Courrier des lectrices : « Il me plaît beaucoup… mais je n’ose pas lui adresser la parole »
28 décembre 2009 par Fatma Mamouni, psychologue clinicienne
Classé dans Psy-show
J’ai 29 ans et je suis célibataire. Je suis inscrite à des cours de religion dans une association. J’ai remarqué un jeune homme, il me plait beaucoup, nous avons échangé quelques regards au début. Mais je n’étais pas très encourageante puisque je baissais mes yeux dès que nos regards se croisaient. Maintenant, j’évite de le croiser pour éviter ces échanges muets sans suite. Je voudrais comprendre pourquoi je suis dans pareille situation et comprendre ce sentiment d’impuissance.Que doit faire une femme musulmane, lorsqu’elle est attirée par un homme qu’elle ne connait pas avec tout ce que cela implique en terme de principes éthiques que sont les miens ? Comment dois-je réagir sans redouter de le bousculer ? Hayet
Apparemment un jeune homme vous plaît et vous avez le sentiment que cela est réciproque, c’est humain, certes, mais il ne faut pas en oublier les règles de bienséance. La démarche est simple, étant donné que vous ne connaissez pas son entourage, il faut vous adresser à une personne de l’association qui le connait (un professeur, un employé du personnel) en lui faisant part de la situation. Il ou elle lui en parlera et cela se fera en toute discrétion. Puis s’il est intéressé pour faire votre connaissance, vous pourrez réfléchir ensemble à l’organisation d’une rencontre.
N’hésitez pas à nous envoyer votre courrier à hijab.and.the.city@gmail.com. Bien sûr, votre anonymat sera préservé.
Sheikha Mozah Bint Nasser Al Missned
Le nom de cette femme ne vous dit peut-être rien et pourtant, elle est aujourd’hui à l’origine d’un véritable mouvement de société au cœur du Moyen Orient, et son action connait un rayonnement mondial.
Troisième femme de l’émir du Qatar, Sheikha Mozah est l’une des femmes les plus puissantes du monde d’après le classement du magazine Forbes. Les Français l’ont découverte il y a deux ans lors des festivités du 14 juillet. Une femme élégante, aux toilettes raffinées qui troque volontiers sa abaya noire contre des tenues occidentales, avec une façon de se couvrir les cheveux bien à elle, laissant apparaitre une légère banane le tout rehaussé de belles parures.
Le combat de Sheikha Mozah c’est l’éducation. En 1995, son époux décide de la création de la Fondation Qatar pour l’éducation, les sciences et le développement dont elle est la directrice et elle a été nommée envoyée spéciale de l’Unesco pour l’éducation de base et l’enseignement supérieur. L’éducation est selon elle la clé qui permettra à tous et surtout à toutes d’accéder aux plus hauts postes et de lancer les plus gros projets.
En outre, c’est elle qui a l’origine d’Al Jazeera Childrens Channel, le programme pour enfant de la chaîne qatariote. D’ailleurs, Sheikha Mozah est elle aussi maman et de 7 enfants s’il vous plait !
Certaines femmes donc, comme Sheikha Mozah font la une des journaux. Elles sont saluées et reconnues, à juste titre, pour le travail qu’elles accomplissent et leur volonté d’aller de l’avant. On s’enthousiasme que des femmes du Moyen Orient impulsent pareilles initiatives ou soient derrière des projets colossaux. De l’autre côté, on nous présente celles qui sont opprimées, à qui l’on refuse le port du pantalon, celles qui sont brimées au nom de valeurs et de principes obscurantistes. Mais il semble difficile d’adopter un regard juste et pondéré, qui ne soit pas exclusivement réservé aux personnes intéressantes sur le plan économique ou pour la polémique.
En tous cas, Sheikha Mozha est une grande dame qui redore l’image de la femme arabe. Par ses actions et sa prestance, elle réussit à mettre à genou les plus coriaces des journaleux occidentaux, ceux qui n’ont pas de scrupules à rendre menaçantes et avilies leurs propres compatriotes, si tant est qu’on les considère ainsi…
Site officiel de Sheikha Mozah Bint Nasser Al Missned : www.mozahbintnasser.qa
Ma première troc party !
24 décembre 2009 par Shahin
Classé dans Look at mon style
Votre appart de lilliputiens ne peut plus supporter ça ! Vos 75 robes, vos 163 pantalons, les jupes T34 ou on ne rentre plus qu’un bras, vos 45 t-shirts qui témoignent de votre période grunge attitude, la veste qui vous a couté les yeux de la tête mais qui ne va avec rien, les chaussures qui vous font mal aux pieds, les pulls qui grattent, la robe trop bleue, la jupe trop courte… Bref ça déborde !
Quoi de mieux que d’organiser chez vous, entre copines, un vide dressing ? Car non vous n’êtes pas seule ! Oui nous avons toutes des vêtements achetés sur un coup de tête qui errent dans notre placard depuis des lustres.
Première étape, faire une sélection de vos meilleures pièces. Exit les pulls qui boulochent, les zips cassés, les t-shirts délavés… Ce sont vos copines ou pas ?
Faites vos invitations. Et demandez à chacune de vos amies d’apporter avec elles 4 vêtements ou accessoires qu’elles souhaiteraient également troquer ou vendre. Limiter c’est mieux au risque de vous retrouver dans votre 30 m2 à la foire de Lille. Pensez à inviter vos amies de toutes tailles et de tout style, ainsi personne ne sera déçu !
Le rendez vous est pris. Un samedi ou un dimanche autour d’un petit goûter.
Pour un vide dressing réussi essayez de vous procurez un portant pour disposer soigneusement les vêtements que vous aurez préalablement lavés et repassés. Prévoyez également des cintres pour les vêtements de vos copines. Quelques sacs d’anciens shoppings serviront bien à celles qui rentreront chez elles les bras chargés. Et surtout surtout, ayez à disposition un miroir pour les nombreux essayages.
Le vide dressing c’est sympa, mieux que sur ebay ou dans un vide grenier. On ne paye pas de commissions aux dépôts ventes. Pas de surprises. On peut essayer, demander l’avis des copines. Et même rafler le pull qui nous faisait tant rêver sur Samantha…Et surtout faire de bonnes affaires.
Au fil du temps et pour ne pas lasser vos amies, organisez des vides dressings à thèmes: enfants, accessoires, livres…
Et pourquoi pas à la manière des réunions Tupperware des années 80. Devenez l’organisatrice de vides dressings chez les unes et les autres. De nouvelles amies, et de nouvelles pièces pourraient bien rejoindre les 250 paires de chaussures, les 33 vestes les 56…..mais à moindre coût !
C’est une façon ludique et pratique de faire le vide dans son placard et de partager vos trouvailles qui ne vous font plus rêver mais qui peut être feront le bonheur de vos amies. La blogosphère l’a déjà compris et les sites de fashionistas débordent de troc party.
Et vous, serez vous de la party ?
Un amour de mari
23 décembre 2009 par Khadija
Classé dans Célibat Mariage & Cie
Ah qu’ils ont eu droit à un règlement de compte ces maris impudents qui font souffrir nos belles dames et qui les font se flétrir ! Mais courage mes belles, ces épreuves vous rendront plus fortes et feront de vous des femmes vaillantes et sûres d’elles ! Pas question de se laisser aller même quand tout est voué à l’échec. La vie, elle, continue et il faut la saisir, la dompter pour atteindre ses buts même les plus inaccessibles. Ne pas oublier d’être femme avant d’être épouse, ne pas négliger sa personnalité et se mésestimer. Voilà le défi de cette femme qui souffre et qui ne voulait qu’une chose au départ, être aimée par un homme qui la respecte, l’honore et la rend plus femme encore.
Un homme c’est avant tout quelqu’un qui est là pour vous soutenir, vous protéger et surtout vous aimer. Personne n’est à l’abri des erreurs, certes, mais il en est certaines qui ne pardonnent pas. Mais qui peut se prémunir de cela ? Quelle femme peut d’emblée affirmer que l’homme qu’elle aime est le bon et qu’il ne la décevra jamais ? C’est donc une question de fortune, de destin. Néanmoins, comme dirait une de mes amies : « ce qui compte avant tout c’est sa gentillesse, parce que s’il te fait souffrir avant même qu’il y ait quoique ce soit, alors il n’en vaut pas la peine ». Amen, c’est bien vrai tout ça ! Mais qu’est ce qu’on est aveugle quand on aime, et on ne s’en aperçoit qu’une fois la bague au doigt, oups !
Trêve de scénarios tristounets, malheureusement tellement réels et courants…
Tous les maris ne sont pas grogneurs et méchants. Il existe des amours de mari, qui mangent dans la main de leur petite femme et qui n’oseraient jamais leur faire du mal. Non, je ne fais pas allusion au monde des Bisounours ou encore à la famille Doucœur. Il s’agit bien d’hommes qui n’ont de cesse de choyer leur moitié, pas seulement à coup de cadeaux mais qui les aiment et les chérissent et ça se voit !
Ils sont attentionnés, font tout pour que la flamme persiste, même quand c’est la femme qui endosse le rôle du rustre. Là par contre, ça nous rend jalouses et on se dit qu’elle ne le mérite pas, ouh les langues de vip ! Ainsi sont les lois de ce bas monde, on appelle cela l’équilibre des forces : les sauvageons avec les princesses et les amours de mari avec les sorcières. Vous imaginez si l’homme et la femme étaient tous les deux sauvageons, ils engendreraient des boules de nerfs !
Les amours de mari font fondre leur dame parce qu’ils savent qu’elle vaut bien plus que tout l’or du monde. Et c’est leur maturité et leur intelligence qui leur dictent d’avoir une attitude exemplaire. En effet, ils voient en leur femme, une sœur, une mère, une amie, une amante qu’il faut savoir aimer. Bien sûr, ils ne sont pas non plus infaillibles, mais au moins ils font des efforts afin que l’harmonie règne dans leur couple. Et cela passe par : aller déposer et chercher les enfants à l’école ou à la crèche quasiment tous les jours, faire les courses, s’occuper du bain des enfants et permettre à madame de sortir de temps en temps avec ses copines. Toutes ces petites choses qui soulagent et vous font sentir que vous êtes bien deux. Et la crème des crèmes, c’est celui qui s’occupent en sus des tâches ménagères en repassant lui-même ses chemises ou en lançant les machines. Mais le must of the must, c’est quand il cuisine, là c’est la vraie classe hein les girls ? Quoi de plus séduisant qu’un homme en tablier qui dit d’une voix ténébreuse : « dis chérie, tes pâtes tu les veux al dente c’est bien ça ? ». Et c’est encore plus charmant quand il se met à réaliser des recettes un peu compliquée, qu’il vous met les petits plats dans les grands et qu’il sort votre plus belle vaisselle, alors que les enfants sont chez la grand-mère. Ou celui qui pense à prendre des fleurs ou votre pâtisserie préférée.
Et oui, mesdames, cela existe, ce n’est pas un mythe et ce n’est pas du prince charmant qu’il s’agit. Ce sont des hommes ordinaires mais qui n’ont d’unique que l’amour qu’ils portent à leur petite femme adorée. Et moi, même si les pâtes sont trop cuites, je fondrais malgré tout….
Tendance culinaire : le thé matcha
22 décembre 2009 par Cuistot
Classé dans Cuisinez la
Voilà un produit dont on parle de plus en plus sur la blogosphère, j’ai nommé le thé matcha. Il s’agit d’une poudre très fine de thé vert moulu, finement broyé entre deux pierres, dans la plus pure tradition japonaise. Il est utilisé pour la cérémonie du thé, mais également comme colorant ou arôme naturel. En France, il est devenu un ingrédient courant, utilisé surtout en pâtisserie, en confiserie… Ceci parce qu’il apporte une jolie couleur verte aux gâteaux, entremets, biscuits, boissons ou autres douceurs. Mais également, parce qu’il ajoute au dessert préparé, un subtil parfum de thé, qui ravira à coup sûr vos fins palais !
Où en trouver ? Et à quel prix ?
Le matcha est généralement assez cher comparé à d’autres formes de thé, bien que son prix dépende de sa qualité. On en trouve maintenant un peu partout : chez G. Detou, Mariage Frères, La Grande Epicerie de Paris… Ou encore en ligne, chez Palais des thés.com, maison-tôt.com …
Des idées recettes ? Y’a qu’à demander ! Je vous propose un cake aux amandes et au thé vert matcha, ainsi que des cookies au chocolat noir et au thé matcha.
Cake aux amandes et au thé vert matcha
Ingrédients:
-
2oeufs
-
160g de sucre
-
1 yaourt
-
150g de farine
-
1 cuil. à café de levure chimique
-
10 cl d’huile de tournesol
-
100g d’amandes en poudre
-
5 cl de lait
-
2 cuil. à café de thé matcha
Préparation:
Préchauffez votre four à 180° (th.6).
Dans un saladier, travaillez bien au fouet les œufs et le sucre. Ajoutez le yaourt, la farine et la levure. Incorporez l’huile petit à petit. La pâte doit être bien lisse et sans grumeaux. Dans une casserole, faites tiédir le lait, et laisser infuser le thé matcha pendant 3 minutes. Ajoutez la poudre d’amandes et le lait parfumé au thé. Mettez au four pendant 45 minutes.
Cookies au chocolat noir et au thé matcha
Ingrédients:
-
125g de beurre mou
-
100g de cassonade
-
1 œuf
-
175g de farine
-
½ sachet de levure chimique
-
150g de pépites de chocolat noir
-
2 cuil. à café de thé matcha
Préparation:
Préchauffez le four à 175° (th. 4/5).
Dans un saladier, mélanger soigneusement le beurre mou coupé en parcelles, la cassonade et l’oeuf. Ajoutez la farine, la levure et le thé matcha. Sur une plaque recouverte de papier sulfurisé, déposez des boules de pâte, en les espaçant bien, car la pâte s’étale pendant la cuisson. Faites cuire pendant 15 minutes, pas plus ! Laissez refroidir sur une grille.
Courrier des lectrices : « Mon mari aime sa belle-soeur »
21 décembre 2009 par Fatma Mamouni, psychologue clinicienne
Classé dans Psy-show
Nous sommes mariés depuis 7 mois, nous étions fiancés pendant 3 ans. Lorsqu’il m’a demandée en mariage je ne l’aimais pas, j’ai eu de l’admiration pour lui après le mariage et je ressentais du désir. Il me manquait dès qu’il s’éloignait de moi. Mais j’ai découvert qu’il était fou amoureux de l’épouse de son petit frère, il l’aime secrètement, elle ne le sait pas !
Je l’ai surpris à la contempler d’un regard amoureux alors qu’elle était occupée à faire son ménage lorsque l’on était chez eux. Il m’appelle très souvent par le prénom de sa belle-sœur, il n’y a pas une conversation où il ne parle d’elle.
J’ai éclaté et je lui ai dit ce que j’avais remarqué, il a nié et juré qu’il m’aime à la folie et que mes propos le blessaient. Depuis, il fait attention, il parle moins d’elle mais moi je ne l’aime plus, j’ai de la tendresse pour lui et j’éprouve même de la pitié pour son amour impossible. J’ai demandé le divorce mais il ne veut pas. Il a malgré tout essayé par tous les moyens de me prouver qu’il m’aimait mais en vain, je ne le crois plus.
Je ne sais pas quelle décision prendre sachant qu’il vient à l’instant de m’appeler en usant du prénom de sa belle-sœur ! Je ne supporte plus cette situation. Myriam
La réponse de Fatma Mamouni, psychologue :
Votre réponse à son attitude est le divorce : c’est l’extrême, vous commenciez juste à l’aimer ! D’un autre côté les lapsus répétés de votre époux ne font aucun doute sur le fait qu’il l’apprécie, mais cela ne signifie pas qu’il ne vous aime pas.
Il semblerait que vous vous sentez incapable de rivaliser avec elle et donc que vous préférez sortir de la course, je ne sais pas si c’est un motif suffisant pour abandonner l’homme que vous aviez appris à aimer. Faites-lui part de votre malaise et des conséquences de son attitude et demandez-lui ce qu’il propose comme solution.
Il semble vous aimer et tenir à vous, aussi, je pense que vous pouvez trouver un terrain d’entente. Pour commencer, il faut essayer d’éviter tout contact avec elle afin qu’il puisse commencer à mettre de la distance, et puis vous avez plus d’avantages qu’elle pour séduire et plaire à votre époux, profitez-en, plus vous lui ferez plaisir et plus il ne verra que vous !
N’hésitez pas à nous envoyer votre courrier à hijab.and.the.city@gmail.com. Bien sûr, votre anonymat sera préservé.
Bonne année 1431 !
18 décembre 2009 par Khadija
Classé dans Spiritualités
A toutes les lectrices, sans oublier nos lecteurs, Hijab and the city vous souhaite une excellente année 1431 !
Et oui, on est encore au 15ème siècle chez les musulmans, mais on a les avions, l’Iphone, les nanotechnologies… Si c’est pas extraordinaire ça ! On a de l’avance sur De Vinci et sur les plus grandes inventions de tous les temps, et on a même un noir au pouvoir aux Etats-Unis et pas au service de « Mam Scarlett » !
Plus sérieusement, une nouvelle année qui commence, qu’elle soit grégorienne, hégirienne ou encore chinoise, est toujours synonyme de nouveau départ, de bilan annuel et de prise de bonnes résolutions pour l’année qui suit. On fait le point sur soi, sur sa situation, son état et on se dit qu’il y a des choses à changer, d’autres à améliorer ou encore à bannir. On se fixe alors des objectifs et on essaie de s’y tenir.
Tout le monde connaît l’histoire du calendrier hégirien, n’est- ce-pas ? On sait que l’amorce de ce calendrier renvoie à l’émigration du Prophète Mohammed (SAW) de la Mecque vers Médine, en raison des persécutions dont ses compagnons et lui-même faisaient l’objet en raison de leur adhésion à une nouvelle religion, l’Islam. L’histoire, vous la connaissez, sinon, rendez-vous sur Wikipédia ou sur toute autre encyclopédie.
Ainsi, on sait ce qu’est l’hégire, lhijra, en arabe. Mais pour beaucoup, et depuis quelques années, le terme arabe ne correspond plus seulement à l’évènement historique qui fait référence à l’émigration des premiers musulmans. Petite leçon d’étymologie : le terme hijra vient du verbe hajara qui signifie abandonner ou encore quitter. Historiquement, puisqu’il s’agissait de quitter une contrée pour une autre, le mot hijra est communément traduit par le mot émigration. Actuellement, parler de hijra, chez certains musulmans, renvoie à la volonté de quitter son pays de résidence, qui est bien souvent sa patrie, afin de s’installer dans un pays dit « musulman ». il s’agit en fait de quitter ce que l’on appelle dar el harb , c’est-à-dire le monde non musulman, en l’occurrence l’Occident, et d’aller vivre dans un pays de dar el Islam, un pays musulman. En général, les personnes qui font ce choix sont animées par l’envie de vivre pleinement leur spiritualité parce qu’il leur parait extrêmement difficile de se sentir épanouis dans leur foi, dans un pays où l’Islam n’est pas la religion d’état. En outre, la stigmatisation, l’amalgame et le respect de leurs principes les encouragent fortement à abandonner leur terre natale et à prendre un nouveau départ, ailleurs.
Ce phénomène migratoire renvoie donc à des causes éminemment idéologiques et/ou sociales, mais est calqué ou inspiré, semble t-il, par l’histoire du Prophète Mohammed qui a quitté La Mecque parce que sa vie était menacée et qu’il lui fallait se mettre en route vers un pays où on l’accepterait avec ses convictions.
Or, sur un plan spirituel, parler de hijra ne signifie pas forcément quitter physiquement un lieu pour un autre dans le but de se sentir en phase avec sa foi. En effet, on parle de hijra spirituelle qui est le fait de passer d’un état spirituel donné à un autre, d’un état d’ignorance à un état de croyance. C’est une émigration de l’esprit, un combat intérieur, que le croyant mène afin d’arriver à un degré de foi supérieur au précédent. Cette émigration est intemporelle et immatérielle.
On dit que la terre est vaste, et que l’on peut vivre sa spiritualité où que l’on aille. Du déracinement résulte bien souvent le mal-être. Par ailleurs, penser que dans les pays dits musulmans, l’on vit mieux sa religion ne me semble pas si évident que cela. Cependant, à chacun sa vision des choses et ses buts, l’essentiel étant de se sentir bien où que l’on aille.
Avis de grand froid
17 décembre 2009 par Shahin
Classé dans Look at mon style
Le froid est là, et s’engouffre partout. Et moi j’ai horreur du froid… Les traineaux enneigés, les sapins blancs les feux de cheminés et les -3°, je les laisse aux vacances de ski. Alors quand je sors, il est INDISPENSABLE de prendre certaines précautions au risque de perdre un orteil, d’avoir le nez qui coule, ou pire de rester collé à son iphone !
Donc n’oubliez pas vos gants, mitaines, moufles, bonnets, chapkas, foulards, écharpes, collants en laine, chaussettes de montagnes, et puis surtout votre allié pour l’hiver : mantouné un jour, doudoune pour toujours ! Eh oui ! Après un combat acharné entre les deux, nez rouge et mains asséchées. Doudoune Shahinou vainqueur par K.O !
C’est vrai qu’en hiver, on a tendance à trop se couvrir. Il faut éviter de transpirer, puisque la transpiration nous refroidit davantage. Donc couvrez vous comme un oignon, en multipliant les couches. Ainsi, quand la température grimpe ou quand on change d’endroit, on peut enlever une ou des couches pour se sentir bien : ni trop froid ni trop chaud !
Petit tour d’horizon de ce qui nous réchauffera le corps et le cœur cet hiver glagla.

De haut en bas et de gauche à droite:
Fauteuil : 41 euros pbteen.com, Bottes Marc by Marc Jacobs: 239 euros net-a-porter.com, Chapka: 18 euros Debenhams, Gilet Topshop : 56 euros, Manteau et sac H&M, Casque fourré: 55 euros www.skullcandy.com, gants: 25.88 euros Mango Chauffe oreilles: 8.88 euros Debenhams, Bottes fourrées Tatoosh trappeur: 120 euros, Col Caroll : 30 euros, Coussins: 12 euros Overstock, Chaussons: Objects-of-design.co.uk, Couverture : 24 euros Kohls.com, Doudoune perfecto by Alexis Mabille, décorations de Noël ou pas Impressionen.de.
Dossier : le Sida
16 décembre 2009 par La rédaction
Classé dans A la une
Le Sida continue aujourd’hui à être perçu comme une maladie atypique, chargée en symboles aussi bien macabres que libertins, une maladie qui, au-delà de l’absence d’un remède, tend toujours à la stigmatisation et à la marginalisation de celui ou celle qui en est atteint.
Parce qu’il touche à la question du genre et à la sexualité, le Sida relève de facto du tabou et de l’interdit en matière de relations sexuelles, en particulier celles consommées dans un contexte hors mariage. L’Islam ainsi que les autres religions (Christianisme, Judaïsme, Hindouisme), accordent aux individus le droit de jouir du sexe à condition que ceux-ci se réalisent dans le cadre de relations conjugales. Or, tout n’est pas blanc ou noir, et l’on ne peut partir du postulat que les religions ne sont pas conscientes de la diversité des tempéraments, des attitudes et des positions de tout un chacun. L’individu, dans sa particularité, sa singularité, dispose de son corps et en est responsable. Il fait le choix de ses comportements, et il est un principe indéfectible de l’Islam qui consiste en ce que nul n’est en droit de juger l’autre ou de porter atteinte à son intégrité. L’Islam promeut l’importance des droits les plus fondamentaux, tel celui d’être responsable de ses actes sans avoir à en rendre compte à qui que ce soit, excepté à son Seigneur. Cela relève de son intimité, de son libre-arbitre, et s’immiscer dans les affaires de son coreligionnaire sans son consentement revient à s’ériger en un juge tout puissant, et c’est bien là la pire des hérésies.
Pour Hijab and the city, la journée du Sida ce n’est pas seulement le 1er décembre, c’est en fait tous les jours. En effet, personne ne peut affirmer être à l’abri de ce fléau car, contrairement aux idées les plus bigotes, le Sida n’est pas une maladie d’homosexuels, de toxicomanes ou de personnes dépravées, avides de sexe et de débauche. Dans le monde musulman, cette question a été amplement débattue et il en est sorti des positions étonnamment libérales. Chaque pays a son interprétation propre, mais tous sont d’accord pour dire qu’il est important d’agir dans le respect mutuel conformément aux enseignements du Prophète Mohammed (SAW) : « Dans leur amour et leur sympathie mutuelle, les croyants sont comme un corps et quand une partie est coupée, la douleur affecte l’ensemble qui y répond par un affaiblissement total et la fièvre ». L’attitude moralisatrice n’est pas à adopter à l’aune des principes religieux. Tous les responsables religieux s’accordent à reconnaître, conformément aux textes, qu’il n’est pas de maladie envoyée sans remède, le Sida n’est donc pas à percevoir comme une malédiction, mais bien comme un problème sanitaire mais aussi et surtout social car en réalité, cette maladie renvoie à la violence structurelle des systèmes de pouvoir qui se traduit par une inégale répartition des richesses. Le message à porter doit donc reposer sur une réflexion en vue d’opter pour une existence responsable et construite autour de valeurs éthiques et spirituelles.
Ainsi, nous vous proposons un dossier « spécial Sida » où nous découvrirons ensemble le combat que mènent sur le terrain des femmes au sein de grandes organisations humanitaires, mais aussi plus proche de nous, au cœur même de mosquées, où, contrairement aux idées reçues, l’écoute et l’empathie accueillent ces personnes bien souvent exclues et discriminées. Nous vous présenterons tout d’abord, les actions que mène Islamic Relief sur le terrain, avec une interview de Sarah Douik, sa représentante internationale chargée des relations publiques et qui a organisé en 2007 une conférence internationale à Johannesburg sur le Sida. Puis, nous dresserons un état des lieux des actions menées par des organisations musulmanes à l’échelle internationale. Enfin, nous reviendrons en France et vous ferons part de notre charmante rencontre avec Fatima Zohra Messaoudi, médiatrice sanitaire et sociale au centre socio-sanitaire de Paris, situé au sein de la Mosquée Adda’wa dans le 19ème arrondissement de Paris.
Nous avions souhaité rencontrer une personne touchée par cette maladie, afin de recueillir son témoignage, mais cela nous a été impossible, ces personnes craignant la stigmatisation. Et il est à savoir que cette crainte empêche souvent ces derniers à avoir recours au dépistage et par conséquent à être pris en charge comme il se devrait.
Islamic Relief et la lutte contre le Sida
Islamic Relief est une ONG musulmane d’envergure internationale et qui a très vite placé la problématique du Sida au coeur de ses actions. Sarah Douik, en charge du bureau de liaison auprès de l’Union Européenne, a accepté de répondre à nos questions et de nous en dire plus sur le programme d’Islamic Relief dans le domaine de la lutte contre le Sida.
Quel est votre rôle dans le volet Sida chez Islamic Relief ?
Depuis 3 ans, je suis en charge du bureau de liaison auprès de l’Union Européenne. Mon rôle consiste à communiquer avec les institutions européennes et à mener des actions de plaidoyer au niveau de l’Europe. J’effectue aussi des missions régulières en Afrique, au Moyen Orient et en Asie pour animer des formations, apporter un soutien technique aux équipes de terrain et renforcer notre partenariat avec la Commission. Concernant le volet Sida, j’ai participé à la Conférence “Sida et Islam” qui s’est tenue à Johannesburg en novembre 2007. A Bruxelles, je contribue aux réunions de plaidoyer sur le Sida au sein des plateformes d’ONG afin de pousser l’Europe à renforcer son action et à améliorer son efficacité dans ce domaine. J’ai également été invitée comme intervenante à la conférence sur le VIH/Sida qui s’est tenue en janvier 2008 à Bruxelles avec Dr Tariq Ramadan et Dr Yacub Mahi.
Depuis combien de temps l’ONG Islamic Relief mène-t-elle campagne sur la thématique du Sida ?
L’ONG Islamic Relief a été confrontée à la problématique Sida à travers les projets qu’elle mène à bien dans le domaine de la santé et à travers son programme de parrainage des orphelins notamment en Afrique du Sud mais aussi dans d’autres pays par exemple en Asie. En 2007, nous avons organisé une conférence internationale sur ce sujet afin de sensibiliser l’opinion publique internationale et alerter tous les gouvernements notamment dans les pays musulmans sur l’importance d’apporter des solutions concrètes aux acteurs de terrains qui sont confrontés à des situations humaines et sociales difficiles. En effet, nul n’est sans savoir que dans de nombreux pays, les personnes infectées par le VIH sont souvent victimes de discriminations et se retrouvent isolées pour faire face à cette situation. Elles sont part ailleurs souvent exclues de l’accès aux soins et aux traitements antirétroviraux faute de services de santé adéquats ou faute de moyen pour les plus défavorisés. Suite à la conférence et sur la base des discussions engagées à cette occasion, nous avons développé une approche visant à traiter de la question VIH/sida et à l’intégrer comme composante dans tous nos programmes y compris dans nos projets liés à la santé et à l’éducation.
Quelles actions concrètes menez-vous sur le terrain ?
Dans le cadre de notre programme de parrainage, nous proposons à nos donateurs de venir en aide aux orphelins dont les parents sont décédés suite à la maladie du Sida, notamment dans le cas de l’Afrique du Sud qui est un pays particulièrement affecté par cette situation. Nous avons également recruté une experte VIH/Sida basé en Afrique du Sud qui est amenée à conseiller et à orienter tous nos programmes à travers le monde pour prendre en compte cette situation et prévoir une réponse adaptées aux bénéficiaires touchés par le VIH/Sida. Nous nous attachons à ce que toutes les personnes atteintes du VIH/Sida puissent avoir accès aux soins de santé et aux services de santé sans discrimination. Nous sommes aussi très actifs au niveau de la prévention à travers nos programmes comme dans le cas du Bangladesh. Nous avons par exemple développé un projet de santé spécifiquement dédié à la santé de la mère et de l’enfant qui propose un traitement, des soins et des conseils afin de limiter les risques de transmission du virus de la mère à l’enfant. Nous nous attachons aussi à informer les jeunes femmes quant aux risques de contracter le virus afin de renforcer la prévention. Notre méthode repose en particulier sur la formation de jeunes filles qui ont alors la charge d’informer d’autres personnes de leur âge. Dans tous les cas, nous offrons à nos bénéficiaires une réponse adaptée à leurs besoins et aux réalités du terrain afin de maximiser l’impact et l’efficacité de nos programmes et d’engager au maximum tous les acteurs locaux dans la lutte contre le sida.
Votre programme est international, quel état des lieux dressez-vous aujourd’hui ?
Nous avons constaté un lien étroit entre la pauvreté et la propension à contracter le VIH. Par ailleurs, le VIH a tendance à accentuer davantage le dénuement et la pauvreté des personnes qui se trouvaient déjà dans une situation précaire auparavant. On observe donc une spirale infernale pour beaucoup de personnes infectées dans les pays les plus pauvres. En tant qu’ONG dédiée à la lutte contre la pauvreté à travers le monde, nous sommes donc particulièrement sensibles à cette situation et il est de notre devoir d’alerter les opinions publiques à travers le monde sur cet état de fait. Dans de nombreux pays, nous observons par ailleurs une stigmatisation des personnes porteuses du VIH à tel point que certaines préfèrent ne pas faire de test afin de connaître leur statut. Quand elles se savent atteintes du VIH, elles cachent souvent à leur entourage et à leurs proches cette situation et se retrouvent seules et isolées. Lors de la conférence à Johannesburg, certains intervenants ont fait part de leur expérience quant ils ont osé parler du fait qu’ils avaient contracté le VIH à leur famille. Ils ont été victimes d’exclusion et de stigmatisation. En Afrique du Sud, un réseau a même été créé suite à ce problème afin de lutter contre les discriminations et permettre aux personnes atteintes du VIH se s’exprimer librement, de partager leurs expériences, de s’entraider et de changer les mentalités. Il s’agit du réseau Positive Muslims, très actif en Afrique du Sud et qui pourrait servir d’exemple dans d’autres pays.
Les musulmans sont-ils tout autant exposés et touchés par le virus ?
Même si certains pays musulmans sont aujourd’hui encore modérément affectés et que le VIH/Sida reste cantonné à des groupes dits « à risque », il n’en demeure pas moins que sans une réponse rapide et adéquate, le VIH/Sida risque de se propager et d’atteindre des taux d’épidémie aussi élevés que dans les pays les plus touchés. C’est pourquoi il est urgent de se confronter à la question de VIH/sida et de la traiter comme toute question de santé publique qui demande des réponses adaptées à la mesure du risque encouru. C’était aussi la raison pour laquelle nous avons souhaité organiser cette conférence en Afrique du Sud. Cela nous a notamment permis de visiter les projets mis en place dans le cadre du volet VIH/Sida. Lorsque l’on rencontre un petit garçon de 3 ans plein d’entrain qui est sous traitement antirétroviral, cela vaut beaucoup plus que tous les grands discours. Des femmes séropositives de confession musulmane (voilées ou pas) ont aussi pris la parole pour parler de leur expérience et exprimer le fait que tout le monde était susceptible d’être touché sans distinction.
Quel est le rôle d’Islamic Relief ? Quel type de campagne menez-vous ?
Tout d’abord nous essayons d’agir sur le terrain en développant des campagnes de sensibilisation qui sont formulées de manière adaptée au contexte socioculturel et religieux local. C’est très important pour rallier les populations à cette cause et engager les communautés comme acteurs de changement et de progrès afin de lutter contre la propagation du VIH et de ne plus stigmatiser les personnes porteuses du virus. Nous nous attachons à remettre en cause lutter certains préjugés et à dénoncer les tabous à travers l’échange, la discussion, le dialogue, la confrontation avec les réalités du terrain et l’accès à l’information. Nous sommes particulièrement attachés à sensibiliser les communautés à travers le monde et notamment les communautés musulmanes en Europe et ailleurs. En tant qu’organisation humanitaire et de développement, notre priorité est de sauver des vies et de nous engager activement dans la lutter contre la pauvreté. La lutte contre le VIH/sida et l’assistance aux personnes victimes du VIH est donc au cœur de notre action et de nos priorités. Cela passe par les programmes sur le terrain et la sensibilisation du grand public et notamment des opinions publiques musulmanes sur cette thématique.
Vous avez travaillé en collaboration avec des savants musulmans quel est leur rôle ? Que préconisent-ils ?
En tant qu’ONG musulmane, Islamic Relief s’attache à mette en place une action humanitaire et des projets de développements inspirés par les principes généraux de l’Islam que l’on retrouve chez la plupart des organisations non-gouvernementales d’inspiration religieuse et humaniste. La question du VIH/Sida est particulièrement complexe car elle soulève un grand nombre de situations bien précises rencontrées sur le terrain qui appellent des solutions pratiques et adaptées au contexte local. De facto, les praticiens du développement et les personnes atteintes du VIH sont confrontées à une pluralité de questions éthiques notamment en tant que personnes de confession musulmane. Dans ce contexte, le dialogue avec les savants musulmans a permis d’apporter des réponses ou tout du moins d’explorer certaines problématiques à la lumière des enseignements religieux. Lors des ateliers de travail, cette contribution a été particulièrement appréciée au même titre que l’étaient les contributions des acteurs de terrain et des personnes atteintes du VIH. L’objectif commun était en effet d’apporter des solutions pratiques, efficaces et adaptées dans le contexte de l’islam pour permettre aux ONG de mieux travailler sur le terrain et de mieux venir en aide aux populations affectées.
La conférence a aussi été un moment d’apprentissage pour les savants ainsi que pour tous les participants notamment du fait des échanges (200 personnes venues d’une cinquantaine de pays) mais aussi des visites de projets sur le terrain. Nombre d’entre eux en ont conclu qu’il était important de briser certains tabous notamment concernant l’homosexualité afin que les personnes affectées puissent trouver le soutien et l’aide nécessaire dans leur communauté. Un autre enseignement qui a été souligné par les savants concernait l’importance de répondre aux questions éthiques de manière appropriée au contexte et de ne pas considérer telle ou telle approche comme la solution à toutes les situations. Il y a en effet une pluralité de contextes et donc une pluralité de méthodes à adopter pour engager la lutte contre le VIH/Sida de la manière la plus efficace qui soit.
Aujourd’hui, est-ce toujours un sujet tabou au sein de la communauté musulmane ?
La question du Sida reste en effet aujourd’hui un tabou dans de nombreuses communautés musulmanes à travers le monde. La religion musulmane désapprouve les relations sexuelles hors mariage ainsi que la consommation de drogues. Afin de lutter contre la propagation du VIH, nous devons reconnaître le fait que ces pratiques existent et qu’elles sont répandues à travers toutes les communautés y compris au sein des communautés musulmanes. Il ne s’agit pas ici ni de blâmer les individus qui ont contracté le VIH ni de nous concentrer exclusivement sur les interdits et les pratiques islamiques ou non-islamique en présentant l’abstinence comme seule moyen de lutte contre de VIH/Sida. Cette attitude ne ferait qu’aggraver le problème en renforçant la stigmatisation dont des personnes atteintes du VIH sont victimes. D’autant plus qu’on observe une pluralité de facteurs conduisant à la surexposition au VIH/Sida avec un rôle non négligeable de la pauvreté et de la situation socio-économique des personnes affectées. Nous nous devons donc de reconnaître et d’analyser l’ensemble des facteurs qui conduisent à la propagation du VIH/sida afin d’apporter des réponses efficaces et durables. Car en dépit des discours religieux, le VIH continue à se propager parmi les populations musulmanes à travers le monde.
Que pensent les gens ? Qu’en est-il de l’idée qui veut que le Sida est une maladie d’homosexuels, les musulmans pensent-ils ainsi ?
Tant que l’épidémie reste concentrée dans certaines populations dites « à risque », le reste de la société cherche parfois à se rassurer en pensant qu’ils sont protégés. Mais l’expérience prouve que ce n’est pas le cas et qu’en l’absence de réponse adéquate, l’épidémie se propage à l’ensemble de la société. Les musulmans sont de plus en plus sensibles à cette réalité. Dans les pays les plus affectés, ceux-ci sont conscients du fait que le VIH/sida peut toucher tout individu sans distinction quant à son orientation sexuelle et qu’il faut engager des campagnes d’information, de sensibilisation et de prévention à destination du grand public et non pas seulement envers tel ou tel segment de la population.
Vous avez organisé un colloque à Johannesburg en 2007, deux ans plus tard, quel bilan dressez-vous?
Le colloque a marqué une étape importante dans la prise en compte de la thématique sida au sein de la communauté musulmane. Il a permis de briser certains tabous et d’enclencher un processus de remise en question par nombre d’acteurs venus de différents pays qui se sont inspirés des expériences de leurs collègues à travers le monde. Ceci a conduit à de nombreuses actions de sensibilisation au niveau local dans différentes communautés en Europe, en Afrique, en Asie et au Moyen Orient. Suite au colloque, les participants se sont également engagés sur un plan d’action. Dans cette dynamique, un fond a été créé pour financer des projets et lancer un réseau international dédié à la question du VIH/sida. Les actes du colloque servent aussi de base de travail à de nombreux professionnels du développement à travers le monde dans la mise en place de projets de prévention et de lutte contre le sida.
Le Sida : de Cape Town au 19ème arrondissement de Paris
16 décembre 2009 par Khadija
Classé dans Ce qui fait débat
Les actions menées de par le monde au sein des communautés musulmanes, attestent de cette volonté d’en finir avec la vision moralisatrice et assassine que l’on a du Sida. Certes, l’Islam préconise certains principes, souvent décriés par les sociétés occidentales, reposant sur des bases morales et qui dictent le mode de vie du croyant. Par exemple, la question de la chasteté des hommes et des femmes et l’abstinence (que l’on retrouve d’ailleurs dans les autres religions), mais qui ne se présentent pas comme une réelle solution pour certains, chez les non-musulmans comme chez les musulmans. C’est pourtant ce type de prévention que mettent en avant certaines organisations musulmanes ayant pour but de venir en aide aux victimes du Sida et qui luttent contre toute forme de diabolisation et de marginalisation. Néanmoins, elles ne se gardent pas de rappeler que tout comme la nécessité de considérer la vie avec sagesse et raison, il est primordial de proposer une seringue neuve au toxicomane, ou encore de distribuer des préservatifs car, inconsciemment et consciemment, cela donne une idée de la différence entre la vie et la mort. Et en agissant ainsi, on choisit le moindre des maux.
Positive Muslim :
En Afrique du Sud, Positive Muslim, est une organisation entièrement dédiée à la lutte contre le Sida. Depuis 2000, Positive Muslim accompagne les personnes atteintes du Sida et travaille de concert avec l’USAID ou encore l’ONUSIDA. Le crédo de Positive Muslim : la compassion, ne pas juger l’autre et la clémence. Toute marginalisation est à proscrire. Ici, on prône la justice, et non la pitié. Et ce qui permettra de faire avancer les choses, repose avant tout sur la transparence et l’importance de la décision collective. Des ateliers sont organisés où tout est mis en scène pour plus d’empathie et de compréhension.
Positive Muslim considère que le travail de prévention doit être accompagné d’une action politique qui combat les inégalités sociales lesquelles contribuent à la pandémie du Sida. Ainsi, il est important de souligner le caractère éminemment social, en tant que problème de fond, du Sida que l’on soit Européen ou Africain. En effet, les populations les plus pauvres sont les plus exposées en raison du manque d’accès aux soins et d’ailleurs nombreuses sont les ONG musulmanes qui affirment que l’on ne peut blâmer la prostituée d’être atteinte du Sida, car, en vérité, ce qui l’a poussée à adopter pareille attitude c’est bien son état de pauvreté et non une quelconque perversion de l’esprit.
Le centre socio-culturel de Paris, au cœur de la mosquée Adda’wa :
En France, plus près de nous, j’ai eu l’honneur de rencontrer Fatima Zahra Messaoudi, une femme d’origine algérienne, mère de famille et active sur le terrain de la lutte contre le Sida, mais pas seulement. C’est au centre socio-sanitaire de Paris qu’elle m’accueille qui est abrité à la Mosquée Adda’wa dans le 19ème arrondissement de Paris. C’est une femme souriante et très accessible qui me reçoit malgré un emploi du temps très chargé et des missions titanesques. Diplômée en Histoire à l’Université de la Sorbonne, elle devient médiatrice socio-sanitaire en 2001, après une formation qu’elle a suivi, encouragée par le recteur de la mosquée Adda’wa, le Pr Larbi Kechat, à l’origine de l’ouverture de cet espace de prévention et d’écoute.
Fatima Zohra m’explique qu’en France « dans la communauté musulmane, toutes les maladies liées au corps sont taboues » bien qu’elles aient fait des ravages. Et le constat est le suivant « les gens ne savent pas vers qui se tourner parce qu’ils ont besoin de parler surtout sur un plan religieux ». Il est alors question de rédemption, de pardon, de punition, mais ce que leur explique Fatima Zohra c’est que Dieu est amour et que nul ne peut sonder le cœur de quiconque : « J’essaie de leur expliquer que cela peut être une épreuve, que ce ne doit pas être perçu comme une punition infligée par Dieu. Je leur parle de la patience, et j’essaie de dégager leur responsabilité en mettant en avant la miséricorde de Dieu et en tentant de leur faire comprendre que c’est une maladie comme une autre même si elle résulte d’un rapport sexuel hors mariage. Ce sont des femmes et des hommes qui ont eu un moment donné des désirs, qu’ils ont assouvi sans penser à se protéger. En Islam, la protection c’est le jeûne pour ceux qui ne peuvent pas se marier. Quand le sida est là, on ne peut plus rien faire, aussi, on met en avant le pardon. D’ailleurs, quand ils viennent, il y a déjà une volonté de retour à Dieu, au spirituel. »
C’est donc avec l’affection d’une mère qu’elle accueille ces jeunes hommes et ces jeunes femmes qui hésitent beaucoup à aller vers elle par peur du qu’en dira t-on et du jugement des autres, mais aussi parce qu’ils se sentent gênés et parce qu’ils ont honte de parler sexualité. Elle va jusqu’à les orienter vers les centres de dépistage, car bien souvent ces femmes et ces hommes redoutent pareille démarche, et c’est en cela que le rôle de Fatima Zohra est déterminant dans l’accès aux soins et aux services des malades.
Fatima Zohra insiste sur l’importance de prendre en compte les codes culturels de chacun et de savoir interpréter les propos de certaines personnes pleins de symboles et d’images, mais aussi de savoir faire de la prévention de manière discrète, adaptée aux codes de chacun.
Au centre socio-culturel, Fatima Zohra organise des rencontres avec les gens qui fréquentent la mosquée : lors de la journée mondiale de lutte contre le Sida, des stands ainsi que des tables rondes sont proposés par le centre. Tout le monde est mis à contribution pour organiser cette journée, à commencer par les enfants qui sont en charge des affiches qu’ils retrouveront placardées sur tous les murs du centre et de la mosquée. On insiste sur le dialogue et on incite les gens à se rendre dans les centres de dépistage ou à s’informer. Et à la question « distribuez-vous des préservatifs ? », Fatima Zohra sourit et répond : « Oui, j’en distribue discrètement à cause des codes culturels encore une fois. Quand une personne vient me voir, j’apprends à la connaître et quand je sens que c’est une personne qui a une vie sexuelle, je lui en donne. Pendant les journées de prévention, je pose une corbeille près des stands et les gens se servent très discrètement on la retrouve complètement vide en fin de journée et on ne sait pas comment (rires) ! »
Fatima Zohra travaille beaucoup avec les institutions et la Mairie de Paris. Elle fait partie du conseil de santé de la mairie du 19ème. D’ailleurs, c’est elle qui a suivi en 2006 les familles libyennes dont les enfants ont été contaminés. Rappelez-vous l’affaire des infirmières bulgares, et on a voulu nous faire croire que tous les honneurs revenaient à Carla, bah voyons ! « C’est le ministère des Affaires Etrangères qui a fait appel à nous et j’ai accompagné, informé ces familles pendant toute la durée de leur séjour. J’ai été très déçue de voir que le Ministère n’a pas daigné, à l’issue de cette mission, nous remercier et reconnaître notre travail, dans la presse notamment, et c’est important que l’on sache que l’Islam considère le sida comme les autres maladies, et qu’il n’y a rien de tabou ou de mauvais à s’associer à ce genre d’actions et à aider les malades » .
Ainsi, le sujet reste tabou, déplore Fatima Zohra mais on s’active dans le 19ème et on ne chôme pas. En effet, au-delà de l’écoute et de la prévention, Fatima Zohra aide les plus démunis à s’en sortir : rédaction de CV, de lettres de motivation, de demande de logement… tout est prévu pour encadrer aux mieux ces personnes.
Une femme pleine de vie et de bon sens, une femme comme on les aime. Elle vous transporte dans les méandres de l’histoire et dans ses plus grands moments, vous cite les plus grands dans le texte et c’est avec pareille verbe qu’elle accueille les personnes porteuses du VIH. C’est plus que de la prévention et de l’écoute, c’est une ode à la vie chantée par une muse !
Nourritures de l’âmes, nourritures terrestres …
15 décembre 2009 par Cuistot
Classé dans Cuisinez la
Me voilà de retour, cher (es) lecteurs (rices), après un mois passé à Médine et à la Mecque. J’en reviens heureuse et triste à la fois : heureuse de retrouver les miens, mais triste de quitter notre bien-aimé Prophète et la Kaaba. C’est un voyage, que dis-je, une aventure humaine que je souhaite à chaque croyant, intense en émotions et en spiritualité, où chaque minute, chaque seconde est consacrée à l’adoration de Dieu. Mais pas seulement ! On y fait des rencontres extraordinaires avec des personnes issues de cultures et d’horizons divers, on apprend à respecter l’autre, à aller au-delà de nos préjugés ….en bref, une vraie leçon d’humilité ! On goûte aux douceurs de la foi, et – chassez le naturel, il revient au galop – on découvre de nouvelles saveurs culinaires.
Autant vous dire que le choix est très varié ! Tous les continents sont à l’honneur : Europe, Asie, Afrique, mais la part belle est tout de même accordée à l’Amérique - du Nord- , avec son lot de fast-food, sandwicherie et autres lieux de la haute gastronomie américaine ! Allez, je vous les cite, je les ai tous fait : King Burger, KFC, Hardee’s, Pizza Hut, Kodo… Pas très ragoûtant, je vous le concède ! Et comme je suis partie pour un mois, et que ce type d’alimentation n’est habituellement pas le mien, je me lasse très vite et me lance à la recherche d’autres saveurs !
En premier lieu, la cuisine locale, c’est-à-dire saoudienne. Un repas saoudien typique est composé de poulet ou d’agneau épicé, de dattes et de lait fermenté ou laban. On trouve également un type de poisson, le hammour, à la chair blanche, particulièrement délicieux et goûteux. Un restaurant, Tazaj, (qui signifie frais en arabe), propose des plats typiques comme al kabssa, un met qui renvoie à la méthode de cuisson du riz mi-cuit, qui est déposé sur la viande en sauce, déjà cuite dans le faitout. A l’aide d’un linge propre, on entoure le faitout pendant quelques minutes, ce qui permet au riz, de prendre toute la saveur du bouillon déjà réduit. Au moment de servir ce plat, on retourne le faitout comme on démoulerait un flan, laissant apparaître la viande en haut et le riz en bas. Une variante de ce plat, al maqlouba : un peu comme al kabssa, agrémenté de légumes (aubergines, courgettes, tomates…). Ces plats ont l’air à priori très simple, mais la cuisson du riz à la saoudienne, est intéressante : on utilise beaucoup d’épices (cardamome, clous de girofle, baies…) qui parfument le riz et lui donne un goût et une saveur inimitable.
On peut également apprécier les saveurs de la cuisine turque : brochettes de koftë au poulet, ou à l’agneau, riz boukhari (un pur délice !), lahmaçun (pizza turque), moussaka… Restaurants que je vous conseille ; ils sont, en effet, propres et bien tenus. Car l’hygiène n’est malheureusement pas une notion très répandue en Arabie Saoudite. Le climat très chaud n’aidant pas, beaucoup de pèlerins font des intoxications alimentaires, ou pire, attrapent des gastro, pour avoir eu le malheur de manger un kebab/frites dans la petite échoppe en bas de l’hôtel !
La diversité des peuples et des gens se ressent pendant le Hajj, et la cuisine en est une parfaite illustration, comme nous venons de le voir. Pendant mon séjour, je n’ai cessé de méditer ce verset du Coran où Dieu dit : «Ô gens, nous vous avons créé à partir d’un mâle et d’une femelle, et avons fait de vous des peuples et des tribus afin que vous appreniez à vous connaître». S’intéresser à la culture de l’autre, est justement le moyen de s’ouvrir aux autres, de connaître l’Autre, afin de mieux le respecter.
« Douce France », le téléfilm de France 2 qui te dit comment réussir ton intégration (ou pas)
14 décembre 2009 par Mariame
Classé dans Ce qui fait débat
« Ca sent le roussi Irène, le sens-tu ?»
Irène, c’est qui ? C’est ma voisine, une vieille dame qui persécute mon chat, qui me demande si ma tunique Antik Batik « vient du pays », et qui veut savoir si elle aura droit à son couscous dominical. Bref, c’est ma voisine adorée qui pue les préjugés et que malgré tout j’aime beaucoup ! (elle prédit les divorces du quartier, les ravalements de façades, les morts parmi les vieux…)
Cette phrase, c’est quoi ? C’est celle que j’aurais aimé lui dire quand elle m’a interceptée en allant chez Shopi (ti-tuu-tii-ta ! C’est la musique, du Shopi, le supermarché où la marque distributeur coûte plus chère que la « vraie » marque…).
Irène a comme à l’accoutumée demandé où j’en étais à l’école, si j’avais un amoureux, où j’avais acheté ma paire de gants (qui claque tout avec un cuir d’une douceur extrême mais ça, c’est une autre histoire !). Et puis, pour la première fois, elle a voulu parler de l’actu. D’abord les minarets, puis l’interdiction des drapeaux étrangers dans les mairies.
-
Y en avait pas au mariage de votre frère, des drapeaux du pays ?
-
Non, Madame Irène, on est attaché à la France vous savez, et puis le vert et le rouge criards… très peu pour nous !
Puis Irène a parlé de la France, sa France, de la tournure que prenaient les choses et de l’utilité d’un débat national sur tout ça.
-
Vous avez vu le téléfilm « Douce France » mercredi dernier ?
-
Non…
-
Vous devriez regarder ce mercredi, c’est en deux épisodes, une belle leçon d’intégration vous verrez !
En fait si, j’ai bien vu le film, et mon Dieu !! C’est juste que mes envies de M&M’s et de Sundy étaient pressantes, et que la vieille commençait vraiment à me saouler. Et puis une belle leçon pour qui ? Rombière fripée va !
Pourquoi tant de haine ? Parce que si vous avez apprécié « Aïcha » et La journée de la jupe, vous adorerez « Douce France »…
Déjà parce qu’au niveau du casting, y a du bonhomme pas moche du tout ho ho ho ! Du grrr en veux-tu, en voilà ! Je ne parle pas du roux hein. Mais du boxeur et de son soigneur/petit frère, si bien sûr vous êtes amatrices de choucha et de bruns ténébreux !
-
Hé, mais ça parle de quoi au juste « Douce France » ???
Désolée pour le petit moment d’égarement mais « Douce France », ça parle de l’intégration par le cochon, l’alcool, et bien sur les unions mixtes ! Unions, sorties… j’en sais trop rien en fait.
« Douce France », c’est La leçon du moment qu’il faut suivre si t’es issue de l’immigration, et que tu veux te faire une place dans cette douce France justement, à condition de gommer tes différences et ton identité.
C’est quand t’es une fille, réussir dans tes études, avoir une carrière professionnelle, sortir avec une tête frangée de la bourgeoisie française et faire ce que tu veux de tes cheveux, de ton corps et de ton soutif. C’est dire à ton frère qui te demande si tu comptes te marier « tu veux me marier de force, t’as qu’à me voiler tant que tu y es ». C’est avorter quand tu tombes accidentellement enceinte, parce que t’as envie de continuer ta carrière et être indépendante, et envoyer balader ton gars qui te dit qu’il t’aime et qu’il veut faire sa vie avec toi, parce que les nanas de mai 68 et de NPNS, ben elles t’ont bien fait comprendre que y a que comme ça que tu pouvais être une vraie femme libre, indocile, et tout et tout.
Cool la description ? C’est en tout cas ce que j’ai pu retenir de Leila, l’un des personnages du film, une charmante avocate d’origine algérienne, mais qui ne joue pas très bien et dont les répliques suintent l’acculturation forcée ! Et punaise la tronche de son amant… et sa voix ?? Ahhh ! Mais, il a du capital symbolique, économique et culturel… en gros, il est blindé, l’animal. Alors le reste tu sais ! Moi je dis que la beauté intérieure, c’est ce qu’il y a de plus important… Ca sonne faux, je sais.
Leila a un frère chef de cabinet du premier ministre qui deviendra par la suite secrétaire d’état, un autre champion du monde de boxe qui a pour compagne une pas maghrébine, un papa chef d’entreprise qui vient du bled et qui boit du rouge, une maman pas voilée qui parle bien français et qui clope avec sa fille sur la terrasse du balcon. En somme, une famille moderne qui vit à la française, qui ne fait pas de vagues qui a su montrer patte blanche. Sauf que moi, perso, une concentration de caricatures sur pattes comme ça, dans ma courte vie, ben c’est du jamais vu !
Quand j’ai vu ce film, me suis dit : « Pardieu, je suis rétrograde ! » Chacun fait ce qu’il veut, boit ce qu’il veut, mange ce qu’il veut, on est d’accord. Mais l’accumulation de clichés… LOL. Il ne manquait plus que le béret, le Président, l’accordéon, et on était bon !
Les dialogues sont nuls, blindés de lieux communs et assez violents je trouve en ces temps d’intolérance ambiante et banalisée. Et la famille qui se déchire petit à petit (le frère qui fait de la politique aime sa moche belle-sœur Muriel, la femme du boxeur) sur fond de scandales médiatiques et politiques (vont finir en taule les deux frérots qui sont dans la boxe, comme le frère Dati. Chasse le naturel…), du gros n’importe quoi !
Tout ce que je sais, c’est que c’est toujours des Algériens qu’on met en scène dès qu’on parle d’intégration et de rejet de sa culture d’origine, que pour être « in » et civilisé, faut surtout pas se marier avec quelqu’un de sa race (hein !) et que quand t’es une beurette, ben il faut avoir les moeurs dissolues pour aller loin, très loin !
Tout ce que je sais aussi, c’est que je devrais reprendre mes bonnes vieilles habitudes d’il y a trois mois, et ne plus regarder la télévision parce que ça commence à être carrément flippant et insupportable ces discours racistes, dogmatiques et fallacieux tenus en toute impunité par tous ces journalistes, politiques, acteurs, etc.
Mais avant de me retirer à l’Ile de Ré et parce que je vous aime chères lectrices, je regarderai le second épisode ce mercredi. Le boxeur a des répliques aussi pourries que sa sœur. Mais lui au moins, il fait mal aux yeux (d’profil) hi hi hi !
Photo : G. Gustine/France 2/Cipango
Courrier des lectrices : « Mon mariage est un cauchemar »
14 décembre 2009 par Fatma Mamouni, psychologue clinicienne
Classé dans Psy-show
Je suis mariée depuis l’été 2007. Malheureusement, dès le début de mon mariage rien ne va. Mon mari ne me faisait pas confiance du tout, il portait un regard de dégout et de honte sur moi me considérant comme impure (bien que la première fois n’a eu lieu que 4 mois après le mariage!! Je n’ai pas vraiment connu la nuit de noce)
Petit à petit j’ai commencé à me présenter à l’image qu’il voulait. Je me faisais timide alors que je ne le suis pas, je contrôle tout ce que je dis tout ce que je fais face à lui pour que ces doutes ne s’installent pas et qu’il pense de moi ce que je suis vraiment, c’est à dire quelqu’un de pudique respectueux…
Le mauvais cours de ce début de vie commune a eu un impact sur moi pour la suite. En fait, au niveau de sa confiance en moi ça va un peu mieux (même si il y a toujours un code pour internet ) mais du coup je suis toujours sur mes gardes et la moindre remarque de sa part devient pour moi une accusation et une critique. Je suis devenue une femme très dure et froide, presque sans expression ; la communication entre nous est du coup très difficile et la compréhension impossible. Je suis vraiment triste et détruite au fond de moi, je vois ces autres qui évoquent leurs premiers moments à deux comme des bons souvenirs, et moi c’est un cauchemar que je ne veux même pas remémorer. Sofia.
La réponse de Fatma Mamouni, psychologue :
Je pense qu’il faudrait que vous arriviez à discuter avec lui de ce qui est à la base de vos difficultés : le commencement. Il y a chez vous un blocage lié à ce début de vie de couple peu réjouissant, vous idéalisiez sûrement comme toute femme au début de sa vie de couple et vous vous retrouvez aujourd’hui dans un cauchemar ! Vous devez donner du sens à cette attitude : pourquoi voyait-il en vous une femme impure ? A mon avis, son passé devrait vous éclairer si il sent qu’il peut l’aborder. Et vous ne me dites pas si vous l’aimez et souhaitez continuer ainsi, ou si vous voulez vous séparer.
Dernier point : le code internet révèle une situation de déséquilibre, il vous infantilise, vous vous sentiriez mieux si vous arriviez à retrouver un rôle d’épouse.
N’hésitez pas à nous envoyer votre courrier à hijab.and.the.city@gmail.com. Bien sûr, votre anonymat sera préservé.
Le testeur de femmes : satisfait ou… plaquée !
11 décembre 2009 par Khadija
Classé dans Célibat Mariage & Cie
Dans son clip, Jeune demoiselle recherche un mec mortel, Diam’s se retrouve avec des copines dans une galerie marchande à la recherche de l’homme parfait. Elles se rendent à une boutique et y examinent le corps d’un homme, présenté comme un objet, une poupée, qu’elles s’amusent à essayer, palper, allant jusqu’à demander s’il existait une autre taille. Dans ce clip, le message transmis c’est : tout comme les hommes, les femmes d’aujourd’hui vont jusqu’à considérer l’homme comme un objet, plutôt qu’un être doué de raison, un être pensant.
Aujourd’hui, dans les discussions de filles, qu’elles soient célibataires ou pas, un constat revient souvent, celui que les hommes sont de plus en plus enclins à entamer une relation, ou ne serait ce rencontrer une jeune femme, que si et seulement si (comme en maths, sauf que là le calcul est concupiscent), celle-ci accepte qu’il y ait flirt, et plus si affinités avant le mariage. Et tenez vous bien, ils ont très souvent la bonne trentaine, et là on se demande : « mais où est passée la maturité ? », elle a sûrement dû être anéantie par le Roaccutane qu’il a ingurgité pendant deux ans pour avoir une peau de bébé à la plage. On en vient à se rendre compte qu’il est très commun d’entendre des hommes en quête de l’âme sœur dire : « dis, tu sors avant le mariage n’est ce pas, et tu accepterais d’aller plus loin, parce que moi, si je te connais pas avant, ça peut pas être possible ». Il réduit la jeune femme à une sorte d’objet, de vêtement, que l’on essaie avant d’acheter, mieux ou pire, une voiture que l’on demande à conduire pour mieux se rendre compte de sa puissance, sa tenue de route… et ce ne sont pas les métaphores qui manquent.
Alors, réservent-ils aux femmes qu’ils fréquentent le même sort qu’un modeste mouchoir en papier, qu’une paire de chaussures ou qu’une chemise en cabine d’essayage?
Le constat est d’autant plus affligeant, et pas très nouveau en fait, qu’il touche même les hommes dits « pratiquants » : « ouai, je fais la prière, je vais à la mosquée le vendredi même les jours de taf tu vois… », et elle se dit « waw, c’est celui que j’attendais, un homme in et dans le dine (religion) », pauvre petite… Mais à côté de cela « mais tu vois euh, moi une femme que je connais pas bien avant, ben je peux pas quoi, tu comprends ? », à quoi on a envie de répondre : « Mouais, ben et si c’était ta sœur à ma place ? ».
Qu’est ce que recherchent les hommes et les femmes désireux de fonder un foyer ? « Je dirais : un époux sincère, gentil, honnête, bon, intelligent et intègre, curieux ; le physique c’est pas si important, c’est le charme qui compte », voilà ce que globalement répondent les femmes (enquête réalisée auprès de trois copines, échantillon infaillible et très représentatif de la population qui nous concerne). Pour ce qui est des hommes, sans généralisation aucune, ces trois femmes ont constaté que la grande majorité d’entre eux avaient comme principal critère la compatibilité charnelle, laquelle arrive avant l’intelligence, mais attention, juste après la beauté, bah voyons, ou au même niveau. Et oui, parce qu’en plus d’être des étalons, nos époux de la fin des temps sont des apollons en puissance.
Qu’est ce qui prime dans le choix du conjoint, son sens de la répartie et sa gaillardise (ouba ouba) ou ses performances physiques ? Qu’est ce qu’un individu épouse t-il, un être ou une chose ? Quand bien même la compatibilité charnelle serait faible, ce n’est pas irréversible, tandis que la niaiserie oui. Quand ça ne marche pas bien entre les époux, on discute, on consulte, on apprend à se connaître et c’est, au final, ce genre d’épreuve ou d’expérience qui cimente encore plus le couple.
Alors, nos belles demoiselles qui recherchent des mecs mortels se font un sang d’encre, et se disent qu’elles ne seront pas mariées de sitôt. Parce que le plus ironique, c’est que ces hommes testeurs de femmes, ont des profils socio-professionnels ou des personnalités qui les attirent, c’est leur type d’homme quoi. A quoi je réponds : se figer sur le charisme, la bogossité ou encore le costume d’un homme n’a rien de bien cérébral et de valorisant pour une femme en quête de l’amour de sa vie. Ce qui compte c’est l’être, sa sensibilité, son sens des responsabilités et son attention envers vous. A raisonner ainsi, on n’est pas si différentes de ces testeurs de femmes, qui bien souvent finissent avec pire que ce qu’ils ne pouvaient imaginer. Et toc !
Total look black
10 décembre 2009 par Shahin
Classé dans Look at mon style
Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir ! Sauf pour celles qui adoptent le total look black avec finesse et bon goût.
Le noir est indémodable et surtout, il est l’allié des femmes. Il masque les rondeurs disgracieuses, affine avec élégance et c’est une couleur qui se marie très facilement avec absolument tout, mais gare aux fashion faux pas !
Couleur de la tristesse, des ténèbres ou encore de l’autorité, le noir peut vous donner un air grave qu’il faut savoir déjouer, sauf si c’est l’effet recherché. Aussi, on l’adoucit avec des accessoires (sac, bijoux) ou encore une paire de chaussures qui peut être noire rehaussée de métal ici et là, de strass…
Synonyme de sobriété et de raffinement, le noir permet également d’oser le total look black lors de sorties, en soirée, pour un style très luxe. Le smoking est d’ailleurs LE vêtement qui donne le mieux cette impression smart et distinguée.
Voici pour vous une sélection d’articles allant de la robe au fard à paupières, sans oublier la cravate !
Robe Frenchconnexion.com 66 euros, Pantalon Debenhams.com 17 euros, Boléro en satin Debenhams.com 37 euros, Pochette Calvin Klein Endless.com 46 euros, Parfum Jasmin Noir par Bvlgari Sephora.fr, Gants Frenchconnexion.com 44 euros, Bracelet Taurus Zodiac Cuff Vivre.com 58 euros, Cravate Paul Smith Coggles.com 61 euros, Chaussures Zappos.com 66 euros, Sac Yesstyle.com 46 euros, Chaussures Aldoshoes.com 27 euros, Manteau Matalan.co 44 euros, Châle Chickdowntown.com 44 euros, Fard à paupières Chanel Les Folies Noires, Blazer sequins Oli.co.uk 50 euros, Jupe Phase-eight.co.uk 47 euros
Dans mon bento…
9 décembre 2009 par Cuistot
Classé dans Cuisinez la
Le bento, c’est la lunch box japonaise qui fait un carton dans les bureaux depuis quelques temps déjà. Les femmes branchées, soucieuses de leur ligne et de leur porte-monnaie en sont folles. A la fois pratique et ravissante, cette petite boite peut contenir un bon déjeuner équilibré et coloré !
L’avantage du bento, c’est qu’il vous permet de réutiliser les restes de la veille, de les recycler et surtout de savoir ce que vous mangez. C’est donc économique et c’est aussi un moment de plaisir que l’on s’octroie parce que le design de la boite est sympa ainsi
que les accessoires qui font un peu dînette. D’ailleurs, c’est idéal pour les enfants lors des sorties scolaires.
Le bento se trouve un peu partout aujourd’hui, et ce n’est pas les magasins spécialisés qui manquent. On propose de multiples modèles : des bentos fantaisies sortis tout droit d’un manga, des bentos plus féminins et des bentos plutôt chics en bois. Une fois le bento choisi, on s’amuse alors à l’accessoiriser en achetant des pics en forme d’animaux, des moules à sushi Hello Kitty, des séparateurs en plastiques tout en couleur ou encore des baguettes imprimé kimono.
Le bento se transporte facilement dans son petit sac et il est vendu avec un élastique qui permet de le garder bien fermé, surtout quand il contient des aliments liquides (soupe, compote). Pratiques, les contenants pour les sauces que l’on achète dans les boutiques spécialisées ou encore les moules à sushis et les pics funky.
Voici quelques idées recette pour des déjeuners nourrissants, sains et faciles à préparer si ça ne l’est pas déjà (les restes).
Traditionnellement, le bento contient : du riz (gohan) sous forme d’onigris (boules de riz) ou de sushis, des protéines (poissons, œufs), des légumes et des fruits.
Le bento longue journée :
-
onigri ou riz cuit
-
boulettes de viande
-
moelleux au chocolat
Le bento diététique :
-
galettes de riz
-
salade roquette et tomates cerises
-
mini brochettes de courgettes/poivrons/tomates séchées
-
morceaux de dinde (qui, rappelons le, est une viande maigre)
-
salade de fruits de saison
A vos bentos ! Des petites boites à garnir à votre guise de tout ce dont vous avez envie ou de ce qui encombre votre frigo. Et mis dans une assiette, on se rend vite compte que ce qui compose un bento est bien plus copieux qu’un modeste sandwich acheté à la boulangerie du coin.
Pour info, il y a une sympathique boutique de manga située à Pyramides, elle s’appelle Komikku, vous y trouverez bentos et accessoires.
Photos : www.komikku.fr et www.bentoandco.com
Sommet de Copenhague : aide-toi et le ciel t’aidera
8 décembre 2009 par Khadija
Classé dans Ce qui fait débat
Le sommet de Copenhague, c’est du 7 au 18 décembre, et parce que c’est un rendez-vous crucial pour l’environnement on vous en parle, on vous l’explique simplement mais sûrement. Et ne l’oubliez pas, sur Hijab and the city, l’écologie est une priorité !
Cela fait quelques semaines que l’on en parle et que l’on présente ce sommet comme crucial pour l’avenir de l’humanité. C’est plus de 192 Etats placés sous l’égide de l’ONU qui ont pour mission de se mettre d’accord sur une baisse de 20% des émissions des gaz à effet de serre d’ici 2020.
Mais avant d’entrer dans les détails, je vous vois pensives, soucieuses parce que vous vous dites que l’écologie c’est important mais qu’à côté vous avez des gestes pas très exemplaires n’est-ce-pas ? Que toutes celles qui se brossent les dents en laissant l’eau couler lèvent la main. Que celles qui vont à la boulangerie en voiture font un pas en avant. Enfin, que celles qui dorment la lumière allumée par peur du croque-mitaine se dénoncent. Et oui les girls, on a toutes de très mauvaises habitudes entre les bains relaxants qui pompent la nappe phréatique et le pied lourd sur l’accélérateur qui d’ailleurs nous vaut des points en moins et des stages de récupération de points, à l’instar des alcooliques anonymes. Nous sommes toutes responsables, à notre niveau, bien qu’on n’ait pas des cheminées en fonte sur nos toits qui crachent à longueur de journées fumées et gaz nocifs.
Et la hausse des températures, au-delà de la canicule à laquelle nombre de foyers a répondu en installant la clim, comme dans les pays Orientaux, sachez les girls qu’elle est à l’origine de l’extinction de certaines espèces animales et végétales. Adieu les jolis petits pandas ou encore les magnifiques tigres blancs, qui sachez le, croupissent dans des zoos aujourd’hui. La famine, déjà bien installée dans certaines régions du monde, risque d’augmenter si la température augmente de 2°C. Et il est étonnant de constater comme tout est calculé au centième près, comme le mécanisme environnemental est pointilleux et si simple à respecter en réalité.
Copenhague sera au cœur de l’actualité pendant plus de 10 jours mais qu’en tireront les décideurs, dont le plus gros pollueur mondial, et qui paradoxalement détient les cartes en main, les Etats-Unis, qui n’avaient pas, rappelons le, ratifiés le protocole de Kyoto pour la réduction des gaz à effet de serre et j’ajouterai avec lui les compagnies de bus du bled (pardon à mes cousins, je n’ai pas pu m’en empêcher).
Les ONG écolos et les mouvements coco sont sur le pied de guerre, et pour cela les Danois ont prévus des indics afin de prévenir la police si quelque chose leur parait suspect. Ils sont sûrement amis avec Balkany family ces Danois, manque juste les caméras.
Y aura-t-il accord à l’issue de ce sommet, probablement pas selon les spécialistes. Néanmoins, ce sommet devrait lancer le processus de négociations pour les années à venir. D’ici à arriver à un accord, je vous invite à revoir vos comportements et à visionner cette vidéo qui a été projetée lors de la session d’ouverture du sommet.
Malika Ménard Miss France 2010…
7 décembre 2009 par Mariame
Classé dans A la une, Ce qui fait débat
ou « comment tu t’es fait carotter samedi soir en pensant voter pour une beurette ! »
Le programme qu’il ne fallait pas rater ce week-end à la télé (avec The Departed hi hi), c’était bien sûr Miss France. Je vous rassure, je suis loin d’être fan des concours de beauté, mais celui-ci m’éclate, et particulièrement cette année ! Miss France, c’est l’occasion de se réunir un samedi soir avec ses copines (ou de se contenter comme cette année de Blackberry messenger… virus obligent !) et de jouer les mauvaises langues en regardant toutes ces filles (les 12 dernières hein parce que faut pas déconner, on ne va tout de même pas s’en taper 37 !), que l’on trouvera en toute objectivité carrément moches… OUAIS !!
Pas tous les ans, car je dois avouer que cette année ce qui a retenu toute notre attention à ma bande et moi, c’est l’éventualité que Miss France 2010 puisse être d’origine maghrébine et d’obédience musulmane…
Tout le monde a entendu parler de Juliette Boubaaya, la Miss Picardie qui avait en novembre dernier dans les colonnes d’un quotidien national revendiqué « sans complexes » son arabité et son islamité, en faisant part notamment de ses origines algériennes, du fait qu’elle avait déjà lu le Coran (qu’elle a d’ailleurs trouvé plus intéressant que la Bible) et surtout, l’info que j’ai surkiffé, des encouragements de son imam qui lui aurait dit de foncer ! Certains journalistes n’en croyaient pas leurs yeux, d’autant qu’elle posait sur la photo en deux pièces… hi hi. Mais elle a fini par un peu regretter ses propos Juliette, notamment ceux qu’elle a tenu sur sa pratique régulière de la prière. Mais malgré tout ça, moi j’ai voulu supporter la Miss Picardie. C’était un peu ma contribution au débat sur l’identité nationale… et c’est pas tous les jours que la diversité comprenant les arabo-musulmans est célébrée dans l’hexa !
Et puis Geneviève aussi était à fond dans le mouv’, et je l’aime bien moi cette dame. Y a quelques jours, elle a déclaré souhaiter voir avant de mourir une Miss France d’origine Maghrébine. Sauf qu’ils auraient pu trouver mieux comme « beurette » le comité Miss France, m’enfin bon : tahiya Juliette !!
Malheureusement, elle n’a pas fait long feu et n’a pas été retenue parmi les 12 demi-finalistes. Mais surprise, il y avait une Malika dans l’affaire, et dont je n’avais pas entendu parler !! J’avais prévu de soutenir Miss Provence et finalement, je me suis dit que Malika méritait bien une ou deux invocations pour le fun. Mais ce n’était pas du goût de tout le groupe qui m’accompagnait lors de cette soirée.
-
« Même si elle s’appelle Malika, vous avez vu son zen et ses chicos ? Elle est chimique. On dirait Paris Hilton !
-
Hé 22 piges en L3… elle a pas retapé ?? Toujours mieux qu’un BTS banque mais quand même…
-
Sérieux, même si elle est moche, moi je veux qu’elle gagne… elle s’appelle Malika, plus blédard y a pas ! Moi je la soutiens, rien que pour faire rager Eric Besson et mon prof lundi.
-
Hey, j’ai saigné mon forfait pour Malika !!
-
Vous déconnez les filles, elle est trop trop belle quoi. Jalouses !
-
La France aux Français merde ! Miss Rhône-Alpes, c’est elle qui doit gagner, elle est blonde aux yeux bleus. Tous les ans on a une métisse…
-
Trop chelou, y a un malaise dans la falaise. Comme par hasard une Malika, je suis sûre qu’elle est pas maghrébine… »
Des messages « barres de rires » et tellement vrais ! Et c’est finalement Malika la favorite qui a gagné. Dégoutée pour Miss Provence mais on s’en moque, samedi soir en France une petite révolution s’est produite, une fille portant un prénom aussi lourd que Rachida, Fadela et Siham a été élue par le peuple de France ambassadrice de la beauté FRANCAISE. C’est un peu notre Barack Obama quoi ! Ca valait le coup de dépenser 50 centimes d’euros… fois combien ?
Sauf que Malika, ben elle est pas arabe mouahahaha. Elle a déclaré dimanche sur les ondes de RTL qu’elle était 100% française, que son prénom avait été choisi par ses parents car ils le trouvaient beau et qu’ils sont tolérants (sa maman et sa grand-maman du côté de sa maman ont vécu au Maroc…). Et bim !
Qui s’est fait entuber samedi soir ?? Pas mal de gens !
Mais ça montre quand même que la France d’en bas n’est pas allergique aux bicots… ou que le machin était truqué ? Pour tout vous dire, ça ne m’intéresse pas des masses. J’avais juste envie de me moquer gentiment de toutes celles et ceux (que je connais lool) qui ont généreusement fait du hors forfait hi hi, et m’incliner devant Endemol. C’est navrant à dire, mais ils sont trop forts !
Courrier des lectrices : « Je n’aime pas mon mari »
7 décembre 2009 par Fatma Mamouni, psychologue clinicienne
Classé dans Psy-show
Mon mari est quelqu’un de bien, de gentil mais je me suis rendue compte que je ne l’aime pas amoureusement, je l’aime par reconnaissance. Je suis douce et plus ou moins aimante car il l’est envers moi du coup je ne sais plus ce que veut dire aimer, auriez vous une définition ?
Je souffre car je me dis qu’il ne me mérite pas. Ghislaine.
La réponse de Fatma Mamouni, psychothérapeute :
Je pense que ce genre de sentiment n’est pas si innocent que cela peut sembler : ou vous aimiez une autre personne auparavant avec laquelle vous le comparez et que vous regrettez, ou bien vous avez envie de vous séparer de lui.
C’est généralement ce que je constate lorsque des patients ont ce type de souci. Cependant, si vous trouvez qu’il est aimant et gentil pourquoi ne pas essayer de développer cet amour, de vivre ensemble des choses qui vous feront l’aimer ?
Des sentiments peuvent naître entre vous et il faut les entretenir, cela est préférable. Et pour vous aider à orienter votre relation, peut-être serait-il utile de vous remémorer vos débuts et les raisons qui vous ont poussés à vous marier ensemble. Cela étant, il faut être honnête et essayer de ne pas le faire souffrir, si vous voulez lui en parler armez vous de douceur et de diplomatie.
N’hésitez pas à nous envoyer votre courrier à hijab.and.the.city@gmail.com. Bien sûr, votre anonymat sera préservé.
Je suis voilée et étudiante à Sciences Po
4 décembre 2009 par Khadija
Classé dans Elles parlent d'elles
Dernier épisode de la saga sur le voile (à lire : Pourquoi j’ai retiré mon voile - Comment j’ai porté le voile - J’hésite à porter le voile).
Aujourd’hui c’est Naïma, étudiante à Sciences Po Paris, qui nous parle de son intégration à l’école. On finit sur une note d’espoir pour toutes celles qui n’y croient plus. Encore merci à toutes ces jeunes femmes d’avoir accepté de témoigner pour Hijab and the city.
Peux tu te présenter aux lectrices ?
Je m’appelle Naïma, je suis étudiante en première année à Sciences Po Paris. Je suis originaire de la banlieue parisienne, d’une ville où la communauté musulmane est très forte. J’ai porté le voile à l’âge de 14 ans, alors que j’étais en 3ème. Et je le porte également à Sciences Po.
Pourquoi as-tu décidé de le porter en 3ème ?
Je l’ai porté pour me sentir mieux dans ma peau. Je prenais des cours d’arabe et ça m’a beaucoup aidé à mieux comprendre son sens. Dans ma famille, ma sœur l’a porté plus tôt que moi et ma mère le porte également. Mais on en parlait pas dans la famille. Je l’ai d’ailleurs porté sans en parler à mes parents. Et j’ai des amies qui le portent, je pense que ça m’a influencée aussi.
Tu es étudiante à Sciences Po, une école prestigieuse et élitiste, et tu es voilée. C’est donc possible ?
Il y a beaucoup d’élèves étrangers, dont des filles voilées. Il y a des musulmans fils ou filles à papa, qui ont des parents haut placés. Aussi, l’administration n’a pas trop son mot à dire. Pour ma part, je ne l’ai pas porté le jour de l’oral pour mon admission. Et je ne l’ai pas porté non plus à la journée d’accueil. Je ne l’ai porté qu’au moment de la rentrée. En fait, j’avais très peur des réactions, j’étais terrorisée, et pendant toutes les vacances j’ai pas mal cogité, j’étais à deux doigts de l’enlever.
Au moment de passer la convention, je me suis posée de vraies questions sur le hijab. Avant Sciences Po, j’étais entre le lycée et la maison, c’est limite si je le portais pas vu que je le retirais à l’école. J’ai même failli tout arrêter, je me suis dit que je n’avais pas d’avenir, parce que quand on porte le voile, c’est difficile de travailler dans son domaine, c’est même impossible. En plus, c’était en plein débat sur la burqa et le discours d’Obama. Mais mes profs m’ont beaucoup aidé, dont une en particulier. Elle m’a orientée vers une personne qui elle aussi porte le voile et qui m’a beaucoup remontée le moral, ça m’a fait du bien. Et puis, il y a eu la journée d’accueil, et un étudiant m’a fait part du fait qu’il trouvait le but du hijab paradoxal : la femme veut être plus discrète, mais au final, elle se fait vraiment remarquer. Il a semé le trouble dans ma tête. Donc, j’ai réfléchi, et mon père m’a dit de décider seule et que si le voile m’empêchait de faire mes études, il valait mieux l’enlever. J’ai donc décidé de le garder et de me comporter normalement. Je ne suis pas une fille soumise, j’ai un cerveau avant d’avoir un voile.
Comment vis-tu le regard des autres à l’école ?
Le premier jour a été un jour de pression énorme. Tout le monde se retrouve dans les amphis, on est tous mélangés. Et en fait, tout le monde a eu droit à des réflexions. On était tous tellement différents, qu’on en était tous surpris ! j’ai quand même entendu des réflexions du genre « est-ce qu’elle est d’ici ? », mais je les ai ignorées.
Tu t’es fait des amis ?
Il y a des groupes d’intégration à Sciences Po : dans mon groupe, il y a des gens de ZEP et des bourgeois avec des noms à particule. On a fait des activités techniques d’art oratoire : on gueule devant tout le monde pour apprendre à parler ! Et ça s’est super bien passé, on a tous gardé contact. En fait, tout le monde paniquait, stressait, même les plus bourgeois stressaient de crainte qu’on les taxe de richards. Aujourd’hui, je suis une élève comme les autres.
Plus de peur que de mal alors ?
Oui mais c’est aussi parce que je ne suis pas restée dans mon coin, j’aime me mélanger aux autres, je suis très sociable. Pour moi, le hijab n’est pas un problème, je reste naturelle. Je reste la Naïma qui aimé rire, délirer !
Au début, ils ne savaient pas trop comment se comporter avec moi, mais aujourd’hui, ils sont à l’aise, et c’est parce que je ne suis pas restée dans mon coin.
Que souhaites tu faire plus tard ?
J’hésite. Ce qui me plairait ce serait de travailler dans la finance ou intégrer l’ONU, mais je ne sais pas si on y accepte le hijab.
Quel message souhaiterais tu adresser à celles qui, comme toi, voudraient intégrer une grande école ?
C’est pas impossible, au contraire, elles peuvent se lancer et qu’elles restent naturelles, bien dans leur tête et leur peau. Et si ce n’est pas un problème pour elles, ça ne le sera pas pour les autres. Et le hijab, ça te permet de faire le tri autour de toi, entre les fachos qui t’approchent pas, et tant mieux d’ailleurs, du coup il n’y a que les gens bien qui viennent vers toi. on m’a dit que j’étais la personne la plus formidable qu’ils aient rencontré, que j’avais de la chance d’être croyante parce que la spiritualité ça apporte beaucoup dans la vie. Que des choses gentilles, et ces personnes sont la future élite de notre pays, en me côtoyant, je suis certaine que plus tard ils ne verront aucun inconvénient à travailler ou à embaucher une femme voilée. Mon hijab qui était une faiblesse, est devenu une force. Je suis vraiment bien aujourd’hui.
Dans le même dossier :
Londres : multiculturalism power !
3 décembre 2009 par Shahin
Classé dans Ce qui fait débat
On sait que Londres est une ville cosmopolite où règnent l’énergie et la diversité des grandes villes. Mais Londres détient la « first place » pour son immigration positive qui donne un souffle nouveau aux grandes capitales européennes.
Comme à Paris les quartiers ethniques existent, mais la diversité n’est pas visible uniquement dans ces mini bleds improvisés…on la voit partout! De la city à White Chapel ! On y croise un fan des Clash et de la crête, assis dans le métro à coté d’une femme en niqab, ou encore un Pakistanais en turban qui sert une cup of tea à Miss Marple… c’est possible !! Si si !!
40% de la population musulmane vit à Londres, ce qui représente 10 % de la population. Une population jeune, active qui nous apprend qu’il y a un réel changement dans la communauté. Elle est devenue multiculturelle, ce qui apporte une réelle énergie positive.
Selon une étude récente, la communauté musulmane est la plus active en terme de volonté, de création d’organisation, et ce afin d’affirmer sa véritable identité anglaise et musulmane. Et parmi cette communauté les femmes sont les plus entreprenantes… Hey hey !
Ainsi, aujourd’hui il est courant pour la population britannique de voir des femmes en niqab et hijab travailler au supermarché !
Et croyez moi sur Oxford Street et dans tous les quartiers hype de Londres les anglo-saxonnes enchainent shopping, fooding et joking !
A la vue de ces jeunes femmes si fières et épanouies, je me suis demandé si elles n’avaient pas piqué la baguette de Gigi et d’un coup de « pampilulu » devenaient toutes jolies et bien habillées.
Alors pour vous chères lectrices et lecteurs je suis partie sur le terrain, accrochée à mes sacs Top Shop et All Saints, témoins de mes allées et venues dans les rues de Londres !
Et en me baladant dans les rues londoniennes j’ai compris que ces femmes vivaient sans complexe leur islamité et leur féminité. Pourquoi ? Parce qu’elles sont autonomes et reconnues dans une société qui ne les a pas mise de coté ! J’ai vu des jeunes femmes en abaya et hijab travailler dans des magasins de prêt à porter haut de gamme et arborer de beaux sourires devant une clientèle au brushing impeccable et sac Prada ! Et oui, imaginez chez nous au Comptoir des Cotonniers une jeune fille en hijab qui renseigne une cliente » non Madame nous n’avons plus la taille 38, mais si vous voulez j’appelle un autre magasin » et la cliente ahurie qui dirait » hum… Appelez moi la responsable ! »
Malheureusement, ce « complexe » d’être musulmane en France, nous a été servi sur un plateau d’argent. Mais à Londres la femme musulmane n’est pas cantonnée au bureau exigu d’un centre d’appel. Rien ne lui est interdit. Policière, avocate, coiffeuse, serveuse, vendeuse… Elle est une femme comme les autres avant d’être musulmane.
Alors, c’est peut être pour cela que là-bas la femme au niqab, la jeune anglaise minijupée, la fashionista katemossée, la jeune fille et son hijab, toutes se retrouvent dans les mêmes boutiques en quête du dernier sac tendance…
Car il faut le dire les Anglais ont la fashion touch, pas celle qu’on nous bassine dans les Mamour et Piba (c’est bon on sait ça fait 4 ans qu’il faut mettre un jean slim et un gilet en poil de panda… on vous dit qu’on n’est pas tendance et alors ?!), mais ce petit truc en plus qui leur donne un style personnel qui fait bien souvent défaut chez nous… La française serait elle un peu plus critique que nos consœurs anglaises ? Jugez plutôt :
A Londres pas de complexes. On s’assume ! Et c’est pas funky ça, la cravate et le hijab, avec ce petit air gothique !!

Elles accessoirisent aussi beaucoup leurs tenues de bijoux ethniques et longs colliers. Avec style et personnalité elles rivalisent d’ingéniosité.
Et un conseil si le cœur vous dit d’aller à Londres, n’oubliez pas de passer par le quartier de White Chapel. Plus connu pour avoir été le témoin sanglant des crimes de Jack l’éventreur. Aujourd’hui, c’est un quartier populaire où se mêle artistes et communauté pakistanaise. Même dans le métro les fresques expriment la tolérance. Ici, on peut voir peint sur les murs de la station, la grande mosquée de l’East End.

La mosquée est un vrai lieu de vie. Tout est fait pour que les femmes soient à l’aise. Locaux bien entretenus, accueil des convertis, recherche mari, bibliothèque, salle de réunion. Et les activités ne manquent pas : concerts, cours, soirées caritatives, repas, conférences…

Five o’clock tea
2 décembre 2009 par Cuistot
Classé dans A la une, Cuisinez la
Après le café, nous voici avec le thé, une boisson très consommée et appréciée pour ses multiples vertus aux quatre coins du monde. En effet, le thé a de véritables vertus thérapeutiques : il soulage la fatigue, il fortifie et il est bon pour la vue.
Le thé est apparu en Chine. A l’origine, on se servait des feuilles de thé pour parfumer l’eau que l’on bouillit avant de boire, afin de l’assainir. Le thé a été introduit en Europe par les Hollandais comme ce fut le cas pour le café. Il a d’abord été connu sous la forme de thé noir. En Angleterre, les premières caisses arrivent au 17ème siècle et est consommé par toutes les couches de la population et se formalise au 19ème siècle en five o’clock tea.
Aujourd’hui, le thé est la première boisson mondiale après l’eau, il s’en consomme plus de 10 000 tasses à la seconde. Thé de Darjeeling, de Ceylan, Earl grey, Gun powder… autant de variétés que l’on a toutes ou que nous avons eu dans nos placards.
Le thé n’est pas consommable qu’en boisson, il peut être utilisé dans différentes recettes. Il est excellent dans les cakes où les fruits secs auront macéré, et il s’apprécie également dans les gourmandises au chocolat comme les mousses ou les tartes.
Petit tour du monde du thé :
-
Le thé chinois : pour le préparer, le thé est rincé à l’eau chaude avec de l’eau peu minéralisée, l’eau du robinet étant à proscrire. Ce thé est servi dans un Gaïwan, une tasse sans anse muni d’un couvercle et d’une soucoupe. C’est dans la tasse elle-même que l’on infuse les feuilles -
Le thé japonais : le thé vert est très populaire au Japon. C’est un thé très peu oxydé et réputé pour avoir des propriétés thérapeutiques les plus efficaces, c’est celui qu’on utilise pour le thé à la menthe. On le prépare avec une eau peu chaude. Pour cela on utilise un Zhong, la théière japonaise. On le boit dans un bol à thé peu profond, le Chawan, pour le faire refroidir plus vite.
-
Le thé indien : le Tchaï est un thé noir de type Ceylan. On y ajoute du lait, des épices (gingembre, cardamome, cannelle) et du sucre.
-
Le thé à la menthe : Ataï en berbère, est la boisson traditionnelle des pays du Maghreb, que l’on prépare dans le Berrad. Ce sont des feuilles de thé vert infusées avec de la menthe verte et du sucre souvent utilisé sous forme de pain. Il est servi très chaud. C’est la boisson de l’hospitalité, aux vertus digestives. Un ataï réussi doit être auréolé d’un turban (rziza) que l’on obtient en élevant la théière, ce qui refroidit le thé par la même occasion. Lors des grandes occasions on utilise des verres à thé en cristal. -
Le thé russe : on le prépare dans le Samovar, l’ustensile pour faire le thé en Russie et en Iran. Le Samovar a une partie centrale qui contient le charbon destiné à chauffer l’eau et la partie basse que l’on remplit d’eau. On utilise des thés chinois compressés.
-
Le thé turc : çay en turc est un thé plus ou moins foncé (koyu) ou clair (açik). On utilise un çaydanlik pour le faire infuser longtemps, une sorte de théière bouilloire à deux étages (partie bouilloire en bas et théière en haut). On le sert dans des petits verres en forme de tulipe en versant d’abord le thé des la partie supérieur et en diluant avec l’eau de la partie inférieure.
-
Le thé anglais : c’est un thé oxydé, celui que l’on appelle thé noir. On le consomme à différents moments de la journée : le morning tea, le brunch tea et le five o’clock tea. On le boit aussi dilué dans du lait car les thés oxydés sont très amers. C’est donc une façon de l’adoucir pour pouvoir le boire.
-
Le thé glacé : une boisson fraîche et désaltérante que Lipton a su drôlement bien industrialiser. Il est servi dans un grand verre avec des glaçons ou de la glace pilée.
Il existe donc des thés, à vous de faire votre choix. Certains thés sont plus forts que d’autres, aussi les moments pour les consommer varient et sont à savoir. Le matin, préférés les thés noirs corsés comme les Ceylan ou les Assam, ça réveille ! Après le repas, un bon thé vert aidera à la digestion. L’après-midi, pour la pause, privilégiez un thé léger de type Darjeeling. Pour le goûter, un thé parfumé tel que le Earl grey ou le thé au jasmin. Et le soir, on le consomme moins corsé, tel que le Oolong, un thé semi-fermenté et doux.
Chérie, je te présente ma mère
1 décembre 2009 par Khadija
Classé dans A la une, Célibat Mariage & Cie
Que celles qui ont prié Dieu d’épouser un orphelin ou un homme dont les parents vivent au bled lèvent la main ! Et oui, elles sont folles ces demoiselles qui pensent que vivre pas loin de la belle-famille c’est forcément un calvaire, quoique des fois c’est pas la joie dans les chaumières !
Quand on épouse un homme, on épouse également sa famille, c’est qu’il n’est pas sorti de nulle part notre Dom Juan, sauf cas exceptionnel bien sûr. On a pourtant coutume de penser que belle-famille = galère assurée, entre la belle-mère exigeante et possessive, les belles-sœurs curieuses et critiqueuses, il n’y a finalement que les mâles de la belle-famille qui nous laisseraient en paix et que l’on apprécierait. Alors mythe ou réalité, ou plutôt est-ce systématique ?
La belle-famille devient notre famille avec ses qualités, ses défauts, ses histoires, ses secrets… et il est vrai que l’intégration n’est pas si facile que cela et pour cause ! On est l’étrangère devant qui il faut faire bonne figure les premiers jours, celle qui vient d’une autre famille, d’un autre milieu voire d’une autre culture. Etant donné que les opposés s’attirent et que notre Dom Juan peut ne rien avoir avec nous, on peut se retrouver face à une situation à laquelle on n’aurait jamais pensé. Mais les sentiments étant plus forts que jamais, on se dit que l’on peut résister à tout, tout supporter pour les beaux yeux de son futur époux.
Néanmoins, la belle-mère en or ça existe bel et bien. Elles ne sont pas toutes râleuses et n’attendent pas toutes le faux pas fatal. Certaines sont encore plus douces avec leur belle-fille qu’avec leur propre fille, les veinardes ! Ces belles-mères ont en tête l’idée qu’il est important de prendre soin de la belle-fille, encore plus que ses propres enfants.
Mais qu’en est-il de la belle-fille, c’est-à-dire nous ? Pas facile d’accepter sa nouvelle vie et de la gérer au mieux. Et puis il y a le stress et les copines qui vous bourrent le crâne à coup de « oh les belles-mères, toutes des mégères ! ». On part sûrement pleine d’appréhension et de stress, ce qui d’emblée met à mal le premier contact. Il faut donc se détacher de ses idées reçues et se lancer sereine.
Cependant, quand le premier repas vire au cauchemar, que les regards sont bizarres et que l’on est pressée de partir, ce n’est pas bon signe. Alors, de deux choses l’une : soit on décide de prendre sur soit et de tout faire pour que la soirée se passe le mieux du monde, et se dire qu’il y a du boulot ; soit on plaque tout et on dit ciao à son Dom Juan, ce dont je doute fort !
Belle-famille en sucre ou pas, l’important c’est de réussir à se faire accepter et à plaire. Et pour les plus récalcitrantes, reste le mari sans famille, et pour le trouver c’est une autre histoire !
On s’adapte ou on reste seule, le choix est vite fait, et si le problème venait de vous ?
Quand la burqa devient fashion
30 novembre 2009 par Khadija
Classé dans Ce qui fait débat
Depuis quelques temps la burqa exacerbe et déchaine les politiques et les médias qui n’ont de cesse de nous faire des piqûres de rappel quand on croit que le sujet n’est plus d’actualité. Les chiffres ne sont alors jamais les mêmes, on en vient à tout confondre, et les dérapages bien contrôlés sur le hijab se font de plus en plus fréquents.
La burqa est donc devenue un véritable cache-misère en l’espace de quelques mois quand les sondages sont au plus bas, et pendant que l’on s’égosille sur les plateaux télé, où les journalistes se font imams et les maires de bourgades garants de la paix mondiale, d’autres innovent et créent, et font de la burqa une tendance modesque.
Cela se passe aux Emirats, plus précisément à Dubaï, où une agence de design s’est saisie de ce que l’on considère être une prison ambulante, pour en faire un objet que l’on retrouvera sûrement entre les mains des plus farouches opposantes. Des lunettes directement inspirées du masque que portent les femmes du Golfe. Une réadaptation de la tradition qui rend la burqa tellement plus classe.
L’idée de cette agence a été de rendre la burqa moderne, adaptée à l’air du temps. Ce masque qui naguère protégeait les femmes de nomades de la poussière et du soleil, est aujourd’hui porté par les grands-mères, tradition oblige. La coutume veut que toute femme l’adopte une fois mariée, mais cela se fait de moins en moins, les jeunes femmes étant plus férues de mode et adeptes de l’abaya à strass et des lunettes de grands créateurs.
Les lunettes dernier cri « BQ » sont donc nées, alliant tradition et modernité, pour ainsi répondre aux besoins de la jeunesse chic et branchée.
Des lunettes assez stylées à vrai dire qui finalement recontextualisent la burqa, la rendent plus fun et moins austère. Une idée qui vaut ce qu’elle vaut, mais qui a su se saisir d’une polémique tapageuse et proposer autre chose que de l’acharnement. En outre, précisons que les designers à l’origine de ces lunettes sont Français, ironie du sort ?
Courrier des lectrices : « je n’ai pas choisi ma filière »
30 novembre 2009 par Fatma Mamouni, psychologue clinicienne
Classé dans Psy-show
J’ai décidé de suivre des études dans une grande école mais je ne m’y sens pas à ma place. Si je m’y suis inscrite c’était pour faire plaisir à mes parents mais je n’aime pas du tout cette filière. Je suis en deuxième année, et j’ai peur de la réaction de mes parents si je venais à tout arrêter. J’ai beau avoir de bons résultats, il n’empêche que je déteste ce que je fais. Sabah
La réponse de Fatma Mamouni, psychologue :
Bonjour Sabah,
Cette situation est fréquente et malheureusement, les parents jouent sur l’affectif pour que leur enfant n’imagine même pas pouvoir un jour refuser leur choix. Ils vont certainement être déçus mais il faut leur faire comprendre que vous n’aimez pas du tout ce que vous faites, car dans le pire des cas ils ne le comprendront que le jour où vous aurez fini et que vous ne trouverez pas de travail par manque de motivation. Là ils vous diront qu’il fallait le dire avant !
Cependant, si vous décidez de leur faire part de votre mal-être, il est préférable de leur proposer une alternative : essayez de leur montrer que vous avez trouvé une autre filière qui vous plaît, et que vous pourriez l’intégrer dès janvier par exemple, parfois c’est possible.
Dans tous les cas, dans ce genre de situation le plus tôt est le mieux, pour vous autant que pour vos parents.
N’hésitez pas à nous envoyer votre courrier à hijab.and.the.city@gmail.com. Bien sûr, votre anonymat sera préservé.
Aïd moubarak !!! Bonne fête !!!
27 novembre 2009 par La rédaction
Classé dans Spiritualités
Aïd moubarak les girls, que votre Aïd soit le plus heureux qui soit. Bonne fête à toutes les hatciennes et j’y pense, racontez nous votre journée, des plats à l’ambiance, sans oublier les cadeaux bien sûr !

J’hésite à porter le voile
27 novembre 2009 par Khadija
Classé dans Elles parlent d'elles
Parce que le voile intrigue, étonne ou choque, Hijab and the city a donné la parole à quatre jeunes femmes qui le portent, veulent le porter ou l’ont porté. Toutes n’ont pas les mêmes motivations, et toutes ont souhaité partager leur histoire afin d’offrir leur vision. A travers ces témoignages, ce sont les voix de ces femmes que nous souhaitons mettre en avant, car au-delà du voile qui leur couvre les cheveux, au-delà de leurs convictions, ces jeunes filles sont avant tout des personnes animées par la volonté de réussir. Ce qu’elles veulent par dessus tout, c’est de mettre fin à l’incompréhension et au dédain que l’on témoigne bien souvent à leur égard. Et c’est aussi, et surtout, les prendre pour ce qu’elles sont : des jeunes femmes ordinaires et non des voiles sur pattes. Nous vous proposons de découvrir chaque semaine le témoignage d’une de ces jeunes femmes. Elles parlent d’elles, c’est sur Hijab and the city, et c’est exclusif.
Cette semaine, Houda, étudiante en BTS, souhaite porter le voile mais hésite beaucoup parce qu’elle craint la réaction de ses professeurs et du personnel de son lycée de manière générale.
Peux tu te présenter aux lectrices ?
Je m’appelle Houda. J’ai 19 ans et je suis en BTS. Je suis scolarisée au lycée, et là-bas, il n’y a pas de musulmanes qui portent le hijab.
As-tu déjà parler de ton intention de le porter à quelqu’un ?
J’ai une amie qui a le même âge que moi, on en a parlé et pesé le pour et le contre quant à le porter. Je sais qu’au lycée, ils sont impartiaux. Quand j’étais en 4ème, il y avait la polémique sur le hijab. Je l’ai porté un moment mais je n’ai pas supporté de l’enlever à l’entrée du collège. Ça me dérangeait.
Et au lycée, impossible de porter autre chose ?
Non, ils sont très à cheval là-dessus. Une vraie dictature !
Quel sens donnes tu au hijab ?
C’est un grand signe de soumission à Dieu. Pour moi, c’est comme un signe d’accomplissement de la foi. Aujourd’hui je suis adulte, je prends conscience des choses. Il ne me manque plus que ça.
Depuis combien de temps penses tu à le porter ?
Depuis pas longtemps. J’y pensais pendant que j’étais en vacances. Et depuis que j’en ai parlé à mon amie, j’y pense tout le temps.
Et quelle perception as-tu du voile, au-delà de la dimension religieuse ?
De la pudeur. Ça embellit la femme, elle est pour moi plus accomplie. C’est un plus. Telle est ma perception du voile.
Tu as l’air vraiment convaincue, alors pourquoi hésites-tu autant ?
C’est à cause de l’école. Je ne sais pas si je serais capable d’affronter le regard des autres. Les gens ici questionnent beaucoup. Et je connais la plupart des profs du lycée, j’ai gardé un bon contact avec eux, mais je sais que le voile va changer leur regard sur moi. J’appréhende qu’on me saque dans mes notes. Et quant aux questions sur mes motivations, j’aurais pas envie d’y répondre, de me justifier. Ça m’énerve.
Et qu’en est-il de ton avenir professionnel, y as-tu pensé ?
Pour le travail, je suis en BTS commerce international. J’aimerais travailler dans la vente par téléphone, comme responsable marketing. Et puis, je pense travailler à domicile.
Et ta famille, tes amis, qu’en pensent t-ils ?
Je n’en ai pas encore parlé à mes parents. Je sais que ça ne dérangerait pas ma mère. Mes amies sont musulmanes et ne pratiquent pas vraiment. Je ne pense pas qu’elles seraient choquées, parce qu’elles savent que je suis convaincue, et que c’est ce dont j’ai envie.
Que peut-on te souhaiter ?
Du courage, beaucoup de courage mais je reste confiante. Ça va être difficile et je risque de souffrir mais j’ai tellement envie de le porter ! J’espère que tout se passera bien et j’attends beaucoup de ce témoignage, je sens qu’il m’aidera beaucoup.
Dans le même dossier :
JAKARTA : Fashion week 2009
26 novembre 2009 par Shahin
Classé dans Look at mon style
Toutes les plus grandes capitales de la mode ont vécu au rythme des fashions weeks ces dernières semaines.
On y a croisé des rédactrices de mode en lunettes de soleil sur les défilés, des mannequins survoltés, des attachés de presse surbookés, des designers au bord de la crise de nerfs, des paparazzis, des stars du show biz, etc.
Loin de toute cette agitation, une autre ville vivait sa fashion week plus discrètement, loin des flashs et de Rihanna… mais pas pour longtemps!!
Jakarta, l’exotique, surprend et dévoile une mode féminine, qui nous fait voyager entre Orient et Occident. Car si l’Indonésie est un acteur majeur dans la confection des vêtements, cette région du monde n’entend pas rester seulement la main d’oeuvre ouvrière des marques de prêt à porter et compte bien exprimer sa vision de la mode.
Ainsi la Jakarta Fashion Week s’impose comme l’événement incontournable pour découvrir les tendances à venir d’une mode qui se veut toujours plus créative, dynamique loin du tumulte et des paillettes de New York, Paris ou Londres.
Du 14 au 20 novembre 2009, journalistes, clients, spécialistes de la mode ont pu découvrir plus de 60 créateurs qui ont défilé au Pacific Place Mall de Jakarta. Parmis tous ces talents je vous laisse découvrir quelques uns de mes chouchous.
Anne Rufaidah

Hannie Hananto

Tuti Adib

Ida Royani


La nuit fait plus que porter conseil
25 novembre 2009 par Khadija
Classé dans Spiritualités
La nuit est bienfaitrice et sur bien des plans. Côté beauté, elle est dite régénératrice parce qu’elle permet à la peau de se réparer et d’activer son renouvellement cellulaire. Et côté santé, une bonne nuit de sommeil permet de recharger les batteries pour mieux relancer la machine le lendemain, c’est important pour le physique comme pour le mental.
La nuit nous fait du bien et il est donc très important de savoir l’exploiter à bon escient. En effet, au-delà de sa fonction roborative, la nuit est le moment privilégié pour quiconque recherche la paix intérieure. D’ailleurs, toutes les civilisations accordent ou ont accordé à la nuit un pouvoir particulier, qu’il soit maléfique ou bienveillant.
En cette période, des dix premiers jours du mois de dhou el hijja, jeûner et veiller est recommandé pour quiconque souhaite faire « âme neuve ». La nuit est perçue comme étant le moment le plus propice au recueillement et à la prière.
Ainsi, la nuit possèderait des particularités physiques, esthétiques, mentales et spirituelles qui sont essentielles et que bon nombre de croyances reconnaissent.
Dans son livre Histoire de la nuit, Alain Cabantous présente la nuit comme un autre temps, remplit de croyances et d’imaginaires, que les sociétés, aussi ancestrales soient elles ont redouté, affronté, vénéré ou encore exploité.
Les rituels nocturnes, les invocations faites à Dieu donnent à la nuit cette puissance qui réfute, de fait, l’idée de la nuit maléfique, qui a longtemps prédominé dans les esprits. En effet, on associe bien souvent la nuit au diable, aux spectres ou au mauvais esprits. A tout ce qui relève du mal. En outre, Alain Cabantous fait également allusion à la nuit criminogène, celle où l’on a ourdi les pires plans et où l’on a assassiné à travers l’Histoire, celle où c’est finalement l’Homme qui a incarné le malin, cette nuit qui couvre et qui aveugle.
Néanmoins, la nuit reste un moment privilégié pour la retraite et la réflexion. En effet, invoquer Dieu à ce qui équivaut au tiers de la nuit, permet l’absolution. La clémence de Dieu est alors plus grande au regard de l’effort induit, c’est à dire le réveil difficile en pleine nuit et la détermination qui l’accompagne, ce qui confère à la nuit un pouvoir sans précédent, et renforce l’idée de l’appel exceptionnel (la cession de rattrapage) auquel seules les âmes animées par cette volonté peuvent répondre.
Ainsi, pour la peau, l’on sait qu’il est important de bien s’en occuper pour la préserver et ralentir les effets du vieillissement et qu’il existe pour cela des crèmes de nuit ou d’autres soins, la recette est donc bien connue. Pour le corps, rien de mieux que qu’une bonne nuit de sommeil, et cela aussi n’est un secret pour personne. Et pour l’âme, l’esprit, la foi, la nuit se présente plus que jamais comme libératrice et magnanime. Qu’on le sache ou non, l’important est de le ressentir et de se saisir de ce qui se présente comme une chance. Bien sûr, pas facile de se réveiller en pleine nuit, mais ne nous arrive t-il pas de veiller les week-end voire la semaine pour les couches tard ? C’est gratuit et c’est tout bénef, pas terrible comme incitation, mais quand on vit dans une société où la consommation nous asservit, ces mots prennent tous leur sens et nous stimulent n’est ce pas ?
Dis, t’as pas une idée de menu pour l’Aïd ?
24 novembre 2009 par Cuistot
Classé dans Cuisinez la
La fête de l’Aïd c’est cette semaine et on se demande comment ravir sa famille et ses amis, moi je ne serai pas là mais j’ai bien évidemment préparé un petit menu qui, j’en suis sûre, vous plaira. Je ne sais pas ce qui m’attends là-bas, qu’importe, je serai rassasiée par la nourriture céleste, et c’est beaucoup mieux !
Pendant l’Aïd el Adha c’est le mouton qui est à l’honneur, seulement on ne le consomme pas au déjeuner mais plus tard, pour le dîner voire le lendemain. Néanmoins, on peut d’emblée déguster les brochettes de foie de mouton, plus connues sous le nom de boulfaf accompagnées d’un bon morceau de pain bien chaud et d’un verre de thé à la menthe, d’ailleurs nous allons réviser cette recette ancestrale. Sans plus tarder voici mon menu spécial Aïd el Adha :
-
Apéritif : cuillères apéritives
-
Entrée : Boulfaf et carottes au cumin
-
Plat : paupiettes de veau aux champignons et à la crème
-
Dessert : brochettes pâtissières
APERITIF
Après la tendance des verrines, place aux cuillères apéritives. Des cuillères que vous trouverez en grande surface et qui fascineront les gourmands.
Cuillères tomate/chèvre
Ingrédients (pour 12 cuillères)
- 2 tomates
- 1 crottin de chèvre
- 12 olives
- Sel, poivre
- Vinaigre
- Huile d’olive
- Persil
Préparation
Coupez les tomates, le chèvre et les olives en dés . Assaisonnez le tout de vinaigre d’huile d’olive, de sel et de poivre. Disposez dans les cuillères et décorez de persil.
Cuillères de Guacamole aux crevettes
Déposez un peu de guacamole dans chaque cuillère et surmontez d’une belle crevette. Parsemez de paprika et de coriandre séchée.
ENTREE
Boulfaf
Ingrédients
-
1 foie de mouton
-
une crépine fine de mouton
-
cumin
-
paprika
-
poivre noir
-
sel
Préparation
Faire griller le foie des deux faces sur un feu de charbon. Le découper en tranches d’1 cm d’épaisseur et détailler en morceaux moyens. Répartir sur un plateau et saupoudrez les épices de façon à enduire les morceaux de foie grillés. Découper la crépine en longues bandelettes, veiller à ce que leur largeur soit égale à celle des morceaux de foie. Envelopper les morceaux de foie dans les morceaux de crépine puis les enfiler sur les broches. Faire griller sur feu de charbon. Servir les brochettes de boulfaf chaudes.
Carottes au cumin
Ingrédients
-
5 carottes épluchées et taillées en bâtonnet
-
1 c.s de coriandre hachée
-
1 c.c de jus de citron
-
un citron copnfit taillé en cube
-
½ c. de piment doux
-
cumin
-
4 gousses d’ail en chemise
-
1 filet d’huile d’olive
-
sel et poivre
Préparation
Faites cuire les carottes et l’ail dans l’eau salée pendant 15 à 20min. Préparez une vinaigrette en mixant l’ail cuit épluché, la coriandre, le jus de citron, le cumin, le piment doux et l’huile d’olive. Après avoir laissé s’égoutter les bâtonnets de carottes, les transférer dans un saladier avec la vinaigrette et les zestes de citron. Salez, mélangez et mettez au frais.
PLAT
Paupiettes de veau aux champignons et à la crème
Ingrédients (pour 8 paupiettes)
-
8 paupiettes achetées déjà faites chez le boucher
-
1 gros oignon
-
800 g de champignons de Paris
-
20 cl de crème liquide
-
2 c.s de maïzena
-
sel et poivre
Préparation
-
pelez et hachez l’oignon
-
faites dorer les paupiettes dans une sauteuse pendant 5 min et réservez
-
ajoutez l’oignon et laissez réduire 3 min. puis ajoutez les champignons et laissez mijoter 10 min.ajoutez la maïzena et bien mélanger pour éviter les grumeaux et laissez épaissir
-
remettre les paupiettes dans la sauce et laisser mijoter en retournant délicatement une fois ajoutez la crème, mélangez et laissez mijoter à couvert pendant 20 min
Vous pouvez les servir avec une poêlée de légumes ou des tagliatelles.
DESSERT
Brochettes pâtissières ananas-mangue-framboise-rocher noix de coco:
Ingrédients
-
1 ananas
-
1 mangue
-
des framboises
-
des rochers à la noix de coco
-
pistache en poudre
Préparation
-
coupez l’ananas et la mangue en cubes réguliers et de manière à avoir la même quantité de morceaux
-
utilisez des brochettes en bois et enfilez tout d’abord un rocher coco, suivi d’un morceau de mangue, d’une framboise et enfin d’un morceau d’ananas
-
disposez les brochettes sur une assiette et saupoudrez les de la poudre de pistache
Joyeux Aïd el Adha à toutes et enjoy !
« Pour l’Aïd, le Petit Prince tu traumatiseras ! »
23 novembre 2009 par Mariame
Classé dans Ce qui fait débat
Vendredi, c’est l’Aïd ! Moi, j’adore cette fête parce que c’est justement l’occasion de faire la mouba (un mix entre nouba et « moubarak »… ok !), de bien manger (mais vraiment bien manger), de recevoir des cadeaux, et surtout de perpétuer une très belle tradition. Vivre cet évènement en France lui donne un charme supplémentaire. Pas de moutons qui gambadent dans la rue, pas d’accolade avec le premier venu. Seulement quelques commandements qui font que finalement, c’est plutôt amusant l’Aïd ici.
-
De l’Aïd, l’image que donnent les médias… tu kifferas !
Bien sûr, qui dit Aïd dit forcément mouton et surtout mouton préparé à la blédarde ! Boulfaf, méchoui, débauche de viandes miam miam ! Mais bon, faut arrêter de réduire cette fête à l’animal.
« Nan mais tu comprends pas, le mouton c’est la figure symbolique de l’Aïd quoi. » T’as qu’à dire l’allégorie ma gueule !
J’hallucine quand je vois les JT nationaux de la veille ou du jour même. On fait un focus de fou sur les bêtes, les bouchers, les abattoirs, les baignoires, Brigitte Bardot… On n’a pas droit nous aussi à des petits reportages avec une musique douce, des vitrines à Haussmann, des gens qui n’ont pas des têtes d’assassins et qui ne parlent pas en stéréo… Non ?!? Bon. J’oubliais les micros-trottoirs aux sorties des mosquées… MDR
Une anecdote : en primaire, j’avais une prof ignoble en CM2 et vicieuse, tellement vicieuse que quelques jours après l’Aïd, alors que nous nous étions présentés avec des camarades munis de certificats médicaux (pas le choix, on avait pas droit de sécher… On avait vraiment des médecins de famille en or !), elle a attrapé un de mes amis d’enfance et lui a dit : « je t’ai vu à la télé hier, t’avais l’air en pleine forme ! ». Ha ha ha une caméra s’était postée à la sortie de la mosquée du coin pour « couvrir » l’évènement. France 2 est une balance !
-
Après l’Aïd, des gâteaux tu en fileras (pas) ?!
Qui n’a jamais été taxé quelques jours avant ou après l’Aïd ? « Tu peux m’apporter des gâteaux au miel s’te plait ? ». Avec moi même en rêve, c’est pas possible ! Surtout quand la requête est formulée par la voisine qui ne dit jamais bonjour, le camarde de classe a qui vous n’avez jamais adressé la parole, le collègue qui ne comprend pas pourquoi dès qu’il y a du couscous au menu de la cantine, ben vous n’en prenez pas… enfin bref ! Si quelqu’un veut des gâteaux d’arabes, qu’il aille à Barbès ou au salon de thé de la Mosquée de Paris. Là-bas en plus, y a l’ambiance souk et le rapport qualité/prix est carrément intéressant ! (genre 10 euros le gâteau sec quoi)
-
Avec l’Aïd, Brigitte tu attristeras !
Comme chaque année, Brigitte Bardot pète un câble dès qu’elle entend parler de l’Aïd. Mais à côté de ça, les agriculteurs français sont aux anges ! Alors la question est la suivante : doit-on ignorer la chaîne alimentaire et en ces temps de crise tourner le dos à nos agriculteurs (vous avez bien vu le « nos » hi hi hi), ou faire plaiz’ à une rombière facho qui aime les peluches ?
-
Pour l’Aïd, ta moyenne tu sacrifieras !
Combien de fois dans votre vie, le jour de l’Aïd a coïncidé avec un jour… d’examen !! « S’il vous plaît monsieur, je serai absente ce jour là, c’est la deuxième fois qu’on reporte le partiel pour cause de mariage ou de sabbat, on peut encore une fois faire une petite exception ? » Même pas en rêve ! Soit… tu prends sur toi (et tu te manges un zéro à moins que ton généraliste ne fasse un geste), soit… La vie est injuste ! En France en tout cas.
-
Pour l’Aïd, des congés tu n’auras pas ! (cherche pas c’est mort)
Si c’est pas les cours, c’est l’entreprise. Certains peinent à expliquer à leurs supérieurs que sur les 365 jours de l’année, ils ne sollicitent que celui-ci pour passer un moment en famille, pour faire la fête eux aussi. Mais non, c’est ce jour là que la vie de la boite se joue ! Si le mangeur en chef de bovidés s’absente, c’est le dépôt de bilan assuré…
-
Pour l’Aïd, le Petit Prince tu traumatiseras !
« S’il vous plaît… dessine-moi un mouton ! » dit le petit blondinet tout mimi (mais dont les yeux ont toujours fait peur… je parle du dessin hein !)
Le pauvre, s’il savait ! Vendredi, ça va plutôt être :
« S’il vous plaît… égorge-moi un mouton !
- Hein!
- Egorge-moi un mouton… »
-
Pour l’Aïd des SMS pourris tu recevras ! (et à gogo ma gueule)
C’est peut-être la (plus… ha ha !) pire chose qui puisse arriver ce jour là. Et que je t’envoie des invocations bidons à n’en plus finir : « le firdaouss pour toi, ton chat et les 40 générations qui te succèderont » ou encore « que le vilain satan soit lapidé lui et ses méchants compagnons.»
Cela part d’un bon sentiment certes, mais si c’est pour polluer les messageries d’autrui… hi hi hi.
En tout cas, je vous souhaite un excellent Aïd. Au passage, on n’oublie pas Dhoul Hijja et ses mérites… pécheresse compulsive si tu me lis ! (mouahahaha)
Courrier des lectrices: « Ma belle-famille ne m’accepte pas »
23 novembre 2009 par Fatma Mamouni, psychologue clinicienne
Classé dans Psy-show
J’ai de gros soucis avec ma belle-famille et je suis à bout. En fait, ils ne m’ont jamais acceptée, et aujourd’hui cela va en empirant. J’ai essayé de discuter mais rien n’y fait, on me déteste et cela parce que ma belle-mère aurait voulu que son fils épouse la fille de sa meilleure amie. J’avais longtemps hésité avant de m’engager mais mon mari me disait qu’elle finirait par m’accepter. Or, cela fait un an et demi que nous sommes mariés et les relations sont de plus en plus tendues, et ce, même avec mes belles soeurs. Je ne sais plus quoi faire, je ne veux pas couper les ponts avec elles mais je ne supporte plus d’être traitée comme une moins que rien. Nabila
La réponse de Fatma Mamouni, psychologue :
Bonjour Nabila,
Il est difficile d’être à l’aise face à une belle-famille qui ne vous accepte pas, votre époux a son rôle à jouer si vous tenez tous les deux fortement à votre couple.
Je pense q’un an de mariage c’est tout de même assez récent et qu’il faut peut-être réfléchir à à instaurer la bonne distance avec votre belle-famille : éviter les contacts trop fréquents, puisqu’ils sont néfastes, favoriser les contacts brefs et montrez que vous êtes positive, que vous tenez à votre époux, et qu’à ce titre, vous ne céderez jamais. Ils finiront pas comprendre que leur attitude n’aboutira pas à une séparation et changeront forcément.
Cependant, pour cela, il faut que vous en soyez convaincue et que vous vous armiez de patience.
N’hésitez pas à nous envoyer votre courrier à hijab.and.the.city@gmail.com. Bien sûr, votre anonymat sera préservé.
Comment j’ai porté le voile
20 novembre 2009 par Khadija
Classé dans Elles parlent d'elles
Parce que le voile intrigue, étonne ou choque, Hijab and the city a donné la parole à quatre jeunes femmes qui le portent, veulent le porter ou l’ont porté. Toutes n’ont pas les mêmes motivations, et toutes ont souhaité partager leur histoire afin d’offrir leur vision. A travers ces témoignages, ce sont les voix de ces femmes que nous souhaitons mettre en avant, car au-delà du voile qui leur couvre les cheveux, au-delà de leurs convictions, ces jeunes filles sont avant tout des personnes animées par la volonté de réussir. Ce qu’elles veulent par dessus tout, c’est de mettre fin à l’incompréhension et au dédain que l’on témoigne bien souvent à leur égard. Et c’est aussi, et surtout, les prendre pour ce qu’elles sont : des jeunes femmes ordinaires et non des voiles sur pattes. Nous vous proposons de découvrir chaque semaine le témoignage d’une de ces jeunes femmes. Elles parlent d’elles, c’est sur Hijab and the city, et c’est exclusif.
Cette semaine, Linda, une jeune universitaire, nous raconte comment l’idée de porter le voile lui est venue, et combien elle a redouté la réaction de ses parents qui étaient contre sa décision.
Peux tu te présenter aux lectrices.
J’ai intégré la fac cette année. Je ne sais pas exactement si les cours de philo m’ont poussée à réfléchir un peu plus que d’habitude, ou si les évènements ont fait que je me mette à avancer dans la religion, mais ça fait presque exactement 10 mois que l’idée de porter le voile me trottait dans la tête.
Quel à été ton cheminement ?
J’ai lu le Coran et je suis allée à la mosquée très souvent, j’ai rencontré des filles voilées très bien. Mais j’ai passé l’année à me dire « arrête, t’oseras jamais dire à tes parents que tu veux porter le hijab! Impossible! » Et donc, j’ai fait des invocations en demandant à Dieu de me rendre forte. J’ai continué mes prières sans relâche, je continuais à aller à la mosquée, à apprendre plein de choses via divers sites dont Hijab and the city.
Comment as-tu abordé la question avec tes parents ?
Et puis un soir, après avoir regardé un film avec ma mère, j’ai allumé l’ordinateur et je lui ai écrit un mail. Je lui ai tout dit à propos de mon intention de porter le hijab, en précisant bien que c’était un choix personnel qui n’avait rien à voir avec personne. Ma mère ne le met pas, et a donc eu très mal en lisant le mail. Elle m’a répondu en disant qu’on allait en parler avec mon père, de vive voix.
Le soir même, j’en ai donc discuté avec mes parents. Ça a été très difficile, puisque je pensais qu’ils allaient m’encourager, au moins un peu, mais au contraire, ils ont trouvé des arguments pour m’en dissuader. Mais au moins le premier pas était fait.
Et vous n’en avez plus reparlé depuis ?
Si, la fin de l’année de terminale approchait, et vu que je voulais le mettre directement après la fin des cours, il fallait que je remette à jour le sujet. Les jours passaient, et j’avais beau m’y forcer c’était trop dur; j’ai donc fait une prière et à la fin, j’ai donné ma parole à Dieu que j’en parlerai le soir, vous trouverez ça sûrement bizarre ou ridicule. Ainsi, impossible de trahir un engagement que j’ai fait avec lui! Et donc, j’en ai reparlé, ça s’est de nouveau mal passé.
Malgré tout, plus tard dans la soirée, je suis revenue parler à mes parents, et ça s’est plutôt bien passé, enfin, mieux du moins.
Quand l’as tu porté finalement et comment a réagi ton entourage ?
Je le porte depuis le 26 juin dernier. Le pire a été de sortir de ma chambre voilée devant mes parents. J’ai dû rester au moins 10 minutes la main sur la poignée, et puis j’ai récité le verset du Trône, et je suis sortie. Ma mère et mon père n’ont rien dit, et je suis sortie de l’immeuble. Là, j’ai eu envie de pleurer donc j’ai appelé une amie, et je marchais en l’écoutant. En raccrochant, j’ai de nouveau récité le verset du Trône dans ma tête, et ça m’a totalement apaisée. Je suis allée à la Fnac, et j’ai eu beau tendre l’oreille, je n’ai pas entendu de remarques méchantes. Rien de spécial ne s’est passé en fait. Le lendemain, je suis allée à la mosquée avec, et de nouveau rien de spécial. Vraiment, rien n’a changé par rapport aux autres!!!
Le dimanche par contre, je suis sortie pour la première fois avec ma mère faire du shopping, et même si c’était délicat au début, ça s’est très bien passé. Les vendeuses étaient comme d’habitude gentilles, une femme que je connais m’a prise dans ses bras.
J’ai vécu plein de choses merveilleuses. L’amie dont je redoutais la réaction m’a dit que je resterai toujours la même, et le must, c’était les sourires des femmes voilées. Ou encore celles qui m’ont dit « salam ‘aleikoum ». Vu que ma mère est convertie, et que mon père est d’origine kabyle, je ne ressemble physiquement pas du tout à ce qu’on pourrait imaginer d’une musulmane. Et ces femmes qui me reconnaissaient en tant que musulmane, ça m’a vraiment touchée.
Et qu’en est-il de ton avenir professionnel ?
Je n’ai pas peur pour mon avenir. Dieu offre ce qu’il veut à qui il veut, j’ai confiance en lui. Si mon destin est d’avoir tel ou tel emploi, je l’aurai, sinon tant pis! Vu combien il m’a aidée pour mon bac, je lui dois bien ça. En fait je me répète que j’ai eu deux yeux, deux oreilles, une bouche, de bonnes jambes, et tout ça gratuitement. On reçoit beaucoup, sans oser donner.
Un dernier mot ?
Pour finir, je voudrais adresser un message à celles qui hésitent: tournez-vous vers la communauté. Honnêtement, plus vous verrez de femmes voilées, plus vous vous sentirez sereine. Si vous sentez qu’il vous manque un peu de force, demandez-la à Dieu. Si vous avez peur des réactions, pensez à lui, sans arrêt encore et encore. Ne vous isolez surtout pas, écoutez des chants religieux : Allah knows de Zain Bikha par exemple, pfiouuu elle m’a beaucoup réconfortée, regardez des photos de musulmans à travers la planète, vous verrez que vous n’êtes pas seules! L’univers est immense, on est une toute petite fourmi, et donc quoi qu’on fasse ça n’aura pas de répercussion sur la planète! Les gens que vous rencontrerez dans la rue vous auront oublié le lendemain! Dans 150 ans, personne ne se souviendra de vous, sors de ce corps Raphaël ! Profitez de votre vie ici-bas pour faire les actes que vous savez être gratifiés par Dieu.
Dans le même dossier :
Idées cadeaux pour l’Aïd
20 novembre 2009 par La rédaction
Classé dans Spiritualités
La fête de l’aïd est prévue pour le 27 novembre prochain. Aussi, il est grand temps de vous ruer vers les boutiques pour faire vos achats et ainsi, faire des heureux. Nous vous proposons aujourd’hui une sélection de cadeaux pour madame, monsieur et leurs petiots. Quelques idées cadeaux qui vous aideront à trouver LE cadeau qui ravit.

Eau de parfum BULGARI Rose Essentielle 51.90 euros, Montre Irony de Swatch 75 euros, Coussin Lacey Zara Home 29.95 euros, Lampe de table Knubbig Ikea 15.95 euros, Accroche sac Chic Folie 19.90 euros, Best of make up de Sephora 45 euros, Trousse maquillage sequins Yves Rocher 2.50 euros, Parapluie chapellerie Traclet 21.50 euros, Tunique 3 Suisses 31.43 euros, Yaourtière Lagrange BHV 50 euros, Bougie Zara Home Cylindre White Jasmine 22.95 euros, Portefeuille Miss Lancel

Coffret Argan homme 32 euros, La crème de l’homme Absolution 56 euros, Gants en cuir Celio 39.90 euros, Mules La redoute 20.93 euros, Eau de toilette 1 Million Paco Rabanne Sephora 43.40 euros, Montre Oxbow 120 euros, Smartbox Sensation 179.90 euros, Disque dur externe Verbatim BHV 69.99 euros, Tondeuse Babyliss 39.90 euros, Appareil photo numérique Samsung 75.90 euros, Sac à chaussures Zara Home 11.95 euros

Montre Swatch Crazy Youngsters 43 euros, Livre « Le monde microscopique » Fnac Eveil 11.21 euros, Bagues pour filles Yves Rocher 2.50 euros, Fauteuil pivotant Ikea PS LÖMSK 59 euros, Maison écologique à construire Nature & découvertes 29.90 euros, Parure stylo bille & plume kdoparticulier.com 26.90 euros, Ma dînette en bois Nature & découvertes 29.90 euros, Coffret Spiderman Sephora 32.70 euros, Sweat-shirt à capuche Nike Vertbaudet 23.92 euros, Boîte à bijoux Zara Kids Hadas 16.95 euros
Le look du jour : classique comme Jessica Alba
19 novembre 2009 par Shahin
Classé dans Look at mon style
La tendance est de copier le look des stars. Personnellement, je trouve que ces stars sont des clones vivants. Toutes en jean slim et perfecto, it bag au bras et café Starbucks de l’autre …
Pas évident de trouver de l’inspiration ! Soit, en cherchant j’ai réussi à trouver une petite férue de mode qui comme toutes les autres IT GIRL se fait paparazziter jour et nuit, mais qui sort tout de même un peu du lot ! Aujourd’hui c’est Jess’ (Jessica Alba) qui s’y colle! J’aime son petit coté chanelisant, bien clean, très business woman, très sage. Et vous, qu’en pensez vous ?

Pantalon : 39.90 euros 3suisses, chemise : 19.95 euros Pimkie, veste : 90 euros Kookaï, sac : 25 livres Warehouse, chaussures : 44.50 euros Anne weyburn sur la Redoute, Téléphone Blackberry Bold

Jupe 18.90 euros Nabira, veste : 90 euros Kookaï, pochette : 15 livres sur Asos, ceinture : 4.95 euros sur Pimkie, bracelets : 14 livres sur Monsoon.co.uk, chaussures : 44.50 euros Anne Weyburn sur la Redoute
Moi, jalouse ?!
18 novembre 2009 par Khadija
Classé dans Ce qui fait débat
Personne n’admet être jalouse. C’est un défaut abject que l’on ne s’avoue pas, bien qu’il nous arrive de l’être. Alors, pour se donner bonne conscience, on parle d’envie, ce qui n’est pas mieux en réalité : « Oh, comme je t’envie d’être aussi pugnace et de réussir tout ce que tu entreprends ! ». N’y a t-il pas là un soupçon de jalousie cachée, inavouable mais bien là ?
Tout le monde sait qu’être jalouse c’est être mauvaise, et quand on est mauvaise, tout le monde nous fuit. Mais soyons sincères on l’a toute été au moins une fois dans sa vie.
Bien sûr, il existe des degrés dans la jalousie qui vont du regard envieux mais inoffensif (quoiqu’il arrive que l’œil de l’envieuse soit puissant, au point de vous gâcher votre avenir), au complot machiavélique ayant pour ultime but le malheur et la déchéance de l’autre. D’ailleurs, le phénomène du mauvais œil est très lié à la jalousie. En effet, au-delà de toute superstition et de tout fantasme, le mauvais œil fait partie de ces nuisances incontrôlées, ou calculées, mais impulsées par la jalousie, qui relèvent des mystères de la vie. Nombreux sont les récits qui relatent les méfaits de ce regard qui tue. Des Sumériens aux Irlandais, sans oublier les Musulmans, tous sont loin de négliger le caractère néfaste du mauvais œil. Aussi, des invocations existent pour se protéger des yeux revolvers, et dans certaines cultures, un talisman est porté, bien souvent symbolisé par un œil, que l’Islam proscrit car considéré comme étant de l’association (shirq).
La jalousie peut être un moteur pour certaines. En effet, il arrive très souvent de constater que des personnes réussissent à atteindre leur objectif parce qu’elles ont voulu à tout prix briller et arriver en pôle position. Bien évidemment, la jalousie ne doit pas être confondue avec l’esprit de compétition, quoique parfois… C’est un peu comme un sport où l’on se surpasse parce que la concurrence est rude et qu’il faut être et restée la première. Mais quand les intentions sont dès le départ motivées par l’échec de l’autre, alors mauvaise nouvelle les girls, vous êtes bel et bien jalouses.
En outre, la jalousie peut devenir maladive quand elle est amoureuse. On ne peut nier l’idée que quand on aime un homme, on le veut pour soi exclusivement, et à juste titre. Mais pour certaines, le vouloir exclusivement se traduit par des coups de téléphone continuels, pour savoir ce qu’il fait, où il se trouve et avec qui ! Cela va même jusqu’à vouloir avoir accès à sa boîte mail, pour être sûre de tout contrôler. Pauvre de lui ou d’elle car les hommes aussi peuvent être très jaloux. Et pareil comportement pèse sur la vie du couple, que ce soit pour celui qui soupçonne comme pour celui qui est soupçonné. Aussi, pour celles qui n’ont pas confiance en leur conjoint, un travail est à réaliser si vous souhaitez que votre couple dure.
Pour finir, un conseil mesdames pour éviter d’être jalouse, ne fréquentez que des femmes dont le train de vie est beaucoup plus modeste que le vôtre ou dont les connaissances sont limitées par rapport aux vôtres. Ou alors, plus sérieusement, faites un travail sur vous, en vous posant les bonnes questions et en réfléchissant sur l’image que vous donnez à vos proches et aux gens qui vous côtoient.
Etre jalouse ou envieuse vous rendra insupportable, et pour les gentes demoiselles, vous rendra vieilles filles. A bonnes entendeuses…
Mon ustensile du moment : la machine à pain
17 novembre 2009 par Cuistot
Classé dans Cuisinez la
L’odeur du bon pain bien chaud, tout juste sorti du four, une fierté et un régal pour toutes celles qui aiment les bonnes choses, les vraies !
La machine à pain( la MAP pour les initiés) est aujourd’hui dans presque toutes les maisons, et pour cause, elle est économique et vous permet de manger sainement. Finis les conservateurs, vous pourrez consommer du pain frais, qui ne se conservera pas aussi longtemps que la baguette achetée chez le boulanger certes, mais dont vous pourrez contrôler la composition. Les adeptes du bio en sont ravis !
Avoir une machine à pain c’est aussi faire des économies. En effet, des études ont montré qu’une famille qui en possède une peut diminuer son budget annuel de moitié en matière de consommation de pain. Alors qu’attendez vous mesdames, d’autant qu’une multitude de recettes très facile à réaliser vous sont proposées dans le manuel qui accompagne votre machine à pain, ou encore sur de nombreux sites spécialisés.
Quoi de plus agréable que du pain frais, que l’on peut réaliser facilement, pas besoin d’être un cordon bleu. Ces machines peuvent également vous permettre de confectionner d’autres recettes telles que les brioches, les pâtes à pizza ou les pâtes à cake.
Voici quelques recettes faciles à réaliser et qui impressionneront vos convives.
Pain aux noix et aux figues :
Ingrédients :
-
340 g de farine de blé blanche
-
80 g de farine de blé semi-complète
-
250 ml d’eau
-
1,5 cuillère à café de sucre
-
1 cuillère à café de jus de citron
-
1,5 cuillère à café de sel
-
1 cuillère à café d’huile d’olive
-
1 cuillère à café de levure de boulangerie déshydratée
-
60 g de figues sèches
-
50 g de noix
Préparation :
Dans la cuve de la machine à pain, ajoutez l’eau, le citron, l’huile, le sucre. Puis verser les farines. Ajouter le sel dans un coin et la levure bien au centre. Lancer le programme pour mélanger la pâte.
Pendant ce temps (1h30 environ), préparer les noix en hachant grossièrement les cerneaux et découper les figures en petits dés.
Au sortir de la MAP, mélanger sur une plaque farinée, tout en écrasant la pâte, la pâte avec les noix et les figues. Séparer la pâte en 3 et confectionner 3 baguettes. Les espacer sur la plaque. Laissez poser environ 1 h sous un torchon.
Entailler à l’aide d’une lame fine et déposer dans un four chaud à 200° (pour environ 20 minutes). Laisser refroidir avant de découper en tranches.
Pain aux céréales :
Vous pouvez réaliser cette recette en faisant un gros pain de 500g ou en optant pour des petits pains.
Ingrédients :
-
500 g de farine (type 45)
-
quelques céréales (graines de tournesol, de sésame…)
-
2 c à café de sel fin
-
15 g de levure de boulanger
-
300 ml d’eau
Préparation :
Dans un bol, émiettez la levure de boulanger avec un couteau. Ajoutez 100 ml d’eau tiède. Laissez fondre.
Dans un saladier, mélangez tous les ingrédients solides :
-
la farine
-
les céréales de votre choix
-
le sel
Ajoutez alors les ingrédients liquide :
-
la levure fondue
-
200 ml d’eau tiède (du robinet)
Mélangez à la fourchette. Lorsque la pâte prendre une certaine consistance pétrir quelques minutes à la main.
Ajouter de la farine si la pâte est trop collante aux doigts, ou ajoutez un peu d’eau si elle est trop ferme. Étaler de la farine sur un plan de travail, puis donnez une forme au pain. Vous pouvez créer un gros pain ou 6 à 10 petits pains.Dans un plat anti-adhésif ou sur une plaque farinée disposez vos ou votre pain. Couvrez d’un linge humide et laisser reposer 1 heure.
Préchauffer votre four th 9, l’heure écoulée retirez le linge, humidifiez le ou les pains de quelques gouttes d’eau (pour faire dorer la croûte), et enfournez pendant 20 minutes. A déguster tiède ou froid.
Courrier des lectrices : « Je n’arrive pas à faire le deuil de mon époux »
16 novembre 2009 par Fatma Mamouni, psychologue clinicienne
Classé dans Psy-show
J’ai perdu mon époux il y a plus de 8 mois déjà mais je n’arrive pas à m’en remettre. Mes enfants sont tellement gentils et attentionnés, ils font tout pour me faire retrouver le sourire, mais je n’arrive pas à reprendre goût à la vie. J’étais follement amoureuse de lui, c’était l’homme de ma vie et il me manque tellement. Je me sens si mal vis à vis de mes enfants, mais c’est difficile de faire le deuil de mon mari. Nadia
La réponse de Fatma Mamouni, psychologue :
Bonjour Nadia,
Vos enfants sont courageux et mûrs et je vous en félicite, mais ils ont également besoin d’une mère forte, car il se peut que leurs forces rencontrent leurs limites.
Dans ces moments, il est primordial de s’entourer, la solitude est votre pire ennemi.
Pour reprendre goût à la vie, il vous faut dresser une liste de ce que vous aimiez faire auparavant et de vous y tenir : sorties, activités (notamment avec les enfants), visites d’amis, de proches que vous appréciez… cela est un bon remède pour cesser de penser au malheur et ainsi panser la douleur.
Pour ce qui est de l’amour envers votre époux, vous en souffrez et c’est normal, car dans le deuil, les sentiments que l’on porte à autrui ne trouvent plus d’objet (de récepteur) et nous reviennent : c’est cela qui est très douloureux, vous devez trouver un moyen de les réinvestir, pourquoi pas en vos enfants, ils le méritent bien !
N’hésitez pas à nous envoyer votre courrier à hijab.and.the.city@gmail.com. Bien sûr, votre anonymat sera préservé.
Hijab and the city sur Rue89
15 novembre 2009 par La rédaction
Classé dans A la une, Ce qui fait débat
Nous publions aujourd’hui une interview de Hijab and the city accordée à Stéphanie Haski, réalisatrice et éditrice du blog Canons de beauté sur Rue89, un vidéo-blog très intéressant que nous vous conseillons, qui propose selon l’auteure « des portraits de personnes dont l’activité, les préoccupations, la culture sont liées aux questions de l’apparence ». Bonne lecture !
Hijab and the city : quand l’ « habit fait la musulmane »
Il est des apparences qui prêtent plus à penser que d’autres. Celles des femmes musulmanes portant le voile en font partie.
Le hijab divise depuis plus de vingt ans maintenant. En 1989 (on l’appelle alors « tchador »), le voile islamique fait son apparition dans les débats publics lorsque trois élèves d’un collège de Creil se voient renvoyéee pour port d’insigne religieux contraires à la laïcité.
Plus récemment, la proposition de légiférer sur le port de la burqa, qui a rapidement glissé vers la question du foulard, a relancé le débat. De même que la parution dans Paris Match en octobre dernier d’une photo montrant la chanteuse Diam’s voilée. Si l’artiste ne s’est pas encore exprimée sur le sujet, beaucoup d’autres l’ont fait, comme Sihem Habchi, présidente de l’association « Ni putes, ni soumises », pour qui Diam’s « victime de son entourage » a « capitulé ».
Pour Canons de beauté, j’ai eu envie d’aller à la rencontre de Khadija et Mariame Tighanimine. Khadija et Mariame, 28 et 22 ans, sont sœurs, françaises musulmanes et portent le voile. Elles ont fondé le site Hijab and the city, webzine féminin.
« Tous les clichés sont réunis »
Mariame et Khadija ont le sentiment que « quoi qu’elles fassent », elles sont toujours confrontées au même discours : « les femmes musulmanes et notamment les femmes voilées sont soumises ». Les réactions provoquées par la fameuse photo de Diam’s les touche, mais ne les étonnent pas. (Voir la vidéo)
« L’habit fait la musulmane »
Comment gèrent-elles elles-mêmes leur apparence et les réactions qu’elle peut provoquer ? Si Mariame et Khadija ne sont pas des victimes de la mode, elles font attention à ce qu’elles portent –comme toute femme occidentale, avec ce « plus » qu’elles essaient de faire oublier. (Voir la vidéo)
Hijab and the city
« Il est indécent de se focaliser sur le foulard et de nier la personne qui le porte. ». Mariame et Khadija ont fondé « Hijab and the city » en 2008 dans le but de faire connaître des personnes « dont on parle beaucoup, mais à qui on ne tend pas le micro ». Blog à l’origine, Hijab and the city est, selon elles, « le premier web magasine qui n’exclut pas les femmes françaises de culture musulmane ». (Voir la vidéo)
Mode occidentale et voile « ne sont pas antithétiques »
En dehors de ce qui touche à la spiritualité, les thématiques abordées dans le webzine sont sensiblement les mêmes que dans d’autres féminins : amour, cuisine, psy, société et beauté. Et une rubrique mode régulière : quel look proposer ? Pour qui ? Est ce que tout est permis ? Une première réponse : mode occidentale et voile « ne sont pas antithétiques ». (Voir la vidéo)
J’ai été interpelée par « Hijab and the city » et j’ai eu envie d’en parler parce qu’en y allant pour la première fois, j’ai découvert un espace plutôt moderne et pas moralisateur. Un lieu d’échanges d’expériences et de réflexions.
Evidemment, musulmans ou non musulmans, tout le monde ne se reconnaîtra pas dans les articles, mais il me semble que le site et les jeunes femmes qui le mènent véhiculent autre chose que « soumission » et « prosélytisme ».
Auteure : Stéphanie Haski, réalisatrice et éditrice du blog Canons de Beauté sur le site Rue89
Pourquoi j’ai retiré mon voile
13 novembre 2009 par Khadija
Classé dans Elles parlent d'elles
Parce que le voile intrigue, étonne ou choque, Hijab and the city a donné la parole à quatre jeunes femmes qui le portent, veulent le porter ou l’ont porté. Toutes n’ont pas les mêmes motivations, et toutes ont souhaité partager leur histoire afin d’offrir leur vision. A travers ces témoignages, ce sont les voix de ces femmes que nous souhaitons mettre en avant, car au-delà du voile qui leur couvre les cheveux, au-delà de leurs convictions, ces jeunes filles sont avant tout des personnes animées par la volonté de réussir. Ce qu’elles veulent par dessus tout, c’est de mettre fin à l’incompréhension et au dédain que l’on témoigne bien souvent à leur égard. Et c’est aussi, et surtout, les prendre pour ce qu’elles sont : des jeunes femmes ordinaires et non des voiles sur pattes. Nous vous proposons de découvrir chaque semaine le témoignage d’une de ces jeunes femmes. Elles parlent d’elles, c’est sur Hijab and the city, et c’est exclusif.
Cette semaine, Marie, une jeune étudiante belge, revient sur son histoire. Elle a porté le voile un temps et a finalement décidé de le retirer, par crainte de nuire à sa spiritualité.
Peux tu te présenter aux lectrices ?
J’ai 22 ans, je suis étudiante, bientôt à la fin de mes études. J’ai choisi de devenir musulmane il y a bientôt 8 ans. Je m’étais déjà intéressée à l’Islam avant, mais j’ai eu mon « déclic » un jour en voyant une amie faire sa prière : elle était resplendissante et c’est ce qui m’a marquée. Sans réfléchir, je lui ai dit « Apprends-moi l’islam », et ça a été comme le coup de foudre pour moi. J’ai prononcé la shahada (l’attestation de foi) quelques temps plus tard, en décembre 2001.
Quand à tu décidé de porter le hijab ?
L’envie de porter le voile a commencé à venir doucement après ma conversion. J’aimais le mettre pour la prière, le garder après dans ma chambre, je me sentais apaisée avec. J’avais des périodes où j’avais très envie de le porter, d’autres où je disais plutôt qu’il n’était pas obligatoire, mais de toute façon je n’envisageais encore rien sérieusement, puisque j’étais encore élève en secondaire (et on ne pouvait pas le porter dans mon école) et que je ne pouvais pas non plus envisager de le porter chez mes parents.
Puis est venu l’été 2004, la fin de mes études secondaires et en septembre, j’allais entrer à l’université. J’avais de plus en plus envie de le porter, c’était en moi, j’y pensais beaucoup. J’étais en colère contre ma famille de ne pas accepter mes convictions, de ne pas m’offrir la possibilité de pratiquer ouvertement, comme je le souhaitais, et je pensais au foulard, peut-être comme une sorte de vengeance. A la fin de l’été, j’ai commencé à le mettre de plus en plus souvent quand je sortais en ville, surtout les quelques jours précédent ma rentrée à l’université, mais je n’avais pas encore décidé de le porter. J’étais heureuse d’être vue et reconnue comme musulmane dans la rue. Je me sentais bien ainsi, j’avais l’impression d’être enfin moi-même. Puis est arrivé le premier jour à l’université. J’avais pris l’habitude d’être couverte, et ce jour-là je portais une casquette pour la rentrée. Je me sentais mal avec, impolie de garder une casquette ainsi à l’intérieur, et en même temps je n’arrivais pas à me résoudre à me découvrir la tête. En sortant, dans la bouche de métro, j’ai mis mon foulard. Ce n’était pas prévu, pas réfléchi, c’était très intense sur le plan émotionnel. Mais j’ai décidé à ce moment là que le lendemain, je reviendrai avec suivre mes cours.
Avant de le mettre, j’y pensais, mais sans jamais l’avoir décidé. Je me disais qu’avant de le porter, il faudrait que j’en discute de manière approfondie avec des gens qui sont pour et des gens qui sont contre, des musulmans convaincus de son obligation, et des musulmans qui sont convaincus au contraire qu’il n’est pas obligatoire (voir même qui sont « contre » le foulard) afin de me forger une opinion solide et d’être sûre de mes idées au moment où je le porterais. Finalement, je l’ai mis assez rapidement, sans avoir pris le temps de faire cette démarche, guidée par mon ressenti.
Qu’est ce qui t’a motivé à le porter finalement ?
L’envie de mieux vivre ma religion, d’être plus musulmane, de montrer au monde celle que j’étais intérieurement depuis presque 3 ans… L’envie de plaire à Dieu, de me conformer à un modèle, à une certaine image que j’avais de la musulmane croyante et pratiquante qui cherche à se rapprocher de Lui.
Qu’en a pensé ton entourage ?
Cela s’est très bien passé avec mon entourage amical et à l’université. Mes vrais amis non musulmans ne l’ont pas mal pris, et je me suis plus facilement faites de nouvelles amies musulmanes une fois que je le portais. Je n’ai jamais ressenti le foulard comme un frein dans mes relations sociales à l’université. Il me permettait simplement de faire un tri direct entre les gens bien, ouverts d’esprit, et les autres.
Je n’ai jamais non plus eu l’impression d’être discriminée par les profs ou le personnel de l’université, bien au contraire. Je n’ai jamais eu de problème à trouver des jobs d’étudiant avec.
Avec ma famille, ça a été plus difficile. Je ne leur ai pas dis tout de suite que je le portais. Je ne le leur ai annoncé que quelques mois plus tard. Mes parents ont tous les deux très mal réagis, mon père en a pleuré et m’a dit qu’avec ça, il ne pourrait plus jamais être heureux de me voir. Le reste de ma famille, oncles et tantes, a mieux réagi, ou du moins de façon moins passionnelle. Ceci dit, suite à ça je ne l’ai jamais vraiment assumé face à ma famille. Je continuais à l’enlever avant de rentrer chez moi, dans mon quartier, lors de sorties avec des membres de ma famille, en vacances avec eux : je mettais alors une casquette dans laquelle je rentrais tous mes cheveux, et un col roulé ou une écharpe.
Pourquoi as tu décidé de le retirer ? Est ce à cause du regard des autres ?
Bon, là on commence à arriver aux questions plus difficiles… C’est dur à exprimer, dur à structurer. J’ai commencé tout doucement à rentrer dans une remise en question assez générale, sur ma foi et ma pratique religieuse, et notamment le port du voile. Je dirais que j’ai commencé à me poser des questions, par périodes, un an après l’avoir porté. Je n’avais pas la force de conviction de l’assumer auprès de mes proches, et je commençais à me sentir un peu schizophrène, j’avais l’impression de ne pas arriver à concilier ces deux « parties » de moi, ces deux référents culturels, ensembles de valeurs dont j’étais porteuse : mon islamité et mon occidentalité, si je puis m’exprimer ainsi. En gros, c’était une crise identitaire.
J’ai commencé petit à petit à m’éloigner de cette communauté musulmane dans laquelle je ne me sentais pas bien, dans laquelle je ne trouvais pas ma place. Je n’arrivais plus à me recueillir et me sentir bien dans les mosquées où différentes choses me dérangeaient de plus en plus (la ségrégation des femmes, l’irrespect de celles-ci du recueillement des autres par les bavardages, le « harcèlement » de certaines : »ma soeur, faut pas faire ci, faut pas faire ça, c’est shirk (association), c’est bid’a (innovation) », etc.… J’étais de plus en plus agacée par certains comportements. Et en tant que musulmane occidentale, je n’arrivais plus à me situer dans une communauté dont j’avais l’impression qu’elle ne pouvait pas accepter justement cette composante occidentale, européenne de mon identité. J’entendais trop de discours sur l’occident comme étant opposé à l’islam, sur les belges, les européens, comme étant l’opposé des musulmans (alors que je suis belge, européenne ET musulmane, et que pour moi ces deux identités se complètent et ne s’opposent pas, et que je suis loin d’être la seule grâce à Dieu.
Puis ces questions ont commencé à se faire de plus en plus présentes et pesantes. Je commençais à me sentir mal avec mon voile dans la rue, je ne l’assumais plus. D’une certaine façon, c’est aussi lié au contexte, dans le sens où je pense que porter le voile dans nos sociétés n’est pas anodin et nécessite un certain engagement. Engagement dont je n’étais plus capable. Je ne me reconnaissais plus dans l’image que je renvoyais en tant que « voilée », j’avais l’impression de communiquer quelque chose qui ne me correspondait pas, tant vis-à-vis des musulmans pour qui une convertie voilée, ça donne « Waw machaAllah tu es convertie et tu porte le voile, tu iras au Paradis ma soeur! » que des non musulmans. L’impression que ça ne me permettait pas de concilier les différentes facettes de ma personnalité, et de n’être pas en accord réellement avec la façon dont je vivais les choses. J’avais l’impression que porter le voile me mettait dans un moule dans lequel je ne me sentais pas bien, qui ne me correspondait pas, et j’étouffais. Et ça devenait pesant pour ma foi et nuisait à ma spiritualité dans son ensemble. Il m’est arrivé même d’annuler certaines activités car je ne voulais pas sortir avec mon voile, je me sentait trop mal avec.
Comment as-tu vécu « l’après voile » ?
Après avoir pris la décision de l’enlever, je me suis sentie soulagée, apaisée. Je sentais que j’allais pouvoir recommencer, repartir sur de bonnes bases, reconstruire ma spiritualité, mon Islam sur du solide, en me concentrant sur l’essentiel, la prière notamment. J’arrivais à un tournant dans ma vie, je terminais bientôt mon bac+3, j’allais changer d’université, de ville, je me suis dis que c’était l’occasion. Et j’ai décidé de le retirer après mon dernier jour d’examen. Je ne voulais pas avoir ce changement trop brusque dans mon université, affronter les regards, les questions. J’étais bien acceptée avec mon voile, je pense que j’en avais donné une image positive que je ne voulais pas briser en arrivant du jour au lendemain dévoilée. Et puis, ce serait moins facile à assumer.
La première fois que je suis sortie sans, j’étais un peu stressée, il faut bien le dire. Je m’attendais à me sentir quand même un peu mal dans la rue sans ce voile. Mais en fait non. Ca m’a fait bizarre de ne pas le mettre au moment de sortir, mais une fois dehors, je me suis sentie à l’aise, transparente, légère. J’avais rendez-vous avec une copine qui ne m’a pas reconnue tout de suite. Mais je me sentais tellement mieux dans ma peau.
Penses-tu le remettre un jour ?
Je ne sais pas si je le remettrai. Pour le moment en tous cas, ce n’est pas du tout à l’ordre du jour. Je ne suis pas contre en principe, mais je n’y trouverais pas beaucoup de sens. Je pense que je le porterais sans problème dans un pays musulman, dans un pays où le port du foulard est banalisé. Mais ici, ça implique trop de « visibilité », et c’est, je pense, ce qui me dérange le plus : l’image, le message que ça peut véhiculer, la distinction, la différenciation.
Quelle a été la réaction de tes proches ?
Ma famille a eu le respect de ne pas s’en réjouir ouvertement devant moi, et je leur en suis très reconnaissante. J’en ai profité pour mettre certaines choses au point avec eux : je retire le voile, oui, mais je reste musulmane, pratiquante, et n’essayez surtout plus de me faire manger de la viande non halal!! par exemple. Je me suis sentie plus en cohérence avec moi-même. J’assume beaucoup mieux mon islam face à eux depuis. Avant de le retirer, j’en ai parlé à plusieurs personnes, plusieurs amies, beaucoup avec mon ex. J’en ai parlé avec mes amies tant musulmanes que non musulmanes, des voilées, d’autres qui ont retiré le voile. Je voulais me confronter aux avis des autres afin d’être sûre de ce que je voulais, de ma décision, de mon choix, pour ne pas le faire sur un coup de tête. Du coup, ils étaient préparés à l’idée, et savaient que c’était le fruit d’une longue réflexion pour moi. Certain(e)s ont compris, d’autres moins, mais Dieu soit loué, tout le monde a respecté mon choix.
Je m’étais assez éloignée de la communauté depuis un certain temps, donc les musulmans de mon entourage ne sont que mes amis proches, à qui j’ai expliqué ma démarche. Globalement je n’ai pas eu de réaction vraiment négative. Je pense qu’à partir du moment où on fait son choix de façon mûre, réfléchie et mesurée, où les gens voient bien qu’il ne s’agit pas de sortir la minijupe ou de quitter l’islam, ils respectent globalement ce choix.
Où en es tu aujourd’hui ?
Le retirer m’a fait beaucoup de bien, à moi et à ma foi! Maintenant j’ai recommencé à m’investir un peu dans la communauté, à fréquenter les mosquées, et Dieu soit loué, les gens m’acceptent bien sans mon voile. Et, paradoxalement, je me sens tellement mieux dans ma foi, tellement plus musulmane. J’ai l’impression d’avoir retrouvé ma place…
Je ne sais pas si c’est très bien de le dire, mais je ne regrette pas de l’avoir retiré. Par contre j’admire et je soutiens à 300% les femmes qui le portent et qui l’assument, qui le vivent bien. Je trouve ça magnifique, bravo à vous les filles! J’ai peur parfois d’être un mauvais exemple pour certaines…
Dans le même dossier :
Mon dressing et moi
12 novembre 2009 par Shahin
Classé dans Look at mon style
Et chaque matin c’est le même dilemme… Cheveux en bataille et yeux écarquillés qui crient au secours : mais qu’est ce que je vais meeeeeettre !
Qu’on parte au travail, qu’on assure le mercredi aux enfants, qu’on se prépare pour un rendez vous, on perd tous nos moyens devant une armoire pleine à craquer de…. rien. Enfin ce qu’on appelle ce rien, c’est un an de shopping effréné qui aujourd’hui n’est plus qu’un tas de rien ! Et oui, car la femme est insatiable et se lasse vite devant un dressing à faire pâlir Monsieur, qui, soit dit en passant s’esclaffe derrière notre dos. Ben ouais t’inquiète, je t’ai vu toi et ta chemise blanche, dis moi t’en a combien des comme ça ??? 8-10 ??? Pfff, ils ne peuvent pas comprendre !
Le tout est de choisir une tenue adaptée, confortable, qui ira le mieux avec le décor. Pour ne pas être la risée de tous mes collègues je vais éviter de mettre mon dernier costume d’halloween ça le fait moyen… (ben quoi j’étais pas bien en panthère rose ?). Un conseil : organisez votre penderie, vous y verrez plus clair! La règle veut que l’on ne superpose pas plus de 5 vêtements pliés par pile. Pensez également à bien cintrer vos jupes, robes, pantalons, car de mauvais cintres risqueraient de les abîmer! Ranger sous housse vos vêtements qui sentent bon le soleil, pour ne garder que votre garde robe d’hiver.
Qu’on aille au bureau, en week à Deauville, ou pour un dîner avec son chouchou de mari, on reste au top quoi qu’il arrive parce que « mon dressing et moi on est devenu pote ! »
Au bureau: Tunique en soie 55 euros KOOKAI, pantalon 24,95 euros PIMKIE et veste 79,20 euros NAF NAF sur placedestendances.com, gilet de grand père lacé dans le dos: 75 livres sur allsaints.com, sac 125 euros LAMARTHE, boots SPACE 85 euros sur brandalley.com, béret 7,95 euros PIMKIE.

Week end à Deauville : Jupe 25,50 euros sur nabira.fr, pull marin 45 euros KOOKAI et chaussures 20 euros -50% ENZA NUCCI sur placedestendances.com, sac 50 livres TOPSHOP, sautoir 19,92 euros 1060 clothes sur 3suisses.fr, bonnet 9,95 euros PIMKIE.

Younger power !!!
11 novembre 2009 par Allison
Classé dans Ce qui fait débat
Fini le temps où les jeunes filles se contentaient de Zara, H&M, de booms finies à 18h ; maintenant c’est Sandro, Isabelle Marant ou Gérard Darel et boîtes parisiennes branchées. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas pour faire comme Maman, en fait ce serait plutôt le contraire.
Aujourd’hui, si vous vous rendez à la sortie du lycée, voire même d’un collège, vous aurez la sensation d’être à la fashion week de Paris. Les filles et garçons de même pas 18 ans ont un style, un vrai, bien à eux et n’hésitent pas à taper dans les marques qui étaient jadis réservées à leurs aînés. En mixant articles de marque avec leurs fringues « d’ado », leur audace ils se créent un look souvent repris par nous autres les « vieux » de 20 à 40 ans. Que ce soit une robe Isabelle Marant ou Tara Jarmon portée avec leggings et Converse, un trench Burberry avec short en jean fabrication maison, it bag et pull maille de chez H&M…Tout est pensé, tout est osé !
Et l’évolution n’a pas lieu qu’à l’extérieur, sous les vêtements aussi tout à changé ! Avez-vous remarqué cela chères lectrices ou est-ce mes yeux qui me jouent des tours ? Car j’ai vraiment l’impression parfois d’être un Billy Elliot face à ces têtes de chérubins faite comme Penélope Cruz, 15 ans et déjà des corps de femme ! Alors je me demande si c’est l’effet du steak aux hormones, si oui je m’y mets tout de suite ( Halal of course !)
Leur avance sur nous est tout autant dû au portefeuille de leurs parents qu’à leur flair pour dénicher les tendances. En effet, nos petits précoces ont entre autre grandi avec Internet et savent mieux que quiconque s’en servir, y fouiller pour y trouver les nouveaux accessoires, jeans, low-boots et j’en passe qui complèteront leur panoplie de jeune branché.
Ce qui est le plus étonnant est que leur précocité ne se limitent pas aux vêtements. En terme de culture, et le mot est pesé, nos minots ne sont pas en reste. Ils connaissent leurs classiques rock, Hip Hop (merci Google et plateformes de téléchargements ), mettent au goût du jour la musique folk et ne se limitent pas aux soupes Pop leur étant normalement réservées. Ce que le top 50 ne leur plaît pas ? Ils créent leur propre groupe pardi !! Qui a dit que l’on était jamais mieux servi que par soi-même ? BB Brunes, les Plastiscines l’an dernier, Justin Nozuka, Sliimy ou Cœur de Pirate cette année. Ils n’ont même pas 20 ans et ont déjà le talent et l’aplomb des plus grands. Plébiscités par tous et pas seulement les teens.
Les nouveaux « djeuns » n’ont donc plus peur de rien. Médias, créateurs tentent de suivre cette tendance en sophistiquant les produits destinés aux jeunes consommateurs. Il n’y a qu’à regarder les séries TV et la garde –robe d’une Blair Waldorf tout en Balenciaga pour voir que celle-ci n’a rien à voir avec notre bonne vieille Kelly Taylor. Ils sont exigeants, les marques suivent et… les prix aussi. Sachant que ces angelots ont souvent une porte grande ouverte sur le compte en banque de papa et maman et que par conséquent ils représentent un marché des plus importants, tout est fait pour les séduire.
Ce que l’on pourrait se demander c’est jusqu’où va aller cette précocité… Tout commencer plus tôt n’est-ce pas un facteur de risque ( alcool, sexe… ) et surtout ne risquent-ils pas d’être blazés avant l’âge ?
Maintenant reste à surveiller les squatteurs de bacs à sables quand on voit que les plus grands créateurs ont tous des lignes pour tout-petit (Baby Dior, Burberry… )
Congeler vos aliments, et gagner du temps !
10 novembre 2009 par Cuistot
Classé dans Cuisinez la
La congélation est un excellent moyen de conserver les aliments. Longtemps décriée, elle permet d’acheter des produits par lots, de préparer les repas à l’avance, de garder les restes et de savourer ses mets favoris en toute saison. A condition d’être bien préparés et emballés, les aliments conserveront leur couleur, leur texture et, contrairement à ce que l’on pense, leur valeur nutritionnelle. Règle absolue toutefois : ne jamais recongeler un produit décongelé !
Matériel
- Sacs en plastique pour congélation : aplatir le contenu au maximum, expulser l’air et sceller avec du ruban adhésif.
- Récipients en plastique rigide avec couvercle hermétique : utiles pour les liquides ; remplir à 1 cm du bord en prévision de l’augmentation de volume.
- Récipients en aluminium : les aliments cuits peuvent être réchauffés dans le récipient (sauf au micro-onde).
- Vaisselle spécial micro-onde : permet aux aliments de passer du congélateur au micro-onde.
- Papier aluminium : pour envelopper et capitonner.
- Etiquettes autocollantes et stylo étanche : indiquer contenu, nombre de parts, date de congélation, date de péremption…
Viande crue
- En général, la viande crue peut être congelée jusqu’à 6 mois. Ne jamais recongeler de la viande dégelée ; la faire cuire d’abord.
- Steak et côtelettes : les envelopper individuellement de film plastique en expulsant l’air ; entourer les os de papier aluminium pour éviter qu’ils ne déchirent le film. Mettre le nombre voulu de steaks dans un sac en plastique rigide ; expulser l’air et sceller.
- Poulet : le poulet cru peut se conserver jusqu’à 9 mois. Les abats peuvent être congelés séparément jusqu’à 8 semaines. Les volailles farcies ne doivent jamais être congelées.
- La charcuterie peut se congeler, bien enveloppée, jusqu’à 1 mois, sans perdre de son goût.
- Le foie, les rognons et la cervelle ne se congèlent pas très bien ; mieux vaut les acheter selon les besoins.
Aliments cuits au four
- Le pain de mie tranché enveloppé dans un sac pour congélation se conserve 1 mois.
- Le pain maison, scellé dans un sac en plastique, se conserve jusqu’à 3 mois.
- Les gâteaux sans garniture, ni glaçage se conservent 3 mois.
- Les biscuits se congèlent mieux quand ils ne sont pas cuits et se gardent 6 mois. Les biscuits cuits (refroidis et sans glaçage) peuvent se congeler en couches, intercalés de papier sulfurisé, dans un récipient hermétique.
- Les viennoiseries se conservent 1 à 2 mois dans des sacs de congélation.
- Les sandwichs se congèlent bien jusqu’à 1 mois.
Herbes aromatiques
- Congeler des brins entiers de thym, romarin dans des sacs de congélation.
- La menthe, le basilic, l’origan peuvent être hachés.
- Le basilic, l’aneth, le cerfeuil, le persil peuvent être hachés, mélangés à du beurre et conservés en cylindres congelés pendant 2 mois.
Fruits et légumes
- Les légumes doivent être blanchis avant congélation.
- La plupart des fruits sont congelés dans un sirop de sucre ou dans du sucre.
Consignes de sécurité
- Veiller à ce que la viande que vous achetez surgelée soit hermétiquement enveloppée.
- Dégeler au réfrigérateur le poulet congelé (2 à 3 heures) afin d’éviter tout développement de bactéries. La décongélation des poulets entiers au micro-onde est déconseillée car irrégulière.
- Dégeler au réfrigérateur ou au micro-onde la viande congelée, jamais à température ambiante. Retirer la viande de son emballage avant de la décongeler. Séparer les morceaux à mesure qu’ils dégèlent.
Qu’attends-tu pour demander ma main ?
9 novembre 2009 par Khadija
Classé dans Célibat Mariage & Cie
Les discussions au téléphone, les entrevues programmées, mais qu’est ce qui empêche ce prétendant de demander la main de sa dulcinée, de lui exprimer clairement ses sentiments ?
Certaines jeunes femmes ne se voient pas forcément être présentées à quelqu’un par leur famille. Elles les rencontrent toutes seules sans en parler aux proches, à l’université, ou encore à l’école, au travail, sur le net ou de manière fortuite. Une relation se construit alors et de jour en jour. Elle s’éprend de l’homme qui la rend toute fofolle dès que son nom apparaît sur le téléphone, ou qui la rend toute chose quand ils se voient. Elle n’en parle qu’à ses amies proches, ne dit rien à sa famille tant que rien n’est officiel. A quoi bon dire à maman qu’elle a rencontré quelqu’un si elle n’est pas sûre de ce qu’il ressent pour elle ? A quoi bon s’emballer quand Monsieur ne lui manifeste pas son envie de l’épouser ?
Alors elle attend, patiente, parce que ce n’est pas à elle de faire le premier pas, non ! L’usage veut que ce soit lui qui prenne son courage à deux mains. Et puis elle se sent mal, veut que cela devienne officiel, et qu’elle arrête de mentir à sa maman quand elle sort les samedis soirs ou quand elle discute pendant des heures au téléphone. Qu’elle arrête de lui dire qu’elle va chez sa copine, ou qu’elle sort avec ses amies alors que c’est lui qu’elle va voir. Et qu’elle arrête de se cacher et de sauter les repas de famille quand elle l’a au bout du fil. Alors, elle s’emporte, et explose un beau jour en lui lançant : « qu’attends tu pour demander ma main bon sang ?!!! » Et le déclic, elle l’a eu à force d’écouter All the single ladies de Beyoncé. Et oui, Beyoncé et son fameux refrain « If you liked then you should put a ring on it », traduction: « si tu m’aimais tant, tu aurais dû m’offrir une alliance! » Une chanson qu’elle a écoutée en boucle et qui lui a fait prendre conscience que cela n’a que trop duré. Et c’est tout en chanson qu’elle se dit qu’il lui faut sauter le pas.
Mais oui, qu’attend t-il pour lui exprimer ses sentiments et lui dire que c’est elle qu’il veut pour épouse ? Ne la connaît-il pas assez ? Pourquoi tant d’hésitation ?
Il faut dire que les femmes savent bien souvent ce qu’elles veulent (un mariage en l’occurrence) et qu’elles sont sûres de ce qu’elles ressentent. Elles n’ont pas forcément besoin d’attendre une éternité avant d’être convaincue que c’est le bon. Alors, sont-elles plus confiantes et décidées que les hommes ? Ou les hommes ont-ils besoin de plus de temps pour être en confiance et faire le grand saut ?
Les hommes qui hésitent à s’engager, se cachent souvent derrière le fait qu’ils ont tout leur temps avant de fonder une famille. Ils expliquent qu’ils ne sont pas encore posés financièrement, qu’ils ont besoin de se stabiliser même quand ils sont bien en poste, ou qu’il leur faut bien connaître la personne avant de demander à sa main en dépit des multiples conversations qu’ils ont eu avec la demoiselle qu’ils fréquentent.
Alors, ces jeunes femmes se morfondent, sont déboussolées et patientent ou disent stop. Elles doutent d’elles et pensent qu’elles y sont forcément pour quelque chose. Les plus affirmées, imposent d’emblée un cadre, dès la première entrevue, pas question de perdre leur temps, ni le sien. Mais nombreuses sont celles qui souffrent en silence et continuent à mentir à maman.
Qu’attends-tu pour demander ma main ? Comme dirait sister Beyoncé, « après trois années de pleurs, tu ne peux pas être fâché contre moi si un autre m’a remarquée », enfin un truc comme ça. Bon, trois ans, c’est un peu beaucoup, mais on est pas loin, et la sista a raison, parce que contrairement à ces messieurs les girls, l’horloge tourne, tic tac, tic tac…
N’oubliez pas les appels à témoins.
Courrier des lectrices : « Le mari de mon amie m’a fait des avances »
9 novembre 2009 par Fatma Mamouni, psychologue clinicienne
Classé dans Psy-show
« Ma meilleure amie s’est mariée il y a peu de temps avec un homme qu’elle aime fort. Elle désespérait de trouver quelqu’un de bien, qui lui plairait. Après leur mariage, j’ai été invitée chez eux et j’ai remarqué qu’il avait trop tendance à me regarder, au début je me suis dit que ce n’était pas mal intentionné, qu’il est comme certaines personnes qui zyeutent beaucoup. Et j’ai zappé. Il m’a téléphonée récemment, et il m’a dit qu’il voulait me consulter pour l’anniversaire de sa femme. J’ai accepté mais il s’avérait que c’était un prétexte pour prendre contact avec moi. Au début, il était normal on parlait d’idées de cadeaux, et puis après deux coups de fil, il m’a fait part de ses sentiments pour moi, me disant que c’était le coup de foudre. Alors je lui ai dit que c’était horrible et dégoûtant. J’ai donc décidé de ne plus lui parler. Je n’en ai pas parlé à mon amie, j’ai peur des conséquences. Je ne vais plus chez elle, de peur de le revoir. Et je me sens mal, je me dis qu’il faut que j’oublie mais je suis mal à l’aise par rapport à elle. » Dalila
La réponse de Fatma Mamouni, psychologue
Bonjour Dalila,
Visiblement cette situation vous met dans un état de grande difficulté. Vous devez faire un choix qui n’est pas simple : soit garder le silence, mais dans ce cas, cette histoire deviendra un secret entre cet homme et vous, soit vous l’avouez à votre amie et risquer qu’elle vous en veuille et que cela brise son couple.
Dans ce genre de situation, il est beaucoup question d’honnêteté donc il faut vous poser les bonnes questions : tout d’abord qui devez-vous protéger, ensuite comment aimeriez-vous que votre amie agisse si les rôles étaient inversés, et enfin, êtes-vous certaine qu’elle vous rejetterait ? Vous devez également tenir compte du fait que les hommes qui agissent de cette façon sont bien souvent sûrs que la fille gardera le silence, faut-il cautionner pareille attitude ?
Vous devez choisir la solution qui engendrera le moins de regret et de culpabilité, autrement vous risquez de vous le reprocher toute votre vie et le jour où elle l’apprendra, qui sait comment elle réagira…
N’hésitez pas à nous envoyer votre courrier à hijab.and.the.city@gmail.com. Bien sûr, votre anonymat sera préservé.
La Gifle de Sabrina Rouagdia
Les femmes endurent les pires épreuves et elles sont souvent seules à les affronter. Sabrina fait partie de ces femmes qui ont souffert et vécu des moments très difficiles mais qui ont, malgré tout, réussi à réagir et à relever la tête. Elle est l’auteure de La Gifle, un récit autobiographique où elle relate sa vie de femme battue et bafouée. Elle nous raconte comment, par amour pour ses enfants, elle a réussi à surmonter sa peur et à quitter son mari, ce bourreau.
Pourriez-vous vous présenter à nos lectrices, revenir sur votre parcours.
J’ai 41 ans, je suis mère de deux garçons âgés de 15 et 17 ans. J’exerce le métier d’auxiliaire de vie. En 1986, à 17 ans, après avoir obtenu mon diplôme de couturière, je suis partie en Algérie pour terminer mes études en stylisme, et aussi connaître mon pays, et j’ai eu le coup de foudre pour celui qui deviendra mon mari et tortionnaire pendant plus de 9 ans.
Pourquoi avoir écrit un livre ?
La décision d’écrire ce livre vient du fait que je voulais absolument laisser un témoignage à mes enfants, pour qu’ils sachent ce que j’ai vécu et qui est leur père. C’est aussi une forme de thérapie cela m’a permis d’évacuer, d’extérioriser tout ce que j’ai du cacher.
Pourquoi ce titre ?
Tout simplement parce que ça a commencé par une gifle. Je le connaissais depuis 2 mois à peine, quand j’ai reçu ma première gifle, je n’ai pas compris pourquoi je l’ai reçue, et surtout, je n’ai pas réagi. Aujourd’hui encore je ne comprends toujours pas.
Votre mariage était-il un mariage d’amour ?
Oui, mon mariage a été un mariage d’amour, c’est moi qui l’ai choisi.
Avant votre mariage, n’y avait-il pas eu de signes précurseurs ?
Avant mon mariage il y a eu des moments violents, ils se sont reproduits plusieurs fois, et après 5 ans de fréquentation, je l’ai épousé, en 1991. Les coups, la violence, les insultes, l’humiliation ont été mon pain quotidien pendant 9 ans jusqu’en 1995, date de mon divorce Mais j’ai connu encore 6 ans de harcèlement et de violences jusqu en 2001, après mon divorce. Une semaine après mon mariage pendant mon voyage de noces, il m’a fracturée la mâchoire. Un an après mon mariage en 1992, nous avons eu notre premier enfant, et même pendant ma grossesse il m’a frappée à coups de poing et de pied, et fouettée avec un tuyau à sept mois de grossesse. Je suis revenue en France quelques jours avant mon accouchement et 24 h après la naissance de mon fils, j’ai subi l’intolérable dans ma chambre d’hôpital : il m’a sortie du lit, m’a frappée et m’a cassée le nez, quelques heures après avoir donné la vie! J’étais en sang et j’ai menti aux infirmières en leur disant que j’avais glissé dans la baignoire, tellement j’avais honte de moi. La violence a toujours été présente, malgré la naissance de mon deuxième enfant, né en 1994.
Entre 93 et 95, j’ai entamé une procédure de divorce qu’il n’acceptait pas puisque la violence continuait toujours, et j’avais peur de lui, j’ai porté plaintes plusieurs fois, mais je les ai retirées par la suite car il avait menacé de tuer mon fils si je ne le faisais pas. J’ai toujours persisté dans mes démarches ,j’étais seule à mener ce combat contre lui, je n’ai eu aucun soutien autour de moi, j aurais voulu qu’on me secoue vraiment, qu’on m’aide à le quitter, qu’on fasse plus que de constater, j’étais livrée a moi même.
Qu’est ce qui vous a poussé à dire stop ?
Quel est votre rapport aux hommes depuis votre divorce?
Depuis la publication de votre livre, des femmes viennent-elles vous voir pour vous demander conseil ? Que leur dites vous ?
Quelle femme êtes vous aujourd’hui ?
Je suis une femme plus forte et sereine, aujourd’hui je suis plus sensible à la souffrance des autres.
Un message pour les lectrices de Hijab and the city ?
La violence peut atteindre n’importe quel être humain ; la violence n est pas le fait de la religion , elle est universelle, mondiale, et touche toutes les classes sociales. Une femme meurt tous les 2 jours des suites de ses blessures, et une femme sur 10 est victime de violences conjugales. Il faut en parler, que les femmes sachent que la loi existe et qu’aujourd’hui la justice nous protége. Il ne faut pas avoir honte et pour terminer, j aimerais dire à toutes les femmes ayant subi ou qui subissent encore, que j ai longtemps toléré l’intolérable, mais aujourd’hui je suis une femme libre et j’aimerais de tout coeur que toutes ces personnes puissent retrouver la même liberté que moi, que mon histoire pourra donner aux femmes battues la force de s’en sortir et d’aller jusqu’au bout de leur combat. Il ne faut pas tomber dans la folie destructrice dans laquelle j’étais. Un homme violent est dangereux, sa folie est incontrôlable, j aurais pu mourir. J ai beaucoup de chance d’être encore en vie, il faut savoir partir porter plainte. Je vous en supplie, surtout ne retirez jamais vos plaintes, partez !
Photo en une : Sabrina Rouagdia - RVR Studios.fr
Kenzo, le plus parisien des Japonais
5 novembre 2009 par Shahin
Classé dans Look at mon style
La mode peut être futile pour certains. Elle n’en reste pas moins créative. Et ça personne ne peut le nier ! Et moi qui me trouve au coeur de ce dilemme, je peux vous en parler. Car oui, pour moi elle exprime bien des choses … Ses couleurs et ses tissus m’inspirent, j’admire le travail des artisans et artistes qui me font voyager et me donnent envie de créativité.
La mode ne laisse pas insensible, tantôt aimée tantôt critiquée elle provoque des sentiments passionnés. Une expression comme une autre qui laisse parfois échapper du merveilleux, un petit bout de continent, une empreinte, un univers, une histoire …
Et celui qui me donne à rêver d’ailleurs aujourd’hui, c’est le créateur de mode Kenzo. Né en 1939, cinquième d’une famille de sept enfants, Kenzo Takada s’ennuie ferme à l’école. C’est un jeune garçon rêveur qui préfére les magazines de mode de ses sœurs aux livres d’histoire qui content la splendeur du japon. En 1958, et contre l’avis de sa famille, il décide de rejoindre le Bunka Fashion College de Tokyo, qui vient à peine d’ouvrir ses portes aux hommes. Doué, Il obtient son diplôme et s’installe en 1964 à Paris. La France vit alors les débuts du Prêt à porter avec Sonia Rykiel, Dorothé Bis et Cacharel. Il débute sa carrière en assistant à des défilés, remplissant son carnet d’adresses et vendant ses croquis (à Féraud et Jacques Delahaye, conseiller artistique chez Elle). Il lancera sa première collection avec peu de moyens, et à partir de chutes de tissus achetés au marché Saint Pierre. Kenzo est né. Mélanges vitaminés, folklore et féminité empreintés aux beautés du monde. Les créations Kenzo sont riches en couleur et en imprimés. Le coton, tissu d’été, est utilisé pour les tenues d’hiver, et l’on n’échappera pas à la coupe « kimono », qui nous plonge dans les origines du créateur.
Ses créations colorées, inventives et surprenantes pour femmes, hommes et enfants lui vaudront une notoriété de premier plan, à Paris comme au Japon.



Et si on copiait du Kenzo plutôt que du Lindsay Lohan ??
Jupe : womansday, Manteau en fausse fourrure : johnlewis, gants : debenhams, ceinture : allsaints, foulard : bowsandbandits guêtres : pimkie, sac : topshop, chaussures : pimkie
Identité nationale : quand on m’a appris la Marseillaise…
4 novembre 2009 par Mariame
Classé dans Ce qui fait débat
Dernièrement, je suis allée voir Fame, le remake 2009 de la série qui m’avait poussée à demander une paire de Reebok classic aerobic noire alors que j’étais en primaire… mon Dieu que j’avais la classe !! Je me suis imaginée deux secondes en mode artiste, un mélange de Candy Dulfer et Sheila Escovedo parcourant le monde avec de longues escales à Essaouira et Montreux. Chacun son délire hein, Allison qui m’accompagnait se contentait de manger tous les Dragibus et les Sundy…
Bref, tout ça pour vous dire qu’en faisant la queue pour acheter les billets, j’ai reconnu une prof de primaire… hi hi hi
- Madame H ?
- Oui…
- Vous me reconnaissez ? (la dernière fois que j’ai dit ça à une ex prof, c’était ma prof de latin et de grec du collège qui m’adorait un truc de ouf, que j’ai revu alors que j’étais en seconde et qui a pas voulu me saluer à cause de mon voile. M’en moque, elle m’a appris un tas de trucs mouahahaha ! Genre « Caius Mucius, adulescens nobilis, consilium audacissimum init »… à quoi ça sert ? Je kiffe réciter mes déclinaisons devant un miroir !!)
- Ah non, avec tes lunettes et ton foulard je vois pas non…
- Mariame, Mariame T…
- Ouiiiiiiiiiii Mariaaaaame, bien sûr que je me souviens de toi, tu étais une excellente élève ! Qu’est-ce que tu deviens ?
Bon je vais arrêter de ma la jouer hi ha ho… On a un peu discuté, de sa carrière, de mon parcours enfin voilà, c’était sympa. Le truc c’est que cette prof m’a appris deux choses dont je me souviens parfaitement, comme si ça s’était passé hier :
-
les paronomases, mais sans le vouloir : j’avais apporté un bouquin qui trainait à la maison, et je ne comprenais pas un mot (ouais, je lisais le Littré à 9 piges t’as vu !). Et ce mot c’était paronomase, et il m’a permis plus tard, en première, de me la raconter en français avec un texte de Doubrovsky… ok, je finirai l’histoire à mon chat.
-
L’autre chose, c’est la Marseillaise !!!
Et je vous entends de loin mes jolies, en train de dire : wooow toutes ces infos pour parler de l’actu ! Certaines sont à l’ouest et j’imagine qu’elles n’ont pas fait le lien mais avec moi, on passe des pingouins à Ramsès II, sinon c’est pas marrant !
Truc de ouf, la Marseillaise. Me souviens encore de Nadia, Emilie, Mehdi, Leslie, Malika, Bertrand, Samir et bien d’autres. Me souviens de leur petite tête d’ange (avec des bagues et des dents carriées mais bon…) en train de chanter avec ferveur l’hymne de notre si beau, si cher, si tendre… bled. Me souviens de moi le chantant à la maison, j’ai toujours kiffé chanter et taper sur les portes et la boite de Benco le matin (y avais aussi les congas et la derbouka mais bon… ça faisait moins Keziah Jones dans le métro). Je chantais ça à la maison alors que mon frérot adoré était à la frontière franco-allemande en train de passer son service militaire… Pas cool je sais ! Non, pas à l’époque de la ligne Maginot… tiens ça m’aurait fait quel âge ?
La classe était assez hétérogène au niveau des origines ethniques (beaucoup de métisses). Par contre socialement, on venait tous du même bord. Sauf une descendante d’aristo fauchée jusqu’à l’os… Aïe, ça fait mal d’être conscient de sa condition, à 9 ans !
Nous chantions donc la Marseillaise de Rouget de Lisle, et je ne sais pas trop dans quelle optique on avait choisi de nous l’apprendre. Tout ce que je sais, c’est qu’on a vraiment chanté de la m****, et c’est peu dire.
On était loin du débat sur l’identité nationale dans ma petite primaire sympatoche, mais si c’était pour nous franciser un peu plus et nous demander des gâteaux au miel à la fête de l’animal à quatre pattes qui bêle et qui aime les sanitaires, ben c’est pas cool, pas cool du tout ! Parce que faut dire qu’avec le recul, les pics sur nos origines y en a eu, et pas des moindres ! « On dit la colonne, la case c’est pour les noirs ! », « c’est les arabes qui ont apporté la gale », « tu vas au pays pendant les vacances ? Je veux bien des babouches »…
Souvenirs, souvenirs ! Oui, je fais bien allusion à Johnny, le mec qui continue à bouler la France entière, le Belge a qui on ne demande pas de s’intégrer et de prouver sa francité depuis la primaire à la fac en passant par le collège. Et moi rien que pour ça, je lui tire mon foulard phrygien !
Chou & chou-fleur
3 novembre 2009 par Cuistot
Classé dans Cuisinez la
Le chou, souvent trop cuit, est rarement apprécié. Pourtant, c’est un légume extrêmement nutritif, et il peut être délicieux si on le prépare avec imagination. Chou-fleur, chou de Bruxelles, chou blanc, chou rouge, chou romanesco, ou encore brocolis, le choix est vaste et riche en couleurs. Cette semaine, je vous propose des recettes autour de ces légumes, histoire de nous réconcilier avec eux.
Coleslaw
Râper finement ¼ de chou vert. Le mélanger à 2 carottes râpées, 1 oignon finement haché et 3 cuillères à soupe de mayonnaise. Bien mélanger et ajouter éventuellement de fines herbes hachées. Réfrigérer avant de servir.
Croquettes de chou et pommes de terre
Mélanger ½ chou râpé cuit, 3 pommes de terre écrasées, 1 oignon finement haché, 2 œufs légèrement battus, du sel et du poivre du moulin. Dans une poêle, faire chauffer de l’huile ou du beurre et déposer quelques cuillérées du mélange. Faire cuire 2 minutes sur chaque face, jusqu’à ce qu’elles dorent. Egoutter sur du papier absorbant. Servir chaud.
Chou-fleur au parmesan
Détailler un chou-fleur en bouquets. Dans un récipient, mélanger 100g de farine, 2 cuillères à soupe de parmesan râpé et 1 cuillère à café de fines herbes. Enduire le chou-fleur de ce mélange et faire chauffer 2 cuillères à soupe d’huile et 45g de beurre dans une poêle à fond épais. Faire cuirelechou en plusieurs fois à petit feu, jusqu’à ce qu’il soit juste tendre. Egoutter sur du papier absorbant. Servir chaud.
Chou rouge chaud aux graines de carvi
Hacher finement ½ chou rouge. Dans une casserole, faire chauffer 30g de beurre, 1 cuillère à café de graines de carvi, 1 cuillère à café de vinaigre balsamique et 1 cuillère à café de sucre roux. Ajouter le chou et faire cuire 2 à 3 minutes en remuant, jusqu’à ce qu’il soit tendre. Servir chaud.
Beignets de chou-fleur
Détailler le chou-fleur en gros bouquets. Laver et égoutter. Mélanger 150g de farine, 1 cuillère à café de cumin, et ¼ de cuillère à café de bicarbonate de soude ; faire un puit au centre. Dans un bol, battre de l’eau, 1 œuf et verser ce mélange dans la farine. Remuer jusqu’àce que la pâte soit homogène. Laisser reposer 10 minutes. Chauffer l’huile dans une friteuse. Plonger les bouquets dans la pâte et égoutter l’excédent. Déposer délicatement le chou-fleur dans l’huile chaude, par petites quantités. Frire 3 à 5 minutes. Egoutter sur du papier absorbant.
Et vous, vous avez des idées recettes qui nous réconcilieraient avec le chou ?
Le pèlerinage, ce voyage
2 novembre 2009 par Khadija
Classé dans Spiritualités
Que les âmes malheureuses et désespérées passent commande auprès des pèlerins millésime 2009 ! Et oui, l’heure du pèlerinage a sonné pour certaines, un voyage extraordinaire, et bien souvent inattendu. Bien sûr, on s’y prépare des mois voire des années avant, car au-delà d’être « the » voyage, il a avant tout un coût, un vrai business. La prescription qui veut que le pèlerinage n’est obligatoire qu’à celui qui en a les moyens prend aujourd’hui tout son sens. En effet, le pèlerinage est une véritable mine d’or pour les agences qui les organisent et qui surenchérissent sur la qualité de la prestation. Et les offres se démultiplient : entre l’option hôtel cinq étoiles avec chambre individuelle (de couple), la limousine qui vous dépose à la Mosquée ou encore le sacrifice du mouton inclus ouh !!! Des packages tous aussi intéressants les uns que les autres pour vivre son pèlerinage dans les meilleures conditions possibles, faut juste avoir une bonne bourse et ne pas tomber sur des aigrefins.
Mais au delà de l’aspect commercial, le pèlerinage c’est avant tout une aventure humaine et c’est bien là que l’effort est à faire, car en soit, à moins d’être physiquement très faible, les rites sont faciles à accomplir. Ce qui est éprouvant et rude c’est bel et bien de supporter l’attitude, parfois désinvolte, de ses coreligionnaires. Une marée humaine, regroupant des personnes venues des quatre coins du monde et qui, comme tout bon pèlerin, n’ont qu’un but en tête, faire le maximum, c’est à dire même les rites surérogatoires, ou honorer un challenge comme celui de toucher la fameuse Pierre Noire. Or, tout le monde n’a pas le même rythme, les mêmes capacités ; aussi, l’attention est de mise et surtout la patience. Garder son flegme même quand on reçoit des coups de parapluie sur les côtes ou quand on nous piétine. Des épisodes à la fois surprenants et cocasses que les pèlerins nous racontent avec le sourire une fois de retour mais qu’ils ont du supporter sur le coup en pensant au mérite du hadj.
On nous fait part également de la richesse des cultures pendant ce voyage et de la diversité des façons dont le pèlerinage est vécu par les différentes communautés. Mais l’émerveillement est unanime face à la discipline des Asiatiques, en particulier des Indonésiens et des Malais. On dit que dans ces pays, n’est autorisé à accomplir le pèlerinage que celui ou celle qui aura auparavant passé un examen de bonne conduite ainsi qu’un test de connaissances sur le hadj et ses rites. Mais ce qui fait le charme de ce fabuleux voyage, c’est qu’il est plein de rebondissements et de surprises.
Et puis, il y a les moments shopping pour certaines, où l’on fait le plein d’étoffes de soie, de parfums musqués, de chapelets premier choix et de tenues traditionnelles.
Mais rappelons le, le hadj c’est avant tout l’occasion de se recueillir et de se rapprocher de son créateur. C’est la chance d’escalader les Monts Ohod et Arafat, et pour les plus courageuses d’aller jusqu’à la grotte de Hira. Des endroits historiques où l’on ressent une quiétude certaine et une paix intérieure.
Alors souhaitons bon voyage à toutes celles qui s’apprêtent à partir et pensez à formuler vos requêtes auprès de ces dernières (hein les célibattantes ?).
Et bon voyage à Cuistot et Karimouch, que votre pèlerinage vous comble de bonheur. Et ayez une pensée pour les hatcien(ne)s, petites veinardes !
Courrier des lectrices : la peur d’aimer à nouveau
2 novembre 2009 par Fatma Mamouni, psychologue clinicienne
Classé dans Psy-show
Vous êtes de plus en plus nombreuses à nous écrire et vos histoires nous touchent énormément. Pour cela, nous avons mis en place le courrier des lectrices afin de nous faire part de vos questionnements, de vos soucis. Fatma Mamouni notre psychologue est là pour vous répondre et vous conseiller. N’hésitez pas à nous envoyer votre courrier à hijab.and.the.city@gmail.com. Bien entendu, votre anonymat sera préservé.
Aidez moi ! Je suis divorcée depuis un an et j’ai beaucoup souffert car j’aimais mon mari très fort !Je prie beaucoup, et Dieu m’a beaucoup aidée durant cette épreuve. J’ai beaucoup pleuré pendant un an, et j’ai tenu le coup grâce à ma fille. Mes amies en ont eu assez de me voir me lamenter sur mon sort et m’ont proposée un soir d’aller à une soirée organisée par l’une d’elles. Pendant cette soirée, un garçon est venu me parler et je vous avoue que je l’ai repoussé, n’étant pas encore divorcée, j’avais le sentiment d’être toujours mariée, mais au fil de la soirée on a parlé de sa vie, lui était également en instance de divorce, on avait beaucoup de points communs. On a échangé nos numéros et le plus surprenant c’est que l’on s’appelle depuis huit mois sans arrières pensées. Jusqu à récemment, il a décidé de venir me voir car il avait un chantier à côté de chez moi. Et là, on est tombés dans les bras l’un de l’autre sans vouloir se décoller, ça a été un moment très fort pour tous les deux. Il me dit qu’il ne peut rien me promettre pour l’avenir puisqu’il est toujours en instance de divorce et moi je n’imaginais pas un jour craquer sur un autre homme. Et lorsque je fais mes prières, j’ai honte mais c’est tellement bon de se sentir aimée, et il est tellement patient, attentionné je ne sais plus quoi faire. J’ai envie de croire en cet homme, mais j’ai peur de commettre une erreur. Aidez moi !
Salima.
Réponse de Fatma Mamouni, psychologue clinicienne :
Chère Salima,
Il y a deux choses à distinguer dans votre situation, d’une part le divorce dont vous avez énormément souffert et d’autre part cette rencontre qui vous comble de joie.
Vous vous retrouvez face à deux situations opposées la perte puis la rencontre qui ont comme point commun d’impliquer toutes les deux l’inattendu et des sentiments forts.
Ce n’est pas évident d’être confronté à ce genre de difficulté, cependant vous évoquiez l’aide trouvée dans la prière, c’est à mon sens vers ce chemin qu’il faut avancer car c’est un chemin sans contradiction et sans surprise.
Cet homme et vous, semblez avoir vécu des évènements similaires et avoir des points communs, mais cela ne veut pas dire que vous êtes faits l’un pour l’autre.
Comme pour toute rencontre, restez prudents et essayer de vous inscrire dans une relation simple afin de ne pas vivre de nouvelles souffrances, et ces dernières peuvent être évitées uniquement si vous n’impliquez pas d’emblée de sentiments ni d’attachement.
D’autant plus qu’il est plus difficile de se remettre d’une séparation lorsque l’on en a déjà vécu une ou plusieurs. Je comprends que ce soit un besoin et un plaisir pour vous, mais il faut que vous soyez sûre pour ne pas avoir de regrets par la suite.
Vous ressentez de la honte lorsque vous faites vos prières, c’est positif car cela prouve que vous vous sentez le devoir de prendre du recul, réfléchir.
Il ne faut pas précipiter les choses. Apparemment, le recueillement dans la prière vous aide beaucoup, aussi peut-être devriez vous suivre cette voie qui vous apaise, cela vous permettra sûrement de relativiser.
Focus sur … les créatrices du Golfe
Il y a quelques années de cela les pays du Golfe c’était des femmes en abaya « classique », en niqab ou le visage découvert, des pays où la mode se mouvait très peu. Pas de défilés, l’abaya étant la tenue par excellence laquelle connaît d’ailleurs un franc succès depuis quelques années dans bon nombre de pays occidentaux.
Aujourd’hui on assiste au développement d’une véritable mode khaleeji (des pays du Golfe) et à l’émergence de créateurs qui révolutionnent le vêtement de la femme arabe. On passe de la simple abaya noire à la abaya repensée, colorée, fashion et on la décline à l’infini. Mais l’abaya n’est pas le seul vêtement que l’on réadapte, les robes traditionnelles ou encore les jalabiyas font l’objet elles aussi d’un véritable lifting.
Ces femmes qui donnent un nouveau souffle au vêtement khaleeji sont elles-mêmes originaires de ces pays. Emiratis ou encore Saoudiennes, elles font défiler sur les podiums de la Dubai fashion week, qui se déroule en ce moment même, ou du Arabian Fashion World, des modèles à la fois traditionnels et tendances avec de la couleur, des strass, du volume. Les mannequins sont sveltes et élancées, la plupart étant originaires des pays de l’Ouest. Finalement, le diktat de la minceur ne se cantonne plus à l’Occident, il est bel et bien devenu transnational.
Beena Soni, Homa Qamar, Amina Al Jassim ou encore Rabia Z, des stylistes dont les modèles font la une de magazines féminins arabes. Elles se sont fait un nom et s’imposent même au Royaume-Uni où leurs pièces sont très appréciées des jeunes londoniennes.
Ces femmes proposent une mode adaptée aux coutumes de ces pays, avec un soupçon d’extravagance et d’originalité, rompant ainsi avec l’abaya noire austère. Mais l’originalité a l’air de ne connaître aucune limite chez certaines. En effet, les coupes sont parfois assez déconcertantes et les étoffes un brin extravagantes. On est parfois au bord du mauvais goût et du kitsch. Bien sûr tout est relatif, et il n’est pas question d’adopter une posture ethnocentriste. Mais il faut avouer que parfois la créativité nous dépasse, et c’est un peu le sentiment que l’on a en observant certains modèles.
Les pays du Golfe ont leur fashion week et des créateurs qui débordent d’imagination. Ces femmes ont impulsé une véritable mode et un engouement pour le style khaleeji jusque là sobre et spartiate. Aujourd’hui il nous faut pour certains modèles porter des lunettes de soleil parce qu’entre les strass et les couleurs chatoyantes…
Mon mantouné hiver 2010
29 octobre 2009 par Shahin
Classé dans Look at mon style
Cet hiver on se pose toute la même question: Est ce que notre Mantouné de l’hiver dernier va tenir le coup cette année ? Mantouné ? Kesako ?
Mais si, celui qui m’a suivi dans le métro glacial les dimanches tristounets, qui a veillé sur mes mains douloureuses, qui s’accordait toujours à merveille avec écharpes, foulards et autre couvre chefs, qui ne me faisaient craindre ni coups de vent, ni pluie fine…
Mantouné que j’ai aimé et chéri pendant une saison mais qui aujourd’hui n’est plus. Las de mes allées et venus, terni, has been, ou pire encore : rapiécé …
C’est décidé, cet hiver je change de Mantouné !!
Ma décision est prise, je veux un manteau..(heu un mantouné !) hype, tout beau tout neuf, celui qu’on voit en vitrine, qui me rendra une fois de plus cet hiver, au top ! Et cette saison on a l’embarras du choix !
Tendance cape, coupe 60’s, trench revisité, de fourrure ou de velours. Le manteau est oversize. Les manches sont prêtes à s’envoler, les cols majestueux. Ceinturés, décorés… Mais comment choisir son manteau ? Faut-il le prendre chaud ? Ou bien tendance ? Et si cette année, on le prenait stylé, confortable et chaud ! Bref, et si cette année le mantouné était le manteau parfait qu’on a tant rêvé ?

De gauche à droite : Dorothy perkins : 83 euros, Claudie Pierlot : 299 euros, Kookai : 170 euros, Miss Selfrige : 77 euros, Naf Naf : 150 euros

La fin du fish ?
28 octobre 2009 par Khadija
Classé dans Ce qui fait débat
La nourriture ça fédère, ça rend heureux, preuve en est le coup de fil d’une amie qui m’a dit avec joie un beau matin « hey, y a Quick qui se lance dans le halal à Marseille, trop bien on pourra consommer autre chose que du fish, enfin ! ». Oui, sauf que pour en manger il faudra faire des kilomètres et des kilomètres. Et puis, entre nous la malbouffe c’est pas très glamour.
Les fast food halal, ce n’est pas ce qui manque en région parisienne. Pourtant, un certain engouement est notoire dès que les grandes chaînes se mettent au halal, faut dire que c’est meilleur chez eux tout de même, le sandwich a plus de volume et la sauce a ce petit truc qui la rend spéciale. Mais quelle déception et quelle colère quand on apprend que certains établissements nous auraient trompés tel le KFC selon une enquête qui devait être diffusée sur M6 dimanche dernier mais qui a été déprogrammée (d’ailleurs, petite pensée pour ma copine Fatou qui en avait fait sa Tour d’Argent…).
Je me souviens qu’il fut un temps où il était fortement déconseillé d’aller manger dans des fast food : pas assez hygiéniques, trop caloriques et il y avait des légendes urbaines qui alimentaient les rumeurs autour de ces établissements. On criait à qui voulait l’entendre que dans tel kebab, on avait retrouvé des peaux de chats, que le vendeur de sandwich du coin oubliait de ranger ses outils à tel point qu’on retrouvait des clous dans ses buns. Bref, autant de faits divers qui mettaient à mal les affaires de ces fast food. Aussi, nos mamans nous interdisaient de consommer pareilles pitances, et ce n’est qu’à notre majorité que l’on a pu découvrir le sandwich grec, et quelle découverte !
Les big mac halal se sont pourtant déjà bien installés de l’autre côté de la Méditerranée, au Maroc pour être plus précise. Là-bas les avis divergent : vous avez ceux qui vous démontrent par A+B que ce n’est pas licite en vous expliquant que la viande est importée et que de toute façon Mc Do a autre chose à faire que de contrôler avec minutie ses viandes, et ceux qui vous tirent pas la main en vous disant « mais non c’est halal, c’est marqué dans le coin là-haut, et puis ça n’engage qu’eux », pas très rassurant vous en conviendrez. Or, il vous faut faire un choix : halal ou pas halal ? Mac arabia à la coriandre (exclusif au Maroc) ou bocadillo du marchand ambulant (que l’on soupçonne de garnir ses sandwich de foie de minouche) ?
La traçabilité des produits est encore plus rigoureuse aujourd’hui selon ces grandes chaînes face à autant d’incertitude. En attendant, ça ne nous a pas empêché entre temps de goûter aux multiples hamburgers que proposent Ronald pendant les vacances sur les côtes marocaines. On était là avec les copines et les cousines à commander les différents menus pour savoir lequel était le plus exquis, bien sûr tout est relatif, parce que ne l’oublions pas ce n’était pas non plus du Fauchon. Au final, et c’est le plus hilarant dans tout cela, on en venait à conclure que « hein hein y a pas mieux que le fish ! » Ironie du sort ? Après avoir goûté aux sandwichs défendus, on se rendait finalement compte qu’on n’avait rien raté pendant toutes ces années.
On se réjouit d’avoir des hamburgers halal pendant que nos cuisses nous supplient de ne pas succomber. Et qui a tenté les hamburgers surgelés ? Si Cuistot me lisait, elle me dirait : tu n’as pas honte d’inciter les gens à la malbouffe ? A quoi je réponds non, j’expose et elles disposent.
J’oubliais : je suis sidérée ou plutôt j’ai tendance à m’esclaffer de l’intérieur (ça ne se dit pas je sais) quand j’entends une jeune femme (ici comme au Maroc d’ailleurs), ruminant son chewing-gum dire « alors moi ce serait un menu double cheese, une grande frite, double potatoes, double double, un sundae caramel et… un grand coca LIGHT s’il vous plait ». Où est la logique ? Sûrement en Antarctique ou au pays des Toupoutous !
Hijab and the city soutient Rokhaya Diallo
27 octobre 2009 par La rédaction
Classé dans Ce qui fait débat
Après avoir tendu son micro à Hijab and the city le jeudi 22 octobre pour La chronique des Invisibles qu’elle anime lors de l’émission La Matinale de Canal +, Rokhaya Diallo, présidente de l’association Les Indivisibles et chroniqueuse télé/radio de talent a fait l’objet d’attaques infâmes orchestrées par un plumitif de l’hebdomadaire Marianne. La rédaction publie aujourd’hui la réponse de Rokhaya et tient à lui signifier tout son soutien.Marianne m’a tuer, je suis démasquée !
C’est sans doute avec surprise que vous avez découvert mon vrai visage, grâce à la perspicacité d’Alain Léauthier journaliste à Marianne (1).
Avec un remarquable courage, le journaliste a consacré un article à une des chroniques hebdomadaires que je tiens dans l’émission « La Matinale » sur Canal+, visiblement hérissé par celle que j’ai consacré aux femmes voilées (2). Et il en a tiré la conclusion qui s’imposait : je suis une islamiste communautariste.
Alors je l’avoue : j’ai eu l’outrecuidance de m’opposer aux commentaires douteux qui ont accompagné l’annonce de la conversion de la chanteuse Diam’s à l’Islam. J’ai osé dire qu’il s’agissait d’un choix personnel relevant de sa vie privée. Ultime provocation, j’ai proposé de donner la parole à ces femmes voilées qu’on aime fustiger avec condescendance, mais auxquelles on daigne rarement tendre le micro.
Et guidée par un machiavélisme que ne renierait pas Alexis Colby (3), je me suis infiltrée chez Canal +, la chaine des djeunz pour diffuser mes idées obscurantistes, masquées derrière un innocent sourire.
Le téméraire « journaliste d’investigation » Alain Léauthier (dixit wikipedia) ne s’arrête pas là, il en profite pour tacler l’association les Indivisibles que je préside, son flair lui indiquant qu’elle appartiendrait au mystérieux « courant de la repentance ». Sous des dehors pourtant sympathiques Les Indivisibles, seraient la cinquième colonne de l’islamo-gauchisme. Nous n’en demandions pas tant ! Dois-je rappeler, que je m’exprime en mon nom propre au cours de ces chroniques ?
Enfin notre ami journaliste nous explique qu’en Islam le voile n’a rien d’obligatoire. C’est très gentil de me donner des leçons d’Islam, mais mes arguments sont ceux de la République.
Son article édifiant se termine d’un énigmatique « A quand une lapidation en direct ?« , sous-entendant que la tonalité de mes propos invitait à agresser des femmes. On assiste là à un véritable délire paranoïaque, et à un féminisme de circonstances. En effet, je ne crois pas avoir déjà entendu Monsieur Léauthier déverser un tel fiel sur les vrais problèmes que rencontrent les femmes en France. Que penser d’un journaliste qui s’acharne sur une chronique matinale de quatre minutes, alors que les 30 millions de femmes qui peuplent ce pays subissent quotidiennement et très concrètement les problèmes liés au sexisme : les violences (une femme meurt tous les trois jours sous les coups d’un homme), l’emploi, le manque de places en crèches , la sous-représentation dans les instances politiques…
Alors oui, j’avoue j’ai osé parler de ces femmes invisibles. Je suis grillée : je suis une islamiste affiliée au courant de la repentance salafiste, Marianne m’a démasquée. Je n’ai plus qu’à demander l’asile politique en Islamo-bougnoulie, chez mes frères « barbus » et mes cousins « caïds de cités ».
Rokhaya Diallo
(1) « Sur Canal, la chaîne hype, le voile devient tendance…. »(2) Chronique des Invisibles – « Quand les filles voilées parlent »
(3) Mon idole absolue, la méchante de la série «Dynastie»
Les pommes en trois recettes
27 octobre 2009 par Cuistot
Classé dans Cuisinez la
L’automne, c’est la pleine saison des pommes, alors profitez-en ! Golden, Granny Smith, Jonagold, reine des reinettes, Pink lady, Boskopf… le choix est vaste et variée, comme on peut le voir sur les étals de nos marchés. Cette semaine, je vous propose trois recettes (entrée, plat, dessert) autour du fruit défendu. A vos marques, prêtes … cuisinez !
Entrée : chèvre frais aux pommes et au miel
Ingrédients :
-
2 chèvres frais
-
2 pommes Gala
-
50 g de pignons de pin
-
50 g de miel liquide
-
huile d’arachide
Préparation :
Laver, éplucher et couper les pommes en fines lamelles. Arrosez de jus de citron pour qu’elles ne noircissent pas. Couper le chèvre en fines tranches. Dans une poêle, faites dorer les pignons de pin dans l’huile. Dans une assiette, procéder au dressage : alterner de manière harmonieuse les tranches de chèvre et de pommes. Arroser de miel légèrement réchauffé, puis, parsemer de pignons grillés.
Plat : cailles aux pommes
Ingrédients :
-
4 cailles
-
4 pommes Granny Smith
-
1 bouquet de cerfeuil
-
2 échalotes
-
40 g de beurre
-
1 bâton de cannelle
-
sel et poivre du moulin
Préparation :
Pelez et émincez les échalotes. Retirez le coeur des pommes, les réserver. Nettoyer les cailles, les ficeler . Dans une cocotte à fond épais, faites fondre le beurre sans le laisser colorer. Faites revenir les cailles sur toutes les faces. Dès qu’elles sont dorées, ajoutez les échalotes émincées et arrosez d’eau. Saler, poivrer et ajouter le bâton de cannelle. Couvrir et laisser cuire environ 10 minutes. Ajouter les pommes entières dans la cocotte et laisser cuire à feu doux. Hacher le cerfeuil. Au moment de servir, déposer les cailles dans les assiettes de service, ajoutez les pommes coupées en deux et la sauce bien réduite. Saupoudrer le tout de cerfeuil haché.
Dessert : aumônières aux pommes confites
Ingrédients :
-
8 crêpes
-
4 Golden
-
50 g de beurre
-
60 g de cassonade
-
sauce au chocolat (100g de chocolat noir + crème liquide)
Préparation :
Couper les pommes en 4, pelez-les et retirez le coeur et coupez-les en gros cubes. Faites chauffer à feu doux le beurre dans une petite sauteuse, ajouter les pommes, le sucre et laisser cuire 10 minutes en couvrant : les pommes doivent être fermes, fondantes et caramélisées. Garnir le centre d’une crêpe avec cette préparation et former une aumônière en ramenant les bords vers le centre. Faites tenir en piquant croisés 2 bâtonnets en bois, puis lier avec un grand zeste d’orange décoratif ou une gousse de vanille. Procéder de même avec les 8 crêpes. Au bain-marie, dans une casserole, faites fondre 100 g de chocolat en remuant doucement. Ajoutez 2 cuillères à soupe de crème liquide. Déposer 2 aumônières dans une assiette et arroser de sauce au chocolat.
Et pour finir en chanson :
« pomme de reinette et pomme d’api
tapis tapis rouge
pomme de reinette et pomme d’api
tapis tapis gris »
Quand notre corps crie au secours
26 octobre 2009 par Khadija
Classé dans Look at mon style
Il fait froid, l’hiver approche, on a sorti les manteaux et les gants. Et quand il fait froid, on a tendance à avoir faim. Alors on se gave, on mange sans restriction et ce n’est qu’après quelques jours qu’on en sent les effets. On fait un bon 38, voire on va vers un petit 40. On est malgré tout contente de prendre parce que le visage était plus que creusé, et on est heureuse de bien porter son pantalon. Les formes il faut en avoir, mais plutôt comme Beyoncé avec ses grosses cuisses galbées. Plein feu sur les couleurs de saison
23 octobre 2009 par Shahin
Classé dans Look at mon style
Aujourd’hui les couleurs sont omniprésentes autour de nous, elles influencent notre état d’esprit, nos sentiments, on les aime ou les déteste. De plus, selon les pays, les cultures et les époques, elles véhiculent toutes des symboliques différentes parfois aux antipodes de celles des cultures voisines. Selon notre personnalité, nos origines… En effet, une Suédoise préfèrera les couleurs sourdes et apaisantes des bleus, des gris, des beiges rosés, alors qu’une Méditerranéenne ira instinctivement vers des couleurs plus chaudes.
Et même si nous avons nos couleurs fétiches, nous ne pouvons pas passer à côté des couleurs de saison qui rythmeront nos achats cet hiver.
Et pour nos mois d’hiver les créateurs font une ode à l’amour a l’instar du roman de Stendhal Le Rouge et le Noir.
Le rouge est sûrement la couleur la plus fascinante et ambiguë qui soit. Elle joue sur les paradoxes, anime des sentiments passionnels en complète contradiction : amour/colère, sensualité/sexualité, courage/danger, ardeur/interdiction … Cette couleur remue les sentiments, sans aucun doute. Elle s’impose comme une couleur chaleureuse, énergique, pénétrante et d’une certaine manière rassurante et enveloppante. Elle invite à la fête, au divertissement : le rideau rouge du théâtre, le nez rouge du clown, l’habit du père noël !
D’un autre côté, elle représente le sang, l’enfer, la luxure, les émotions fortes »rouge de colère », « voir rouge », l’égoïsme, la haine, et la passion dévorante.
Le noir, c’est la nuit, le mystère, l’inconnu, la mélancolie et le pessimisme. Il représente l’austérité, la rigueur, l’autorité et le pouvoir. En témoignent les nombreuses expressions populaires telles que : broyer du noir, le marché noir, travailler au noir, un œil au beurre noir, le trou noir, être la bête noire de quelqu’un, noir c’est noir il n’y a plus d’espoir! (merci Johnny pour cette note de gaieté!)
Mais le noir offre également un autre visage celui de l’élégance et de la simplicité. Peut-être justement, car le noir se veut dans un second temps une couleur neutre, qui n’exprime pas de sentiments passionnels. Notons que chez les Musulmans, le noir jouit d’une grande considération: un turban noir signifie que le religieux descend de la lignée du Prophète. Il fut aussi la couleur dynastique des Abbassides.

dorothyperkins.com, Vintage Top: 29 EUR modcloth.com, Gants: shop.hm.com, Ballerines: 84 EUR endless.com, Sneakers à la Mickael Jackson: suprafootwear.com, Lunettes Ray Ban, Pochette: 22EUR dorothyperkins.com, Bague H&M, Téléphone: 427 EUR shopcurious.com, Parfum Comme des garçons: 95 EUR colette.fr, Vase: 37 EUR jaysonhomeandgarden.com, Stickers calligraphie: 60 EUR ragingvinyl.com
Tunique Black&red: 20 EUR
Mélange subtil de rouge et de bleu, le violet symbolise, le mysticisme, l’introspection, la méditation.
Derrière son allure électrique, elle est la couleur par excellence des rêveurs, des personnes spirituelles plutôt que matérielles. D’ailleurs dans le catholicisme, la couleur violette est portée par les représentants religieux.
Pour ces détracteurs elle est considérée comme une couleur désagréable qui évoque la mélancolie et la solitude. Mais le violet est aussi la couleur du secret, de la noblesse qui invite au mystère et à l’insolite.
Comme chaque couleur, elle cache aussi des vertus apaisantes qui aide à combattre angoisses, phobies, colère…Elle fut dans les années 70 un moyen de lutter contre la mélancolie ambiante, et devint extrêmement populaire. Non conventionnelle et provocante, elle fut adoptée par une génération de jeunes gens recherchant la liberté et la provocation.

Trench coat: 82 EUR debenhams.com, Pull: 11 EUR peacocks.co.uk, Top: 25 EUR ardenb.com, Ballerines satin: 13 EUR debenhams.com, 2nde Ballerine: 22 EUR dorothyperkins.com, Chaussures H&M, Echarpe en soie : 50 EUR forzieri.com, Gants: 20 EUR johnlewis.com, Montre Nixon : 101 EUR, Bracelets : 7,95 EUR veromoda.com, Bague : 40 EUR fantasyjewelrybox.com, Lampe : 13 EUR homedecorators.com, Ballons : 0,66 EUR birthdayexpress.com
Subtile nuance entre le beige et le rose, le nude évoque le teint zéro défaut. Utilisé plutôt en cosmétique, ce terme qui évoque simplicité, naturel, pureté, est devenu en quelques saisons une couleur a part entière qui va du beige irisé, rose blush, vieux rose… Il est vrai que ce genre de couleur fut pendant un certain temps l’apanage des élégantes du troisième âge, vous savez les collants chair, les twin sets rose poudré…si si vous voyez ?
Mais le nude vogue sur les tendances de l’hiver avec élégance et sobriété. Plus chaleureux que le blanc, il est la couleur qui évoque le calme, la douceur, la simplicité.

Robe vintage: 42 EUR modcloth.com, Pantalon : 35 EUR topshop.com, veste : 67 EUR maruione.jp, Top : H&M, Tee shirt minouche : 54 EUR hmr.jp, Hijab : almuhajabaelaniqa.com, Gants : 17 EUR topshop.com, Chaussures : 120 EUR kurtgeiger.com, Ceinture : 22 EUR dorothyperkins.com, Bag dog : 14 EUR luluscloset.es, Sac fleur : 38 EUR johnlewis.com, Bague : 6,56 EUR missselfridge.com Nounours si tu m’entends! : 26 EUR zappos.com, Parfum Gucci by Gucci : 59 EUR, Gift bag : 2,61 EUR paper-source.com, Biscuits coeur : 1,20 EUR fancypocket.sg
Ça finit par un mariage ?
22 octobre 2009 par Khadija
Classé dans Célibat Mariage & Cie
Laisser une longue période entre les fiançailles et le mariage permet aux futurs époux de se fréquenter et de mieux se connaître jusque dans l’intimité. Cela est d’autant plus vrai quand le mariage religieux a été officialisé. Et c’est là que des questions se posent pour certaines.
L’union étant rendue officielle, donc reconnue, aussi bien sur un plan religieux que familial (les parents, la fratrie, les amis…), on considère alors qu’il est possible de se voir dans un cadre plus personnel, sans avoir à craindre les « faux pas ». On se sent alors plus à l’aise avec son « prétendant » qui le reste tant que la cérémonie n’a pas eu lieu. On constate alors qu’aujourd’hui un mariage religieux oral (hlal) suffit pour certaines, bien qu’aux yeux de la loi ces dernières vivent en concubinage avec « leur mari », qui civilement ne l’est pas mais qu’importe, ce qui compte pour elle c’est le « hlal ».
Revenons à ce jeune couple, en attente d’un mariage civil et d’une cérémonie. Ils se côtoient très régulièrement et se découvrent de jour en jour. Ils s’apprécient et ne se voient plus seulement chez la famille ou à l’extérieur dans les lieux publics (sorties, restaurants), mais plutôt chez le prétendant quand celui-ci vit seul. On décide de la déco du « chez nous » ensemble, ou alors on la repense quand celle-ci a déjà été faite. Des va et vient dans l’appartement qui offrent l’occasion de se retrouver seuls, à l’abri des regards indiscrets.
Les paroles se font rares et ce sont alors les sens qui s’exaltent. L’attirance physique est là mais on ne sait pas si s’oublier est une bonne idée ou pas. On se dit alors qu’il est légitime de s’abandonner, se laisser aller car après tout le « hlal » a été fait. Or, ce n’est pas si évident que cela. Nombreuses se retrouvent gênées par cette situation et se refusent à quelques relations physiques que ce soit, même si elles doivent le supporter avec beaucoup de souffrance et de patience. On ne sait plus comment réagir, ni à qui en parler. On hésite à en parler aux proches par pudeur et par gêne. Puis on se tourne vers les amies qui elles craignent de mal conseiller notre future mariée.
Alors se pose la question de la confiance : la confiance en lui, en Dieu. Pour beaucoup, le « hlal » reste superflu, c’est le mariage civil qui scelle réellement l’union entre les deux êtres. On ne sait pas de quoi est fait demain et on reste circonspecte de peur d’être désagréablement surprise. On ne fait donc pas le pas, et l’on résiste ou l’on cède à quelques petits jeux, au flirt sans aller plus loin.
Néanmoins, il arrive que l’on accepte et que l’on n’éprouve aucune culpabilité. Le « hlal » est une union sacrée qui transcende même le mariage civil, alors pourquoi s’interdire ce qui nous est permis ?
Ainsi, se fiancer aujourd’hui engage beaucoup plus de choses que l’on ne croit. Un événement qui nous paraît classique et banal au premier abord, qui n’est là que pour rendre officielle une relation entre deux personnes, peut s’avérer être compliqué à gérer. Alors que faire ? Devons nous nous hâter à nous marier, une fois que l’on est sûre que c’est le bon ? Devons nous sauter l’étape fiançailles ? Et quand la salle prévue pour le mariage n’est disponible que dans six mois et que le « hlal » a été fait, puis-je aller plus loin avant les noces ?
Autant de questions que l’on se pose, parce que ce que l’on garde en tête c’est le respect de certains principes. On veut que les choses se fassent bien et on en oublie les subtilités et quelles subtilités !
Diam’s s’est convertie… et alors ?
20 octobre 2009 par Mariame
Classé dans A la une, Ce qui fait débat
A la mort de Michael Jackson (paix à son âme !), j’ai eu droit à un texto à pas d’heure. Et le lendemain, à un déjeuner en compagnie de ma bande (big up !) avec une copine qu’il a fallu consoler tout au long de la journée (c’est fou, je sais. Mais elle a aussi pleuré à la mort de Popi de Léo et Popi…). Après la publication des photos et de l’info concernant la conversion de Diam’s, j’ai également eu droit à un texto d’un numéro inconnu: « hey tu savé tu savé, Diam’s c converti a lislam (et Kamel lancien a 1 be-bar) ». 


