a suivi en 2006 les familles libyennes dont les enfants ont été contaminés. Rappelez-vous l’affaire des infirmières bulgares, et on a voulu nous faire croire que tous les honneurs revenaient à Carla, bah voyons ! « C’est le ministère des Affaires Etrangères qui a fait appel à nous et j’ai accompagné, informé ces familles pendant toute la durée de leur séjour. J’ai été très déçue de voir que le Ministère n’a pas daigné, à l’issue de cette mission, nous remercier et reconnaître notre travail, dans la presse notamment, et c’est important que l’on sache que l’Islam considère le sida comme les autres maladies, et qu’il n’y a rien de tabou ou de mauvais à s’associer à ce genre d’actions et à aider les malades » .

Ainsi, le sujet reste tabou, déplore Fatima Zohra mais on s’active dans le 19ème et on ne chôme pas. En effet, au-delà de l’écoute et de la prévention, Fatima Zohra aide les plus démunis à s’en sortir : rédaction de CV, de lettres de motivation, de demande de logement…  tout est prévu pour encadrer aux mieux ces personnes.

Une femme pleine de vie et de bon sens, une femme comme on les aime. Elle vous transporte dans les méandres de l’histoire et dans ses plus grands moments, vous cite les plus grands dans le texte et c’est avec pareille verbe qu’elle accueille les personnes porteuses du VIH. C’est plus que de la prévention et de l’écoute, c’est une ode à la vie chantée par une muse !

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« Douce France », le téléfilm de France 2 qui te dit comment réussir ton intégration (ou pas)

14 décembre 2009 par Mariame  
Classé dans Ce qui fait débat

Douce France« Ca sent le roussi Irène, le sens-tu ?»

Irène, c’est qui ? C’est ma voisine, une vieille dame qui persécute mon chat, qui me demande si ma tunique Antik Batik « vient du pays », et qui veut savoir si elle aura droit à son couscous dominical. Bref, c’est ma voisine adorée qui pue les préjugés et que malgré tout j’aime beaucoup ! (elle prédit les divorces du quartier, les ravalements de façades, les morts parmi les vieux…)

Cette phrase, c’est quoi ? C’est celle que j’aurais aimé lui dire quand elle m’a interceptée en allant chez Shopi (ti-tuu-tii-ta ! C’est la musique, du Shopi, le supermarché où la marque distributeur coûte plus chère que la « vraie » marque…).

Irène a comme à l’accoutumée demandé où j’en étais à l’école, si j’avais un amoureux, où j’avais acheté ma paire de gants (qui claque tout avec un cuir d’une douceur extrême mais ça, c’est une autre histoire !). Et puis, pour la première fois, elle a voulu parler de l’actu. D’abord les minarets, puis l’interdiction des drapeaux étrangers dans les mairies.

  • Y en avait pas au mariage de votre frère, des drapeaux du pays ?
  • Non, Madame Irène, on est attaché à la France vous savez, et puis le vert et le rouge criards… très peu pour nous !

Puis Irène a parlé de la France, sa France, de la tournure que prenaient les choses et de l’utilité d’un débat national sur tout ça.

  • Vous avez vu le téléfilm « Douce France » mercredi dernier ?
  • Non…
  • Vous devriez regarder ce mercredi, c’est en deux épisodes, une belle leçon d’intégration vous verrez !

En fait si, j’ai bien vu le film, et mon Dieu !! C’est juste que mes envies de M&M’s et de Sundy étaient pressantes, et que la vieille commençait vraiment à me saouler. Et puis une belle leçon pour qui ? Rombière fripée va !

Pourquoi tant de haine ? Parce que si vous avez apprécié « Aïcha » et La journée de la jupe, vous adorerez « Douce France »…

Déjà parce qu’au niveau du casting, y a du bonhomme pas moche du tout ho ho ho ! Du grrr en veux-tu, en voilà ! Je ne parle pas du roux hein. Mais du boxeur et de son soigneur/petit frère, si bien sûr vous êtes amatrices de choucha et de bruns ténébreux !

  • Hé, mais ça parle de quoi au juste « Douce France » ???

Désolée pour le petit moment d’égarement mais « Douce France », ça parle de l’intégration par le cochon, l’alcool, et bien sur les unions mixtes ! Unions, sorties… j’en sais trop rien en fait.

« Douce France », c’est La leçon du moment qu’il faut suivre si t’es issue de l’immigration,  et que tu veux te faire une place dans cette douce France justement, à condition de gommer tes différences et ton identité.  

C’est quand t’es une fille, réussir dans tes études, avoir une carrière professionnelle, sortir avec une tête frangée de la bourgeoisie française et faire ce que tu veux de tes cheveux, de ton corps et de ton soutif. C’est dire à ton frère qui te demande si tu comptes te marier « tu veux me marier de force, t’as qu’à me voiler tant que tu y es ». C’est avorter quand tu tombes accidentellement enceinte, parce que t’as envie de continuer ta carrière et être indépendante, et envoyer balader ton gars qui te dit qu’il t’aime et qu’il veut faire sa vie avec toi, parce que les nanas de mai 68 et de NPNS, ben elles t’ont bien fait comprendre que y a que comme ça que tu pouvais être une vraie femme libre, indocile, et tout et tout.

Cool la description ? C’est en tout cas ce que j’ai pu retenir de Leila, l’un des personnages du film, une charmante avocate d’origine algérienne, mais qui ne joue pas très bien et dont les répliques suintent l’acculturation forcée ! Et punaise la tronche de son amant… et sa voix ??  Ahhh ! Mais, il a du capital symbolique, économique et culturel… en gros, il est blindé, l’animal.  Alors le reste tu sais ! Moi je dis que la beauté intérieure, c’est ce qu’il y a de plus important… Ca sonne faux, je sais.

Leila a un frère chef de cabinet du premier ministre qui deviendra par la suite secrétaire d’état, un autre champion du monde de boxe qui a pour compagne une pas maghrébine, un papa chef d’entreprise qui vient du bled et qui boit du rouge, une maman pas voilée qui parle bien français et qui clope avec sa fille sur la terrasse du balcon. En somme, une famille moderne qui vit à la française, qui ne fait pas de vagues qui a su montrer patte blanche. Sauf que moi, perso, une concentration de caricatures sur pattes comme ça, dans ma courte vie, ben c’est du jamais vu !

Quand j’ai vu ce film, me suis dit : « Pardieu, je suis rétrograde ! » Chacun fait ce qu’il veut, boit ce qu’il veut, mange ce qu’il veut, on est d’accord. Mais l’accumulation de clichés… LOL. Il ne manquait plus que le béret, le Président, l’accordéon, et on était bon !

Les dialogues sont nuls, blindés de lieux communs et assez violents je trouve en ces temps d’intolérance ambiante et banalisée. Et la famille qui se déchire petit à petit (le frère qui fait de la politique aime sa moche belle-sœur Muriel, la femme du boxeur) sur fond de scandales médiatiques et politiques (vont finir en taule les deux frérots qui sont dans la boxe, comme le frère Dati. Chasse le naturel…), du gros n’importe quoi !

Tout ce que je sais, c’est que c’est toujours des Algériens qu’on met en scène dès qu’on parle d’intégration et de rejet de sa culture d’origine, que pour être « in » et civilisé, faut surtout pas se marier avec quelqu’un de sa race (hein !) et que quand t’es une beurette, ben il faut avoir les moeurs dissolues pour aller loin, très loin !

Tout ce que je sais aussi, c’est que je devrais reprendre mes bonnes vieilles habitudes d’il y a trois mois, et ne plus regarder la télévision parce que ça commence à être carrément flippant et  insupportable ces discours racistes, dogmatiques et fallacieux tenus en toute impunité par tous ces journalistes, politiques, acteurs, etc.

Mais avant de me retirer à l’Ile de Ré et parce que je vous aime chères lectrices, je regarderai le second épisode ce mercredi. Le boxeur a des répliques aussi pourries que sa sœur. Mais lui au moins, il fait mal aux yeux (d’profil) hi hi hi !

Photo : G. Gustine/France 2/Cipango

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Sommet de Copenhague : aide-toi et le ciel t’aidera

8 décembre 2009 par Khadija  
Classé dans Ce qui fait débat

Le sommet de Copenhague, c’est du 7 au 18 décembre, et parce que c’est un rendez-vous crucial pour l’environnement on vous en parle, on vous l’explique simplement mais sûrement. Et ne l’oubliez pas, sur Hijab and the city, l’écologie est une priorité !

Cela fait quelques semaines que l’on en parle et que l’on présente ce sommet comme crucial pour l’avenir de l’humanité. C’est plus de 192 Etats placés sous l’égide de l’ONU qui ont pour mission de se mettre d’accord sur une baisse de 20% des émissions des gaz à effet de serre d’ici 2020.

Mais avant d’entrer dans les détails, je vous vois pensives, soucieuses parce que vous vous dites que l’écologie c’est important mais qu’à côté vous avez des gestes pas très exemplaires n’est-ce-pas ? Que toutes celles qui se brossent les dents en laissant l’eau couler lèvent la main. Que celles qui vont à la boulangerie en voiture font un pas en avant. Enfin, que celles qui dorment la lumière allumée par peur du croque-mitaine se dénoncent. Et oui les girls, on a toutes de très mauvaises habitudes entre les bains relaxants qui pompent la nappe phréatique et le pied lourd sur l’accélérateur qui d’ailleurs nous vaut des points en moins et des stages de récupération de points, à l’instar des alcooliques anonymes. Nous sommes toutes responsables, à notre niveau, bien qu’on n’ait pas des cheminées en fonte sur nos toits qui crachent à longueur de journées fumées et gaz nocifs.

Et la hausse des températures, au-delà de la canicule à laquelle nombre de foyers a répondu en installant la clim, comme dans les pays Orientaux, sachez les girls qu’elle est à l’origine de l’extinction de certaines espèces animales et végétales. Adieu les jolis petits pandas ou encore les magnifiques tigres blancs, qui sachez le, croupissent dans des zoos aujourd’hui. La famine, déjà bien installée dans certaines régions du monde, risque d’augmenter si la température augmente de 2°C. Et il est étonnant de constater comme tout est calculé au centième près, comme le mécanisme environnemental est pointilleux et si simple à respecter en réalité.

Copenhague sera au cœur de l’actualité pendant plus de 10 jours mais qu’en tireront les décideurs, dont le plus gros pollueur mondial, et qui paradoxalement détient les cartes en main, les Etats-Unis, qui n’avaient pas, rappelons le, ratifiés le protocole de Kyoto pour la réduction des gaz à effet de serre et j’ajouterai avec lui les compagnies de bus du bled (pardon à mes cousins, je n’ai pas pu m’en empêcher).

Les ONG écolos et les mouvements coco sont sur le pied de guerre, et pour cela les Danois ont prévus des indics afin de prévenir la police si quelque chose leur parait suspect. Ils sont sûrement amis avec Balkany family ces Danois, manque juste les caméras.

Y aura-t-il accord à l’issue de ce sommet, probablement pas selon les spécialistes. Néanmoins, ce sommet devrait lancer le processus de négociations pour les années à venir. D’ici à arriver à un accord, je vous invite à revoir vos comportements et à visionner cette vidéo qui a été projetée lors de la session d’ouverture du sommet.

 

                                                 

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Malika Ménard Miss France 2010…

7 décembre 2009 par Mariame  
Classé dans A la une, Ce qui fait débat

ou « comment tu t’es fait carotter samedi soir en pensant voter pour une beurette ! »

  

Le programme qu’il ne fallait pas rater ce week-end à la télé (avec The Departed hi hi), c’était bien sûr Miss France. Je vous rassure, je suis loin d’être fan des concours de beauté, mais celui-ci m’éclate, et particulièrement cette année ! Miss France, c’est l’occasion de se réunir un samedi soir avec ses copines (ou de se contenter comme cette année de Blackberry messenger… virus obligent !) et de jouer les mauvaises langues en regardant toutes ces filles (les 12 dernières hein parce que faut pas déconner, on ne va tout de même pas s’en taper 37 !), que l’on trouvera en toute objectivité carrément moches… OUAIS !!

Pas tous les ans, car je dois avouer que cette année ce qui a retenu toute notre attention à ma bande et moi, c’est l’éventualité que Miss France 2010 puisse être d’origine maghrébine et d’obédience musulmane…

Tout le monde a entendu parler de Juliette Boubaaya, la Miss Picardie qui avait en novembre dernier dans les colonnes d’un quotidien national revendiqué « sans complexes » son arabité et son islamité, en faisant part notamment de ses origines algériennes, du fait qu’elle avait déjà lu le Coran (qu’elle a d’ailleurs trouvé plus intéressant que la Bible) et surtout, l’info que j’ai surkiffé, des encouragements de son imam qui lui aurait dit de foncer ! Certains journalistes n’en croyaient pas leurs yeux, d’autant qu’elle posait sur la photo en deux pièces… hi hi. Mais elle a fini par un peu regretter ses propos Juliette, notamment ceux qu’elle a tenu sur sa pratique régulière de la prière. Mais malgré tout ça, moi j’ai voulu supporter la Miss Picardie. C’était un peu ma contribution au débat sur l’identité nationale… et c’est pas tous les jours que la diversité comprenant les arabo-musulmans est célébrée dans l’hexa !

Et puis Geneviève aussi était à fond dans le mouv’, et je l’aime bien moi cette dame. Y a quelques jours, elle a déclaré souhaiter voir avant de mourir une Miss France d’origine Maghrébine. Sauf qu’ils auraient pu trouver mieux comme « beurette » le comité Miss France, m’enfin bon : tahiya Juliette !!

Malheureusement, elle n’a pas fait long feu et n’a pas été retenue parmi les 12 demi-finalistes. Mais surprise, il y avait une Malika dans l’affaire, et dont je n’avais pas entendu parler !! J’avais prévu de soutenir Miss Provence et finalement, je me suis dit que Malika méritait bien une ou deux invocations pour le fun.  Mais ce n’était pas du goût de tout le groupe qui m’accompagnait lors de cette soirée.

  • « Même si elle s’appelle Malika, vous avez vu son zen et ses chicos ? Elle est chimique. On dirait Paris Hilton !
  • Hé 22 piges en L3… elle a pas retapé ?? Toujours mieux qu’un BTS banque mais quand même…
  • Sérieux, même si elle est moche, moi je veux qu’elle gagne… elle s’appelle Malika, plus blédard y a pas ! Moi je la soutiens, rien que pour faire rager Eric Besson et mon prof lundi. 
  • Hey, j’ai saigné mon forfait pour Malika !! 
  • Vous déconnez les filles, elle est trop trop belle quoi. Jalouses !
  • La France aux Français merde ! Miss Rhône-Alpes, c’est elle qui doit gagner, elle est blonde aux yeux bleus. Tous les ans on a une métisse… 
  • Trop chelou, y a un malaise dans la falaise. Comme par hasard une Malika, je suis sûre qu’elle est pas maghrébine… »

Des messages « barres de rires » et tellement vrais ! Et c’est finalement Malika la favorite qui a gagné. Dégoutée pour Miss Provence mais on s’en moque, samedi soir en France une petite révolution s’est produite, une fille portant un prénom aussi lourd que Rachida, Fadela et Siham a été élue par le peuple de France ambassadrice de la beauté FRANCAISE. C’est un peu notre Barack Obama quoi ! Ca valait le coup de dépenser 50 centimes d’euros… fois combien ?

Sauf que Malika, ben elle est pas arabe mouahahaha. Elle a déclaré dimanche sur les ondes de RTL qu’elle était 100% française, que son prénom avait été choisi par ses parents car ils le trouvaient beau et qu’ils sont tolérants (sa maman et sa grand-maman du côté de sa maman ont vécu au Maroc…). Et bim !

Qui s’est fait entuber samedi soir ?? Pas mal de gens !

Mais ça montre quand même que la France d’en bas n’est pas allergique aux bicots… ou que le machin était truqué ? Pour tout vous dire, ça ne m’intéresse pas des masses. J’avais juste envie de me moquer gentiment de toutes celles et ceux (que je connais lool) qui ont généreusement fait du hors forfait hi hi, et m’incliner devant Endemol. C’est navrant à dire, mais ils sont trop forts !

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Londres : multiculturalism power !

3 décembre 2009 par Shahin  
Classé dans Ce qui fait débat

Londres hatc On sait que Londres est une ville cosmopolite où règnent l’énergie et la diversité des grandes villes. Mais Londres détient la « first place » pour son immigration positive qui donne un souffle nouveau aux grandes capitales européennes.

Comme à Paris les quartiers ethniques existent, mais la diversité n’est pas visible uniquement dans ces mini bleds improvisés…on la voit partout! De la city à White Chapel ! On y croise un fan des Clash et de la crête, assis dans le métro à coté d’une femme en niqab, ou encore un Pakistanais en turban qui sert une cup of tea à Miss Marple… c’est possible !! Si si !!

40% de la population musulmane vit à Londres, ce qui représente 10 % de la population. Une population jeune, active qui nous apprend qu’il y a un réel changement dans la communauté. Elle est devenue multiculturelle, ce qui apporte une réelle énergie positive.

Selon une étude récente, la communauté musulmane est la plus active en terme de volonté, de création d’organisation, et ce afin d’affirmer sa véritable identité anglaise et musulmane. Et parmi cette communauté les femmes sont les plus entreprenantes… Hey hey !

Ainsi, aujourd’hui il est courant pour la population britannique de voir des femmes en niqab et hijab travailler au supermarché !
Et croyez moi sur Oxford Street et dans tous les quartiers hype de Londres les anglo-saxonnes enchainent shopping, fooding et joking !

A la vue de ces jeunes femmes si fières et épanouies, je me suis demandé si elles n’avaient pas piqué la baguette de Gigi et d’un coup de « pampilulu » devenaient toutes jolies et bien habillées.

Alors pour vous chères lectrices et lecteurs je suis partie sur le terrain, accrochée à mes sacs Top Shop et All Saints, témoins de mes allées et venues dans les rues de Londres !

Et en me baladant dans les rues londoniennes j’ai compris que ces femmes vivaient sans complexe leur islamité et leur féminité. Pourquoi ? Parce qu’elles sont autonomes et reconnues dans une société qui ne les a pas mise de coté ! J’ai vu des jeunes femmes en abaya et hijab travailler dans des magasins de prêt à porter haut de gamme et arborer de beaux sourires devant une clientèle au brushing impeccable et sac Prada ! Et oui, imaginez chez nous au Comptoir des Cotonniers une jeune fille en hijab qui renseigne une cliente  » non Madame nous n’avons plus la taille 38, mais si vous voulez j’appelle un autre magasin » et la cliente ahurie qui dirait  » hum… Appelez moi la responsable ! »

Malheureusement, ce « complexe » d’être musulmane en France, nous a été servi sur un plateau d’argent. Mais à Londres la femme musulmane n’est pas cantonnée au bureau exigu d’un centre d’appel. Rien ne lui est interdit. Policière, avocate, coiffeuse, serveuse, vendeuse… Elle est une femme comme les autres avant d’être musulmane.

Alors, c’est peut être pour cela que là-bas la femme au niqab, la jeune anglaise minijupée, la fashionista katemossée, la jeune fille et son hijab, toutes se retrouvent dans les mêmes boutiques en quête du dernier sac tendance…

Car il faut le dire les Anglais ont la fashion touch, pas celle qu’on nous bassine dans les Mamour et Piba (c’est bon on sait ça fait 4 ans qu’il faut mettre un jean slim et un gilet en poil de panda… on vous dit qu’on n’est pas tendance et alors ?!), mais ce petit truc en plus qui leur donne un style personnel qui fait bien souvent défaut chez nous… La française serait elle un peu plus critique que nos consœurs anglaises ? Jugez plutôt :

A Londres pas de complexes. On s’assume ! Et c’est pas funky ça, la cravate et le hijab, avec ce petit air gothique !!
 

Londonienne
 
Elles accessoirisent aussi beaucoup leurs tenues de bijoux ethniques et longs colliers. Avec style et personnalité elles rivalisent d’ingéniosité.
 
Et un conseil si le cœur vous dit d’aller à Londres, n’oubliez pas de passer par le quartier de White Chapel. Plus connu pour avoir été le témoin sanglant des crimes de Jack l’éventreur. Aujourd’hui, c’est un quartier populaire où se mêle artistes et communauté pakistanaise. Même dans le métro les fresques expriment la tolérance. Ici, on peut voir peint sur les murs de la station, la grande mosquée de l’East End.

metro London 2
La mosquée est un vrai lieu de vie. Tout est fait pour que les femmes soient à l’aise. Locaux bien entretenus, accueil des convertis, recherche mari, bibliothèque, salle de réunion. Et les activités ne manquent pas : concerts, cours, soirées caritatives, repas, conférences…

metro London

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Quand la burqa devient fashion

30 novembre 2009 par Khadija  
Classé dans Ce qui fait débat

BQDepuis quelques temps la burqa exacerbe et déchaine  les politiques et les médias qui n’ont de cesse de nous faire des piqûres de rappel quand on croit que le sujet n’est plus d’actualité. Les chiffres ne sont alors jamais les mêmes, on en vient à tout confondre, et les dérapages bien contrôlés sur le hijab se font de plus en plus fréquents.

La burqa est donc devenue un véritable cache-misère en l’espace de quelques mois quand les sondages sont au plus bas, et pendant que l’on s’égosille sur les plateaux télé, où les journalistes se font imams et les maires de bourgades garants de la paix mondiale, d’autres innovent et créent, et font de la burqa une tendance modesque.

Cela se passe aux Emirats, plus précisément à Dubaï, où une agence de design s’est saisie de ce que l’on considère être une prison ambulante, pour en faire un objet que l’on retrouvera sûrement entre les mains des plus farouches opposantes. Des lunettes directement inspirées du masque que portent les femmes du Golfe. Une réadaptation de la tradition qui rend la burqa tellement plus classe.

L’idée de cette agence a été de rendre la burqa moderne, adaptée à l’air du temps. Ce masque qui naguère protégeait les femmes de nomades de la poussière et du soleil, est aujourd’hui porté par les grands-mères, tradition oblige. La coutume veut que toute femme l’adopte une fois mariée, mais cela se fait de moins en moins, les jeunes femmes étant plus férues de mode et adeptes de l’abaya à strass et des lunettes de grands créateurs.

Les lunettes dernier cri « BQ » sont donc nées, alliant tradition et modernité, pour ainsi répondre aux besoins de la jeunesse chic et branchée.

Des lunettes assez stylées à vrai dire qui finalement recontextualisent la burqa, la rendent plus fun et moins austère.  Une idée qui vaut ce qu’elle vaut, mais qui a su se saisir d’une polémique tapageuse et proposer autre chose que de l’acharnement. En outre, précisons que les designers à l’origine de ces lunettes sont Français, ironie du sort ?

 

                   

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« Pour l’Aïd, le Petit Prince tu traumatiseras ! »

23 novembre 2009 par Mariame  
Classé dans Ce qui fait débat

le-petit-princeVendredi, c’est l’Aïd ! Moi, j’adore cette fête parce que c’est justement l’occasion de faire la mouba (un mix entre nouba et « moubarak »… ok !), de bien manger (mais vraiment bien manger), de recevoir des cadeaux, et surtout de perpétuer une très belle tradition. Vivre cet évènement en France lui donne un charme supplémentaire. Pas de moutons qui gambadent dans la rue, pas d’accolade avec le premier venu. Seulement quelques commandements qui font que finalement, c’est plutôt amusant l’Aïd ici.

  • De l’Aïd, l’image que donnent les médias… tu kifferas !

Bien sûr, qui dit Aïd dit forcément mouton et surtout mouton préparé à la blédarde ! Boulfaf, méchoui, débauche de viandes miam miam ! Mais bon, faut arrêter de réduire cette fête à l’animal.

« Nan mais tu comprends pas, le mouton c’est la figure symbolique de l’Aïd quoi. » T’as qu’à dire l’allégorie ma gueule !

J’hallucine quand je vois les JT nationaux de la veille ou du jour même. On fait un focus de fou sur les bêtes, les bouchers, les abattoirs, les baignoires, Brigitte Bardot… On n’a pas droit nous aussi à des petits reportages avec une musique douce, des vitrines à Haussmann, des gens qui n’ont pas des têtes d’assassins et qui ne parlent pas en stéréo… Non ?!? Bon. J’oubliais les micros-trottoirs aux sorties des mosquées… MDR

Une anecdote : en primaire, j’avais une prof ignoble en CM2 et vicieuse, tellement vicieuse que quelques jours après l’Aïd, alors que nous nous étions présentés avec des camarades munis de certificats médicaux (pas le choix, on avait pas droit de sécher… On avait vraiment des médecins de famille en or !), elle a attrapé un de mes amis d’enfance et lui a dit : « je t’ai vu à la télé hier, t’avais l’air en pleine forme ! ». Ha ha ha une caméra s’était postée à la sortie de la mosquée du coin pour « couvrir » l’évènement. France 2 est une balance !

  • Après l’Aïd, des gâteaux tu en fileras (pas) ?!

Qui n’a jamais été taxé quelques jours avant ou après l’Aïd ? « Tu peux m’apporter des gâteaux au miel s’te plait ? ». Avec moi même en rêve, c’est pas possible ! Surtout quand la requête est formulée par la voisine qui ne dit jamais bonjour, le camarde de classe a qui vous n’avez jamais adressé la parole, le collègue qui ne comprend pas pourquoi dès qu’il y a du couscous au menu de la cantine, ben vous n’en prenez pas… enfin bref ! Si quelqu’un veut des gâteaux d’arabes, qu’il aille à Barbès ou au salon de thé de la Mosquée de Paris. Là-bas en plus, y a l’ambiance souk et le rapport qualité/prix est carrément intéressant ! (genre 10 euros le gâteau sec quoi)

  • Avec l’Aïd, Brigitte tu attristeras !

Comme chaque année, Brigitte Bardot pète un câble dès qu’elle entend parler de l’Aïd. Mais à côté de ça, les agriculteurs français sont aux anges ! Alors la question est la suivante : doit-on ignorer la chaîne alimentaire et en ces temps de crise tourner le dos à nos agriculteurs (vous avez bien vu le « nos » hi hi hi), ou faire plaiz’ à une rombière facho qui aime les peluches ?

  • Pour l’Aïd, ta moyenne tu sacrifieras !

Combien de fois dans votre vie, le jour de l’Aïd a coïncidé avec un jour… d’examen !! « S’il vous plaît monsieur, je serai absente ce jour là, c’est la deuxième fois qu’on reporte le partiel pour cause de mariage ou de sabbat, on peut encore une fois faire une petite exception ? » Même pas en rêve ! Soit… tu prends sur toi (et tu te manges un zéro à moins que ton généraliste ne fasse un geste), soit… La vie est injuste ! En France en tout cas.

  • Pour l’Aïd, des congés tu n’auras pas ! (cherche pas c’est mort)

Si  c’est pas les cours, c’est l’entreprise. Certains peinent à expliquer à leurs supérieurs que sur les 365 jours de l’année, ils ne sollicitent que celui-ci pour passer un moment en famille, pour  faire la fête eux aussi. Mais non, c’est ce jour là que la vie de la boite se joue ! Si le mangeur en chef de bovidés s’absente, c’est le dépôt de bilan assuré…

  •  Pour l’Aïd, le Petit Prince tu traumatiseras !

«  S’il vous plaît… dessine-moi un mouton ! » dit le petit blondinet tout mimi (mais dont les yeux ont toujours fait peur… je parle du dessin hein !)

Le pauvre, s’il savait ! Vendredi, ça va plutôt être :

« S’il vous plaît… égorge-moi un mouton !

- Hein!

- Egorge-moi un mouton… »

  • Pour l’Aïd des SMS pourris tu recevras ! (et à gogo ma gueule)

C’est peut-être la (plus… ha ha !) pire chose qui puisse arriver ce jour là. Et que je t’envoie des invocations bidons à n’en plus finir : « le firdaouss pour toi, ton chat et les 40 générations qui te succèderont » ou encore « que le vilain satan soit lapidé lui et ses méchants compagnons.»

Cela part d’un bon sentiment certes, mais si c’est pour polluer les messageries d’autrui… hi hi hi.

En tout cas, je vous souhaite un excellent Aïd. Au passage, on n’oublie pas Dhoul Hijja et ses mérites… pécheresse compulsive si tu me lis ! (mouahahaha)

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Moi, jalouse ?!

18 novembre 2009 par Khadija  
Classé dans Ce qui fait débat

Oeil Hijab and the cityPersonne n’admet être jalouse. C’est un défaut abject que l’on ne s’avoue pas, bien qu’il nous arrive de l’être. Alors, pour se donner bonne conscience, on parle d’envie, ce qui n’est pas mieux en réalité : « Oh, comme je t’envie d’être aussi pugnace et de réussir tout ce que tu entreprends ! ». N’y a t-il pas là un soupçon de jalousie cachée, inavouable mais bien là ?

Tout le monde sait qu’être jalouse c’est être mauvaise, et quand on est mauvaise, tout le monde nous fuit. Mais soyons sincères on l’a toute été au moins une fois dans sa vie.

Bien sûr, il existe des degrés dans la jalousie qui vont du regard envieux mais inoffensif (quoiqu’il arrive que l’œil de l’envieuse soit puissant, au point de vous gâcher votre avenir), au complot machiavélique ayant pour ultime but le malheur et la déchéance de l’autre. D’ailleurs, le phénomène du mauvais œil est très lié à la jalousie. En effet, au-delà de toute superstition et de tout fantasme, le mauvais œil fait partie de ces nuisances incontrôlées, ou calculées, mais impulsées par la jalousie, qui relèvent des mystères de la vie. Nombreux sont les récits qui relatent les méfaits de ce regard qui tue. Des Sumériens aux Irlandais, sans oublier les Musulmans, tous sont loin de négliger le caractère néfaste du mauvais œil. Aussi, des invocations existent pour se protéger des yeux revolvers, et dans certaines cultures, un talisman est porté, bien souvent symbolisé par un œil, que l’Islam proscrit car considéré comme étant de l’association (shirq).     

La jalousie peut être un moteur pour certaines. En effet, il arrive très souvent de constater que des personnes réussissent à atteindre leur objectif parce qu’elles ont voulu à tout prix briller et arriver en pôle position. Bien évidemment, la jalousie ne doit pas être confondue avec l’esprit de compétition, quoique parfois… C’est un peu comme un sport où l’on se surpasse parce que la concurrence est rude et qu’il faut être et restée la première. Mais quand les intentions sont dès le départ motivées par l’échec de l’autre, alors mauvaise nouvelle les girls, vous êtes bel et bien jalouses.

En outre, la jalousie peut devenir maladive quand elle est amoureuse. On ne peut nier l’idée que quand on aime un homme, on le veut pour soi exclusivement, et à juste titre. Mais pour certaines, le vouloir exclusivement se traduit par des coups de téléphone continuels, pour savoir ce qu’il fait, où il se trouve et avec qui ! Cela va même jusqu’à vouloir avoir accès à sa boîte mail, pour être sûre de tout contrôler. Pauvre de lui ou d’elle car les hommes aussi peuvent être très jaloux. Et pareil comportement pèse sur la vie du couple, que ce soit pour celui qui soupçonne comme pour celui qui est soupçonné. Aussi, pour celles qui n’ont pas confiance en leur conjoint, un travail est à réaliser si vous souhaitez que votre couple dure.

Pour finir, un conseil mesdames pour éviter d’être jalouse, ne fréquentez que des femmes dont le train de vie est beaucoup plus modeste que le vôtre ou dont les connaissances sont limitées par rapport aux vôtres. Ou alors, plus sérieusement, faites un travail sur vous, en vous posant les bonnes questions et en réfléchissant sur l’image que vous donnez à vos proches et aux gens qui vous côtoient.

Etre jalouse ou envieuse vous rendra insupportable, et pour les gentes demoiselles, vous rendra vieilles filles. A bonnes entendeuses…

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Hijab and the city sur Rue89

15 novembre 2009 par La rédaction  
Classé dans A la une, Ce qui fait débat

Rue89Nous publions aujourd’hui une interview de Hijab and the city accordée à Stéphanie Haski, réalisatrice et éditrice du blog  Canons de beauté sur Rue89, un vidéo-blog  très intéressant que nous vous conseillons, qui propose selon l’auteure « des portraits de personnes dont l’activité, les préoccupations, la culture sont liées aux questions de l’apparence ». Bonne lecture ! 

Hijab and the city : quand l’ « habit fait la musulmane »

Il est des apparences qui prêtent plus à penser que d’autres. Celles des femmes musulmanes portant le voile en font partie.

Le hijab divise depuis plus de vingt ans maintenant. En 1989 (on l’appelle alors « tchador »), le voile islamique fait son apparition dans les débats publics lorsque trois élèves d’un collège de Creil se voient renvoyéee pour port d’insigne religieux contraires à la laïcité.

Plus récemment, la proposition de légiférer sur le port de la burqa, qui a rapidement glissé vers la question du foulard, a relancé le débat. De même que la parution dans Paris Match en octobre dernier d’une photo montrant la chanteuse Diam’s voilée. Si l’artiste ne s’est pas encore exprimée sur le sujet, beaucoup d’autres l’ont fait, comme Sihem Habchi, présidente de l’association « Ni putes, ni soumises », pour qui Diam’s « victime de son entourage » a « capitulé ».

Pour Canons de beauté, j’ai eu envie d’aller à la rencontre de Khadija et Mariame Tighanimine. Khadija et Mariame, 28 et 22 ans, sont sœurs, françaises musulmanes et portent le voile. Elles ont fondé le site Hijab and the city, webzine féminin.

« Tous les clichés sont réunis »

Mariame et Khadija ont le sentiment que « quoi qu’elles fassent », elles sont toujours confrontées au même discours : « les femmes musulmanes et notamment les femmes voilées sont soumises ». Les réactions provoquées par la fameuse photo de Diam’s les touche, mais ne les étonnent pas. (Voir la vidéo)

 

 

« L’habit fait la musulmane »

Comment gèrent-elles elles-mêmes leur apparence et les réactions qu’elle peut provoquer ? Si Mariame et Khadija ne sont pas des victimes de la mode, elles font attention à ce qu’elles portent –comme toute femme occidentale, avec ce « plus » qu’elles essaient de faire oublier. (Voir la vidéo)

 

 

Hijab and the city

« Il est indécent de se focaliser sur le foulard et de nier la personne qui le porte. ». Mariame et Khadija ont fondé « Hijab and the city » en 2008 dans le but de faire connaître des personnes « dont on parle beaucoup, mais à qui on ne tend pas le micro ». Blog à l’origine, Hijab and the city est, selon elles, « le premier web magasine qui n’exclut pas les femmes françaises de culture musulmane ». (Voir la vidéo)

 

Mode occidentale et voile « ne sont pas antithétiques »

En dehors de ce qui touche à la spiritualité, les thématiques abordées dans le webzine sont sensiblement les mêmes que dans d’autres féminins : amour, cuisine, psy, société et beauté. Et une rubrique mode régulière : quel look proposer ? Pour qui ? Est ce que tout est permis ? Une première réponse : mode occidentale et voile « ne sont pas antithétiques ». (Voir la vidéo)

 

J’ai été interpelée par « Hijab and the city » et j’ai eu envie d’en parler parce qu’en y allant pour la première fois, j’ai découvert un espace plutôt moderne et pas moralisateur. Un lieu d’échanges d’expériences et de réflexions.

Evidemment, musulmans ou non musulmans, tout le monde ne se reconnaîtra pas dans les articles, mais il me semble que le site et les jeunes femmes qui le mènent véhiculent autre chose que « soumission » et « prosélytisme ».

Auteure : Stéphanie Haski, réalisatrice et éditrice du blog Canons de Beauté sur le site Rue89

 

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Younger power !!!

11 novembre 2009 par Allison  
Classé dans Ce qui fait débat

Fini le temps où les jeunes filles se contentaient de Zara, H&M, de booms finies à 18h ; maintenant c’est Sandro, Isabelle Marant ou Gérard Darel et boîtes parisiennes branchées. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas pour faire comme Maman, en fait ce serait plutôt le contraire.

Aujourd’hui, si vous vous rendez à la sortie du lycée, voire même d’un collège, vous aurez la sensation d’être à la fashion week de Paris. Les filles et garçons de même pas 18 ans ont un style, un vrai, bien à eux et n’hésitent pas à taper dans les marques qui étaient jadis réservées à leurs aînés. En mixant articles de marque avec leurs fringues « d’ado », leur audace ils se créent un look souvent repris par nous autres les « vieux » de 20 à 40 ans. Que ce soit une robe Isabelle Marant ou Tara Jarmon portée avec leggings et Converse, un trench Burberry avec short en jean fabrication maison, it bag et pull maille de chez H&M…Tout est pensé, tout est osé !

Et l’évolution n’a pas lieu qu’à l’extérieur, sous les vêtements aussi tout à changé ! Avez-vous remarqué cela chères lectrices ou est-ce mes yeux qui me jouent des tours ? Car j’ai vraiment l’impression parfois d’être un Billy Elliot face à ces têtes de chérubins faite comme Penélope Cruz, 15 ans et déjà des corps de femme ! Alors je me demande si c’est l’effet du steak aux hormones, si oui je m’y mets tout de suite ( Halal of course !)

Leur avance sur nous est tout autant dû au portefeuille de leurs parents qu’à leur flair pour dénicher les tendances. En effet, nos petits précoces ont entre autre grandi avec Internet et savent mieux que quiconque s’en servir, y fouiller pour y trouver les nouveaux accessoires, jeans, low-boots et j’en passe qui complèteront leur panoplie de jeune branché.

Ce qui est le plus étonnant est que leur précocité ne se limitent pas aux vêtements.  En terme de culture, et le mot est pesé, nos minots ne sont pas en reste. Ils connaissent leurs classiques rock, Hip Hop (merci Google et plateformes de téléchargements ), mettent au goût du jour la musique folk et ne se limitent pas aux soupes Pop leur étant normalement réservées. Ce que le top 50 ne leur plaît pas ? Ils créent leur propre groupe pardi !! Qui a dit que l’on était jamais mieux servi que par soi-même ? BB Brunes, les Plastiscines l’an dernier, Justin Nozuka, Sliimy ou Cœur de Pirate cette année. Ils n’ont même pas 20 ans et ont déjà le talent et l’aplomb des plus grands. Plébiscités par tous et pas seulement les teens.

Les nouveaux « djeuns » n’ont donc plus peur de rien. Médias, créateurs tentent de suivre cette tendance en sophistiquant les produits destinés aux jeunes consommateurs. Il n’y a qu’à regarder les séries TV et la garde –robe d’une Blair Waldorf tout en Balenciaga pour voir que celle-ci n’a rien à voir avec notre bonne vieille Kelly Taylor. Ils sont exigeants, les marques suivent et… les prix aussi. Sachant que ces angelots ont souvent une porte grande ouverte sur le compte en banque de papa et maman et que par conséquent ils représentent un marché des plus importants, tout est fait pour les séduire.

Ce que l’on pourrait se demander c’est jusqu’où va aller cette précocité… Tout commencer plus tôt n’est-ce pas un facteur de risque ( alcool, sexe… ) et surtout ne risquent-ils pas d’être blazés avant l’âge ?

Maintenant reste à surveiller les squatteurs de bacs à sables quand on voit que les plus grands créateurs ont tous des lignes pour tout-petit (Baby Dior, Burberry… )

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Identité nationale : quand on m’a appris la Marseillaise…

4 novembre 2009 par Mariame  
Classé dans Ce qui fait débat

La FranceDernièrement, je suis allée voir Fame, le remake 2009 de la série qui m’avait poussée à demander une paire de Reebok classic aerobic noire alors que j’étais en primaire… mon Dieu que j’avais la classe !! Je me suis imaginée deux secondes en mode artiste, un mélange de Candy Dulfer et Sheila Escovedo parcourant le monde avec de longues escales à Essaouira et Montreux. Chacun son délire hein, Allison qui m’accompagnait se contentait de manger tous les Dragibus et les Sundy…

Bref, tout ça pour vous dire qu’en faisant la queue pour acheter les billets, j’ai reconnu une prof de primaire… hi hi hi

-  Madame H ?

-  Oui…

-  Vous me reconnaissez ? (la dernière fois que j’ai dit ça à une ex prof, c’était ma prof de latin et de grec du collège qui m’adorait un truc de ouf, que j’ai revu alors que j’étais en seconde et qui a pas voulu me saluer à cause de mon voile. M’en moque, elle m’a appris un tas de trucs mouahahaha ! Genre « Caius Mucius, adulescens nobilis, consilium audacissimum init »… à quoi ça sert ? Je kiffe réciter mes déclinaisons devant un miroir !!)

-  Ah non, avec tes lunettes et ton foulard je vois pas non…

-  Mariame, Mariame T…

-  Ouiiiiiiiiiii Mariaaaaame,  bien sûr que je me souviens de toi, tu étais une excellente élève ! Qu’est-ce que tu deviens ?

Bon je vais arrêter de ma la jouer hi ha ho… On a un peu discuté, de sa carrière, de mon parcours enfin voilà, c’était sympa. Le truc c’est que cette prof m’a appris deux choses dont je me souviens parfaitement, comme si ça s’était passé hier :

  • les paronomases, mais sans le vouloir : j’avais apporté un bouquin qui trainait à la maison, et je ne comprenais pas un mot (ouais, je lisais le Littré à 9 piges t’as vu !). Et ce mot c’était paronomase, et il m’a permis plus tard, en première, de me la raconter en français avec un texte de Doubrovsky… ok, je finirai l’histoire à mon chat.
  • L’autre chose, c’est la Marseillaise !!!

Et je vous entends de loin mes jolies, en train de dire : wooow toutes ces infos pour parler de l’actu ! Certaines sont à l’ouest et j’imagine qu’elles n’ont pas fait le lien mais avec moi, on passe des pingouins à Ramsès II, sinon c’est pas marrant !

Truc de ouf, la Marseillaise. Me souviens encore de Nadia, Emilie, Mehdi, Leslie, Malika, Bertrand, Samir et bien d’autres. Me souviens de leur petite tête d’ange (avec des bagues et des dents carriées mais bon…) en train de chanter avec ferveur l’hymne de notre si beau, si cher, si tendre… bled. Me souviens de moi le chantant à la maison, j’ai toujours kiffé chanter et taper sur les portes et la boite de Benco le matin (y avais aussi les congas et la derbouka mais bon… ça faisait moins Keziah Jones dans le métro). Je chantais ça à la maison alors que mon frérot adoré était à la frontière franco-allemande en train de passer son service militaire… Pas cool je sais ! Non, pas à l’époque de la ligne Maginot… tiens ça m’aurait fait quel âge ?

La classe était assez hétérogène au niveau des origines ethniques (beaucoup de métisses). Par contre socialement, on venait tous du même bord. Sauf une descendante d’aristo fauchée jusqu’à l’os… Aïe, ça fait mal d’être conscient de sa condition, à 9 ans !

Nous chantions donc  la Marseillaise de Rouget de Lisle, et je ne sais pas trop dans quelle optique on avait choisi de nous l’apprendre. Tout ce que je sais, c’est qu’on a vraiment chanté de la m****, et c’est peu dire.

On était loin du débat sur l’identité nationale dans ma petite primaire sympatoche, mais si c’était pour nous franciser un peu plus et nous demander des gâteaux au miel à la fête de l’animal à quatre pattes qui bêle et qui aime les sanitaires, ben c’est pas cool, pas cool du tout ! Parce que faut dire qu’avec le recul, les pics sur nos origines y en a eu, et pas des moindres ! « On dit la colonne, la case c’est pour les noirs ! », « c’est les arabes qui ont apporté la gale », « tu vas au pays pendant les vacances ? Je veux bien des babouches »…

Souvenirs, souvenirs ! Oui, je fais bien allusion à Johnny, le mec qui continue à bouler la France entière, le Belge a qui on ne demande pas de s’intégrer et de prouver sa francité depuis la primaire à la fac en passant par le collège. Et moi rien que pour ça, je lui tire mon foulard phrygien !

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La fin du fish ?

28 octobre 2009 par Khadija  
Classé dans Ce qui fait débat

filet fishLa nourriture ça fédère, ça rend heureux, preuve en est le coup de fil d’une amie qui m’a dit avec joie un beau matin « hey, y a Quick qui se lance dans le halal à Marseille, trop bien on pourra consommer autre chose que du fish, enfin ! ». Oui, sauf que pour en manger il faudra faire des kilomètres et des kilomètres. Et puis, entre nous la malbouffe c’est pas très glamour.

Les fast food halal, ce n’est pas ce qui manque en région parisienne. Pourtant, un certain engouement est notoire dès que les grandes chaînes se mettent au halal, faut dire que c’est meilleur chez eux tout de même, le sandwich a plus de volume et la sauce a ce petit truc qui la rend spéciale. Mais quelle déception et quelle colère quand on apprend que certains établissements nous auraient trompés tel le KFC selon une enquête qui devait être diffusée sur M6 dimanche dernier mais qui a été déprogrammée (d’ailleurs, petite pensée pour ma copine Fatou qui en avait fait sa Tour d’Argent…).

Je me souviens qu’il fut un temps où il était fortement déconseillé d’aller manger dans des fast food : pas assez hygiéniques, trop caloriques et il y avait des légendes urbaines qui alimentaient les rumeurs autour de ces établissements. On criait à qui voulait l’entendre que dans tel kebab, on avait retrouvé des peaux de chats, que le vendeur de sandwich du coin oubliait de ranger ses outils à tel point qu’on retrouvait des clous dans ses buns. Bref, autant de faits divers qui mettaient à mal les affaires de ces fast food. Aussi, nos mamans nous interdisaient de consommer pareilles pitances, et ce n’est qu’à notre majorité que l’on a pu découvrir le sandwich grec, et quelle découverte !

Les big mac halal se sont pourtant déjà bien installés de l’autre côté de la Méditerranée, au Maroc pour être plus précise. Là-bas les avis divergent : vous avez ceux qui vous démontrent par A+B que ce n’est pas licite en vous expliquant que la viande est importée et que de toute façon Mc Do a autre chose à faire que de contrôler avec minutie ses viandes, et ceux qui vous tirent pas la main en vous disant «  mais non c’est halal, c’est marqué dans le coin là-haut, et puis ça n’engage qu’eux », pas très rassurant vous en conviendrez. Or, il vous faut faire un choix : halal ou pas halal ? Mac arabia à la coriandre (exclusif au Maroc) ou bocadillo du marchand ambulant (que l’on soupçonne de garnir ses sandwich de foie de minouche) ?

La traçabilité des produits est encore plus rigoureuse aujourd’hui selon ces grandes chaînes face à autant d’incertitude. En attendant, ça ne nous a pas empêché entre temps de goûter aux multiples hamburgers que proposent Ronald pendant les vacances sur les côtes marocaines. On était là avec les copines et les cousines à commander les différents menus pour savoir lequel était le plus exquis, bien sûr tout est relatif, parce que ne l’oublions pas ce n’était pas non plus du Fauchon. Au final, et c’est le plus hilarant dans tout cela, on en venait à conclure que « hein hein y a pas mieux que le fish ! » Ironie du sort ? Après avoir goûté aux sandwichs défendus, on se rendait finalement compte qu’on n’avait rien raté pendant toutes ces années.

On se réjouit d’avoir des hamburgers halal pendant que nos cuisses nous supplient de ne pas succomber. Et qui a tenté les hamburgers surgelés ? Si Cuistot me lisait, elle me dirait : tu n’as pas honte d’inciter les gens à la malbouffe ? A quoi je réponds non, j’expose et elles disposent.

J’oubliais : je suis sidérée ou plutôt j’ai tendance à m’esclaffer de l’intérieur (ça ne se dit pas je sais) quand j’entends une jeune femme (ici comme au Maroc d’ailleurs), ruminant son chewing-gum dire « alors moi ce serait un menu double cheese, une grande frite, double potatoes, double double, un sundae caramel et… un grand coca LIGHT s’il vous plait ». Où est la logique ? Sûrement en Antarctique ou au pays des Toupoutous !

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Hijab and the city soutient Rokhaya Diallo

27 octobre 2009 par La rédaction  
Classé dans Ce qui fait débat

Rokhaya Diallo - Canal +Après avoir tendu son micro à Hijab and the city le jeudi 22 octobre pour La chronique des Invisibles qu’elle anime lors de l’émission La Matinale de Canal +, Rokhaya Diallo, présidente de l’association Les Indivisibles et chroniqueuse télé/radio de talent a fait l’objet d’attaques infâmes orchestrées par un plumitif de l’hebdomadaire Marianne. La rédaction publie aujourd’hui la réponse de Rokhaya et tient à lui signifier tout son soutien.
 
 
Marianne m’a tuer, je suis démasquée !
  
C’est sans doute avec surprise que vous avez découvert mon vrai visage, grâce à la perspicacité d’Alain Léauthier journaliste à Marianne (1).
 
Avec un remarquable courage, le journaliste a consacré un article à une des chroniques hebdomadaires que je tiens dans l’émission « La Matinale » sur Canal+, visiblement hérissé par celle que j’ai consacré aux femmes voilées (2). Et il en a tiré la conclusion qui s’imposait : je suis une islamiste communautariste.
 
Alors je l’avoue : j’ai eu l’outrecuidance de m’opposer aux commentaires douteux qui ont accompagné l’annonce de la conversion de la chanteuse Diam’s à l’Islam. J’ai osé dire qu’il s’agissait d’un choix personnel relevant de sa vie privée. Ultime provocation, j’ai proposé de donner la parole à ces femmes voilées qu’on aime fustiger avec condescendance, mais auxquelles on daigne rarement tendre le micro.
Et guidée par un machiavélisme que ne renierait pas Alexis Colby (3), je me suis infiltrée chez Canal +, la chaine des djeunz  pour diffuser mes idées obscurantistes, masquées derrière un innocent sourire.
 
Le téméraire « journaliste d’investigation » Alain Léauthier (dixit wikipedia) ne s’arrête pas là, il en profite pour tacler l’association les Indivisibles que je préside, son flair lui indiquant qu’elle appartiendrait au mystérieux « courant de la repentance ». Sous des dehors pourtant sympathiques Les Indivisibles, seraient la cinquième colonne de l’islamo-gauchisme. Nous n’en demandions pas tant ! Dois-je rappeler, que je m’exprime en mon nom propre au cours de ces chroniques ?
 
Enfin notre ami journaliste nous explique qu’en Islam le voile n’a rien d’obligatoire. C’est très gentil de me donner des leçons d’Islam, mais mes arguments sont ceux de la République.
 
Son article édifiant se termine d’un énigmatique « A quand une lapidation en direct ?« , sous-entendant que la tonalité de mes propos invitait à agresser des femmes. On assiste là à un véritable délire paranoïaque, et à un féminisme de circonstances. En effet, je ne crois pas avoir déjà entendu Monsieur Léauthier déverser un tel fiel sur les vrais problèmes que rencontrent les femmes en France. Que penser d’un journaliste qui s’acharne sur une chronique matinale de quatre minutes, alors que les 30 millions de femmes qui peuplent ce pays subissent quotidiennement et très concrètement les problèmes liés au sexisme : les violences (une femme meurt tous les trois jours sous les coups d’un homme), l’emploi, le manque de places en crèches , la sous-représentation dans les instances politiques…
 
Alors oui, j’avoue j’ai osé parler de ces femmes invisibles. Je suis grillée : je suis une islamiste affiliée au courant de la repentance salafiste, Marianne m’a démasquée. Je n’ai plus qu’à demander l’asile politique en Islamo-bougnoulie, chez mes frères « barbus » et mes cousins « caïds de cités ».
 
Rokhaya Diallo
 
(1) « Sur Canal, la chaîne hype, le voile devient tendance…. »
(2) Chronique des Invisibles – « Quand les filles voilées parlent » 
(3) Mon idole absolue, la méchante de la série «Dynastie»
 
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Diam’s s’est convertie… et alors ?

20 octobre 2009 par Mariame  
Classé dans A la une, Ce qui fait débat

Diam'sA la mort de Michael Jackson (paix à son âme !), j’ai eu droit à un texto à pas d’heure. Et le lendemain, à un déjeuner en compagnie de ma bande (big up !) avec une copine qu’il a fallu consoler tout au long de la journée (c’est fou, je sais. Mais elle a aussi pleuré à la mort de Popi de Léo et Popi…). Après la publication des photos et de l’info concernant la conversion de Diam’s, j’ai également eu droit à un texto d’un numéro inconnu: « hey tu savé tu savé, Diam’s c converti a lislam (et Kamel lancien a 1 be-bar) ».
 
Et là, en plus de me dire « Aïe ! Des cas soc’ que je connais pas ont mon number… je devrais peut être songer à le changer »,  je me suis dit : « faut pas déconner ! » 
 
La première fois que j’ai vu Diam’s en vrai (enfin de loin), c’était en mars dernier, lors d’une soirée débat organisée par le rappeur Médine à l’occasion de la journée de la femme à l’Institut de monde arabe. Ouais grosse, j’ai assisté à un concert de rap ! C’est sûr, y avait pas de cuivres (c’est ce qui me fait vibrer), y avait pas de batteur ou de bassiste touffu en sueur (grrrrr), mais y a eu un duo Médine/Diams. Si je vous en parle c’est parce que déjà paraît-il, elle portait le voile.
 
Bon, j’avoue avoir papoté lors du show avec mes voisin(e)s « pump it up » qui se reconnaitront (je parle même pas de l’after, wouhouuuu) mais sérieux, je savais pas que dès qu’on mettait un truc sur la tête, un fichu ou autre, on devenait une femme voilée. Et si en plus le truc en question est noir… c’est foutu. Erykah Badu, elle aussi elle est voilée ? Punaise, si c’est pas une ambassadrice de ouf ça ! Moi je me voile tout de suite avec des voilées de ce pedigree. Miiince, je le suis déjà… ouaf ouaf !
 
Le plus consternant dans tout ça, c’est la publication (et les critiques qui ont rapidement suivi) de la  fameuse photo de Diam’s sortant d’une mosquée, un condensé de clichés avec des titres assez flippants. On y voit des vêtements et un voile noirs, un mari arabo-musulman, avec des commentaires sur son soi-disant refus de faire la bise aux hommes. Pas de renseignements sur la couleur de ses sous-vêtements, nous voilà rassurées !
 
Bien sûr, toutes les féministes qui se respectent se sont exprimées pour dénoncer cette ignominie, cette trahison de la part d’une femme pourtant très impliquée dans les questions relatives à la condition féminine. On n’a pas eu honte de l’accuser d’obscurantisme, d’intégrisme… normal ! A quoi bon parler de son actualité artistique, après tout c’est pas ce qui l’a fait connaître ! Et puis de femme conscientisée, elle est passée à l’incarnation de l’aliénation à l’islamisme politique. C’était plus de l’info people, mais un  débat de société. A quand un projet de loi et une commission parlementaire  »Diam’s » ?
 
J’ai pris un peu de temps avant d’en parler, parce qu’au début je voulais justement ne pas en parler, et refusais de suivre le mouv’ général. Mais là, je pense qu’on a poussé mémé dans les orties. Parce que si d’un côté on a les détracteurs et surtout détractrices, de l’autre on a ceux qui ont louangé Dieu pour ce miracle.
Où va-t-on, où vit-on et surtout que mange-t-on ? Je suis tombée sur pas mal d’articles, d’avis sur cette question, et je dois avouer que j’ai vraiment été agacée par la bêtise, le voyeurisme, la crapulerie de certains. On a touché le fond je crois bien, depuis longtemps en fait…
 
J’ai vraiment envie de connaître votre avis les filles (les garçons aussi rassurez-vous, c’est pour la narration c’est tout). Suis-je « rabat-joie » ? Doit-on s’en réjouir, s’indigner, s’en préoccuper ?
 
Photo :  Xavier de Nauw – 2009
 
Edit 22/10/2009 : voir la chronique de Rokhaya Diallo dans l’émission La Matinale de Canal + du jeudi 22 octobre 2009. Elle parle du traitement médiatique de la conversion de Diam’s + petite interview de Hijab and the city !
 
Pour voir la vidéo, c’est par ICI.
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La méritocratie, vous y croyez ?

19 octobre 2009 par Khadija  
Classé dans Ce qui fait débat

« Quand on veut , on peut » ; « travailler dur », autant de formules qui reviennent sans cesse dès qu’il s’agit de parler de réussite sociale. En fait, c’est simple, pas de secret pour toutes celles qui souhaitent avoir une vie paisible, confortable à l’abri des dettes et des périodes noires, il suffit de se tuer à la tâche et forcément ça paiera !

Ça commence par les études. D’emblée, tout le monde connaît bien évidemment ce qui est prometteur de ce qui ne l’est pas, et tout le monde part avec les mêmes chances à en croire certains. Tout est une question de volonté et de motivation, donc. On savait toutes que la formule prépa + grande école c’était bien plus élitiste et porteur que la fac, ou encore que les stages sont à faire dès l’obtention du bac ou mieux pendant, bah voyons !

Certes, l’instruction est le meilleur moyen de se donner les moyens, je m’explique : nous ne disposons pas des mêmes capacités c’est un fait, certains sont meilleurs en mathématiques, d’autres en littérature, d’autres encore en économie, en arts plastiques, en biologie, en langues, en histoire, en mécanique et la liste est longue. Savoir exploiter ses prédispositions ou travailler avec opiniâtreté quand il s’agit d’un domaine où l’on est moins bonne, nous permet de mettre certaines chances de notre côté, je dis bien certaines et pas toutes. En effet, au-delà des connaissances que l’on acquiert, des compétences que l’on peut mettre à profit, il existe tout un tas d’éléments à prendre en compte et qui nous font réaliser que tout ne vas pas de soi, qu’il ne s’agit d’une simple opération du genre 2 + 2 = 4 mais qu’au contraire il arrive parfois que le résultat soit nul et non avenu.

On parle de méritocratie, quand il s’agit de promouvoir une personne sur un seul et unique critère, celui du mérite. Qu’en est-il de celui ou celle qui a 23 ans, un bac + 2 en droit à son actif, mais laborieusement obtenu, réussi à accéder à un poste à haute responsabilité ?

Je ne suis pas pessimiste, je vous rassure, surtout celles qui sont en plein dans leurs études, parce qu’y croire c’est le début de la gloire. Néanmoins, le spectre de la dominance plane sur nos têtes ainsi que celui de la discrimination, du deux poids deux mesures…

Et pour éviter la grosse gifle à laquelle on ne s’attend jamais, il vaut mieux partir avertie. Et quand on l’est avec la tête bien pleine, cela vous garantit le succès, du moins je l’espère.

Il n’y a pas de recette miracle mais des réalités qu’il faut réussir à déjouer. Notre belle nation nous donne aujourd’hui un exemple patent de cet état de fait : Jeannot au commande de La Défense, non pas parce qu’il est « bien né » comme dirait le paternel, mais parce qu’il l’a mérité ! Népotisme quand tu nous tiens ! Et à plus petite échelle, vous vous apercevrez que c’est pareil en entreprise, et on le sent encore plus quand il s’agit de trouver un stage ou pire un emploi, et ce quelque soit le domaine (même à l’usine !).

Finis donc la période des bons points et des images à collectionner, place à la stratégie et aux relations mes belles. Réseautez autant que vous le pourrez , soyez perspicaces mais pas trop, sachez être là où il faut quand il le faut et apprenez à vous vendre (surtout les universitaires, c’est fou ce qu’on peut être naïfs).

Bienvenue dans le monde du passe-droit et de la préférence, et  c’est ce qui fait loi depuis longtemps et ce n’était donc qu’un rappel les girls que l’actualité n’a pas manqué de nous faire.

Quand on veut on peut, d’accord mais en se prémunissant de pas mal de choses. La course au mérite est lancée : à vos relations, prêtes, feu, réussissez !

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Women are heroes

13 octobre 2009 par Khadija et Shahin  
Classé dans Ce qui fait débat

Vous vous baladez autour de l’Ile Saint Louis, et vous sentez qu’on vous zyeute ? Vous devenez parano et vous vous dites que vous êtes surveillée, et que si ça se trouve vous êtes aussi sur écoute depuis quelques temps, pire depuis toujours. Ou alors, vous appréciez le zyeutage, vous vous sentez belle et vous vous dites « dommage que ce ne soit que des regards ».

En fait, les deux scénarios sont soit le fruit de votre imagination, soit celui de votre égocentricité. Ces yeux qui tapissent les ponts et les quais parisiens sont l’œuvre de JR, non pas le méchant Ewing dans Dallas, mais un jeune artiste qui expose ses oeuvres dans les rues du monde entier jusque dans les favelas. Un style à la fois artistique et engagé, puisqu’il est allé jusqu’à exposer des portraits de Palestiniens et d’Israéliens sur le Mur de Séparation en Palestine.

Favela Morro da Providencia, Rio de Janeiro

Favela Morro da Providencia, Rio de Janeiro

 Women are heroes est un travail qu’il a effectué afin de mettre en avant la femme, et pas n’importe laquelle. Celle qui souffre, celle qui vit la guerre, celle qui est meurtrie. Qu’elle soit âgée ou forte, c’est la femme digne qu’il nous fait découvrir.

 Eh oui, ce sont donc des femmes qui vous observent sur les berges. Des regards du Kenya, du Soudan, du Cambodge ou encore du Brésil. Des femmes au regard grave, au regard gai. Un objectif peut en dire long sur un simple regard. Il transmet l’émotion, une émotion qui en dit long sur l’histoire de ses modèles. Des modèles, des vrais, des gens ordinaires qui, le temps d’une exposition, deviennent acteurs.

Le plus fascinant, c’est que JR a débuté de manière hasardeuse dans le milieu : il a, un beau jour, trouvé un appareil photo dans le métro, dont il a su faire usage en explorant les villes. Le street art, un moyen pour lui de nous faire changer de regard sur la rue, la ville et sur le monde. Des femmes que l’on croit vidées, avilies, des idées reçues que l’objectif de JR a su casser. Son but : faire savoir au monde qu’elles sont en réalité les piliers des sociétés dans lesquelles elles vivent.

Cela nous amène à nous interroger sur notre propre vécu et sur notre situation. On apprend alors à relativiser, à voir les choses autrement, avec un autre regard.

C’est de l’art éphémère dont il est question ici, les tapisseries sont érodées de jour en jour à Paris, alors hâtez vous à aller les voir pour celles qui aiment l’art à ciel ouvert. Une exposition est aussi en cours au Pavillon de l’Arsenal. 

Women are heroes, Paris

Women are heroes, Paris

Women are heroes, Paris
Women are heroes, Paris

 

Les expositions sont d’abord locales et restent anonymes pour que le spectateur soit le seul interprète et acteur. Ainsi, l’analyse se veut authentique. Puis, ces expositions sont transportées dans les quatre coins du monde, et ont droit à une autre interprétation, c’est là que réside l’intérêt de cet artiste.

Une  façon de rendre l’art accessible. Un art qui se veut réfléchi et interprétatif à souhait. Regards d’ailleurs, regards rieurs ou songeurs, JR a su offrir au passant une fenêtre sur le monde qu’il n’aura sûrement pas l’occasion d’explorer dans son entier.

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La journée de la tétée !

12 octobre 2009 par Mariame  
Classé dans Ce qui fait débat

Grande Tétée 2009- Qu’est-ce t’as fait de beau hier ?
 
- Oh, rien de bien extraordinaire. Ah si, j’ai participé au tétéethon !
 
Nan nan, il ne s’agit pas de moi ! Participer à un rassemblement de mioches baveux édentés tenant au bout de leurs lèvres des… ahhhhhhh ! Nan, je n’y étais pas. J’ai juste imaginé ce petit échange après avoir découvert via le JT du soir cet évènement des plus rigolos : La Grande tétée 2009 !
 
Le nom est carrément bizarre. Y a que moi ou ça sonne un peu comme   »La Grande braderie 2009″ ou « La Grande soûlerie 2009″… ? Bon, ben y a que moi ! 
 
C’est quoi la Grande tétée ? C’est l’occasion pour des mamans de se rassembler et d’allaiter en simultané leurs enfants chéris, le but étant entre autres de sensibiliser le plus grand nombre aux bienfaits de cette pratique pas très à la mode en France. L’idée vient des Philippines, et si vous souhaitez plus de détails, leur site est assez intéressant. Ce que j’ai retenu moi, c’est ce passage hi hi :
 

Le mouvement féministe des années 50/60 en France revendiquait l’émancipation de la femme, la maternité était considérée comme un esclavage où l’homme régnait en maître. L’allaitement c’était être asservie à l’homme mais aussi à l’enfant. Parallèlement, les pays de l’Europe du Nord ont connu des mouvements féministes aux antipodes des notres, leurs revendiquations tendaient notamment vers l’amélioration des conditions de l’allaitement maternel.

C’est un peu ça et les petites choses que ma maman m’a expliquée qui ont fait que j’ai voulu en parler (ou plutôt en rire). Autrement les bébés, la maternité, le lait… aaaaaaaaaaaah ! J’ai encore droit à ma boîte de Kinder Surprise hebdomadaire et à mon passeport Disneyland annuel. Faut pas déconner, chaque chose en son temps !   

 
Quand j’ai vu le petit reportage au JT avec ma môman, elle aussi a été pas mal étonnée. Elle s’est immédiatement souvenue de ses passages à la maternité, avec les infirmières de son époque qui n’avaient de cesse d’essayer de dissuader les nouvelles mamans d’avoir recours à l’allaitement. Pour ma mère et un bon nombre de mamans originaires de la de l’autre côté de la Méditerranée, il en était hors de question. Que ce soit l’allaitement ou l’emmaillotement, il s’agissait d’user de pratiques qui ont toujours fait leurs preuves et qui se sont révélées en tout temps et en tout lieu efficaces et surtout bienfaisantes.
 
Quand j’ai demandé quels étaient les arguments des infirmières et que j’ai eu la réponse, mouahahahaha, des barres… et des frissons ! Je m’attendais à des contre-indications médicales, à  la propagation du discours féministe comme indiqué plus haut. Mais nan c’est encore mieux : pour elles, il fallait éviter l’allaitement afin de ne pas abîmer sa poitrine, et plus tard avoir des seins en gant de toilette.
 
Hum les filles, je trouve que tout ça est bien flippant ! Et encore plus fou dans cette histoire, les infirmières finissaient par bander les poitrines, pour que les mamans n’allaitent pas donc, et certaines le soir du fait des montées de lait avaient de la fièvre. Tout ça, dans une maternité des plus classiques de l’hexagone. Mais bon, y a prescription hein, ça date un peu !
 
Mais n’empêche qu’encore aujourd’hui, y a de quoi avoir peur. Quand on se rend dans une maternité et qu’on voit certaines infirmières à l’oeuvre… ben on est pas très rassurée. Les entendre parler, c’est pire, surtout lorsqu’elles se mettent à discuter avec les patientes françaises mais pas blondes aux yeux bleus de leurs « coutumes » avec un peu (beaucoup) de mépris. Me souviens de la naissance d’une de mes nièces avec une infirmière pas très sympa qui ne comprenait pas pourquoi la maman de la petite voulait l’emmailloter. « C’est de chez vous ça. C’est pas bon pour bébé » dit-elle en articulant croyant avoir face à elle une illettrée. Ah mon Dieu, ça met des Crocs blanches, un soutif et une blouse, et ça se sent plus ! La seule fois où je me suis dit « ça doit être cool d’accoucher ici », c’était dans une clinique privée avec des bonnes soeurs… hi hi hi.
 
En tout cas, il semblerait que les bonnes vieilles pratiques d’antan ont eu raison des féministes revanchardes et des quelques infirmières tourmentées par le sort des mamelles d’autrui (oui, j’ai le sens de la formule). Que celles qui allaitent ou qui pensent allaiter leur marmaille d’ici quelques années lèvent la main. On ne vous taxera plus d’archaïsme ! Enfin je crois…  
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Le grand voyage d’Ibn Battûta

12 octobre 2009 par La rédaction  
Classé dans Ce qui fait débat

affiche Ibn BattûtaMarco Polo, Hernan Cortes ou plus tard James Cook, sont de grands explorateurs européens dont on sait le parcours, et dont les aventures nous fascinent encore aujourd’hui.

Illustre explorateur d’origine tangéroise, Ibn Battûta est cependant moins connu en Europe et pourtant… C’est à l’âge de 22 ans qu’il décide d’entreprendre son premier grand voyage à destination de la Mecque, en vue d’accomplir le pèlerinage (el hajj).

Il voyagera pendant 29 années, parcourant l’Afrique, l’Europe mais aussi l’Asie, une distance équivalente à plus de 120 000 Km, soit trois fois la distance effectuée par Marco Polo. Ses récits de voyage seront retranscrits et compilés en un livre, Rihla.

Prix du public du 13ème festival de La Géode, le film  « Le Grand Voyage d’Ibn Battûta, de Tanger à La Mecque », sera présenté le 14 octobre à Paris, à la Géode, le plus écran hémisphérique d’Europe.

Un film qui vous donnera sûrement envie de découvrir l’œuvre de ce grand voyageur.

 Pour plus d’infos rendez-vous sur le site de La Géode.

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L’adoption, kesako ?

5 octobre 2009 par Khadija  
Classé dans Ce qui fait débat

codesL’adoption est une pratique qui existe depuis des siècles mais qui diffère d’un pays à un autre. En droit français, on parle d’adoption simple ou plénière. L’adoption simple consiste à entretenir les liens entre l’enfant et sa famille d’origine, et conserve par ailleurs des droits héréditaires. L’adoption plénière quant à elle, crée une filiation égale à la filiation biologique : l’enfant porte le nom de ses parents adoptifs et a le même statut qu’un enfant qu’ils auraient conçus eux-mêmes. C’est donc une filiation totale.

Dans le droit Musulman, on ne parle pas d’adoption mais de kafala. Dans les pays musulmans, à l’exception de la Turquie, de la Tunisie et de l’Indonésie, l’adoption plénière, telle qu’autorisée par le droit français, est strictement interdite.

La kafala consiste à prendre en charge l’éducation et l’entretien d’un enfant, de la même façon que le ferait un père pour son fils. Il s’agit en fait de la tutelle légale, en aucun cas, il est question de créer un lien de filiation.

Pendant la période antéislamique, l’adoption se pratiquaient énormément. L’Islam, quant à lui,  interdit la complémentarité entre l’adoption et la filiation naturelle. Les raisons de cette interdiction sont les suivantes :

  • l’adoption lèse les héritiers légaux
  • ne pas priver l’enfant de sa filiation naturelle
  • le risque d’inceste (en attribuant le nom de l’adoptant)

 Par ailleurs, la kafala n’est possible que sous trois conditions :

  • l’ascendance de l’enfant doit être reconnue
  • la différence d’âge entre le parent adoptif et l’enfant doit être significative
  • une fois la majorité atteinte, l’enfant doit accepter la déclaration de filiation

 Ainsi, la kafala se rapproche de l’adoption simple car les liens de filiation biologiques ne sont pas rompus, d’autant que l’enfant ne porte pas le nom de ses parents adoptifs. Néanmoins, on parle de filiation de substitution lorsque les parents naturels de l’enfant sont inconnus et ce, afin de favoriser son intégration.

La kafala est donc une forme de tutelle légale. En Algérie, l’on autorise la concordance de nom afin de permettre à l’enfant de bien évoluer au sein de sa famille adoptive.

 Il faut savoir que la kafala est reconnue par le droit international. Il n’en va pas de même pour la convention de la Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale. Ainsi, en France, la kafala n’étant pas assimilable au droit français, sa seule obtention ne suffit pas pour faire reconnaître l’adoption par les tribunaux français. Par ailleurs, les cours d’appel convergent sur l’idée de refuser l’assimilation de la kafala à l’adoption simple du droit français.

 Pour en savoir plus :

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Dossier : spéciale adoption

5 octobre 2009 par La rédaction  
Classé dans Ce qui fait débat

Famille adoptiveCette semaine, Hijab and the city vous propose un dossier spécial adoption avec au programme:

Dans ce dossier, nous souhaitons mettre en avant l’idée que l’adoption, bien qu’étant au final une démarche pleine d’espoir et d’amour pour un couple, n’en reste pas moins éprouvante. Entre les étapes à suivre, qui peuvent durer une éternité, et les cas difficiles, il peut arriver que l’enfant, comme les parents adoptifs, se retrouvent face à des situations extrêmement délicates. Néanmoins, quelque soit sa forme, l’adoption reste un nouveau souffle au sein d’un couple, un lien éternel avec l’enfant adopté qui, à leurs yeux, est et restera à jamais leur enfant.

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Une oumma une et indivisible ?

28 septembre 2009 par Khadija  
Classé dans Ce qui fait débat

hatc-communautePeut-on dire que nous formons les maillons d’une seule chaîne aujourd’hui ? La diversité qui caractérise l’Islam à travers les différentes tendances,  nous permet-elle de nos jours de continuer à parler d’unité, d’identité musulmane exclusive ?

Dieu est un, le Saint Coran a été entièrement révélé et notre Prophète a scellé et parachevé sa mission en faisant de l’Islam La religion, la voie à suivre pour tous ceux et toutes celles qui croient en un Dieu unique qui détient leur salut entre ses mains. C’est une vérité intemporelle et immuable.

L’histoire nous a enseigné que la notion d’oumma a toujours été intrinsèque à l’Islam, d’ailleurs le Coran l’expose clairement à travers l’un de ses versets qui fait référence aux musulmans en tant que « meilleure communauté ». Ainsi, l’idée d’oumma en tant que groupe unifié, appartenant à la communauté des croyants qui se prévalent de faire partie de la oumma de Mohammed doit être pris, à mon sens, dans une acception purement identitaire et non oecuménique. En effet, aujourd’hui et plus que jamais l’Islam ne se présente plus comme une religion monolithique de par la multiplicité des courants d’une part et la réalité objective d’autre part d’une humanité traversée par des contradictions telles que l’idée même d’unité finit par se fondre dans la masse (la mondialisation aidant) pour enfin perdre de sa vigueur et ainsi disparaître. 

Quand on grandit dans un milieu où l’Islam est présent, et quand je parle d’Islam je fais référence à l’Islam en tant que mode de vie avec tout ce que cela implique en terme de pratique et d’investissement spirituel, on ne se rend pas bien compte du degré de galvaudage du fait communautaire. Quand on se penche sur les sociétés dites musulmanes ou islamiques (comme les Etats arabes, les pays d’Asie) où la « communauté » musulmane se concentre à tel point que l’Islam est la religion d’état, on constate que celle-ci n’a de communautaire que l’appartenance à une religion donnée qu’est l’Islam dans sa définition primaire, en tant que similitude de fait et non par inhérence. Vous trouverez des sociétés « islamiques » où les clivages sont tels que vous intègrerez plus tôt que vous ne le croyez l’idée que l’homogénéité sensée caractériser ces sociétés n’a été que fantasmée et cultivée depuis le 7e siècle, du temps des Califats Orthodoxes pour ne pas dire à la mort du Prophète, rappelez vous le mouvement des khawarijs qui est un exemple patent du genre de courant qui a mis à mal d’emblée la notion de communauté une et indivisible. 

Bien que l’on use des mots frères et soeurs, bien que l’unité soit le mot d’ordre au sein de notre « communauté », il faut bien dire que les différences qui nous caractérisent par delà les frontières et les cultures (ces-dernières contribuant aussi à ce flou sémantique) ne favorise en rien l’idée d’une communauté unique de croyants. Je parlerais plutôt de croyants uniques qui ont en commun la foi en un Dieu qui les transcende et pas plus. Pour mieux saisir mes propos, mettez vous en situation et comparez vous à une musulmane dans votre entourage qui n’a finalement rien en commun avec vous sur le plan de la pratique spirituelle: vous êtes sunnite et elle est chiite, ou encore vous êtes salafia et elle est soufie, vous êtes druze et elle est ismaïlite et la liste est longue…

En somme la devise « un pour tous et tous pour un » est à reconsidérer, mais attention pas sur le plan de la solidarité  (dans une manifestation plus que jamais, un front un seul!) mais sur celui de l’unité, l’irréductible, la vraie! Ne cherchons pas le consensus à tout prix sans pour autant faire dans le sectarisme. Les classiques en matière de pratique sont bien connus mais ne tombons pas dans la fustigation sous prétexte de vouloir préserver l’inexistant, j’ai nommé l’unité de la oumma.

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Lettre ouverte aux voyeurs qui visitent ce site et en particulier au tartuffe du 91

23 septembre 2009 par Mariame  
Classé dans A la une, Ce qui fait débat

hatc petit chien tout mignonDes hommes qui lisent Hijab and the city et qui apprécient sa philosophie et l’interactivité qui le caractérise il y en a beaucoup, avec qui nous aimons en outre échanger. Car point de misandrie sur notre site certes très girly ! Il en existe d’autres qui accrochent moins, qu’ils soient hommes ou femmes d’ailleurs. Mais comme vous le savez, les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas ! Et puis que serait un monde où tout le monde s’entendrait sur tout ?? Ok, c’était ma minute I believe I can fly…
 
A côté de ça est apparue très récemment une nouvelle catégorie d’individus de type masculin qui sévit assez rarement, mais dont la bêtise n’a d’égal que le pathétique et le grotesque de leur campagne de dénigrement à l’encontre de votre magazine préféré. Une petite poignée de bigots grognons et misogynes qui n’ont rien d’autre à faire que de… jouer les voyeurs sur un site FEMININ !
 
Que font-il exactement ? Rien de bien particulier à part insulter, diffamer les personnes qui alimentent ce fabuleux site ! (Hi hi hi, je me fais plaisir !)
 
Que disent-ils ? Que nous reprochent-ils ? Diable, qui sont-ils ??

Hé hé, nous allons en discuter ! Et comme vous savez que nous partageons tout avec vous bien chères lectrices et bien chers lecteurs, procédons à une étude de cas que dis-je, au cas le plus pathologique, au voyeur number one qui ces derniers temps fait preuve d’acharnement en usant de jeux de mots bien douteux sur le web.

Allons-nous très cheres hatciennes et hatciens jouer son jeu en dénigrant son travail, en soulignant son obsession assez délirante du buzz où tous les coups sont permis pour qu’il puisse faire sa petite pub, faisant fi de toute probité et de tout professionnalisme alors qu’il se présente comme un homme droit et pieux ?
 
Non mesdames mesdemoiselles messieurs, nous n’allons rien faire de cela car nous sommes des jeunes gens sympas, honnêtes, et tout et tout. Oui, et tout et tout !! Car en plus de ça nous sommes modestes, et nous nous gardons bien sur Hijab and the city de faire la leçon à autrui, vous savez cette tendance qu’a une petite poignée de nouveaux adhérants à un club, à un groupe, à une religion de vouloir faire la morale aux autres, de montrer le droit chemin en avançant des sentences plus manichéennes, y a pas ! Non, nous ne nous rabaisserons pas au même niveau que le tartuffe barbuvélique ! Non, nous ne sommes pas comme ça.
 
Par contre, nous sommes curieuses et curieux. Et il serait intéressant afin de ne pas tomber dans ces travers de nous interroger sur cette personne, en somme mieux la comprendre pour mieux lui pardonner. Quel type d’homme est-il ? Que lui est-il arrivé pour avoir une attitude aussi affligeante ? Veut-il du pain ? Est-il érotomane ?? Est-il frustré ? Gratte-t-il l’amitié ? Croit-il que le web est la propriété de son paternel ?
 
Malheureusement, nous n’en savons rien ! Et comme nous ne sommes pas comme lui, nous nous garderons bien de formuler toutes suppositions. Tout ce que nous savons du teigneux, c’est qu’il ne nous apprécie guère… Snif ! Qu’il s’improvise gardien de la vertu et des bonnes moeurs, mais qu’il n’hésite pas a user des pires coups bas et d’injures, en bon opportuniste qui se respecte pour avoir de la visibilité sur le net, qu’il fait son beurre sur ce qu’il prétend combattre, et que la déontologie et lui font dix. En gros, si on était sur second life, l’érotomane aurait fini au gibet !

Qui vote pour cette sanction ?

Sinon, comme nous sommes bonnes et bons cher(e)s amis, envoyons lui la newsletter du site, qu’il puisse suivre toutes nos réflexions concernant la SEXUALITE, la CELIBAT, le ZELE et la BIGOTERIE… des thèmes pour lui « vulgaires », des thèmes qui semblent l’offusquer dès qu’ils sont abordés par des femmes douées de parole et de raison. Il en apprendra des choses lui, l’homme pur et pieux.
 
En tout cas une chose est sûre, la diffamation est punie par la loi. A bon entendeur, salut !
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Gagnez des entrées pour la Foire Orientale de Lyon 2009

11 septembre 2009 par La rédaction  
Classé dans Ce qui fait débat

foire-orientale-de-lyonDu 25 au 27 septembre 2009 aura lieu la Foire Orientale de Lyon, au parc d’expositions Eurexpo de Lyon-Chassieu. Quatre pays sont à l’honneur : l’Algérie, le Maroc, la Tunisie et la Turquie.

Cette foire vous invite à (re)découvrir l’histoire et la culture de l’Orient mais surtout du Maghreb à travers des conférences, des animations et des spectacles. Avec ses 450 exposants, la foire Orientale de Lyon vous propose un grand choix de produits et de services, que ce soit dans l’artisanat, la mode, l’immobilier, la culture ou encore la finance.

A cette occasion, Hijab and the city vous offre des entrées pour une journée de dépaysement et de shopping. Pour cela envoyez nous un mail à hijab.and.the.city@gmail.com

L’occasion pour nous de rencontrer nos lectrices de la région Rhône-Alpes !

Pour plus d’infos : www.foireorientaledelyon.com

Edit du 14 septembre : nous informons nos chères lectrices  que toutes les entrées ont été attribuées. A bientôt pour de nouveaux bons plans ! Et rendez vous le samedi 26 septembre à Lyon.

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Grippe A : qui veut mourir avec classe ?

9 septembre 2009 par Mariame  
Classé dans Ce qui fait débat

masque-skeletonOn va tous mourir… enfin il paraît ! Je pensais être épargnée par cette euphorie, cette panique, cette grosse instrumentalisation médiatique. Mais non. Je me suis surprise hier à m’éloigner de ma copine qui, après avoir toussé, a osé me toucher le bras et me tirer vers elle (on était en pleine séance de commérages… Bon Ramadan !). Bien sûr, je me suis aussitôt éloignée… instinct de survie, sûrement.

- Punaise, mais tu déconnes ! Me touche pas, j’ai pas envie de mourir (c’est une très très bonne pote… oui je sais, j’ai un sens profond de l’amitié).

- Tu veux que je te le répète combien de fois ? J’ai pas la grippe A. J’ai été chez le médecin, je reviens juste de vacances et j’ai attrapé froid. Je suis pas contaminée… enfin je crois.

Amitié ou pas, dans ces cas là on devient individualiste à mort ! (le mot n’est peut être pas approprié ha ha). Je ne suis pas peureuse… enfin un peu quand même, mais je suis encore jeune moi. Il y a pléthore de seniors ! Et eux peuvent clamser avant moi.

Bon, j’exagère. Mais hier en rentrant, je suis allée sur le site du ministère de la santé dans le coin des questions-réponses concernant la grippe A. Comme quoi, la propagande a fait effet sur la pauvre citoyenne que je suis !

J’ai donc parcouru toutes les questions en compagnie de Roseline Bachelot et Rama Yade qui guètent le site à droite (j’avais pas le choix, autrement…). Et j’ai bien aimé le sous-paragraphe intitulé : faut-il se procurer un masque ?

« Compte tenu de la situation actuelle, il n’est pas recommandé aux personnes non malades de se procurer un masque. Les masques anti-projections du stock constitué par l’Etat sont réservés aux personnes malades et leur sont délivrés gratuitement en pharmacie sur prescription médicale. Les masques anti-projections doivent être portés dès les premiers symptômes pour protéger l’entourage de la personne malade. »

Comme on est jamais à l’abri d’un mytho, et qu’en bon mouton terrorisé, on va finir par se ruer dans les pharmacies et que bien sûr, y aura plus rien, moi j’ai décidé de me procurer un masque qui claque tout, un masque pratique mais aussi rigolo qui me pousse à dire que la grippe A c’est pas si mal que ça finalement. Si tout le monde sortait avec ce masque, personne n’aurait pas une tête de con tous les matins à Saint Lazare !

Bon, j’en ri, mais c’est volontaire. On allait tout de même pas se mettre sur Hijab and the city à tenir un discours alarmiste avec un tas de conseils, comme on en trouve partout ailleurs. Que non ! Un petit focus sur quelqu’un qui sait bien surfer sur la vague, comme l’industrie pharmaceutique quoi. Une designer russe Irina Blok, qui propose depuis un moment différents modèles pour vivre la pandémie la tête haute ! (mouahaha).

masques-irina-blok

J’ai littéralement kiffé sur le masque modèle barbe. Ne me demandez pas pourquoi, grrrr ! Le squelette n’est pas mal non plus, sans parler du zip. A chacun son interprétation, c’est de l’art quoi ! Moi je trouve ça marrant, et ça me suffit.

Et vous, avec lequel vous vous verriez bien vivre la pandémie ? On va tous mourir un de ces quatre, autant bien accueillir la chose !

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Jeûneuse, cadre et dynamique

7 septembre 2009 par Khadija  
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Pas de café ce matin, Dalila est de mauvais poil ! Elle a pour habitude de prendre son lungo vivalto à 8h.. Aïe aïe aïe, la journée s’annonce corsée !

« Ça va le ramadan ? Pas trop dur ? » s’interrogent ses collègues. « Pas du tout ! », répond Dalila avec hargne. A la pause café, elle s’empresse de se brosser les dents énergiquement pour avoir une bouche fraîche à toute épreuve, Ultra brite !

La migraine de 11 heures lui fait prendre une bonne résolution : plus de café noir le matin ni même dans la journée. Et pour se convaincre elle se dit que de toute façon, le café ça jaunit les dents, ça rend nerveux et ça rend dépendant. Et elle eut beaucoup d’enfants…..

Je me suis trompée de fin, mais ça y ressemble. En fait, tel est le tableau qu’on nous dresse du jeûneur en entreprise, pour qui Ramadan rimerait avec cauchemar. On concède bien évidemment le fait que pour les accros au café ce n’est pas évident, soit. Qu’il fasse alors comme Dalila, plus de café noir pour un sourire Colgate garanti !

Néanmoins, jeûner au travail, est dans certain cas une vraie épreuve : prenons le cas de la jeune cadre dynamique, habituée aux déjeuners d’affaire. Pas possible de dire aux clients : no appointment during this month, it is Ramadan. On est loin d’Obama et de son « Ramadan karim », et même bien loin d’être conviés à un ftour à l’Elysée. Notre jeune cadre se doit alors de trouver une solution, comme demander à un collègue de prendre sa place ou tout faire pour caler le minimum de déjeuner à cette période. Elle s’entretient avec ses clients et quand vient l’heure du déjeuner elle finit par un « bon appétit » venu du fond du cœur. On appelle cela, habituer les autres à l’altérité, altérité qui concerne tout de même plus de 5 millions de personnes dans l’hexagone.

Nombreux sont les salariés qui n’ont pas le temps de rompre le jeûne comme il se doit, c’est à dire avoir une pause ad hoc, le temps de manger. C’est un phénomène qui touche plus fortement les cadres que les ouvriers lesquels ont su obtenir, depuis des décennies, des horaires aménagés pour la période du Ramadan ainsi que des salles de prières.

Aussi, pour ces jeunes cadres dynamiques on décide, soit de rester discrète et donc de prendre sur soi, soit de prendre ses congés, histoire de vivre le mois de ramadan comme on le souhaite sans avoir de compte à rendre.

Pourtant, aujourd’hui, les entreprises n’hésitent pas à rendre le cadre de vie de leurs employés agréable et souple : crèches, séances de réflexologie ; tout est fait pour augmenter l’efficacité des salariés.

Au bagne les frustrations et les désagréments au travail. Cependant, le mois de ramadan continue à susciter l’indifférence de la plupart des boites, comme toujours, tant pis pour les jeûneuses. Par contre, on est bien content d’avoir une assiette de douceurs orientales en salle de pause après l’aïd…

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Les veillées du Ramadan à l’ICI

4 septembre 2009 par La rédaction  
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viewmultimediadocumentDu 10 au 19 septembre 2009, l’Institut des Cultures d’Islam, situé dans le quartier de la Goutte d’or à Paris, présente la quatrième édition des veillées du Ramadan.

Cette année, la Turquie est à l’honneur. Ce sont dix nuits qui ont été programmées afin de vivre le Ramadan à travers des expositions, des interventions, des projections et des spectacles. A chaque début de soirée, les visiteurs seront invités à partager l’Iftar autour d’un repas soit dans la cour, soit dans le salon de thé lequel ouvrira ses portes dès 15h pour les visiteurs avides de musiques lointaines et de découvertes littéraires. Ils pourront également profiter des expositions afin de découvrir la Turquie.

Chaque jour, l’ouverture de la soirée se fera par la lecture du Coran et sera suivie par la diffusion d’une bande sonore annonçant l’iftar. Les soirées démarreront à 20h30 proposant ainsi un programme des plus riches.

La soirée de clôture se déroulera au théâtre du Châtelet, le samedi 19 septembre.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de  l’Institut des Cultures d’Islam.

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Pour la gymnastique cérébrale !

4 septembre 2009 par Shahin  
Classé dans Ce qui fait débat

C’est la rentrée, et avec le Ramadan on prend de bonnes résolutions ! Comme de mettre au point une petite liste de livres à lire ABSOLUMENT !!! Les vacances sont bien finies, et notre cerveau doit reprendre une activité cérébrale dynamique. Un proverbe arabe dit que la connaissance, le savoir, se cultivent du berceau au cercueil. Alors à vos librairies, et quelque soit le livre choisi soyez sûre qu’il sera enrichissant. Et ce n’est pas Zahra qui dira le contraire ! Avec son allure d’écolière anglaise, elle est prête à tout lire avec passion et intérêt.

savoir

 Et vous, quel livre avez-vous choisi pour cette rentrée ?

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