Focus sur… Latifa Al Sowayel
12 mars 2010 par La rédaction
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Pause. La semaine de la femme ce n’était pas que nous, juste nous et encore nous ! Il y avait d’autres évènements à découvrir, d’autres femmes à rencontrer. Pour ce qui est de la soirée, la suite au prochain épisode…
Il y a quelques temps, nous sommes allées à la rencontre de Latifa Al Sowayel, une jeune femme artiste d’origine saoudienne et cubaine.
Née aux Etats-Unis, elle effectue de nombreux voyages grâce auxquels elle enrichit sa passion pour l’art. Encouragée par une mère designer et décoratrice d’intérieur, elle organise sa première exposition à Cannes il y a 5 ans, « La vie en or », qui la propulse dans le milieu et grâce à laquelle elle reçoit les meilleures critiques des plus grands spécialistes. Depuis, elle a organisé des expositions privées à travers le monde : Venise, Paris, Arabie Saoudite…
Latifa Al Sowayel a fondé LLLS, la première association des femmes saoudiennes en Europe pour les échanges culturels. Son but : promouvoir la paix et l’échange entre les cultures à travers l’art. Soutenue par l’Arabie Saoudite, cette association veut mettre en valeur la vraie Arabie, une Arabie qui aime les femmes et les soutient. LLLS a aussi la volonté de faire connaitre le monde musulman en tant que richesse universelle.
A l’occasion de la semaine de la femme, LLLS a organisé une soirée à l’Institut du Monde Arabe, à laquelle nous avons été conviées. Et c’est au nom du « dialogue intervisuel » que Latifa El Sowayel s’attèle à favoriser le dialogue interculturel pour la paix à travers l’Art c’est-à-dire s’ouvrir au monde et créer des ponts par le biais de l’Art, du visuel, du beau.
Son credo « Yes, we must » en référence au « Yes, we can » d’Obama, une manière de dire que tout repose sur l’échange et l’espoir d’un monde harmonieux.
Son premier grand évènement à l’IMA s’est articulé autour des grandes reines qui ont marqué l’Histoire. De la première femme Pharaon à la Reine Victoria, ces femmes ont été mises à l’honneur pour rappeler leur empreinte sur notre civilisation.
L’accueil était délicieux : un charmant monsieur au sourire sans pareil nous offrant une tasse de thé et des dattes en nous souhaitant la bienvenue, de ravissantes hôtesses nous offrant de jolies théières orientales renfermant un flacon de parfum.
Le dialogue intervisuel c’était aussi une exposition d’abayas à plumes, avec des strass, des sequins, de la dentelle… Des modèles conçus par Latifa Al Sowayel, une artiste aux multiples talents.
Un autre visage de l’Arabie Saoudite, la volonté de d’effacer les frontières psychologiques et de célébrer les femmes à l’unisson.
Informations : www.latifallls.com
www.associationllls.blogspot.com
Soirée Hijab and the city du 8 mars : mais comment c’était ?? (partie 2)
Youhou tout le monde !! Vous n’avez eu de cesse de nous demander des photos pour vous remémorer ou tout simplement commérer (ha ha) et voir comment la soirée s’est déroulée. Sachez que ce fut cool, sympa, chic, girly… c’est en tout ca ce qui a été dit dans les petits messages laissés sur le livre d’or ! Et vraiment, c’est très plaisant et ça n’a pas de prix, tout ces encouragements et compliments qui nous ont même poussé le lendemain (que dis-je, le 9 mars à 3h du mat’ sur le chemin du retour !) à penser à une prochaine rencontre (on prépare son agenda hi hi c’est peut être pour bientôt !). Mais déjà, on va commencer par vous raconter le déroulement de la soirée (en gros, très gros même, d’autres photos arrivent et surtout, on ne peut résumer ces instants magiques vécus à travers quelques lignes !).
Pour commencer, il faut vous parler du lieu choisi. C’est sur le Liza que l’équipe de Hijab and the city a jeté son dévolu, et a voulu à tout prix y faire sa première. Un lieu qui nous a semblé à l’image du site, un lieu cosy, girly, convivial, envoûtant comme dirait Khadija, un lieu qui à peine à l’intérieur vous fait voyager et vous transporte vers des contrées lointaines tout en étant au coeur de Paris. N’hésitez surtout sutout pas à y aller (c’est au 14 rue de la Banque dans le 2ème) et à visiter le site du Liza, vous y serez très bien accueillis, et vos papilles et pupilles seront émerveillées !
Dès que le lieu est pénétré, de gentilles et jolies hotêsses vous accueillent avec sourire et… coolitude ha ha, tout en vous souhaitant la bienvenue en vous offrant un badge « I Love HATC !! », vous demandent si vous avez fait bonne route et surtout, vous accompagnent jusqu’aux vestiaires en vous mettant à l’aise avec une ou deux blagues !! Qui sont-elles ?? Ce sont les les membres de la grande team Hijab and the city, Gamze, Allison, Yamina, Nassima, Ibtissem, Samira et Méliné !!
Une fois à l’intérieur, une fois dans votre élément, des odeurs vous interpellent et sollicitent votre odorat, un son vient chatouiller vos oreilles, vos yeux sont sous le charme de ce lieu au mobilier entièrement conçu sur mesure par des designers et artisants libanais… LA CLASSE ! Sans oublier qu’en parcourant le chemin de l’entrée jusqu’au vestiaires, vous rencontrez les lectrices, lecteurs amis et collaborateurs de Hijab and the city déjà présents, voyez toutes les animations qui occupent un espace particulier dans ce lieu féérique, et tout cela vous met à l’aise !!
Passons maintenant maintenant aux animations ! La première était assurée par un homme tout à fait exceptionnel, un chic type carrément sympa que j’ai eu plaisir à connaître et dont le talent est tout à fait remarquable, un homme qui est en france le seul capable de mixer des odeurs. Oui mesdames, mesdemoiselles messieurs, il y avait à la soirée Hijab and the city un perfume jockey, un DJ des odeurs, Emmanuel Martini qui a su charmer ces dames et ces messieurs, moi la première avec Sakina M’sa, Khadija et toutes les personnes présentes ! Il y a même un fan club qui s’est constitué… pas bêtes les guêpes. Quand Emmanuel sera une star, ben nous, hatciennes, nous l’aurons connu avant tout le monde, et fait quelques photos avec lui !!!


Et l’ambiance muscicale ?? Elle a été assurée (et le mot est faible) par Nasro, grand et talentueux joueur de oud (et multi- instrumentiste !!) qui a su nous enchanter, nous égayer, et nous transporter avec ses sonorités jouées, pleines de raffinement et de bon goût ! Il accompagnait la talentueuse Nora Aceval, conteuse et écrivaine dont je vous parlerai bientôt, et dont les contes sur les femmes ont su plaire et faire réagir hi hi hi !!
Il paraît qu’il y avait un quatrième artiste ?? Tout à fait, et comme les autres, il a fait un carton ! C’est Mahmoud Bagdadi dont Khadija nous avait parlé il y a quelques temps, notre ami artiste et calligraphe qui à travers son art a su transmettre avec beaucoup de pédagogie et de finesse, son amour pour les lettres, la langue arabe, l’art et l’écriture. Je crois que tout le monde a eu droit à un petit cour perso avec qalam et parchemin s’il vous plaît !
Je ne vous en dirai pas plus aujourd’hui, je laisse encore un peu de suspens. D’autres photos arrivent, ainsi que des anecdotes et une transcription de quelques petits mots laissés dans le livre d’or. Vous verrez qui était présent à la soirée, et saurez tout sur le trio de choc envoyé par la télé suédoise, sans parler de mon fabuleux discours qui a fait pleurer plus d’une personne… LOL. Sans oublier les nombreux remerciements à formuler car des gens en or, il n’y avait que ça à cette fabuleuse soirée !
Crédits photos : Franck Soudanas (Big up !), Yams du Grossip, Hijab and the city
La première soirée HATCienne (partie 1)
10 mars 2010 par La rédaction
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La première soirée de Hijab and the city était… (à vous de nous dire hi hi !!!)
Ambiance feutrée, animations exquises, papilles en éveil, rencontres mémorables, une soirée pleine de convivialité et de joie que nous avons eu le bonheur de partager avec vous toutes et vous tous.
Le présent de la charmante Jihane, Crazy Funky pour le coup pas du tout shy, Betty et son joli sourire, Mohammed qui nous explique enfin à quoi sert le point d’exclamation (à rien en fait), #12 à la courtoisie stupéfiante, Tata Hlima qui n’a rien d’une mama, Al Houbb et son rire éclatant, Oumezzine et sa voix envoutante et la douce Amenate.
Ils étaient là et nous aussi, les autres n’ont pas à s’en faire, promis on en refera une autre avec toujours autant d’enthousiasme et de plaisir.
La journée de la femme façon HATC, plutôt une occasion de se rencontrer que d’opposer les sexes, parce que la journée de la femme c’est tous les jours sur Hijab and the city. Bon, c’est vrai qu’on était majoritaires hein les girls mais on est tellement généreuses qu’on ne pouvait exclure nos charmants lecteurs.
Pour les plus curieux, on n’a bien sûr pas omis de dégainer les appareils et d’immortaliser l’instant mais patience, on ne veut pas tout vous dévoiler d’un coup, voyons !
Non pas que nous aimons torturer vos esprits, mais le suspens c’est toujours délicieux au final… Voici donc un aperçu de ce que c’était, juste un petit et à chacun son interprétation. C’est fou comme ça peut être hilarant de faire languir les autres, juste pour le fun !

Lancez vous dans l’interprétation de cette jolie photo, bien sûr les personnes présentes s’abstiendront de tous commentaires sauf s’ils ne sont pas trop révélateurs, histoire de les faire mariner. Ce n’est pas si difficile, on avait plus compliqué mais on a préféré être clémentes pour le coup. Un indice : ce n’est pas le journal intime de Khadija, ni les mémoires de Mariame… Qu’est ce donc que cela ?
Rien ne va plus, les interprétations sont ouvertes… et franchement il y a plus enigmatique ! Pourquoi ce bouquet et à côté de quoi ? Ah ah !!!
Mon tour du monde culinaire
En bonne gourmande que je suis, j’aime la cuisine, que dis-je, toutes les cuisines, qu’elles viennent d’Orient ou d’Occident, qu’elles soient épicées ou non, simple ou compliquée…bref, en bonne curieuse que je suis (tiens, ça fait deux défauts !), toutes les cuisines m’intéressent et m’interpellent !
Cette semaine, je vous propose mon tour du monde des cuisines du monde, ou du moins, celles que je préfère !
Allez, on commence dans l’ordre alphabétique avec la lettre A, comme … ANGLAISE.
La cuisine anglaise a la réputation d’être lourde et inintéressante, mais elle est en réalité loin de l’être. Pudding aux fruits rouges, Chelsea buns (petits pains aux raisins), scones, carrot cake (gâteau à la carotte)… en sont quelques exemples.
Le célèbre English breakfast se compose d’œufs et de bacon avec une tomate grillée, et parfois d’une saucisse, avec des toasts, de la confiture d’oranges et d’une tasse de thé.
Le ploughman’s lunch, autre plat anglais réputé après le fish and chips, est constitué d’un bon pain de campagne, d’un morceau de cheddar et de quelques oignons marinés. Il y a aussi le cornish pasties (chaussons à la viande), le Sheperd’s pie (l’équivalent de notre hachis Parmentier), et bien d’autres plats pouvant constituer un bon déjeuner.
Le thé est une institution anglaise, et se prend généralement vers 16 heures. Un « vrai » thé se compose de pain et de beurre, de confiture maison ou de petits sandwichs. Un cake ou un gâteau à la crème, une brioche aux raisins, ou des petits gâteaux peuvent aussi être servis (cupcakes, shortbread …), avec beaucoup de thé chaud.
Le dîner anglais commence souvent par une soupe, suivie d’un plat principal de viande ou de poisson avec des légumes, un dessert puis le fromage. Les Anglais, contrairement aux Français, mangent le fromage à la fin du repas, et non avant le dessert. Un canapé – toast à la crème d’anchois ou pruneaux, termine souvent un repas, bien que de nos jours, ils ne soient généralement offerts que dans les clubs soucieux de conserver une certaine tradition.
Mes petits péchés mignons british ? Le Dundee cake (cake aux fruits confits et aux amandes), le Millionaire’s shortbread (une double couche caramel/chocolat sur une pâte sucrée croustillante), les scones (petits pains), les shortbreads (biscuits pur beurre)… Je m’arrête là car la liste est longue.
Et vous, que pensez-vous de la cuisine anglaise ? Dites-moi tout …
Je suis jalouse
8 mars 2010 par Fatma Mamouni, psychologue clinicienne
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Je suis avec un homme et bientôt fiancée, mais j’ai des doutes. Il a de bons rapports avec sa belle-sœur et il lui arrive de sortir avec elle pour faire des achats. Je lui ai dit qu’il ne devait pas se retrouver seul avec d’autres femmes, encore moins avec les femmes de ses frères.
Il m’a répondu qu’il n’y voyait aucun mal tant qu’il n y a pas de mauvaises intentions.
Au début, il n’était pas d’accord avec moi et il ne me comprenait pas. Voyant que cela me faisait mal, il a promis de ne plus recommencer mais considère tout de même qu’il ne contrevient à aucun principe. J’en suis devenue paranoïaque. Que faire ?
La réponse de Fatma Mamouni, psychologue :
Tout d’abord, cet épisode n’est en réalité qu’un exemple qui doit vous aider à comprendre l’état d’esprit de votre futur mari. Je pense qu’il faut, avant de vous engager, être clair sur vos visions respectives de la religion et de sa pratique pour être sûrs d’être compatibles.
Si vous divergez sur des principes de base, il y a forcément d’autres points sur lesquels vous ne serez pas d’accord. N’hésitez pas à vous entretenir avec des personnes qui le connaissent (sa famille, ses amis…).
Dans tous les cas, prenez votre temps car pour ce qui est de l’engagement dans le mariage, personne n’est jamais trop prudent. Bonne chance !
N’hésitez pas à nous envoyer votre courrier à hijab.and.the.city@gmail.com. Bien sûr, votre anonymat sera préservé
Un fils à maman, ça te fait flipper !
5 mars 2010 par La rédaction
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Un fils à maman ça vous :
Fait flipper (45%) Laisse perplexe (27%) Donne des idées (si c’est une sorcière, je déclare la guerre, si c’est une crème, j’en fais mon alliée) (15%)- Attendri (12%)
Décidément, la hantise du fils à maman est présente chez la majorité d’entres vous. On vous imagine prendre les jambes à votre cou pour échapper aux pires des sorts, quoique mesdames toutes les belles-mères ne sont pas de vilaines sorcières au nez crochu et aux intentions diaboliques… Mais on est malgré tout surprises de voir que plus de 27% des votantes restent perplexes face à ce type de personnage, cela signifierait que vous n’êtes pas si catégoriques que cela sur le sujet. Il vous serait donc possible de vous laisser tenter même si au fond de vous-mêmes vous savez que vous êtes sur une pente savonneuse. Et il y a parmi nous des machiavéliques, des jeunes femmes calculatrices prêtes à sceller un pacte avec la belle-mère quand elle est adorable mais tout aussi prêtes à affronter le dragon s’il venait à cracher du feu… L’attendrissement ne concerne que très peu d’entres vous, mais vous dépassez tout de même les 10%, la miséricorde vous accompagne !
Un fils à maman, évidemment ça fait flipper parce qu’on se dit que Monsieur n’a pas grandi et qu’il lui faut gagner en maturité. Toutes les mamans sont en or, et la plupart ne sont pas les vilaines et affreuses belles-mères comme le veut l’usage, mais tout de même il faut apprendre à couper le cordon et à accepter l’idée que l’on s’engage avec une femme qui n’est pas l’ennemie mais l’être aimé.
Il faut dire que les belles-filles ne sont pas tendres non plus et ne font pas dans la finesse quand belle-maman les reprend. Un conseil, une critique et alors, pas de quoi s’arracher les cheveux ?! C’est pour le meilleur et pour le pire non ? Bon ben si elle exagère, là vous savez ce qu’il reste à faire…
Et les filles à papa, que pensez-vous d’elles messieurs ?
Universitaire et écolo
Avec humour et légèreté, on peut aussi faire les choses bien, et pas à moitié. Alors, avant de nous plonger tête baissée dans cette masse verte, confuse et diffuse d’idées « environnementales » variées, j’ai appelé à ma rescousse Christoph Eberhard, anthropologue juridique et professeur aux Facultés Universitaires Saint-Louis à Bruxelles. Il a gentiment accepté de partager avec nous ses connaissances pour nous aider toutes et tous à y voir plus clair.
Quand on parle d’environnement, de quoi parlons-nous ?
En effet, « encore faut-il savoir de quoi on parle, qu’est-ce qu’on met dans notre mot « environnement ». Un ami philosophe du droit, Alain Papaux, a fait une belle distinction entre l’environnement et le milieu, en disant qu’effectivement pendant longtemps on a pensé l’environnement comme ce qui nous environnait, et donc quelque chose qui est un peu extérieur à nous contrairement à une certaine vision plus traditionnelle de certains peuples où l’homme se voit comme faisant partie de l’écosystème de la terre, comme étant un enfant de la terre mère ». On nous propose donc, chères lectrices, d’aborder les choses différemment et de parler de « milieu ». Pourquoi ? Car la question qui se pose ici est celle de la perspective et donc de la posture fondamentale que nous adoptons à l’égard de l’environnement : considérons-nous qu’il s’agit de quelque chose d’extérieur à nous-mêmes avec lequel on peut faire ce qu’on veut ? Ou est-ce plutôt le milieu dans lequel on s’inscrit, auquel on est intimement liés et auquel on ne peut pas porter atteinte sans se porter atteinte à soi-même ? Le Milieu est un ensemble qui implique aussi la prise en compte des autres êtres humains, des autres êtres vivants qui y interagissent et même, selon les cultures et croyances, du monde invisible.
Pour Christoph Eberhard, « l’un des défis est peut-être de se rendre compte que notre vision de la question est biaisée, et donc que les réponses qu’on pourra donner seront un peu à côté de la plaque ». Qu’on se le dise !
Bon, mais alors concrètement, avec notre milieu, il est où le problème ?
Premièrement, l’Homme a une puissance d’action et un impact sur le milieu qui sont beaucoup plus forts depuis quelques décennies avec le développement industriel, le développement des sciences et technologies : nos actes ont des conséquences à une échelle beaucoup plus importante qu’avant, et risquent d’avoir des effets irréversibles sur l’ « écosystème ». C’est une nouvelle manière de nuire à l’environnement : toutes sortes de nuisances qu’on fait sans s’en rendre compte, des actes qui sont plus ou moins anodins à un niveau individuel mais qui additionnés et multipliés par le nombre d’êtres humains que nous sommes commencent à vraiment poser des problèmes et des difficultés graves ».
Alors, comment prendre cela en compte dans notre responsabilisation à l’égard de l’environnement ? « Il faut commencer à s’engager dans une responsabilité qu’on peut appeler prospective ou tournée vers le futur, une responsabilité-projet, où on assume qu’on va faire des choses ensemble. Mais alors ce n’est pas du futur à court-terme : prendre des responsabilités sur 10 ans, 20 ans, 30 ans voire une ou deux générations ».
On a donc ici deux difficultés : – premièrement, celle de prendre individuellement une responsabilité collective, ce qui n’est pas facile, car en général, « on est prêts à payer, ou à prendre une responsabilité pour des choses dont on se sent un tout petit peu directement coupable ou responsable », mais c’est autre chose quand on peut se dire : « et puis tout le monde le fait, et puis il faut bien qu’on vive aussi dans notre société, car dans une certaine mesure notre société aussi est basée sur des choses qui ne sont pas soutenables, et organisée de façon à nous inciter à prendre la voiture, etc. » ; – et deuxièmement la difficulté de faire des choix aujourd’hui en prenant en compte les conséquences à moyen ou long terme.
A cela s’ajoute la difficulté anthropologique de l’Homme à regarder en face les « vérités qui dérangent », et à se confronter à ce qui peut le faire douter du bien-fondé de son mode de vie… On a beau « savoir », on zappe.
Comme la question de la diversité et du rapport à l’autre nous intéresse sur HATC, j’ai demandé à Christoph Eberhard si cela ne peut pas être lié à la question environnementale et aux autres défis contemporains dans une réflexion d’ensemble sur l’avenir de nos sociétés.
Il est plutôt d’accord, et souligne qu’il ne faut pas se laisser aveugler par la multitude de « mini-défis », car à trop regarder l’arbre, on en oublie la forêt. Oui, mais comment faire pour regarder la forêt ? Pour lui, il faut changer de regard. Et c’est là que le dialogue entre les cultures intervient, pour nous aider à sortir d’une vision moderne occidentale de l’environnement. Le dialogue entre les cultures pour nous aider à nous rendre compte « qu’il y a en fait des manières radicalement différentes de carrément poser la question (…) » La vision indienne par exemple est marquée par le principe gandhien selon lequel « sur la planète il y a suffisamment pour les besoins de tous les êtres humains, mais il n’y a pas suffisamment pour les désirs de nous tous ».
Pour Christoph Eberhard, il est essentiel de garder en tête qu’il n’y a pas un seul univers de sens, mais un PLURIvers. « On voit parfois le monde de façon très différente, mais en même temps on le partage et on peut s’inspirer mutuellement. (…) Pour moi le multiculturel ce n’est pas une histoire d’identités figées : on est tous comme ça un nœud de pleins de choses qui se rencontrent en nous, on a plein d’identités différentes, d’aspects différents, certains dont on est plus conscients, d’autres dont on est moins conscients. Mais tant qu’on ne prend pas cela en compte et qu’on met en avant une seule vision, d’une part on se ferme à tous les potentiels théoriques, mais en plus on se ferme à voir les choses qui existent ». Il n’hésite par à me parler de son expérience personnelle, en tant que végétarien qui ne consomme pas non plus d’alcool et de toutes les questions, interpellations, incompréhensions que cela entraine chez les autres (quoi, vous aussi ça vous rappelle des choses ?!?).
« Même à l’intérieur d’une même culture on a des sensibilités très différentes. Donc pourquoi présupposer qu’on devrait tous avoir une même sensibilité, un unique univers ? Quand on est dans un point de vue culturel différent par rapport à une société dominante (que ce soit par rapport à une conviction religieuse ou par rapport à des choix écologiques ou autres), après il faut porter ça, et ce n’est pas toujours facile». Pour changer les comportements, il faut aussi revenir à soi-même, et se demander « Est-ce que moi je suis vraiment ouvert finalement à la différence ? » Suis-je ouvert au fait que d’autres perçoivent les choses différemment de moi, et soient donc interpellés, voir choqués, par mes propres choix ? « Mais je crois que ce partage n’est possible que si on accepte la différence de l’autre ». Est-on prêt, par exemple, à accepter que la personne qu’on a en face de nous, porteuse d’un vécu et de perceptions différentes, soit raciste, et de se dire que ça ne l’empêche pas d’être porteuse d’autres dimensions d’humanité ?
Bon, ok, vous avez l’impression qu’on s’éloigne un peu du sujet ? On y revient de suite, en se rappelant que « dans les représentations d’un certain nombre de personnes, le pluralisme ne s’arrête pas aux être humains, mais va beaucoup plus loin : les animaux, le monde invisible, etc.». Tout cela, ça nécessite un changement de point de vue par rapport à notre vision occidentale centrée sur l’Homme et le progrès, qui ne nous aide pas à porter un regard sur l’Autre et sur notre environnement comme faisant partie d’un même Milieu, avec lequel nous sommes pleinement en lien(s).
Et les individus dans tout ça, quel rôle avons-nous à jouer ?
En réponse à cette question, est racontée l’histoire du Mullah Nasruddine « à qui on demande « Dis-moi où est le centre du monde », et qui répond « Eh bien le centre du monde c’est là où j’ai attaché mon âne ». Donc le centre du monde est pour chacun d’entre nous l’endroit où nous avons nos intérêts, donc nous sommes tous des centres du monde. (…) Ca nous amène à être très humbles parce que le corolaire de ça c’est que, oui, moi je suis le centre du monde, mais tu l’es aussi, et puis tout le monde l’est aussi (…) d’où la nécessité de commencer à dialoguer ». Le sens profond de la chose ? « Se dire : Oui, ce que je fais, ça a une implication, le modèle que je donne par rapport à ceux qui m’environnent va avoir un effet par rapport aux gens qui nous voient, qui nous observent, etc.».
En conclusion, ne nous crispons pas sur nos identités, habitudes, modes de vies, visions du monde… Christoph Eberhard prône le désarmement : « Et pour que tout le monde range son flingue, il faut bien que quelqu’un range son flingue en premier. (…) C’est un risque à prendre, mais peut-être qu’il vaut la peine d’être pris ». C’est finalement cesser de pointer du doigt l’autre, la société, le système comme étant responsables, et accepter de se dire « Ok, peut-être, j’en sais rien, mais moi je prends ma responsabilité ». « Et c’est ce qui peut amener à un désarmement culturel au sens large de dialogue, d’écoute des autres points de vue – et pas uniquement pour convaincre, mais parce que vraiment je me laisse interpeller par ça. Et ce désarmement culturel peut ensuite mener à un désarmement dans notre relation vis-à-vis de notre environnement plus naturel ».
En fonction de la culture et de la perspective, le désarmement, l’ouverture, l’écoute auront pour objet premier l’autre humain, la nature ou le Divin, pour ensuite s’étendre au reste.
Car dans l’ouverture et l’écoute de Dieu, l’ego s’efface, et la conscience s’éveille à sa propre responsabilité dans son rapport à l’autre et à la création.
Quelques liens :
Christoph Eberhard, Le Droit au miroir des cultures. Pour une autre mondialisation, 2010, LGDJ / Lextenso, 254p.
Droits de l’Homme et Dialogue Interculturel.
Mullah Nasruddine on facebook yeaaah !!!
Conversion : à la découverte du blog d’Orlane
26 février 2010 par Khadija
Classé dans A la une, Spiritualités
Orlane est une jeune maman active, très impliquée dans le milieu associatif. Son combat, tendre la main aux jeunes convertis et les aider dans leur cheminement spirituel en les écoutant, en leur donnant des clés de réflexion mais surtout en leur offrant ce qu’il y a de plus noble, la fraternité. A la découverte de l’Islam, c’est le blog qu’Orlane a créé avec des personnes soucieuses du sort de ces jeunes convertis généralement livrés à eux-mêmes et qui, bien souvent, entretiennent une relation douloureuse avec leur famille. Ce blog est un véritable havre de paix pour tous ceux et toutes celles qui sont désireux de connaître leur religion. J’ai moi même découvert ce magnifique blog grâce à Natacha qui m’avait parlé, lors d’une délicieuse rencontre, de la volonté de ses fondateurs à Marseille de proposer un guide pour les jeunes convertis à l’Islam. Je dois dire que le travail effectué est remarquable et fort intéressant, et qu’il est très instructif même pour nous, musulmans depuis toujours, avec les hauts et les bas que nous connaissons.
Ce blog regorge de merveilles, de chaleur humaine, d’amour et de sincérité. Je tiens à remercier Natacha et Orlane, elles accomplissent un travail extraordinaire. Leur souhait aujourd’hui est d’étendre leur action à l’échelle nationale en créant des ponts entre les villes, pour que les convertis ne se sentent plus seuls où qu’ils soient. Souhaitons leur de réussir.
A la découverte de l’Islam, avec Orlane, une femme pleine d’ambition et d’attention.
Pourquoi avoir lancé « A la découverte de l’Islam » ? Qui en a eu l’idée et pourquoi ?
Je suis originaire de Nantes et je me suis convertie là-bas il y a maintenant cinq ans. Donc, quand j’y vivais et que je débutais dans mon cheminement vers Dieu, je me suis rendue compte que nous, les converti(e)s ont était souvent seul(e)s face à nos questions, qui d’ailleurs sont assez spécifiques, puisqu’en majorité, nous n’avons pas grandi dans la culture et la tradition maghrébine ou musulmane. Certains n’auront par exemple jamais entendu parler de Dieu ou du Prophète Muhammad (SAW). Aussi, j’ai mis tellement longtemps avant de rencontrer cette magnifique religion que j’ai eu envie de faire un pont entre les gens et l’Islam, d’en faciliter l’accès et la voie.
Orlane, vous êtes une jeune maman active, comment réussissez vous à vous organiser ?
Bien avant d’être maman, j’étais déjà engagée dans le monde associatif et professionnel. Je me suis dis que ce n’est pas le fait d’avoir des enfants qui m’arrêterais. Je sollicite donc mon entourage et la halte garderie. J’ai la chance d’avoir un mari compréhensif et qui m’aide, on se partage les tâches et l’éducation de mon fils autant que possible. Il m’arrive aussi de demander de l’aide aux amies, lors de conférence ou de tenue de stands…Sinon, au local ou nous siégeons, nous sommes plusieurs mamans et nous avons mis en place un coin jeu pour les enfants.
Quand on est en pleine conversion, est ce difficile de trouver les personnes vers qui se tourner ? Est-ce qu’on se sent un peu livré à soi même ?
Tout à fait, il y a un fossé, c’est d’ailleurs celui que nous essayons de combler au sein de notre association. Il arrive que la famille, les ami(e)s nous rejettent, car ils ne comprennent pas notre changement. Malheureusement, toutes les personnes de la communauté musulmane, même haut placées ne sont pas habilitées à comprendre et à accueillir la personne intéressée ou fraîchement convertie, qui parfois vit dans un contexte particulier. Néanmoins, je constate, que si le nouveau/elle n’insère pas rapidement un groupe de musulmans pratiquants, la foi risquent de rester en suspend voire de diminuer. Les livres ne peuvent suffir à enrichir la foi et le cœur. Au départ, se convertir est un réel combat, mais il faut s’accrocher à cette lumière recherchée et se battre pour franchir les obstacles. Il existe toujours des bonnes personnes quelques part, il faut juste ne pas se laisser influencer en remettant tout en cause d’un seul coup, mais juste faire un nettoyage progressif dans sa vie personnelle.
Que proposez-vous aux convertis, un accompagnement, une écoute, un réseau ?
Un peu tout cela à la fois. Dans notre association, nous sommes six, hommes et femmes. Nous nous formons régulièrement, religieusement ou psychologiquement…pour mieux écouter et accompagner individuellement les personnes que l’ont reçois. On accueille les personnes converti(e)s, mais aussi toutes les personnes intéressées par la religion musulmane, pour de simples renseignements ou informations, par téléphone ou sur rendez-vous.
Quel type d’événements organisez-vous dans le cadre de votre association ?
Dans notre association, on a donc mis en place un lieu d’accueil et d’écoute, qui nous sert aussi à l’accompagnement individuel pour ceux ou celles qui le souhaitent. Et, pour enrichir les connaissances et la fraternité, on a mis en place des cours de religion pour les femmes. Une fois par mois environ, on organise en partenariat avec le centre musulman de Marseille, les « rencontres mensuelles ». Tout le monde y est convié autour d’un repas convivial, où chacun amène un plat qu’il veut faire découvrir aux autres, suivit d’un échange et d’un rappel sur Dieu.
Vous proposez des kits de conversion, organisez des concours… dites nous en un peu plus.
Ce sont encore des projets en construction. En ce qui concerne les « kits de conversion », on est parti du principe que lorsqu’on se convertit, notre cœur a besoin d’être réchauffé et notre foi encouragée. Nous pensons que quelques cadeaux utiles pour les nouveaux/elles peuvent y contribuer.
Vous avez mis en ligne un guide pour les convertis, a-t-il reçu l’accueil que vous espériez ?
Le guide est assez récent, nous ne l’avons pas encore assez utilisé et diffusé. Nous avons donc que quelques retours mais pas assez pour en tirer des conclusions.
Vous êtes de Marseille, essayez-vous d’établir des connexions avec d’autres villes, d’autres régions ?
Tout à fait. Je suis en contact régulier avec Nantes et Montpellier, où ils existent des associations comme la nôtre. J’ai eu l’occasion de parler avec la responsable d’une association à Caen. J’ai également une amie de Bordeaux qui se lancent dans ce genre de projet. J’aimerais bien que ces projets se développent ailleurs et qu’on se regroupe un jour pour travailler ensemble.
Est-ce difficile pour vous d’étendre votre projet, quels sont les écueils que vous rencontrez ?
Notre projet est souvent bien reçu, surtout dans les mosquées, mais nous sommes encore au début de notre existence. Ce que j’aimerais c’est que certain(e)s politiques prennent conscience du phénomène de manière positive.
Un message à transmettre à toutes celles et tous ceux qui n’ont personne pour les guider dans leur conversion ou qui se sentent perdus ?
Tout d’abord, si vous vous êtes déjà tourner vers Dieu ce n’est pas un hasard, c’est une chance qu’il faut continuer à saisir. Dieu vous aime forcément et il attend que vous vous tourniez davantage vers Lui. Soyez simple, adressez-vous a Lui comme à un ami et demandez Lui de vous aider, de vous guider vers les bonnes personnes. Il existe toujours des personnes bonnes quelques parts. Internet est une mine d’or pour trouver des contacts et notamment des sites qui recensent la plupart des mosquées et associations de votre ville.
Donc quoiqu’il arrive, si on se sent perdu, il faut garder confiance en soi et en Dieu, viser l’objectif recherché : la paix et la lumière. D’autres y sont arrivés pourquoi pas vous. Et, si on se sent seul face aux épreuves, ne jamais oublier que l’homme est un être sociable. Il a toujours besoin des autres pour avancer. Il faut donc se tourner vers les autres, sans les idéaliser et parler de ses problèmes aux personnes de confiance.
Adresse du blog « A la découverte de l’Islam »: www.aladecouvertedelislam.over-blog.com
Contact : 0623528564
Adresse de l’association : 50 bd Viala, 13015 Marseille
Quand on te dit féminisme, tu penses… furies laïcardes et sans soutif
24 février 2010 par La rédaction
Classé dans A la une
Sondage de la semaine :
Quand on te dit « féminisme », tu penses :
- furies laïcardes et sans soutif (41%)
- pasionarias populaires et révolutionnaires (32%)
- à rien, je ne me sens pas concernée ! (18%)
- élégantes suffragettes plutôt bourgeoises (tout le monde a vu Mary Poppins !) (9%)
Vous êtes nombreuses à avoir les pasionarias comme référence, un bon point pour toutes, cela prouve que l’histoire du féminisme n’a pas de secret pour vous. Néanmoins, 18% d’entre vous ne se sentent pas concernées, est ce parce que le féminisme vous gave ? Mais ce sont les furies laïcardes et sans soutif qui l’emportent, ce sont elles qui, selon vous, sont les porte-étendards d’un féminisme sauvage et brute de décoffrage ! Quant à Mary Poppins, vous êtes 9% à penser que le féminisme, c’est pour les bobos et BCBG friquées.
Le féminisme est donc un sujet qui continue à vous passionner, et en parlant de féminisme, je vous renvoie à un article paru chez Saphirnews sur le sujet et qui évoque notamment la sortie du livre d’Elisabeth Badinter. J’aurais aimé vous dire que cette fois elle s’est surpassée, mais non…
J-2 semaines avant la soirée du 8 mars 2010
J- 2 semaines et des poussières de jours avant le 8 mars, vous savez, cette soirée qu’il ne faut rater pour rien au monde, cet événement fantasmagorique, magnifique, dithyrambique… oooh, si on peut plus se la raconter et dire n’importnawak !
Dimanche de toutes les vanités
18 février 2010 par Maria
Classé dans A la une, Ce qui fait débat
Dimanche, il fait encore assez frais, on se calfeutre donc dans son manteau, le soleil est de mise, et Dieu ! Comme cette ville de Paris est belle toute poudrée de l’or du jour ! Avec Khadija on a décidé de voir une exposition pour vous. Le choix est porté sur « Vanités. De Caravage à Damien Hirst ». Ça se passe du côté de rue du Bac, plus précisément au 61, rue de Grenelle à la Fondation Dina Vierny- Musée Maillol.
Commençons par ce mot Vanités. Il nous ramène aussitôt au Maniérisme et au Baroque et à ces natures mortes (les anglais disent still life, c’est moins mortel…) où, à côté de livres, de fruits, de fleurs, de jarres, de sabliers et d’horloges se place un crâne humain, rappelant que le temps qui nous est imparti est compté. Biblique, la phrase nous revient en mémoire aussitôt : Vanitas vanitatis et omnia vanitas (Vanité des vanités, et tout est vanité Ecclésiaste, I, 2). Méditation devant l’éphémère, prise de conscience de la frêle vie devant l’Éternel, les artistes du XVIIe l’ont cultivé comme genre, mais n’en ont pas été les premiers, puisque l’on trouve déjà à Pompeï des représentations à contenu identique pour ne pas parler des danses macabres du Moyen Âge.
C’est un recueil de 160 productions de diverses époques que les commissaires de l’exposition, Patrizia Nitti et Claudio Strinati, présentent : peintures, sculptures, photographies, vidéos, bijoux et objets. On peut y retrouver aussi bien une mosaïque polychrome de Pompeï où un crâne s’appuie sur une roue de la fortune, qu’une sérigraphie du contemporain Damien Hirst représentant un crâne au front où miroitent des diamants encastrés. Mais également des crânes bariolés et très énergiques de Warhol (photo dans le slideshow), un crâne presque ludique de Niki de Saint Phalle, un étrange crâne surplombé par deux oreilles noires et rondes rappelant Mickey de Nicolas Rubinstein, Et encore un Saint François caché dans son austère habit de moine tenant un crâne, peint par Zurbaran en 1635 ou bien une nature morte au crâne, au rendu vigoureux de Cézanne ou adouci par la palette cubiste de Braque.
Pas toutes les époques ont réfléchi de la même manière sur la mort. Pas toutes les cultures la regardent identiquement (il suffit de voir la différence entre la fête des morts au Mexique et les visites de cimetières en France le 2 novembre). Mais il est certain que le temps présent des sociétés hautement industrialisées en occident au XXIe siècle fuit avec un rire nerveux toute allusion à la fin promise de ce qui vit. Les morts, d’ailleurs, n’ont plus de place. On les confine dans des urnes, réduits à une ténue cendre que d’aucuns se sont mis à trouver plus pratique, plus tendance, mélange de littérature gore japonaise et de multiculturalisme transversal entre hindouisme, bouddhisme et Europe bobo.
Société hédoniste qui craint la maladie, la vieillesse et la mort et les aborde en surface, la hantise paraissant éloignée par tant de technologies prometteuses – chirurgie plastique, manipulations génétiques, que sais-je? Société du spectacle : la mort se met en scène, on filme sa propre mort. La déchéance apportée par un cancer ravageur, par le sida ou d’autres terribles atteintes au corps qui se voudrait éternellement jeune, devient sujet médiatique et médiatisé.
Au fond, pourrons-nous faire la différence entre tant d’images absorbées, saurons-nous où git l’effroi du néant et où tout n’est que décor en carton, ressuscité dès le lendemain sur une scène fraichement renouvelée ?
Mais si certaines œuvres nous situent pleinement dans cette course en avant, comme autrefois par temps de peste, quand des populations entières étaient atteintes d’insouciante folie, l’exposition appelle plutôt à la réflexion. Celle qu’anciens et modernes ont menée sur le temps qui fuit et la mort déjà présente dans la douce vie. Celle que les maitres de méditation chan (zazen) appellent en lançant à leurs disciples « rentrez dans vos cercueils! ». Celle qui nous est rappelée maintes fois dans le Coran et qui nous laisse pensifs quand, soudain arrêtés dans le tourbillon du quotidien, un silence vient s’imposer. Le flux du jour est alors pareil au papillon, bref et beau, prélude de fin et, on voit le vide de tout ce qui nous entoure et la plénitude de tout ce qui nous attend.
Informations pratiques :
Fondation Dina Vierny – Musée Maillol
59-61, rue de Grenelle.
75007 Paris
Tél : 01 42 22 59 58
Fax : 01 42 84 14 44
Métro : Rue du Bac
Bus : n° 63, 68, 69, 83, 84
Horaires : l’exposition est ouverte tous les jours de 10h30 à 19h sauf les mardis. Nocturne le vendredi jusqu’à 21H30.
Tarif : 11 euros
Tarif réduit : 9 euros
Gratuit pour les – de 11 ans
Deviens une primitive, et tu lutteras contre le consumérisme !
12 février 2010 par Mariame
Classé dans A la une, Ce qui fait débat
Aujourd’hui, on est vendredi. Et vendredi, ça rime avec philosophie, anthropologie et sociologie. Enfin ça rime avec un tas d’autres trucs, mais trop de mouahaha tue le mouahaha. Y’a pas mal de lectrices qui me somment de faire un « une seule en scène » mais je ne puis… car les blagues les plus courtes sont toujours les meilleures (et que j’aurais voulu être saxophoniste, tant qu’à être artiste !). Tu piges bichon ? Puis je laisse ça aux pros !
Petit FAQ de la soirée HATC du 8 mars 2010
« Youpi les filles, je viens à la soirée hijab and the city du 8 mars, mais je me pose quelques questions ! Ah bon Jacqueline ? Ouais… enfin je suis juste un peu curieuse ! »
- J’ai envoyé un mail pour réserver ma place, je peux dormir tranquille en attendant de donner ma participation ?
- Où se déroulera la soirée ?
- J’ai cours/je travaille le lendemain… je vais pas être fatiguée ?
Qui dort à 20 heures, quand Pimprenelle et Nicolas reçoivent de la part de Nounours du sable en pleine figure ?? La soirée commence à 20 heures, se termine à 1h… on a vu pire comme nuit blanche hi hi hi. Et puis, la Juvamine, à quoi ça sert ? Moi je dis qu’une petite exception de temps à autre, c’est pas dramatique ! A moins qu’on ait des étudiants du MIT parmi nous (si tu ressembles de loin à Keanu Reeves, tu peux quand même me faire signe !) ou des employés du Pentagone ! Et puis personne ne sera pompette, si c’est que vous craignez !
- J’habite loin/je veux pas venir sans ami(e)s…
On a pas mal de filles qui se plaignent soit d’habiter trop loin (nord, sud, est ouest, Bruxelles, Londres…). Mais je crois que le TGV et le covoiturage, ça existe non ?
Sinon, pour ce qui est de venir seul(e) ou accompagné(e), le but c’est de faire des rencontres, d’échanger. Il n’y aura pas de Rémi, je vous rassure !
- C’est une soirée 100% filles ou y aura le sexe opposé ?
- Y aura qui à la soirée ??
- Non mais y aura des vraies stars non ?
Pour réserver votre place (et faites vite, ça part comme des petits pains !) :
- envoyez un mail à hijab.and.the.city@gmail.com
- je vous donnerai la marche à suivre pour le paiement car envoyer un mail ne suffit pas à s’inscrire à la soirée. C’est une fois la participation de 40 euros reçue que votre nom fera partie de la liste.
- vous serez inscrit(e)s pour de bon, rendez-vous le lundi 8 mars 2010 à l’adresse que je vous indiquerai !
Le 8 mars 2010, viens faire la fête avec Hijab and the city !
Cela fait aujourd’hui plus d’un an et demi que Hijab and the city existe et que vous nous suivez très chères lectrices de manière très assidue. Depuis le début de l’aventure, beaucoup d’entre vous ont plus d’une fois demandé à ce que La Team (Rocket… ha ha ha) organise une rencontre qui permettrait aux lectrices et chroniqueuses du site de faire plus ample connaissance. Parce que même si l’on est connecté H24 et que l’on échange dans la joie et l’allégresse rien, non rien de rien, ne remplacera le contact humain !
Parce que les hatciennes apprécient les lieux singuliers et uniques…
C’est un lieu féerique, girly et cosy situé en plein cœur de Paris qui a été choisi pour accueillir les festivités, à l’image de l’ambiance qui règne sur Hijab and the city. Un lieu beau et apaisant, un lieu qui pourra nous permettre de papoter à notre aise et de faire des rencontres inoubliables !
Parce que les hatciennes sont de vraies stars…
Nous saurons toutes nous vêtir de nos plus belles tenues et allier chic et décontraction avec une facilité déconcertante ! Et c’est bien sûr en comptant sur l’aide de Shahîn qui nous proposera des looks dignes de cette super méga-soirée où nous brillerons toutes hi hi hi !!!
Parce que les haticiennes aiment faire la fête dans la gaieté et la convivialité…
En compagnie de toutes les chroniqueuses de Hijab and the city, des lectrices les plus assidues et d’invité(e)s de marque (qui ? Pas des moindres je vous le garantie !!) qui nous feront le plaisir de nous accompagner durant toutes cette soirée qui célébrera les femmes et les hatciennes que nous sommes !!
Sont prévues pour toute la soirée des animations originales à souhait, qui inviteront nos sens (ouïe, vue, odorat, goût) à un dépaysement total, un voyage vers des contrées éloignées et raffinées, un voyage comme on les aime. Je ne vous en dis pas plus, ce sont des surprises. Et quelles surprises !!!
Parce que les hatciennes savent que le rêve et les paillettes ont un prix…
- un lieu magique au cœur de la capitale
- une ambiance extraordinaire
- des rencontres mémorables
- des papilles et des pupilles comblées
- des musiciens de talent jouant en live
- un voyage des sens inoubliable vers de lointains horizons
- une soirée de rêve les yeux ouverts
Une participation de 40 euros est demandée.
Le lieu de la soirée est gardé secret jusqu’à votre inscription à la liste des invités (accessibilité hyper facile quelque soit votre moyen de transport, on a pensé à tout !). La soirée commencera à 20h et se terminera à 1h.
Pour réserver votre place (et faites vite car il y en a peu) :
- envoyez un mail à hijab.and.the.city@gmail.com
- je vous donnerai la marche à suivre pour le paiement car envoyer un mail ne suffit pas à s’inscrire à la soirée. C’est une fois la participation de 40 euros reçue que votre nom fera partie de la liste.
- vous serez inscrit(e)s pour de bon, rendez-vous le lundi 8 mars 2010 à l’adresse que je vous indiquerai !
Vengeance Vaudoue, un parfum signé Bébé Racaille
- Il sent super bon et ça… ça n’a pas de prix. Mon odorat en a clairement marre de se faire violenter par des parfums de rombières qui puent la mort (tu vois, le carré Hermès imprégné de Boucheron…) ou de jouvencelles qui sentent la fête foraine (Angel, la barbe à papa du parfum…)
- Quand tu le porteras, tu finiras comme le bonhomme en chocolat dans la pub Axe, t’auras la cote ! Mais attention a ne pas trop abuser des bonnes choses. Vengeance Vaudoue, c’est l’élégance et la sobriété incarnées. Transforme-toi en mouillette géante, et tu risques d’attirer tous les Jean-Baptiste Grenouille de la Terre
- Il est en édition limitée, produit à 999 exemplaires et en vente uniquement sur la e-boutique de Bébé Racaille !!! Tu ne risques pas de te retrouver dans le bus à côté de ta pire ennemie qui en plus d’avoir copié sur toi en achetant le même sac à une heure d’intervalle aura la même odeur que bibi
- Le prix est carrément raisonnable, au regard de la qualité, de l’originalité et de la rareté de Vengeance Vaudoue qui fera de toi la nouvelle reine de Saba
- Tu es une hatcienne, tu as la classe et tu es unique. Parlons peu, mais parlons bien : Vengeance Vaudoue est fait pour toi !

Alors dépêche-toi (toujours avec classe, mais remue-toi un peu tout de même) de te connecter à la boutique en ligne de Bébé Racaille, la Maison de haute Parfumerie qui bouscule les standards et réinvente le parfum pour femme, pour avoir le privilège en tant que fidèle lectrice de Hijab and the city de recevoir un échantillon de cette formidable effluve. Tu devras te rendre sur la page « échantillon » du site, remplir un petit formulaire et entrer le mot de passe « hatc » (cette offre est valable pour une durée de 7 jours). Tu recevras un beau matin dans un très joli pli un petit nounours tout mimi hi hi, imprégné de Vengeance Vaudoue.
Les barres de rire que je me tape grâce aux groupes facebook
15 janvier 2010 par Mariame
Classé dans A la une, Ce qui fait débat
Ces derniers temps, facebook, c’est devenu mon dada. Je vous rassure, je ne suis pas en galère d’amitié, ni en quête de lien social… enfin un peu quand même mouahaha. Nan sérieux, c’est carrément plaisant et touchant de recevoir des tas de messages trop mimis concernant Hijab and the city, des bises virtuelles et des compliments à nous faire rougir comme des tomates cerises (parce c’est plus jolie, une tomate cerise qu’une grande et grosse tomate chimique…) la team et moi-même.
Et puis facebook, c’est trop marrant, et spécialement les groupes créés par ses membres. De « pour toutes celles et ceux qui croiVENT que la France est une baltringue » à « regarde, ce coq est possédé… machallah » (machallah = expression supposée traduire son ébahissement devant une création divine… même un coq fou… no comment !), en passant par « parce que toi aussi, tu crois que c****** c’est le synonyme de garçon » et « si toi aussi tu penses que Dora l’exploratrice nous prend pour des c*** »… hi hi hi, comment ne pas rire pendant des heuuuuures !! Et les commentaires des membres de ces groupes, une véritable thérapie pour celles et ceux qui sont en dépression.
Bien sûr, y a des groupes beaucoup plus sérieux, sur des questions de société, des évènements particuliers, des maladies incurables (que l’on peut paraît-il guérir avec de l’huile d’argan et des graines de nigelle…), des mouvements politiques, etc. enfin bref, un tas de trucs pas forcément rigolos mais il faut de tout pour facebooker à son aise !
Comme je suis une jeune fille vraiment sympa et qui aime bien déconner (ohhhh), j’ai décidé de partager avec vous chaque semaine un groupe qui aura retenu mon attention (vous inquiétez pas, y en a des sérieux que je fréquente… du style le groupe « Sociologie » ou encore « Le PIRATAGE tue l’artiste. Téléchargez Christophe Maé »… ha ha ha !
Aujourd’hui, c’est un groupe que j’aime beaucoup qui est à l’honneur, parce qu’il porte un combat des plus louables et des plus importants pour l’humeur, et notamment au petit matin, de toutes celles qui comme moi squattérisent les gares de France et de Navarre (c’est ça de vouloir jouer les « écolos » à deux balles et de pas vouloir passer son permis !).
Ce groupe, c’est celui-ci : Pétition pour mettre la voix d’Homer comme annonce dans les gares SNCF
Homer, c’est qui ? C’est pas l’auteur de l’Iliade inculte, mais le monsieur jaune et gras du bide de la série animée Les Simpson.
Quand on demande à Aurélien, à l’origine du groupe, de nous expliquer comment lui est venue l’idée du groupe, il nous explique que tout a commencé alors qu’il était dans la gare de Lille-Flandres. « Je devais prendre mon train, et j’en avais marre d’entendre la Fabienne ou Francine, je sais plus comment elle s’appelle !!! Cette voix commençait vraiment à me taper sur le système, et tout bêtement, je me suis dit (comme je suis un grand fan des Simpson), ça serait pas mal d’avoir la voix d’Homer qui nous annonce les trains ou les retards. En plus, le fait de voir tout le temps les gens dans les trains qui font la tronche, je me suis dit que ça pourrait le faire avec Homer, que ça casserait un peu le délire de notre société où au final rien n’est vraiment très fun, tout est bien fait, bien conçu, sans originalité ni « freestyle », surtout que sa voix française est bien particulière. Tout ça sans jamais croire que ça prendrait une telle ampleur. »
Et quelle ampleur ! Le groupe compte plus de 200 000 membres. Je lui souhaite encore plus de membres, et espère sincèrement que le miracle se produise un de ces quatre à St-Lazare !! hi hi hi
Pour rejoindre le groupe d’Aurélien, c’est par ici.
L’Iran et l’underground
13 janvier 2010 par Khadija
Classé dans A la une, Ce qui fait débat
L’Iran on en parle partout, que ce soit dans la presse politique ou dans les magazines féminins. Le mouvement vert fait la une des journaux et met en avant l’idée que rien ne va plus en Iran, que les femmes sont en première ligne dans cette fronde populaire et que les Mollahs tremblent face à la révolte.
On dépeint souvent un tableau noir quand on nous parle de ce pays, mais moi je n’y suis jamais allée en Iran, et, en définitive je ne sais pas vraiment ce qui s’y passe. Je sais juste que c’est un pays qui fait souvent la une et que l’on montre du doigt. A tort ou à raison, à chacun sa vision des choses mais gare à la manipulation médiatique, parce que si ça bave sur toi, ça peut baver sur tout. Et puis, je ne sais pas vraiment ce qui s’y passe parce que mes profs de sociologie n’avaient de cesse de répéter qu’un être pensant ça devait se faire sa propre idée en allant sur le terrain. Et vu que je suis une fervente adepte de l’observation participante alors forcément, pas de terrain, pas d’affirmations et ce, quelque soit l’aire culturelle, jusque chez les Massaïs.
Parce que l’on parle beaucoup de l’Iran, je suis allée voir le film de Bahman Ghobadi, Les Chats Persans. Je me suis dit qu’aller voir un film iranien serait relativement toujours plus proche de la réalité (et bien sûr à chacun sa réalité tout de même) qu’un article de presse écrit par un étranger, un non iranien en somme. Le film porte sur les groupes de musique clandestins qui, à coup de séjours en prison, font tout pour faire vivre leur musique aussi bien dans une cave que dans une étable. On appelle cela de l’underground. Cela correspond à la volonté d’aller à contre-courant de l’ordre politique et social établi, que l’on exprime souvent à travers l’art, que ce soit dans la littérature, le cinéma, la musique ou encore la peinture. L’underground est subversif puisque politiquement incorrect, et c’est ce que le film met en avant à travers l’histoire de Ashkan et Negar, deux jeunes Iraniens qui tentent de monter un groupe d’Indie rock et de quitter le pays pour vivre librement leur musique.
C’est un de ces films que l’on voit dans une petite salle au ciné, où l’on fait bien attention à la personne qui entre et à où et comment elle s’installe. J’y vais alors, tranquillement, sans complexe, et, comme par hasard, en châle noir, oups le détail qui tue ! Et c’est là que le regard revolver vous scrute d’un air de dire « qu’est ce qu’elle fait ici celle là ? ». Vous savez le regard persistant qui ne vous lâche plus, et là c’est sûr je ne suis pas parano, je sais que ce n’est pas pour ma beauté époustouflante ou pour ma classe. Ça dure plus d’une minute et là on se dit « mais bon sang, je ne suis pourtant pas à l’Opéra, je suis au ciné de Châtelet !!! » Rien à faire, moi je veux le voir ce film et j’ai rien à me reprocher, alors j’ignore parce que, pour le coup c’est vrai, j’ai la classe !
Dans ce film, la jeunesse iranienne est à la fois terrorisée et effrontée. Entre rires et craintes, les musiciens et chanteurs tentent de répéter autant que faire se peut, même si pour cela ils risquent l’emprisonnement. Ils surveillent le voisin délateur, jouent dans des endroits improbables et décident de quitter le pays ou de rester, rêvant de donner un jour un concert en plein air à Téhéran. Une frustration qui rend leur musique encore plus poétique et imagée, pour le coup ça nous change des 50 centimes et autres stars dont les chansons menacent la civilisation.
J’ai envie de dire que la censure est partout, même dans le pays le plus démocratique qui soit, enfin si ça existe vraiment. Les lois liberticides sévissent où que l’on aille, et cela m’a rappelé certains textes censurés de Georges Brassens, Boris Vian ou, plus proche de nous, de La Rumeur.
J’y ai vu un Iran jeune, doué et révolté qui, il faut le souligner, appartient à une certaine jeunesse pour qui débourser des milliers de dollars pour un visa ou un passeport trafiqués n’est pas impossible. Ce n’est donc qu’une frange de la société qui est représentée avec des préoccupations et des codes particuliers, qui ne sont pas propres à toute la jeunesse iranienne. Ainsi, comme pour la presse, il ne s’agit que d’un son de cloche parmi d’autres parce qu’à côté de cette image d’un Iran répressif et moralisateur, on a quand même un pays plein de contradictions avec d’un côté le voile imposé et de l’autre la chirurgie esthétique qui bat son plein, et là on se dit, « euh… j’ai du mal à suivre là ». En tous cas, de l’Indie rock au rap, en passant par le heavy metal, le son n’est pas mal, et l’humour permet de nous faire penser que finalement l’Iran c’est un pays comme un autre qui connaît les crises et les révoltes de sa population qui, comme partout, vit difficilement la globalisation et les effets de la pensée unique. Une société qui, par définition, a mué, se mue, et se muera au gré du temps, des tendances mais surtout du contexte économique.
Dossier : Le viol et la loi du silence
8 janvier 2010 par La rédaction
Classé dans A la une
Le viol est malheureusement encore très fréquent aujourd’hui, et comme depuis la nuit des temps, on n’en parle à personne quand on en est victime. En effet, rares sont les femmes qui arrivent à briser le silence et à dénoncer pareille atrocité. Elles sont plus de 150 000 femmes chaque année en France à vivre ce cauchemar, et seulement 10% d’entre elles portent plainte.
Les victimes qui gardent le silence n’ont donc aucun suivi, et se retrouvent seules à supporter ce lourd secret qui crée en elles un sentiment de culpabilité et génère une profonde aversion envers la gente masculine. Un viol non traité, qui met à mal leur chance de reprendre goût à la vie et de croire que tous les hommes ne sont pas tous dangereux.
Sur un plan législatif, le viol est reconnu comme un crime et est sévèrement puni. Néanmoins, la réalité sociale en est toute autre. Les publicités violentes que l’on présente comme humoristique, à prendre au second degré, ou encore l’affaire Roman Polanski, qui parce qu’il est un talentueux cinéaste bénéficie d’un traitement juridique et médiatique haut de gamme, nous rappelle qu’il est important de prendre conscience que le viol sévit impunément et insidieusement.
Les victimes doivent prendre conscience qu’il est primordial de dépasser leur peur et de se rendre à une consultation médicale immédiate afin d’avantager le travail des autorités, mais aussi et surtout prendre les mesures nécessaires en terme de contraception d’urgence et d’avoir un traitement contre les maladies sexuellement transmissibles.
Nous avons reçu le témoignage de Chadia, une jeune femme meurtrie et à jamais traumatisée, parce qu’elle n’a pas pu, de par son très jeune âge à l’époque des agressions qu’elles subissaient, dénoncer ses bourreaux qu’elle connaissait. C’est aujourd’hui une femme amoureuse mais blessée qui nous ouvre son cœur et nous livre son secret. Fatma Mamouni, notre psychologue, nous propose une analyse de ce témoignage afin de nous mettre en garde sur les dangers du silence et nous expliquer pourquoi il est difficile de se livrer à quelqu’un après avoir vécu ce drame.
C’est le dossier spécial viol, et c’est sur Hijab and the city. Nous espérons vivement que ce dossier aidera celles qui souffrent seules et qui continuent d’avoir peur.
Dans ce dossier :
Un témoignage et son analyse par Fatma Mamouni, psychologue clinicienne
Sites Web
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SOS Femmes www.sosfemmes.com
-
Paris Aide aux Victimes (PAV) www.pav75.fr
Contacts utiles
-
Collectif féministe contre le viol www.cfcv.asso.fr
Guide « Les droits des victimes » du ministère de la Justice
Le top 8 des articles les plus commentés en 2009
1 janvier 2010 par Khadija
Classé dans A la une, Ce qui fait débat
C’est l’heure du bilan, hé hé, mais pas n’importe lequel ! Le bilan des articles plébiscités par vos commentaires les girls, et les guys, évidemment.
Et il faut reconnaître que vous nous avez gâtées niveau commentaires :
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Des tordants à mourir de rire, tellement tordants que les gens ne comprennent pas pourquoi on s’esclaffe parfois devant son téléphone en pleine rue.
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Des hors-sujets en veux tu en voilà ! Et là on se dit « ben alors les cailles, pas moyen de vous retenir ou quoi ?! »
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Des commentaires plus touchants et qui vous rappellent que rien n’est acquis et que la vie est pleine d’embûches.
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Des commentaires haineux, mais qu’on ne valide pas nananère, parce que s’il faut en plus se faire insulter chez soi, ben dis donc ?! Y a le JT pour ça ! Ou alors, ils passent et là c’est l’heure du fighting.
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Des commentaires et que jt’embrouille, tu comprends pas trop mais pas grave y a pas de petits commentaires.
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Des commentaires « chronique dans la chronique », plus long tu meurs mais c’est parce qu’il y en tellement des choses à dire…
Sans plus attendre, voici le classement des articles les plus commentés de cette année 2009, par rubrique, s’il vous plaît, c’est pour ça que c’est pas un top 10, navrée…
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Ce qui fait débat : Quand la burqa devient fashion, avec 126 commentaires. Qu’est ce qu’elles ont fait jazzer ces lunettes ! Entre les avant-gardistes et les sceptiques, c’était vraiment pas facile de trancher.
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Célibat, mariage et compagnie : Qu’attends-tu pour demander ma main ?, avec 247 commentaires (le post le plus commenté à ce jour waouh !) Celui-là a dû parler à plus d’une, n’est ce pas les girls ? Alors, ces alliances, elles ont enfin atterries sur votre annulaire gauche en ce début d’année ou toujours pas ?
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Cuisinez la : Five o’clock tea, avec 64 commentaires. Cela vous incitera encore mieux à laisser tomber les sodas !
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Elles parlent d’elles : Pourquoi j’ai retiré mon voile, avec 118 commentaires. Des visions partagées certes, mais un profond respect les unes pour les autres, quelque soit la position. C’est ça HATC, on ne juge pas, on échange.
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Look at mon style : Le look du jour : classique comme Jessica Alba, avec 105 commentaires. Comme quoi, on est de vraies groupies, en suivant la tendance des stars, on est pas si différentes des autres finalement !
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Portraits : Rencontre improbable avec Loubna Méliane, avec 46 commentaires. Ah qu’elle nous a bluffé la Mariame ! Cette interview, on ne l’attendait pas et il faut avouer que finalement, on est pas si rancunières que cela…
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Psy-show : La question de la semaine : le célibat, avec 94 commentaires. On sent que ça grouille de célibataires, mais pas n’importe lesquelles, celles qui assurent et qui se respectent, hein mes beautés ?
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Spiritualités : Le pèlerinage, ce voyage, avec 65 commentaires. Une ovation pour Karmouma et Cuistot ! Gare à vous, à présent vous devez être irréprochables : plus de potins ni de faux-pas, hé hé y a une justice quelque part !!!
En ce qui me concerne, mon article préféré, ben c’était celui-là : « Pour l’Aïd, le Petit Prince tu traumatiseras ! » Et oui, j’en ai pleuré de rire tellement il est criant de vérité. Et l’award du commentaire qui m’a pliée en quatre, est decerné à Hasna et son « ntss ntss à bas la guerre ! » Mais je sais plus où il est et j’ai la flemme de chercher, voilà ! C’était bien toi Hasna n’est ce pas ? Et une mention spéciale pour Shahin et son illustration écolo ! Et Cuistot, fais pas la tête, je te dis tout le temps que ta cuisine c’est une tuerie.
Et voilà, c’est tout pour le top des articles les plus commentés. Rendez-vous sur Hijab and the city les girls pour partager vos points de vue et vos histoires avec nous. Et pour celles qui ne se sont pas encore lancées, ben qu’est ce que vous attendez ?!
Dossier : le Sida
16 décembre 2009 par La rédaction
Classé dans A la une
Le Sida continue aujourd’hui à être perçu comme une maladie atypique, chargée en symboles aussi bien macabres que libertins, une maladie qui, au-delà de l’absence d’un remède, tend toujours à la stigmatisation et à la marginalisation de celui ou celle qui en est atteint.
Parce qu’il touche à la question du genre et à la sexualité, le Sida relève de facto du tabou et de l’interdit en matière de relations sexuelles, en particulier celles consommées dans un contexte hors mariage. L’Islam ainsi que les autres religions (Christianisme, Judaïsme, Hindouisme), accordent aux individus le droit de jouir du sexe à condition que ceux-ci se réalisent dans le cadre de relations conjugales. Or, tout n’est pas blanc ou noir, et l’on ne peut partir du postulat que les religions ne sont pas conscientes de la diversité des tempéraments, des attitudes et des positions de tout un chacun. L’individu, dans sa particularité, sa singularité, dispose de son corps et en est responsable. Il fait le choix de ses comportements, et il est un principe indéfectible de l’Islam qui consiste en ce que nul n’est en droit de juger l’autre ou de porter atteinte à son intégrité. L’Islam promeut l’importance des droits les plus fondamentaux, tel celui d’être responsable de ses actes sans avoir à en rendre compte à qui que ce soit, excepté à son Seigneur. Cela relève de son intimité, de son libre-arbitre, et s’immiscer dans les affaires de son coreligionnaire sans son consentement revient à s’ériger en un juge tout puissant, et c’est bien là la pire des hérésies.
Pour Hijab and the city, la journée du Sida ce n’est pas seulement le 1er décembre, c’est en fait tous les jours. En effet, personne ne peut affirmer être à l’abri de ce fléau car, contrairement aux idées les plus bigotes, le Sida n’est pas une maladie d’homosexuels, de toxicomanes ou de personnes dépravées, avides de sexe et de débauche. Dans le monde musulman, cette question a été amplement débattue et il en est sorti des positions étonnamment libérales. Chaque pays a son interprétation propre, mais tous sont d’accord pour dire qu’il est important d’agir dans le respect mutuel conformément aux enseignements du Prophète Mohammed (SAW) : « Dans leur amour et leur sympathie mutuelle, les croyants sont comme un corps et quand une partie est coupée, la douleur affecte l’ensemble qui y répond par un affaiblissement total et la fièvre ». L’attitude moralisatrice n’est pas à adopter à l’aune des principes religieux. Tous les responsables religieux s’accordent à reconnaître, conformément aux textes, qu’il n’est pas de maladie envoyée sans remède, le Sida n’est donc pas à percevoir comme une malédiction, mais bien comme un problème sanitaire mais aussi et surtout social car en réalité, cette maladie renvoie à la violence structurelle des systèmes de pouvoir qui se traduit par une inégale répartition des richesses. Le message à porter doit donc reposer sur une réflexion en vue d’opter pour une existence responsable et construite autour de valeurs éthiques et spirituelles.
Ainsi, nous vous proposons un dossier « spécial Sida » où nous découvrirons ensemble le combat que mènent sur le terrain des femmes au sein de grandes organisations humanitaires, mais aussi plus proche de nous, au cœur même de mosquées, où, contrairement aux idées reçues, l’écoute et l’empathie accueillent ces personnes bien souvent exclues et discriminées. Nous vous présenterons tout d’abord, les actions que mène Islamic Relief sur le terrain, avec une interview de Sarah Douik, sa représentante internationale chargée des relations publiques et qui a organisé en 2007 une conférence internationale à Johannesburg sur le Sida. Puis, nous dresserons un état des lieux des actions menées par des organisations musulmanes à l’échelle internationale. Enfin, nous reviendrons en France et vous ferons part de notre charmante rencontre avec Fatima Zohra Messaoudi, médiatrice sanitaire et sociale au centre socio-sanitaire de Paris, situé au sein de la Mosquée Adda’wa dans le 19ème arrondissement de Paris.
Nous avions souhaité rencontrer une personne touchée par cette maladie, afin de recueillir son témoignage, mais cela nous a été impossible, ces personnes craignant la stigmatisation. Et il est à savoir que cette crainte empêche souvent ces derniers à avoir recours au dépistage et par conséquent à être pris en charge comme il se devrait.
Islamic Relief et la lutte contre le Sida
Islamic Relief est une ONG musulmane d’envergure internationale et qui a très vite placé la problématique du Sida au coeur de ses actions. Sarah Douik, en charge du bureau de liaison auprès de l’Union Européenne, a accepté de répondre à nos questions et de nous en dire plus sur le programme d’Islamic Relief dans le domaine de la lutte contre le Sida.
Quel est votre rôle dans le volet Sida chez Islamic Relief ?
Depuis 3 ans, je suis en charge du bureau de liaison auprès de l’Union Européenne. Mon rôle consiste à communiquer avec les institutions européennes et à mener des actions de plaidoyer au niveau de l’Europe. J’effectue aussi des missions régulières en Afrique, au Moyen Orient et en Asie pour animer des formations, apporter un soutien technique aux équipes de terrain et renforcer notre partenariat avec la Commission. Concernant le volet Sida, j’ai participé à la Conférence “Sida et Islam” qui s’est tenue à Johannesburg en novembre 2007. A Bruxelles, je contribue aux réunions de plaidoyer sur le Sida au sein des plateformes d’ONG afin de pousser l’Europe à renforcer son action et à améliorer son efficacité dans ce domaine. J’ai également été invitée comme intervenante à la conférence sur le VIH/Sida qui s’est tenue en janvier 2008 à Bruxelles avec Dr Tariq Ramadan et Dr Yacub Mahi.
Depuis combien de temps l’ONG Islamic Relief mène-t-elle campagne sur la thématique du Sida ?
L’ONG Islamic Relief a été confrontée à la problématique Sida à travers les projets qu’elle mène à bien dans le domaine de la santé et à travers son programme de parrainage des orphelins notamment en Afrique du Sud mais aussi dans d’autres pays par exemple en Asie. En 2007, nous avons organisé une conférence internationale sur ce sujet afin de sensibiliser l’opinion publique internationale et alerter tous les gouvernements notamment dans les pays musulmans sur l’importance d’apporter des solutions concrètes aux acteurs de terrains qui sont confrontés à des situations humaines et sociales difficiles. En effet, nul n’est sans savoir que dans de nombreux pays, les personnes infectées par le VIH sont souvent victimes de discriminations et se retrouvent isolées pour faire face à cette situation. Elles sont part ailleurs souvent exclues de l’accès aux soins et aux traitements antirétroviraux faute de services de santé adéquats ou faute de moyen pour les plus défavorisés. Suite à la conférence et sur la base des discussions engagées à cette occasion, nous avons développé une approche visant à traiter de la question VIH/sida et à l’intégrer comme composante dans tous nos programmes y compris dans nos projets liés à la santé et à l’éducation.
Quelles actions concrètes menez-vous sur le terrain ?
Dans le cadre de notre programme de parrainage, nous proposons à nos donateurs de venir en aide aux orphelins dont les parents sont décédés suite à la maladie du Sida, notamment dans le cas de l’Afrique du Sud qui est un pays particulièrement affecté par cette situation. Nous avons également recruté une experte VIH/Sida basé en Afrique du Sud qui est amenée à conseiller et à orienter tous nos programmes à travers le monde pour prendre en compte cette situation et prévoir une réponse adaptées aux bénéficiaires touchés par le VIH/Sida. Nous nous attachons à ce que toutes les personnes atteintes du VIH/Sida puissent avoir accès aux soins de santé et aux services de santé sans discrimination. Nous sommes aussi très actifs au niveau de la prévention à travers nos programmes comme dans le cas du Bangladesh. Nous avons par exemple développé un projet de santé spécifiquement dédié à la santé de la mère et de l’enfant qui propose un traitement, des soins et des conseils afin de limiter les risques de transmission du virus de la mère à l’enfant. Nous nous attachons aussi à informer les jeunes femmes quant aux risques de contracter le virus afin de renforcer la prévention. Notre méthode repose en particulier sur la formation de jeunes filles qui ont alors la charge d’informer d’autres personnes de leur âge. Dans tous les cas, nous offrons à nos bénéficiaires une réponse adaptée à leurs besoins et aux réalités du terrain afin de maximiser l’impact et l’efficacité de nos programmes et d’engager au maximum tous les acteurs locaux dans la lutte contre le sida.
Votre programme est international, quel état des lieux dressez-vous aujourd’hui ?
Nous avons constaté un lien étroit entre la pauvreté et la propension à contracter le VIH. Par ailleurs, le VIH a tendance à accentuer davantage le dénuement et la pauvreté des personnes qui se trouvaient déjà dans une situation précaire auparavant. On observe donc une spirale infernale pour beaucoup de personnes infectées dans les pays les plus pauvres. En tant qu’ONG dédiée à la lutte contre la pauvreté à travers le monde, nous sommes donc particulièrement sensibles à cette situation et il est de notre devoir d’alerter les opinions publiques à travers le monde sur cet état de fait. Dans de nombreux pays, nous observons par ailleurs une stigmatisation des personnes porteuses du VIH à tel point que certaines préfèrent ne pas faire de test afin de connaître leur statut. Quand elles se savent atteintes du VIH, elles cachent souvent à leur entourage et à leurs proches cette situation et se retrouvent seules et isolées. Lors de la conférence à Johannesburg, certains intervenants ont fait part de leur expérience quant ils ont osé parler du fait qu’ils avaient contracté le VIH à leur famille. Ils ont été victimes d’exclusion et de stigmatisation. En Afrique du Sud, un réseau a même été créé suite à ce problème afin de lutter contre les discriminations et permettre aux personnes atteintes du VIH se s’exprimer librement, de partager leurs expériences, de s’entraider et de changer les mentalités. Il s’agit du réseau Positive Muslims, très actif en Afrique du Sud et qui pourrait servir d’exemple dans d’autres pays.
Les musulmans sont-ils tout autant exposés et touchés par le virus ?
Même si certains pays musulmans sont aujourd’hui encore modérément affectés et que le VIH/Sida reste cantonné à des groupes dits « à risque », il n’en demeure pas moins que sans une réponse rapide et adéquate, le VIH/Sida risque de se propager et d’atteindre des taux d’épidémie aussi élevés que dans les pays les plus touchés. C’est pourquoi il est urgent de se confronter à la question de VIH/sida et de la traiter comme toute question de santé publique qui demande des réponses adaptées à la mesure du risque encouru. C’était aussi la raison pour laquelle nous avons souhaité organiser cette conférence en Afrique du Sud. Cela nous a notamment permis de visiter les projets mis en place dans le cadre du volet VIH/Sida. Lorsque l’on rencontre un petit garçon de 3 ans plein d’entrain qui est sous traitement antirétroviral, cela vaut beaucoup plus que tous les grands discours. Des femmes séropositives de confession musulmane (voilées ou pas) ont aussi pris la parole pour parler de leur expérience et exprimer le fait que tout le monde était susceptible d’être touché sans distinction.
Quel est le rôle d’Islamic Relief ? Quel type de campagne menez-vous ?
Tout d’abord nous essayons d’agir sur le terrain en développant des campagnes de sensibilisation qui sont formulées de manière adaptée au contexte socioculturel et religieux local. C’est très important pour rallier les populations à cette cause et engager les communautés comme acteurs de changement et de progrès afin de lutter contre la propagation du VIH et de ne plus stigmatiser les personnes porteuses du virus. Nous nous attachons à remettre en cause lutter certains préjugés et à dénoncer les tabous à travers l’échange, la discussion, le dialogue, la confrontation avec les réalités du terrain et l’accès à l’information. Nous sommes particulièrement attachés à sensibiliser les communautés à travers le monde et notamment les communautés musulmanes en Europe et ailleurs. En tant qu’organisation humanitaire et de développement, notre priorité est de sauver des vies et de nous engager activement dans la lutter contre la pauvreté. La lutte contre le VIH/sida et l’assistance aux personnes victimes du VIH est donc au cœur de notre action et de nos priorités. Cela passe par les programmes sur le terrain et la sensibilisation du grand public et notamment des opinions publiques musulmanes sur cette thématique.
Vous avez travaillé en collaboration avec des savants musulmans quel est leur rôle ? Que préconisent-ils ?
En tant qu’ONG musulmane, Islamic Relief s’attache à mette en place une action humanitaire et des projets de développements inspirés par les principes généraux de l’Islam que l’on retrouve chez la plupart des organisations non-gouvernementales d’inspiration religieuse et humaniste. La question du VIH/Sida est particulièrement complexe car elle soulève un grand nombre de situations bien précises rencontrées sur le terrain qui appellent des solutions pratiques et adaptées au contexte local. De facto, les praticiens du développement et les personnes atteintes du VIH sont confrontées à une pluralité de questions éthiques notamment en tant que personnes de confession musulmane. Dans ce contexte, le dialogue avec les savants musulmans a permis d’apporter des réponses ou tout du moins d’explorer certaines problématiques à la lumière des enseignements religieux. Lors des ateliers de travail, cette contribution a été particulièrement appréciée au même titre que l’étaient les contributions des acteurs de terrain et des personnes atteintes du VIH. L’objectif commun était en effet d’apporter des solutions pratiques, efficaces et adaptées dans le contexte de l’islam pour permettre aux ONG de mieux travailler sur le terrain et de mieux venir en aide aux populations affectées.
La conférence a aussi été un moment d’apprentissage pour les savants ainsi que pour tous les participants notamment du fait des échanges (200 personnes venues d’une cinquantaine de pays) mais aussi des visites de projets sur le terrain. Nombre d’entre eux en ont conclu qu’il était important de briser certains tabous notamment concernant l’homosexualité afin que les personnes affectées puissent trouver le soutien et l’aide nécessaire dans leur communauté. Un autre enseignement qui a été souligné par les savants concernait l’importance de répondre aux questions éthiques de manière appropriée au contexte et de ne pas considérer telle ou telle approche comme la solution à toutes les situations. Il y a en effet une pluralité de contextes et donc une pluralité de méthodes à adopter pour engager la lutte contre le VIH/Sida de la manière la plus efficace qui soit.
Aujourd’hui, est-ce toujours un sujet tabou au sein de la communauté musulmane ?
La question du Sida reste en effet aujourd’hui un tabou dans de nombreuses communautés musulmanes à travers le monde. La religion musulmane désapprouve les relations sexuelles hors mariage ainsi que la consommation de drogues. Afin de lutter contre la propagation du VIH, nous devons reconnaître le fait que ces pratiques existent et qu’elles sont répandues à travers toutes les communautés y compris au sein des communautés musulmanes. Il ne s’agit pas ici ni de blâmer les individus qui ont contracté le VIH ni de nous concentrer exclusivement sur les interdits et les pratiques islamiques ou non-islamique en présentant l’abstinence comme seule moyen de lutte contre de VIH/Sida. Cette attitude ne ferait qu’aggraver le problème en renforçant la stigmatisation dont des personnes atteintes du VIH sont victimes. D’autant plus qu’on observe une pluralité de facteurs conduisant à la surexposition au VIH/Sida avec un rôle non négligeable de la pauvreté et de la situation socio-économique des personnes affectées. Nous nous devons donc de reconnaître et d’analyser l’ensemble des facteurs qui conduisent à la propagation du VIH/sida afin d’apporter des réponses efficaces et durables. Car en dépit des discours religieux, le VIH continue à se propager parmi les populations musulmanes à travers le monde.
Que pensent les gens ? Qu’en est-il de l’idée qui veut que le Sida est une maladie d’homosexuels, les musulmans pensent-ils ainsi ?
Tant que l’épidémie reste concentrée dans certaines populations dites « à risque », le reste de la société cherche parfois à se rassurer en pensant qu’ils sont protégés. Mais l’expérience prouve que ce n’est pas le cas et qu’en l’absence de réponse adéquate, l’épidémie se propage à l’ensemble de la société. Les musulmans sont de plus en plus sensibles à cette réalité. Dans les pays les plus affectés, ceux-ci sont conscients du fait que le VIH/sida peut toucher tout individu sans distinction quant à son orientation sexuelle et qu’il faut engager des campagnes d’information, de sensibilisation et de prévention à destination du grand public et non pas seulement envers tel ou tel segment de la population.
Vous avez organisé un colloque à Johannesburg en 2007, deux ans plus tard, quel bilan dressez-vous?
Le colloque a marqué une étape importante dans la prise en compte de la thématique sida au sein de la communauté musulmane. Il a permis de briser certains tabous et d’enclencher un processus de remise en question par nombre d’acteurs venus de différents pays qui se sont inspirés des expériences de leurs collègues à travers le monde. Ceci a conduit à de nombreuses actions de sensibilisation au niveau local dans différentes communautés en Europe, en Afrique, en Asie et au Moyen Orient. Suite au colloque, les participants se sont également engagés sur un plan d’action. Dans cette dynamique, un fond a été créé pour financer des projets et lancer un réseau international dédié à la question du VIH/sida. Les actes du colloque servent aussi de base de travail à de nombreux professionnels du développement à travers le monde dans la mise en place de projets de prévention et de lutte contre le sida.
Malika Ménard Miss France 2010…
7 décembre 2009 par Mariame
Classé dans A la une, Ce qui fait débat
ou « comment tu t’es fait carotter samedi soir en pensant voter pour une beurette ! »
Le programme qu’il ne fallait pas rater ce week-end à la télé (avec The Departed hi hi), c’était bien sûr Miss France. Je vous rassure, je suis loin d’être fan des concours de beauté, mais celui-ci m’éclate, et particulièrement cette année ! Miss France, c’est l’occasion de se réunir un samedi soir avec ses copines (ou de se contenter comme cette année de Blackberry messenger… virus obligent !) et de jouer les mauvaises langues en regardant toutes ces filles (les 12 dernières hein parce que faut pas déconner, on ne va tout de même pas s’en taper 37 !), que l’on trouvera en toute objectivité carrément moches… OUAIS !!
Pas tous les ans, car je dois avouer que cette année ce qui a retenu toute notre attention à ma bande et moi, c’est l’éventualité que Miss France 2010 puisse être d’origine maghrébine et d’obédience musulmane…
Tout le monde a entendu parler de Juliette Boubaaya, la Miss Picardie qui avait en novembre dernier dans les colonnes d’un quotidien national revendiqué « sans complexes » son arabité et son islamité, en faisant part notamment de ses origines algériennes, du fait qu’elle avait déjà lu le Coran (qu’elle a d’ailleurs trouvé plus intéressant que la Bible) et surtout, l’info que j’ai surkiffé, des encouragements de son imam qui lui aurait dit de foncer ! Certains journalistes n’en croyaient pas leurs yeux, d’autant qu’elle posait sur la photo en deux pièces… hi hi. Mais elle a fini par un peu regretter ses propos Juliette, notamment ceux qu’elle a tenu sur sa pratique régulière de la prière. Mais malgré tout ça, moi j’ai voulu supporter la Miss Picardie. C’était un peu ma contribution au débat sur l’identité nationale… et c’est pas tous les jours que la diversité comprenant les arabo-musulmans est célébrée dans l’hexa !
Et puis Geneviève aussi était à fond dans le mouv’, et je l’aime bien moi cette dame. Y a quelques jours, elle a déclaré souhaiter voir avant de mourir une Miss France d’origine Maghrébine. Sauf qu’ils auraient pu trouver mieux comme « beurette » le comité Miss France, m’enfin bon : tahiya Juliette !!
Malheureusement, elle n’a pas fait long feu et n’a pas été retenue parmi les 12 demi-finalistes. Mais surprise, il y avait une Malika dans l’affaire, et dont je n’avais pas entendu parler !! J’avais prévu de soutenir Miss Provence et finalement, je me suis dit que Malika méritait bien une ou deux invocations pour le fun. Mais ce n’était pas du goût de tout le groupe qui m’accompagnait lors de cette soirée.
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« Même si elle s’appelle Malika, vous avez vu son zen et ses chicos ? Elle est chimique. On dirait Paris Hilton !
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Hé 22 piges en L3… elle a pas retapé ?? Toujours mieux qu’un BTS banque mais quand même…
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Sérieux, même si elle est moche, moi je veux qu’elle gagne… elle s’appelle Malika, plus blédard y a pas ! Moi je la soutiens, rien que pour faire rager Eric Besson et mon prof lundi.
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Hey, j’ai saigné mon forfait pour Malika !!
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Vous déconnez les filles, elle est trop trop belle quoi. Jalouses !
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La France aux Français merde ! Miss Rhône-Alpes, c’est elle qui doit gagner, elle est blonde aux yeux bleus. Tous les ans on a une métisse…
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Trop chelou, y a un malaise dans la falaise. Comme par hasard une Malika, je suis sûre qu’elle est pas maghrébine… »
Des messages « barres de rires » et tellement vrais ! Et c’est finalement Malika la favorite qui a gagné. Dégoutée pour Miss Provence mais on s’en moque, samedi soir en France une petite révolution s’est produite, une fille portant un prénom aussi lourd que Rachida, Fadela et Siham a été élue par le peuple de France ambassadrice de la beauté FRANCAISE. C’est un peu notre Barack Obama quoi ! Ca valait le coup de dépenser 50 centimes d’euros… fois combien ?
Sauf que Malika, ben elle est pas arabe mouahahaha. Elle a déclaré dimanche sur les ondes de RTL qu’elle était 100% française, que son prénom avait été choisi par ses parents car ils le trouvaient beau et qu’ils sont tolérants (sa maman et sa grand-maman du côté de sa maman ont vécu au Maroc…). Et bim !
Qui s’est fait entuber samedi soir ?? Pas mal de gens !
Mais ça montre quand même que la France d’en bas n’est pas allergique aux bicots… ou que le machin était truqué ? Pour tout vous dire, ça ne m’intéresse pas des masses. J’avais juste envie de me moquer gentiment de toutes celles et ceux (que je connais lool) qui ont généreusement fait du hors forfait hi hi, et m’incliner devant Endemol. C’est navrant à dire, mais ils sont trop forts !
Five o’clock tea
2 décembre 2009 par Cuistot
Classé dans A la une, Cuisinez la
Après le café, nous voici avec le thé, une boisson très consommée et appréciée pour ses multiples vertus aux quatre coins du monde. En effet, le thé a de véritables vertus thérapeutiques : il soulage la fatigue, il fortifie et il est bon pour la vue.
Le thé est apparu en Chine. A l’origine, on se servait des feuilles de thé pour parfumer l’eau que l’on bouillit avant de boire, afin de l’assainir. Le thé a été introduit en Europe par les Hollandais comme ce fut le cas pour le café. Il a d’abord été connu sous la forme de thé noir. En Angleterre, les premières caisses arrivent au 17ème siècle et est consommé par toutes les couches de la population et se formalise au 19ème siècle en five o’clock tea.
Aujourd’hui, le thé est la première boisson mondiale après l’eau, il s’en consomme plus de 10 000 tasses à la seconde. Thé de Darjeeling, de Ceylan, Earl grey, Gun powder… autant de variétés que l’on a toutes ou que nous avons eu dans nos placards.
Le thé n’est pas consommable qu’en boisson, il peut être utilisé dans différentes recettes. Il est excellent dans les cakes où les fruits secs auront macéré, et il s’apprécie également dans les gourmandises au chocolat comme les mousses ou les tartes.
Petit tour du monde du thé :
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Le thé chinois : pour le préparer, le thé est rincé à l’eau chaude avec de l’eau peu minéralisée, l’eau du robinet étant à proscrire. Ce thé est servi dans un Gaïwan, une tasse sans anse muni d’un couvercle et d’une soucoupe. C’est dans la tasse elle-même que l’on infuse les feuilles -
Le thé japonais : le thé vert est très populaire au Japon. C’est un thé très peu oxydé et réputé pour avoir des propriétés thérapeutiques les plus efficaces, c’est celui qu’on utilise pour le thé à la menthe. On le prépare avec une eau peu chaude. Pour cela on utilise un Zhong, la théière japonaise. On le boit dans un bol à thé peu profond, le Chawan, pour le faire refroidir plus vite.
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Le thé indien : le Tchaï est un thé noir de type Ceylan. On y ajoute du lait, des épices (gingembre, cardamome, cannelle) et du sucre.
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Le thé à la menthe : Ataï en berbère, est la boisson traditionnelle des pays du Maghreb, que l’on prépare dans le Berrad. Ce sont des feuilles de thé vert infusées avec de la menthe verte et du sucre souvent utilisé sous forme de pain. Il est servi très chaud. C’est la boisson de l’hospitalité, aux vertus digestives. Un ataï réussi doit être auréolé d’un turban (rziza) que l’on obtient en élevant la théière, ce qui refroidit le thé par la même occasion. Lors des grandes occasions on utilise des verres à thé en cristal. -
Le thé russe : on le prépare dans le Samovar, l’ustensile pour faire le thé en Russie et en Iran. Le Samovar a une partie centrale qui contient le charbon destiné à chauffer l’eau et la partie basse que l’on remplit d’eau. On utilise des thés chinois compressés.
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Le thé turc : çay en turc est un thé plus ou moins foncé (koyu) ou clair (açik). On utilise un çaydanlik pour le faire infuser longtemps, une sorte de théière bouilloire à deux étages (partie bouilloire en bas et théière en haut). On le sert dans des petits verres en forme de tulipe en versant d’abord le thé des la partie supérieur et en diluant avec l’eau de la partie inférieure.
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Le thé anglais : c’est un thé oxydé, celui que l’on appelle thé noir. On le consomme à différents moments de la journée : le morning tea, le brunch tea et le five o’clock tea. On le boit aussi dilué dans du lait car les thés oxydés sont très amers. C’est donc une façon de l’adoucir pour pouvoir le boire.
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Le thé glacé : une boisson fraîche et désaltérante que Lipton a su drôlement bien industrialiser. Il est servi dans un grand verre avec des glaçons ou de la glace pilée.
Il existe donc des thés, à vous de faire votre choix. Certains thés sont plus forts que d’autres, aussi les moments pour les consommer varient et sont à savoir. Le matin, préférés les thés noirs corsés comme les Ceylan ou les Assam, ça réveille ! Après le repas, un bon thé vert aidera à la digestion. L’après-midi, pour la pause, privilégiez un thé léger de type Darjeeling. Pour le goûter, un thé parfumé tel que le Earl grey ou le thé au jasmin. Et le soir, on le consomme moins corsé, tel que le Oolong, un thé semi-fermenté et doux.
Chérie, je te présente ma mère
1 décembre 2009 par Khadija
Classé dans A la une, Célibat Mariage & Cie
Que celles qui ont prié Dieu d’épouser un orphelin ou un homme dont les parents vivent au bled lèvent la main ! Et oui, elles sont folles ces demoiselles qui pensent que vivre pas loin de la belle-famille c’est forcément un calvaire, quoique des fois c’est pas la joie dans les chaumières !
Quand on épouse un homme, on épouse également sa famille, c’est qu’il n’est pas sorti de nulle part notre Dom Juan, sauf cas exceptionnel bien sûr. On a pourtant coutume de penser que belle-famille = galère assurée, entre la belle-mère exigeante et possessive, les belles-sœurs curieuses et critiqueuses, il n’y a finalement que les mâles de la belle-famille qui nous laisseraient en paix et que l’on apprécierait. Alors mythe ou réalité, ou plutôt est-ce systématique ?
La belle-famille devient notre famille avec ses qualités, ses défauts, ses histoires, ses secrets… et il est vrai que l’intégration n’est pas si facile que cela et pour cause ! On est l’étrangère devant qui il faut faire bonne figure les premiers jours, celle qui vient d’une autre famille, d’un autre milieu voire d’une autre culture. Etant donné que les opposés s’attirent et que notre Dom Juan peut ne rien avoir avec nous, on peut se retrouver face à une situation à laquelle on n’aurait jamais pensé. Mais les sentiments étant plus forts que jamais, on se dit que l’on peut résister à tout, tout supporter pour les beaux yeux de son futur époux.
Néanmoins, la belle-mère en or ça existe bel et bien. Elles ne sont pas toutes râleuses et n’attendent pas toutes le faux pas fatal. Certaines sont encore plus douces avec leur belle-fille qu’avec leur propre fille, les veinardes ! Ces belles-mères ont en tête l’idée qu’il est important de prendre soin de la belle-fille, encore plus que ses propres enfants.
Mais qu’en est-il de la belle-fille, c’est-à-dire nous ? Pas facile d’accepter sa nouvelle vie et de la gérer au mieux. Et puis il y a le stress et les copines qui vous bourrent le crâne à coup de « oh les belles-mères, toutes des mégères ! ». On part sûrement pleine d’appréhension et de stress, ce qui d’emblée met à mal le premier contact. Il faut donc se détacher de ses idées reçues et se lancer sereine.
Cependant, quand le premier repas vire au cauchemar, que les regards sont bizarres et que l’on est pressée de partir, ce n’est pas bon signe. Alors, de deux choses l’une : soit on décide de prendre sur soit et de tout faire pour que la soirée se passe le mieux du monde, et se dire qu’il y a du boulot ; soit on plaque tout et on dit ciao à son Dom Juan, ce dont je doute fort !
Belle-famille en sucre ou pas, l’important c’est de réussir à se faire accepter et à plaire. Et pour les plus récalcitrantes, reste le mari sans famille, et pour le trouver c’est une autre histoire !
On s’adapte ou on reste seule, le choix est vite fait, et si le problème venait de vous ?
Hijab and the city sur Rue89
15 novembre 2009 par La rédaction
Classé dans A la une, Ce qui fait débat
Nous publions aujourd’hui une interview de Hijab and the city accordée à Stéphanie Haski, réalisatrice et éditrice du blog Canons de beauté sur Rue89, un vidéo-blog très intéressant que nous vous conseillons, qui propose selon l’auteure « des portraits de personnes dont l’activité, les préoccupations, la culture sont liées aux questions de l’apparence ». Bonne lecture !
Hijab and the city : quand l’ « habit fait la musulmane »
Il est des apparences qui prêtent plus à penser que d’autres. Celles des femmes musulmanes portant le voile en font partie.
Le hijab divise depuis plus de vingt ans maintenant. En 1989 (on l’appelle alors « tchador »), le voile islamique fait son apparition dans les débats publics lorsque trois élèves d’un collège de Creil se voient renvoyéee pour port d’insigne religieux contraires à la laïcité.
Plus récemment, la proposition de légiférer sur le port de la burqa, qui a rapidement glissé vers la question du foulard, a relancé le débat. De même que la parution dans Paris Match en octobre dernier d’une photo montrant la chanteuse Diam’s voilée. Si l’artiste ne s’est pas encore exprimée sur le sujet, beaucoup d’autres l’ont fait, comme Sihem Habchi, présidente de l’association « Ni putes, ni soumises », pour qui Diam’s « victime de son entourage » a « capitulé ».
Pour Canons de beauté, j’ai eu envie d’aller à la rencontre de Khadija et Mariame Tighanimine. Khadija et Mariame, 28 et 22 ans, sont sœurs, françaises musulmanes et portent le voile. Elles ont fondé le site Hijab and the city, webzine féminin.
« Tous les clichés sont réunis »
Mariame et Khadija ont le sentiment que « quoi qu’elles fassent », elles sont toujours confrontées au même discours : « les femmes musulmanes et notamment les femmes voilées sont soumises ». Les réactions provoquées par la fameuse photo de Diam’s les touche, mais ne les étonnent pas. (Voir la vidéo)
« L’habit fait la musulmane »
Comment gèrent-elles elles-mêmes leur apparence et les réactions qu’elle peut provoquer ? Si Mariame et Khadija ne sont pas des victimes de la mode, elles font attention à ce qu’elles portent –comme toute femme occidentale, avec ce « plus » qu’elles essaient de faire oublier. (Voir la vidéo)
Hijab and the city
« Il est indécent de se focaliser sur le foulard et de nier la personne qui le porte. ». Mariame et Khadija ont fondé « Hijab and the city » en 2008 dans le but de faire connaître des personnes « dont on parle beaucoup, mais à qui on ne tend pas le micro ». Blog à l’origine, Hijab and the city est, selon elles, « le premier web magasine qui n’exclut pas les femmes françaises de culture musulmane ». (Voir la vidéo)
Mode occidentale et voile « ne sont pas antithétiques »
En dehors de ce qui touche à la spiritualité, les thématiques abordées dans le webzine sont sensiblement les mêmes que dans d’autres féminins : amour, cuisine, psy, société et beauté. Et une rubrique mode régulière : quel look proposer ? Pour qui ? Est ce que tout est permis ? Une première réponse : mode occidentale et voile « ne sont pas antithétiques ». (Voir la vidéo)
J’ai été interpelée par « Hijab and the city » et j’ai eu envie d’en parler parce qu’en y allant pour la première fois, j’ai découvert un espace plutôt moderne et pas moralisateur. Un lieu d’échanges d’expériences et de réflexions.
Evidemment, musulmans ou non musulmans, tout le monde ne se reconnaîtra pas dans les articles, mais il me semble que le site et les jeunes femmes qui le mènent véhiculent autre chose que « soumission » et « prosélytisme ».
Auteure : Stéphanie Haski, réalisatrice et éditrice du blog Canons de Beauté sur le site Rue89
Diam’s s’est convertie… et alors ?
20 octobre 2009 par Mariame
Classé dans A la une, Ce qui fait débat
A la mort de Michael Jackson (paix à son âme !), j’ai eu droit à un texto à pas d’heure. Et le lendemain, à un déjeuner en compagnie de ma bande (big up !) avec une copine qu’il a fallu consoler tout au long de la journée (c’est fou, je sais. Mais elle a aussi pleuré à la mort de Popi de Léo et Popi…). Après la publication des photos et de l’info concernant la conversion de Diam’s, j’ai également eu droit à un texto d’un numéro inconnu: « hey tu savé tu savé, Diam’s c converti a lislam (et Kamel lancien a 1 be-bar) ». Lettre ouverte aux voyeurs qui visitent ce site et en particulier au tartuffe du 91
23 septembre 2009 par Mariame
Classé dans A la une, Ce qui fait débat
Des hommes qui lisent Hijab and the city et qui apprécient sa philosophie et l’interactivité qui le caractérise il y en a beaucoup, avec qui nous aimons en outre échanger. Car point de misandrie sur notre site certes très girly ! Il en existe d’autres qui accrochent moins, qu’ils soient hommes ou femmes d’ailleurs. Mais comme vous le savez, les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas ! Et puis que serait un monde où tout le monde s’entendrait sur tout ?? Ok, c’était ma minute I believe I can fly…Hé hé, nous allons en discuter ! Et comme vous savez que nous partageons tout avec vous bien chères lectrices et bien chers lecteurs, procédons à une étude de cas que dis-je, au cas le plus pathologique, au voyeur number one qui ces derniers temps fait preuve d’acharnement en usant de jeux de mots bien douteux sur le web.
Qui vote pour cette sanction ?



















