Le top 8 des articles les plus commentés en 2009
1 janvier 2010 par Khadija
Classé dans A la une, Ce qui fait débat
C’est l’heure du bilan, hé hé, mais pas n’importe lequel ! Le bilan des articles plébiscités par vos commentaires les girls, et les guys, évidemment.
Et il faut reconnaître que vous nous avez gâtées niveau commentaires :
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Des tordants à mourir de rire, tellement tordants que les gens ne comprennent pas pourquoi on s’esclaffe parfois devant son téléphone en pleine rue.
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Des hors-sujets en veux tu en voilà ! Et là on se dit « ben alors les cailles, pas moyen de vous retenir ou quoi ?! »
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Des commentaires plus touchants et qui vous rappellent que rien n’est acquis et que la vie est pleine d’embûches.
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Des commentaires haineux, mais qu’on ne valide pas nananère, parce que s’il faut en plus se faire insulter chez soi, ben dis donc ?! Y a le JT pour ça ! Ou alors, ils passent et là c’est l’heure du fighting.
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Des commentaires et que jt’embrouille, tu comprends pas trop mais pas grave y a pas de petits commentaires.
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Des commentaires « chronique dans la chronique », plus long tu meurs mais c’est parce qu’il y en tellement des choses à dire…
Sans plus attendre, voici le classement des articles les plus commentés de cette année 2009, par rubrique, s’il vous plaît, c’est pour ça que c’est pas un top 10, navrée…
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Ce qui fait débat : Quand la burqa devient fashion, avec 126 commentaires. Qu’est ce qu’elles ont fait jazzer ces lunettes ! Entre les avant-gardistes et les sceptiques, c’était vraiment pas facile de trancher.
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Célibat, mariage et compagnie : Qu’attends-tu pour demander ma main ?, avec 247 commentaires (le post le plus commenté à ce jour waouh !) Celui-là a dû parler à plus d’une, n’est ce pas les girls ? Alors, ces alliances, elles ont enfin atterries sur votre annulaire gauche en ce début d’année ou toujours pas ?
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Cuisinez la : Five o’clock tea, avec 64 commentaires. Cela vous incitera encore mieux à laisser tomber les sodas !
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Elles parlent d’elles : Pourquoi j’ai retiré mon voile, avec 118 commentaires. Des visions partagées certes, mais un profond respect les unes pour les autres, quelque soit la position. C’est ça HATC, on ne juge pas, on échange.
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Look at mon style : Le look du jour : classique comme Jessica Alba, avec 105 commentaires. Comme quoi, on est de vraies groupies, en suivant la tendance des stars, on est pas si différentes des autres finalement !
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Portraits : Rencontre improbable avec Loubna Méliane, avec 46 commentaires. Ah qu’elle nous a bluffé la Mariame ! Cette interview, on ne l’attendait pas et il faut avouer que finalement, on est pas si rancunières que cela…
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Psy-show : La question de la semaine : le célibat, avec 94 commentaires. On sent que ça grouille de célibataires, mais pas n’importe lesquelles, celles qui assurent et qui se respectent, hein mes beautés ?
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Spiritualités : Le pèlerinage, ce voyage, avec 65 commentaires. Une ovation pour Karmouma et Cuistot ! Gare à vous, à présent vous devez être irréprochables : plus de potins ni de faux-pas, hé hé y a une justice quelque part !!!
En ce qui me concerne, mon article préféré, ben c’était celui-là : « Pour l’Aïd, le Petit Prince tu traumatiseras ! » Et oui, j’en ai pleuré de rire tellement il est criant de vérité. Et l’award du commentaire qui m’a pliée en quatre, est decerné à Hasna et son « ntss ntss à bas la guerre ! » Mais je sais plus où il est et j’ai la flemme de chercher, voilà ! C’était bien toi Hasna n’est ce pas ? Et une mention spéciale pour Shahin et son illustration écolo ! Et Cuistot, fais pas la tête, je te dis tout le temps que ta cuisine c’est une tuerie.
Et voilà, c’est tout pour le top des articles les plus commentés. Rendez-vous sur Hijab and the city les girls pour partager vos points de vue et vos histoires avec nous. Et pour celles qui ne se sont pas encore lancées, ben qu’est ce que vous attendez ?!
Quand la burqa devient fashion
30 novembre 2009 par Khadija
Classé dans Ce qui fait débat
Depuis quelques temps la burqa exacerbe et déchaine les politiques et les médias qui n’ont de cesse de nous faire des piqûres de rappel quand on croit que le sujet n’est plus d’actualité. Les chiffres ne sont alors jamais les mêmes, on en vient à tout confondre, et les dérapages bien contrôlés sur le hijab se font de plus en plus fréquents.
La burqa est donc devenue un véritable cache-misère en l’espace de quelques mois quand les sondages sont au plus bas, et pendant que l’on s’égosille sur les plateaux télé, où les journalistes se font imams et les maires de bourgades garants de la paix mondiale, d’autres innovent et créent, et font de la burqa une tendance modesque.
Cela se passe aux Emirats, plus précisément à Dubaï, où une agence de design s’est saisie de ce que l’on considère être une prison ambulante, pour en faire un objet que l’on retrouvera sûrement entre les mains des plus farouches opposantes. Des lunettes directement inspirées du masque que portent les femmes du Golfe. Une réadaptation de la tradition qui rend la burqa tellement plus classe.
L’idée de cette agence a été de rendre la burqa moderne, adaptée à l’air du temps. Ce masque qui naguère protégeait les femmes de nomades de la poussière et du soleil, est aujourd’hui porté par les grands-mères, tradition oblige. La coutume veut que toute femme l’adopte une fois mariée, mais cela se fait de moins en moins, les jeunes femmes étant plus férues de mode et adeptes de l’abaya à strass et des lunettes de grands créateurs.
Les lunettes dernier cri « BQ » sont donc nées, alliant tradition et modernité, pour ainsi répondre aux besoins de la jeunesse chic et branchée.
Des lunettes assez stylées à vrai dire qui finalement recontextualisent la burqa, la rendent plus fun et moins austère. Une idée qui vaut ce qu’elle vaut, mais qui a su se saisir d’une polémique tapageuse et proposer autre chose que de l’acharnement. En outre, précisons que les designers à l’origine de ces lunettes sont Français, ironie du sort ?
Hijab and the city au 21ème Festival de photojournalisme à Perpignan
26 août 2009 par La rédaction
Classé dans Ce qui fait débat
Hijab and the city participera au 21ème Festival de photojournalisme « Visa pour l’image » à Perpignan, dans le cadre d’un débat organisé par le magazine ELLE le vendredi 4 septembre à 17 heures. La table ronde portera sur le port du voile intégral en France, et sera animée par Valérie Toranian, directrice de la rédaction ELLE. Parmi les invités :
- Fadela Amara, secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la Ville
- Abdelwahab Meddeb, écrivain
- Souhayr Belhassen, présidente de la Fédération internationale des Droits de l’Homme
- Mariame Tighanimine, co-fondatrice du webzine féminin « hijabandthecity.com »
- Marie-Françoise Colombani, éditorialiste à ELLE
- Caroline Laurent-Simon, grand reporter à ELLE
Niqab : une femme qui le porte témoigne
24 juin 2009 par Khadija
Classé dans Elles parlent d'elles
Parce qu’il faut rompre avec les préjugés et que le respect des différences est primordial, Hijab and the city est allé à la rencontre de Sanaa, une bretonne convertie à l’Islam qui porte le niqab depuis quelques années. Hijab and the city lui donne la parole aujourd’hui, une parole qu’on lui confisque souvent pour mieux la fustiger.
Peux- tu te présenter aux lectrices ?
Je m’appelle Sanaa, j’ai 28 ans. Je me suis convertie à l’Islam alors que j’étais à l’université, en psychologie. J’ai reçu une éducation religieuse, et durant ma scolarité j’ai fréquenté une école tenue par les bonnes sœurs. C’est au lycée public que j’ai fait la connaissance d’une jeune fille d’origine marocaine, chez qui j’allais souvent pendant le Ramadan pour partager le repas d’el iftar. J’ai aimé l’hospitalité dont faisait preuve ses parents, le respect des valeurs familiales et le fait que son père nous encourageait à étudier, à être économe… il y avait aussi cette notion de pudeur même autour de la table alors que chez moi on se gênait pas d’être vulgaire, de parler de sujets indécents. Bizarrement, ma famille n’était pas pratiquante et elle m’a pourtant envoyée chez les nones (rires) !
Comment as tu évolué sur un plan spirituel ?
J’ai d’abord commencé par la prière avant même de me convertir. J’avais des petits bouts de papier avec moi pendant la prière (rires) !
Et tu as commencé par porter un hijab ?
Oui. J’avais très envie de le porter mais je craignais la réaction de ma mère. Mes parents savaient que je priais. Alors, j’ai commencé par porter des bonnets l’hiver, ça tombait bien ! Et puis je l’ai finalement mis. Je le portais très colorés avec du rouge, des fleurs… je l’accordais à mes vêtements. Et j’ai trouvé le jilbeb (long voile) hyper classe ! Je le portais avec des gandouras amples (robes traditionnelles marocaines).
C’est donc parce qu’il était « classe » que tu l’as adopté ?
Oui, et surtout plus pratique que le hijab. C’est une seule pièce à enfiler avec un bandeau alors que le hijab c’est plus compliqué avec les épingles.
Comment ce changement a t-il été perçu par ton entourage ?
Dans mon entourage, une femme qui porte le hijab est une femme analphabète, battue et opprimée, mais comme je le portais alors que je n’étais pas mariée ma mère m’a dit qu’elle me trouvait plus gaie, que je n’étais plus dans l’excès sur un plan financier et que j’étais plus raisonnable.
Et le niqab, quand t’es tu décidée à le porter ?
Pas trop longtemps après. La première fois que je l’ai porté je suis allée faire des courses en grande surface, et ça s’est bien passé.
Et pourquoi le porter ?
Parce que j’avais envie. Chacun son choix, chacun fait ce qu’il veut et à la hauteur de ce qu’il peut.
Et le regard des gens ?
Je le vis très mal. Je croise des gens gentils et d’autres vraiment odieux. On me dit souvent retourne chez toi, mais ce qu’ils ne comprennent et ce qui m’agace, c’est que je suis dans mon pays ! J’en ai assez qu’on me prenne pour une arabe alors que je suis un pur produit de cette société !
Et par rapport à ceux qui pensent que tu fais fi de ta féminité ?
Je suis une femme comme les autres, je vis comme les autres. J’aime les parfums, le maquillage, les sous-vêtements, les décolletés, les bijoux…
Comment ressens tu toute cette polémique autour d’un éventuelle loi interdisant le port de la burqa ?
Ils confondent tout et ne savent rien. Ce n’est pas une burqa que je porte c’est un niqab. On est pas en Afghanistan ! Ce sont deux contextes qu’on transpose mais qui sont totalement différents. Depuis que je me suis convertie, je suis super déçue. Les français sont très intolérants en réalité. Ils me prennent pour une analphabète. Tant qu’on ne désobéit pas aux lois, où est le problème ? C’est scandaleux ! Cette loi est illogique, on a des plages de nudistes qui existent et à côté on veut interdire à celles qui veulent se couvrir entièrement de le faire, chacun fait ce qu’il veut ! C’est vrai qu’il y a des gens qui sont extrêmes, qui ont des idées terroristes, mais tout le monde n’est pas pareil. A ce moment là tous les curés sont pédophiles, il faut arrêter de généraliser.
Quel message souhaiterais-tu transmettre ?
Laissez nous tranquille, tant qu’on ne fait pas de mal. Qu’on nous laisse vivre. Je n’influe pas dans la vie des gens, alors qu’on agisse de la même façon avec moi. On est comme tout le monde, on consomme comme tout le monde, on vit comme tout le monde, c’est notre foi qui diffère.
Que penses tu de l’expression « prison ambulante » pour qualifier ton niqab ?
On dit que l’on est des femmes opprimées mais en réalité ce sont les gens de l’extérieur qui nous oppriment, qui nous insultent. Si on est sensées être opprimées, alors pourquoi en rajouter ? Pourquoi ne pas nous aider au lieu de nous montrer du doigt ? Il faut que les gens se cultivent, il faut qu’ils viennent nous parler.
Tu préfèrerais qu’ils viennent vers toi ?
Je préfère qu’on me parle, qu’on m’interroge. Je suis opprimée par les gens à l’extérieur. Je suis malheureuse parce que les gens me maltraitent dans le rue. Ma religion ne m’opprime pas !
Comment te projettes tu par rapport à tout ce débat ?
Si quelqu’un peut me faire un don afin que je puisse partir plus vite d’ici, je le ferai.
Merci Sanaa.
Libres, mais pour combien de temps ?
22 juin 2009 par Khadija
Classé dans Ce qui fait débat
Par ces temps de crise et avec l’arrivée de l’été, les cerveaux bouillonnent et les âmes s’excitent. Les alibis vont bon train à l’heure où les prouesses technologiques nous dépassent, et où les frontières s’effacent.
L’universalisme sous couvert de liberté, impose son diktat au nom de la paix sociale. Une paix qui remet en cause le principe des libertés individuelles et qui assène un coup aux fondements de la démocratie.
La misère sociale, les inégalités, autant de maux, balayés d’un coup d’un seul par le voile de l’ignorance et de l’intolérance. Le voile, sous toutes ses formes, qui déchaîne les passions, et sert de prétexte encore et encore afin de mieux occulter les réalités que nous connaissons, et qui sont loin d’être belles à voir et à vivre.
La liberté, une valeur à la fois familière et galvaudée par ceux la même qui la prônent et la souillent.
Une valeur ô combien revisitée, subjectivée par des individus aux intérêts particuliers et au combat fourbe et déloyal.
Le choix, la décision n’appartiennent plus à des individus libres et égaux mais aux cerbères du dogmatisme qui accablent et asphyxient le souffle durement hérité de la liberté .
La différence n’enrichit plus, elle est combattue ou du moins elle est choisie par ceux qui imposent et qui assomment les esprits.
La liberté ne connaît pas le deux poids deux mesures, elle ne se négocie pas, elle s’impose, et elle doit être préservée.
Savourons là, délectons nous, parce qu’il n’est pas dit qu’elle soit acquise.
Dites moi qui vous ausculte, et je vous dirai qui vous êtes !
12 novembre 2008 par Mariame
Classé dans Ce qui fait débat
Parmi les nombreux sujets qui font la une des JT se trouve celui sur les femmes voilées qui, accompagnées de leurs terrifiants mâââris généralement présentés comme des hommes des cavernes, refusent d’être soignées par des médecins hommes (par lui ou lui quoi… enfin jamais vu de médecins comme ça dans les hôpitaux français… ça aurait peut être fait changer d’avis ? )
Quel archaïsme, vraiment!
Ce qui fait que maintenant toutes les femmes voilées doivent constamment se justifier et rassurer les infirmières et médecins qu’elles consultent.
Mais il faut bien admettre que certaines exagèrent. Pas dans le fait de vouloir absolument être soignée par un médecin femme, non. Le problème réside dans la manière de formuler leur volonté, sans oublier le choix des arguments de la mort (c’est le cas de le dire) exposés.
Je pense réellement qu’il n’y a pas à tergiverser et à entrer dans de fausses considérations religieuses. ERREUR!!! Si on veut un médecin femme et qu’il y en a un, tant mieux! Si y en a pas, ben tant pis! Pas besoin de donner de la matière aux journaleux en faisant de longs discours.
Mon ophtalmo est un homme, mon généraliste aussi… Le premier est limite muet, le second est mon médecin depuis très longtemps. Une fois il était absent, et j’ai eu à faire à son remplaçant plus jeune et surtout flippé. Après avoir demandé si je l’autorisais à s’approcher, il a commencé à m’ausculter en posant son stethoscope sur mon pull et s’est placé loin, très loin. J’ai ri sur le coup. Mais après réflexion, j’ai trouvé ça assez froissant…
Pourquoi avoir choisi des hommes et pas des femmes? Parce que l’ophtalmo est hyper compétent et c’est celui de la famille. Idem pour le généraliste. Et puis, j’avoue que mes choix de médecins selon leur sexe sont motivés non par des raisons religieuses (y en a pas de valables de toute façon), mais par les zones à examiner. Par pudeur ou à cause de complexes, interprétez-les comme vous voulez! Ma dermato est devenue une femme (avant, c’était pas le cas), ma dentiste en est également une (là par contre, c’est parce qu’elle est à 5 min de chez moi… c’est THE argument, ne cherchez pas!), mon O.R.L aussi: j’étais tombée sur un obsédé des cheveux la première fois.
Et vous mes poulettes (les poulets des cavernes peuvent donner leur avis), comment vous choisissez vos médecins?
Dites moi qui vous ausculte, et je vous dirai qui vous êtes !



