Avec Minouche, faisons le bilan de l’année 2009 qui s’écoule !

30 décembre 2009 par Mariame  
Classé dans Ce qui fait débat

Il y a quelques jours, c’était la nouvelle année hégirienne 1431. Pour celles et ceux qui comme moi ont toujours adoré apprendre leur fiche des dates qui ont marqué l’histoire du world (le world qui s’étend bien sûr en France de l’Europe à… l’Europe !) 1431, c’est l’année de la condamnation au bûcher de Jeanne d’Arc… Wouhou, que c’est gai !

Après demain, nous serons le 1er janvier 2010 ! Une nouvelle année s’annonce, et espérons que celle-ci soit pleine de réussite, de bonheur et d’amour. Je sais pas pourquoi mais sorti de mon clavier, le dernier mot sonne faux… C’est l’occasion de faire le bilan, calmement, de se remémorer chaque instant, parler des histoires d’avant comme si on avait cinquante ans… je m’arrête là, je risque d’avoir des problèmes avec la Sacem.

Alors moi les bilans, les points, les inventaires (même quand c’était la dèche), ça n’a jamais été mon fort, ni mon dada !  Mais avec Hijab and the city, c’est devenu un peu plus facile d’autant que cette année on vous a mis à contribution. Bon, j’aurai très bien pu vous faire un retour en images ou en phrases sur les faits d’actualité qui ont marqué notre douce France, notre belle planète.  Mais très honnêtement, à part la mort de Michael Jackson et ma découverte des lentilles (je pense déjà à l’opération !), rien de bien saisissant à l’horizon. Barack Obama, la Grippe A, la burqa, l’identité nationaleCopenhague, la conversion de Diam’s, la hausse du prix du blé… Non sérieux, c’est Acuvue qui a changé ma life mais aussi, l’évolution de votre webzine féminin préféré : Hijab and the city (c’était solennel ou bien ?)

La semaine dernière, nous avons publié un petit sondage tout joli, tout mimi, tout hihi à travers lequel  vous  avez exprimé une tendance que nous avions remarquée sur le site mais aussi dans la vie réelle, par le biais de rencontres, d’échanges avec des lectrices ou des professionnels : vous aimez Hijab and the city !! Vous êtes de plus en plus nombreuses à nous lire, à nous écrire, à nous faire confiance. Vous accompagnez toute l’équipe dans cette belle aventure qui chaque jour se révèle être un succès. Le profil des lectrices se diversifie de plus en plus. Les femmes qui nous écrivent viennent d’horizons variés avec la volonté de dépasser un certain nombre de barrières et d’adhérer à la philosophie qui anime ce webzine : que vous soyez grande, petite, grosse, maigre, voilée, cheveux au vent, brune ou blonde, Hijab and the city vous donne la parole afin que vous puissiez vivre votre féminité sans complexes quelques soient vos croyances, vos idées et bien sûr vos mensurations !

Sachez que l’année 2010 sera l’année de quelques nouveautés sur Hijab and the city qui, on l’espère, vous plairons et qui sait, l’année de la grande rencontre. Vous ne comprenez pas ? Rassurez-vous, vous en saurez un peu plus d’ici quelques temps ha ha ha !

N’hésitez plus à commenter (ou pour les plus timides qui sont très nombreuses, à passer le cap ou à continuer à faire ce que vous faites déjà, nous écrire des mails que nous nous ferons un plaisir de lire) les contenus, à participer à leur élaboration, à nous faire des petits coucous, à partager vos coups de cœur, vos coups de gueule (poliment, cela va sans dire !) et bien sûr à devenir fan de la page facebook Hijab and the city ! (et bien sûr on fait tourner à ses contacts autrement c’est pas rigolo hein)

On ne le répètera pas assez mais ce magazine, c’est le vôtre, c’est vous qui l’animez, n’en déplaise aux vilains (et moches) grognons !

Une année pleine de big up aux lectrices et lecteurs de France et d’ailleurs. C’est carrément fou et plaisant de recevoir des messages d’encouragement et de kiffage qui proviennent de Barcelone, Manchester ou de Montréal (manque plus que Walnut Grove). Phileas Fogg n’a qu’à bien se tenir… c’était ma dernière vanne pourrie de 2009 !

Photo : Un petit Minouche qui fait la teuf ! Big up à tous les Minouches du world hi hi hi

Sheikha Mozah Bint Nasser Al Missned

25 décembre 2009 par Khadija  
Classé dans Portraits

Le nom de cette femme ne vous dit peut-être rien et pourtant, elle est aujourd’hui à l’origine d’un véritable mouvement de société au cœur du Moyen Orient, et son action connait un rayonnement mondial.

Troisième femme de l’émir du Qatar, Sheikha Mozah est l’une des femmes les plus puissantes du monde d’après le classement du magazine Forbes. Les Français l’ont découverte il y a deux ans lors des festivités du 14 juillet. Une femme élégante, aux toilettes raffinées qui troque volontiers sa abaya noire contre des tenues occidentales, avec une façon de se couvrir les cheveux bien à elle, laissant apparaitre une légère banane le tout rehaussé de belles parures.

Le combat de Sheikha Mozah c’est l’éducation. En 1995, son époux décide de la création de la Fondation Qatar pour l’éducation, les sciences et le développement dont elle est la directrice et elle a été nommée envoyée spéciale de l’Unesco pour l’éducation de base et l’enseignement supérieur. L’éducation est selon elle la clé qui permettra  à tous et surtout à toutes d’accéder aux plus hauts postes et de lancer les plus gros projets.

En outre, c’est elle qui a l’origine d’Al Jazeera Childrens Channel, le programme pour enfant de la chaîne qatariote. D’ailleurs, Sheikha Mozah est elle aussi maman et de 7 enfants s’il vous plait !

Certaines femmes donc, comme Sheikha Mozah font la une des journaux. Elles sont saluées et reconnues, à juste titre, pour le travail qu’elles accomplissent et leur volonté d’aller de l’avant. On s’enthousiasme que des femmes du Moyen Orient impulsent pareilles initiatives ou soient derrière des projets colossaux.  De l’autre côté, on nous présente celles qui sont opprimées, à qui l’on refuse le port du pantalon, celles qui sont brimées au nom de valeurs et de principes obscurantistes. Mais il semble difficile d’adopter un regard juste et pondéré, qui ne soit pas exclusivement réservé aux personnes intéressantes sur le plan économique ou pour la polémique.

En tous cas, Sheikha Mozha est une grande dame qui redore l’image de la femme arabe. Par ses actions et sa prestance, elle réussit à mettre à genou les plus coriaces des journaleux occidentaux, ceux qui n’ont pas de scrupules à rendre menaçantes et avilies leurs propres compatriotes, si tant est qu’on les considère ainsi…

Site officiel de Sheikha Mozah Bint Nasser Al Missned : www.mozahbintnasser.qa  

Ma première troc party !

24 décembre 2009 par Shahin  
Classé dans Look at mon style

Votre appart de lilliputiens ne peut plus supporter ça ! Vos 75 robes, vos 163 pantalons, les jupes T34 ou on ne rentre plus qu’un bras, vos 45 t-shirts qui témoignent de votre période grunge attitude, la veste qui vous a couté les yeux de la tête mais qui ne va avec rien, les chaussures qui vous font mal aux pieds, les pulls qui grattent, la robe trop bleue, la jupe trop courte… Bref ça déborde !
 
Quoi de mieux que d’organiser chez vous, entre copines, un vide dressing ? Car non vous n’êtes pas seule ! Oui nous avons toutes des vêtements achetés sur un coup de tête qui errent dans notre placard depuis des lustres.

Première étape, faire une sélection de vos meilleures pièces. Exit les pulls qui boulochent, les zips cassés, les t-shirts délavés… Ce sont vos copines ou pas ?
Faites vos invitations. Et demandez à chacune de vos amies d’apporter avec elles 4 vêtements ou accessoires qu’elles souhaiteraient également troquer ou vendre. Limiter c’est mieux au risque de vous retrouver dans votre 30 m2 à la foire de Lille. Pensez à inviter vos amies de toutes tailles et de tout style, ainsi personne ne sera déçu !
 
Le rendez vous est pris. Un samedi ou un dimanche autour d’un petit goûter.
 
Pour un vide dressing réussi essayez de vous procurez un portant pour disposer soigneusement les vêtements que vous aurez préalablement lavés et repassés. Prévoyez également des cintres pour les vêtements de vos copines. Quelques sacs d’anciens shoppings serviront bien à celles qui rentreront chez elles les bras chargés. Et surtout surtout, ayez à disposition un miroir pour les nombreux essayages.
 
Le vide dressing c’est sympa, mieux que sur ebay ou dans un vide grenier. On ne paye pas de commissions aux dépôts ventes. Pas de surprises. On peut essayer, demander l’avis des copines. Et même rafler le pull qui nous faisait tant rêver sur Samantha…Et surtout faire de bonnes affaires.

Au fil du temps et pour ne pas lasser vos amies, organisez des vides dressings à thèmes: enfants, accessoires, livres…
Et pourquoi pas à la manière des réunions Tupperware des années 80. Devenez l’organisatrice de vides dressings chez les unes et les autres. De nouvelles amies, et de nouvelles pièces pourraient bien rejoindre les 250 paires de chaussures, les 33 vestes les 56…..mais à moindre coût !
 
C’est une façon ludique et pratique de faire le vide dans son placard et de partager vos trouvailles qui ne vous font plus rêver mais qui peut être feront le bonheur de vos amies. La blogosphère l’a déjà compris et les sites de fashionistas débordent de troc party.

Et vous, serez vous de la party ?

Un amour de mari

23 décembre 2009 par Khadija  
Classé dans Célibat Mariage & Cie

Ah qu’ils ont eu droit à un règlement de compte ces maris impudents qui font souffrir nos belles dames et qui les font se flétrir ! Mais courage mes belles, ces épreuves vous rendront plus fortes et feront de vous des femmes vaillantes et sûres d’elles ! Pas question de se laisser aller même quand tout est voué à l’échec. La vie, elle, continue et il faut la saisir, la dompter pour atteindre ses buts même les plus inaccessibles. Ne pas oublier d’être femme avant d’être épouse, ne pas négliger sa personnalité et se mésestimer. Voilà le défi de cette femme qui souffre et qui ne voulait qu’une chose au départ, être aimée par un homme qui la respecte, l’honore et la rend plus femme encore.

Un homme c’est avant tout quelqu’un qui est là pour vous soutenir, vous protéger et surtout vous aimer. Personne n’est à l’abri des erreurs, certes, mais il en est certaines qui ne pardonnent pas. Mais qui peut se prémunir de cela ? Quelle femme peut d’emblée affirmer que l’homme qu’elle aime est le bon et qu’il ne la décevra jamais ? C’est donc une question de fortune, de destin. Néanmoins, comme dirait une de mes amies : « ce qui compte avant tout c’est sa gentillesse, parce que s’il te fait souffrir avant même qu’il y ait quoique ce soit, alors il n’en vaut pas la peine ». Amen, c’est bien vrai tout ça ! Mais qu’est ce qu’on est aveugle quand on aime, et on ne s’en aperçoit qu’une fois la bague au doigt, oups !

Trêve de scénarios tristounets, malheureusement tellement réels et courants…

Tous les maris ne sont pas grogneurs et méchants. Il existe des amours de mari, qui mangent dans la main de leur petite femme et qui n’oseraient jamais leur faire du mal. Non, je ne fais pas allusion au monde des Bisounours ou encore à la famille Doucœur. Il s’agit bien d’hommes qui n’ont de cesse de choyer leur moitié, pas seulement à coup de cadeaux mais qui les aiment et les chérissent et ça se voit !

Ils sont attentionnés, font tout pour que la flamme persiste, même quand c’est la femme qui endosse le rôle du rustre. Là par contre, ça nous rend jalouses et on se dit qu’elle ne le mérite pas, ouh les langues de vip ! Ainsi sont les lois de ce bas monde, on appelle cela l’équilibre des forces : les sauvageons avec les princesses et les amours de mari avec les sorcières. Vous imaginez si l’homme et la femme étaient tous les deux sauvageons, ils engendreraient des boules de nerfs !

Les amours de mari font fondre leur dame parce qu’ils savent qu’elle vaut bien plus que tout l’or du monde. Et c’est leur maturité et leur intelligence qui leur dictent d’avoir une attitude exemplaire. En effet, ils voient en leur femme, une sœur, une mère, une amie, une amante qu’il faut savoir aimer. Bien sûr, ils ne sont pas non plus infaillibles, mais au moins ils font des efforts afin que l’harmonie règne dans leur couple. Et cela passe par : aller déposer et chercher les enfants à l’école ou à la crèche quasiment tous les jours, faire les courses, s’occuper du bain des enfants et permettre à madame de sortir de temps en temps avec ses copines. Toutes ces petites choses qui soulagent et vous font sentir que vous êtes bien deux. Et la crème des crèmes, c’est celui qui s’occupent en sus des tâches ménagères en repassant lui-même ses chemises ou en lançant les machines. Mais le must of the must, c’est quand il cuisine, là c’est la vraie classe hein les girls ? Quoi de plus séduisant qu’un homme en tablier qui dit d’une voix ténébreuse : « dis chérie, tes pâtes tu les veux al dente c’est bien ça ? ». Et c’est encore plus charmant quand il se met à réaliser des recettes un peu compliquée, qu’il vous met les petits plats dans les grands et qu’il sort votre plus belle vaisselle, alors que les enfants sont chez la grand-mère. Ou celui qui pense à prendre des fleurs ou votre pâtisserie préférée.

Et oui, mesdames, cela existe, ce n’est pas un mythe et ce n’est pas du prince charmant qu’il s’agit. Ce sont des hommes ordinaires mais qui n’ont d’unique que l’amour qu’ils portent à leur petite femme adorée. Et moi, même si les pâtes sont trop cuites, je fondrais malgré tout….

Tendance culinaire : le thé matcha

22 décembre 2009 par Cuistot  
Classé dans Cuisinez la

Voilà un produit dont on parle de plus en plus sur la blogosphère, j’ai nommé le thé matcha.  Il s’agit d’une poudre très fine de thé vert moulu, finement broyé entre deux pierres, dans la plus pure tradition japonaise. Il est utilisé pour la cérémonie du thé, mais également comme colorant ou arôme naturel. En France, il est devenu un ingrédient courant, utilisé surtout en pâtisserie, en confiserie… Ceci parce qu’il apporte une jolie couleur verte aux gâteaux, entremets, biscuits, boissons ou autres douceurs. Mais également, parce qu’il ajoute au dessert préparé, un subtil parfum de thé, qui ravira à coup sûr vos fins palais ! 

Où en trouver ? Et à quel prix ?

Le matcha est généralement assez cher comparé à d’autres formes de thé, bien que son prix dépende de sa qualité. On en trouve maintenant un peu partout : chez G. Detou, Mariage Frères, La Grande Epicerie de Paris… Ou encore en ligne, chez Palais des thés.com, maison-tôt.com

Des idées recettes ? Y’a qu’à demander ! Je vous propose un cake aux amandes et au thé vert matcha, ainsi que des cookies au chocolat noir et au thé matcha.

Cake aux amandes et au thé vert matcha

Ingrédients:     

  • 2oeufs
  • 160g de sucre
  • 1 yaourt
  • 150g de farine
  • 1 cuil. à café de levure chimique
  • 10 cl d’huile de tournesol
  • 100g d’amandes en poudre
  • 5 cl de lait
  • 2 cuil. à café de thé matcha

Préparation:   

Préchauffez votre four à 180° (th.6).

Dans un saladier, travaillez bien au fouet les œufs et le sucre. Ajoutez le yaourt, la farine et la levure. Incorporez l’huile petit à petit. La pâte doit être bien lisse et sans grumeaux. Dans une casserole, faites tiédir le lait, et laisser infuser le thé matcha pendant 3 minutes. Ajoutez la poudre d’amandes et le lait parfumé au thé. Mettez au four pendant 45 minutes.

Cookies au chocolat noir et au thé matcha

Ingrédients:  

  • 125g de beurre mou
  • 100g de cassonade
  • 1 œuf
  • 175g de farine
  • ½ sachet de levure chimique
  • 150g de pépites de chocolat noir
  • 2 cuil. à café de thé matcha

 Préparation:

Préchauffez le four à 175° (th. 4/5).

Dans un saladier, mélanger soigneusement le beurre mou coupé en parcelles, la cassonade et l’oeuf. Ajoutez la farine, la levure et le thé matcha. Sur une plaque recouverte de papier sulfurisé, déposez des boules de pâte, en les espaçant bien, car la pâte s’étale pendant la cuisson. Faites cuire pendant 15 minutes, pas plus ! Laissez refroidir sur une grille.

Enjoy !

Courrier des lectrices : « Mon mari aime sa belle-soeur »

21 décembre 2009 par Fatma Mamouni, psychologue clinicienne  
Classé dans Psy-show

femme triste sNous sommes mariés depuis 7 mois, nous étions fiancés pendant 3 ans. Lorsqu’il m’a demandée en mariage je ne l’aimais pas, j’ai eu de l’admiration pour lui après le mariage et je ressentais du désir. Il me manquait dès qu’il s’éloignait de moi. Mais j’ai découvert qu’il était fou amoureux de l’épouse de son petit frère, il l’aime secrètement, elle ne le sait pas !
Je l’ai surpris à  la contempler d’un regard amoureux alors qu’elle était occupée à faire son ménage lorsque l’on était chez eux. Il m’appelle très souvent par le prénom de sa belle-sœur, il n’y a pas une conversation où il ne parle d’elle.
J’ai éclaté et je lui ai dit ce que j’avais remarqué, il a nié et juré qu’il m’aime à la folie et que mes propos le blessaient. Depuis, il fait attention, il parle moins d’elle mais moi je ne l’aime plus, j’ai de la tendresse pour lui et j’éprouve même de la pitié pour son amour impossible. J’ai demandé le divorce mais il ne veut pas. Il a malgré tout essayé par tous les moyens de me prouver qu’il m’aimait mais en vain,  je ne le crois plus.
Je ne sais pas quelle décision prendre sachant qu’il vient à l’instant de m’appeler en usant du prénom de sa belle-sœur ! Je ne supporte plus cette situation. Myriam

La réponse de Fatma Mamouni, psychologue :

Votre réponse à son attitude est le divorce : c’est l’extrême, vous commenciez juste à l’aimer ! D’un autre côté les lapsus répétés de votre époux ne font aucun doute sur le fait qu’il l’apprécie, mais cela ne signifie pas qu’il ne vous aime pas.

Il semblerait que vous vous sentez incapable de rivaliser avec elle et donc que vous préférez sortir de la course, je ne sais pas si c’est un motif suffisant pour abandonner l’homme que vous aviez appris à aimer. Faites-lui part de votre malaise et des conséquences de son attitude et demandez-lui ce qu’il  propose comme solution. 

Il semble vous aimer et tenir à vous, aussi, je pense que vous pouvez trouver un terrain d’entente. Pour commencer, il faut essayer d’éviter  tout contact avec elle afin qu’il puisse commencer à mettre de la distance, et puis vous avez plus d’avantages qu’elle pour séduire et plaire à votre époux, profitez-en, plus vous lui ferez plaisir et plus il ne verra que vous !

N’hésitez pas à nous envoyer votre courrier à hijab.and.the.city@gmail.com. Bien sûr, votre anonymat sera préservé.

Bonne année 1431 !

18 décembre 2009 par Khadija  
Classé dans Spiritualités

hatc-femmeA toutes les lectrices, sans oublier nos lecteurs, Hijab and the city vous souhaite une excellente année 1431 !

Et oui, on est encore au 15ème siècle chez les musulmans, mais on a les avions, l’Iphone, les nanotechnologies…  Si c’est pas extraordinaire ça ! On a de l’avance sur De Vinci et sur les plus grandes inventions de tous les temps, et on a même un noir au pouvoir aux Etats-Unis et pas au service de « Mam Scarlett » !

Plus sérieusement, une nouvelle année qui commence, qu’elle soit grégorienne, hégirienne ou encore chinoise, est toujours synonyme de nouveau départ, de bilan annuel et de prise de bonnes résolutions pour l’année qui suit. On fait le point sur soi, sur sa situation, son état et on se dit qu’il y a des choses à changer, d’autres à améliorer ou encore à bannir. On se fixe alors des objectifs et on essaie de s’y tenir.

Tout le monde connaît l’histoire du calendrier hégirien, n’est- ce-pas ? On sait que l’amorce de ce calendrier renvoie à l’émigration du Prophète Mohammed (SAW) de la Mecque vers Médine, en raison des persécutions dont ses compagnons et lui-même faisaient l’objet en raison de leur adhésion à une nouvelle religion, l’Islam. L’histoire, vous la connaissez, sinon, rendez-vous sur Wikipédia ou sur toute autre encyclopédie.

Ainsi, on sait ce qu’est l’hégire, lhijra, en arabe. Mais pour beaucoup, et depuis quelques années, le terme arabe ne correspond plus seulement à l’évènement historique qui fait référence à l’émigration des premiers musulmans. Petite leçon d’étymologie : le terme hijra vient du verbe hajara qui signifie abandonner ou encore quitter. Historiquement, puisqu’il s’agissait de quitter une contrée pour une autre, le mot hijra est communément traduit  par le mot émigration. Actuellement, parler de hijra, chez certains musulmans, renvoie à la volonté de quitter son pays de résidence, qui est bien souvent sa patrie, afin de s’installer dans un pays dit « musulman ». il s’agit en fait de quitter ce que l’on appelle dar el harb , c’est-à-dire le monde non musulman, en l’occurrence l’Occident, et d’aller vivre dans un pays de dar el Islam, un pays musulman. En général, les personnes qui font ce choix sont animées par l’envie de vivre pleinement leur spiritualité parce qu’il leur parait extrêmement difficile de se sentir épanouis dans leur foi, dans un pays où l’Islam n’est pas la religion d’état. En outre, la stigmatisation, l’amalgame et le respect de leurs principes les encouragent fortement à abandonner leur terre natale et à prendre un nouveau départ, ailleurs.

Ce phénomène migratoire renvoie donc à des causes éminemment idéologiques et/ou sociales, mais est calqué ou inspiré, semble t-il, par l’histoire du Prophète Mohammed qui a quitté La Mecque parce que sa vie était menacée et qu’il lui fallait se mettre en route vers un pays où on l’accepterait avec ses convictions.

Or, sur un plan spirituel, parler de hijra ne signifie pas forcément quitter physiquement un lieu pour un autre dans le but de se sentir en phase avec sa foi. En effet, on parle de hijra spirituelle qui est le fait de passer d’un état spirituel donné à un autre, d’un état d’ignorance à un état de croyance. C’est une émigration de l’esprit, un combat intérieur, que le croyant mène afin d’arriver à un degré de foi supérieur au précédent. Cette émigration est intemporelle et immatérielle.

On dit que la terre est vaste, et que l’on peut vivre sa spiritualité où que l’on aille. Du déracinement résulte bien souvent le mal-être. Par ailleurs, penser que dans les pays dits musulmans, l’on vit mieux sa religion ne me semble pas si évident que cela. Cependant, à chacun sa vision des choses et ses buts, l’essentiel étant de se sentir bien où que l’on aille.

Avis de grand froid

17 décembre 2009 par Shahin  
Classé dans Look at mon style

C’est décidé, j’hiberne !

Le froid est là, et s’engouffre partout. Et moi j’ai horreur du froid… Les traineaux enneigés, les sapins blancs les feux de cheminés et les -3°, je les laisse aux vacances de ski. Alors quand je sors, il est INDISPENSABLE de prendre certaines précautions au risque de perdre un orteil, d’avoir le nez qui coule, ou pire de rester collé à son iphone !

Donc n’oubliez pas vos gants, mitaines, moufles, bonnets, chapkas, foulards, écharpes, collants en laine, chaussettes de montagnes, et puis surtout votre allié pour l’hiver :  mantouné un jour, doudoune pour toujours ! Eh oui ! Après un combat acharné entre les deux, nez rouge et mains asséchées. Doudoune Shahinou vainqueur par K.O !

C’est vrai qu’en hiver, on a tendance à trop se couvrir. Il faut éviter de transpirer, puisque la transpiration nous refroidit davantage. Donc couvrez vous comme un oignon, en multipliant les couches. Ainsi, quand la température grimpe ou quand on change d’endroit, on peut enlever une ou des couches pour se sentir bien : ni trop froid ni trop chaud !

Petit tour d’horizon de ce qui nous réchauffera le corps et le cœur cet hiver glagla.
 

glagla HATC
De haut en bas et de gauche à droite:

Fauteuil : 41 euros pbteen.com, Bottes Marc by Marc Jacobs: 239 euros net-a-porter.com, Chapka: 18 euros Debenhams, Gilet Topshop : 56 euros, Manteau et sac H&M,  Casque fourré: 55 euros www.skullcandy.com, gants: 25.88 euros Mango Chauffe oreilles: 8.88 euros Debenhams, Bottes fourrées Tatoosh trappeur: 120 euros, Col Caroll : 30 euros, Coussins: 12 euros Overstock, Chaussons: Objects-of-design.co.uk, Couverture : 24 euros Kohls.com, Doudoune perfecto by Alexis Mabille, décorations de Noël ou pas Impressionen.de.

Dossier : le Sida

16 décembre 2009 par La rédaction  
Classé dans A la une

ruban-sidaLe Sida continue aujourd’hui à être perçu comme une maladie atypique, chargée en symboles aussi bien macabres que libertins, une maladie qui, au-delà de l’absence d’un remède, tend toujours à la stigmatisation et à la marginalisation de celui ou celle qui en est atteint.

Parce qu’il touche à la question du genre et à la sexualité, le Sida relève de facto du tabou et de l’interdit en matière de relations sexuelles, en particulier celles consommées dans un contexte hors mariage. L’Islam ainsi que  les autres religions (Christianisme, Judaïsme, Hindouisme), accordent aux individus le droit de jouir du sexe à condition que ceux-ci se réalisent dans le cadre de relations conjugales. Or, tout n’est pas blanc ou noir, et l’on ne peut partir du postulat que les religions ne sont pas conscientes de la diversité des tempéraments, des attitudes et des positions de tout un chacun. L’individu, dans sa particularité, sa singularité, dispose de son corps et en est responsable. Il fait le choix de ses comportements, et il est un principe indéfectible de l’Islam qui consiste en ce que nul n’est en droit de juger l’autre ou de porter atteinte à son intégrité. L’Islam promeut l’importance des droits les plus fondamentaux, tel celui d’être responsable de ses actes sans avoir à en rendre compte à qui que ce soit, excepté à son Seigneur. Cela relève de son intimité, de son libre-arbitre, et s’immiscer dans les affaires de son coreligionnaire sans son consentement revient à s’ériger en un juge tout puissant, et c’est bien là la pire des hérésies.

Pour Hijab and the city, la journée du Sida ce n’est pas seulement le 1er décembre, c’est en fait tous les jours. En effet, personne ne peut affirmer être à l’abri de ce fléau car, contrairement aux idées les plus bigotes, le Sida n’est pas une maladie d’homosexuels, de toxicomanes ou de personnes dépravées, avides de sexe et de débauche. Dans le monde musulman, cette question a été amplement débattue et il en est sorti des positions étonnamment libérales. Chaque pays a son interprétation propre, mais tous sont d’accord pour dire qu’il est important d’agir dans le respect mutuel conformément aux enseignements du Prophète Mohammed (SAW) : « Dans leur amour et leur sympathie mutuelle, les croyants sont comme un corps et quand une partie est coupée, la douleur affecte l’ensemble qui y répond par un affaiblissement total et la fièvre ». L’attitude moralisatrice n’est pas à adopter à l’aune des principes religieux. Tous les responsables religieux s’accordent à reconnaître, conformément aux textes, qu’il n’est pas de maladie envoyée sans remède, le Sida n’est donc pas à percevoir comme une malédiction, mais bien comme un problème sanitaire mais aussi et surtout social car en réalité, cette maladie renvoie à la violence structurelle des systèmes de pouvoir qui se traduit par une inégale répartition des richesses. Le message à porter doit donc reposer sur une réflexion en vue d’opter pour une existence responsable et construite autour de valeurs éthiques et spirituelles.

 Ainsi, nous vous proposons un dossier « spécial Sida » où nous découvrirons ensemble le combat que mènent sur le terrain des femmes au sein de grandes organisations humanitaires, mais aussi plus proche de nous, au cœur même de mosquées, où, contrairement aux idées reçues, l’écoute et l’empathie accueillent ces personnes bien souvent exclues et discriminées. Nous vous présenterons tout d’abord, les actions que mène Islamic Relief sur le terrain, avec une interview de Sarah Douik, sa représentante internationale chargée des relations publiques et qui a organisé en 2007 une conférence internationale à Johannesburg sur le Sida. Puis, nous dresserons un état des lieux des actions menées par des organisations musulmanes à l’échelle internationale. Enfin, nous reviendrons en France et vous ferons part de notre charmante rencontre avec Fatima Zohra Messaoudi, médiatrice sanitaire et sociale au centre socio-sanitaire de Paris, situé au sein de la Mosquée Adda’wa dans le 19ème arrondissement de Paris.

Nous avions souhaité rencontrer une personne touchée par cette maladie, afin de recueillir son témoignage, mais cela nous a été impossible, ces personnes craignant la stigmatisation. Et il est à savoir que cette crainte empêche souvent ces derniers à avoir recours au dépistage et par conséquent à être pris en charge comme il se devrait.

Islamic Relief et la lutte contre le Sida

16 décembre 2009 par Khadija  
Classé dans A la une

Islamic_ReliefIslamic Relief est une ONG musulmane d’envergure internationale et qui a très vite placé la problématique du Sida au coeur de ses actions. Sarah Douik, en charge du bureau de liaison auprès de l’Union Européenne, a accepté de répondre à nos questions et de nous en dire plus sur le programme d’Islamic Relief dans le domaine de la lutte contre le Sida.

Quel est votre rôle dans le volet Sida chez Islamic Relief ?

Depuis 3 ans, je suis en charge du bureau de liaison auprès de l’Union Européenne. Mon rôle consiste à communiquer avec les institutions européennes et à mener des actions de plaidoyer au niveau de l’Europe. J’effectue aussi des missions régulières en Afrique, au Moyen Orient et en Asie pour animer des formations, apporter un soutien technique aux équipes de terrain et renforcer notre partenariat avec la Commission. Concernant le volet Sida, j’ai participé à la Conférence “Sida et Islam” qui s’est tenue à Johannesburg en novembre 2007. A Bruxelles, je contribue aux réunions de plaidoyer sur le Sida au sein des plateformes d’ONG afin de pousser l’Europe à renforcer son action et à améliorer son efficacité dans ce domaine. J’ai également été invitée comme intervenante à la conférence sur le VIH/Sida qui s’est tenue en janvier 2008 à Bruxelles avec Dr Tariq Ramadan et Dr Yacub Mahi.

Depuis combien de temps l’ONG Islamic Relief mène-t-elle campagne sur la thématique du Sida ?

L’ONG Islamic Relief a été confrontée à la problématique Sida à travers les projets qu’elle mène à bien dans le domaine de la santé et à travers son programme de parrainage des orphelins notamment en Afrique du Sud mais aussi dans d’autres pays par exemple en Asie. En 2007, nous avons organisé une conférence internationale sur ce sujet afin de sensibiliser l’opinion publique internationale et alerter tous les gouvernements notamment dans les pays musulmans sur l’importance d’apporter des solutions concrètes aux acteurs de terrains qui sont confrontés à des situations humaines et sociales difficiles. En effet, nul n’est sans savoir que dans de nombreux pays, les personnes infectées par le VIH sont souvent victimes de discriminations et se retrouvent isolées pour faire face à cette situation. Elles sont part ailleurs souvent exclues de l’accès aux soins et aux traitements antirétroviraux faute de services de santé adéquats ou faute de moyen pour les plus défavorisés. Suite à la conférence et sur la base des discussions engagées à cette occasion, nous avons développé une approche visant à traiter de la question VIH/sida et à l’intégrer comme composante dans tous nos programmes y compris dans nos projets liés à la santé et à l’éducation.

Quelles actions concrètes menez-vous sur le terrain ?

Dans le cadre de notre programme de parrainage, nous proposons à nos donateurs de venir en aide aux orphelins dont les parents sont décédés suite à la maladie du Sida, notamment dans le cas de l’Afrique du Sud qui est un pays particulièrement affecté par cette situation. Nous avons également recruté une experte VIH/Sida basé en Afrique du Sud qui est amenée à conseiller et à orienter tous nos programmes à travers le monde pour prendre en compte cette situation et prévoir une réponse adaptées aux bénéficiaires touchés par le VIH/Sida. Nous nous attachons à ce que toutes les personnes atteintes du VIH/Sida puissent avoir accès aux soins de santé et aux services de santé sans discrimination. Nous sommes aussi très actifs au niveau de la prévention à travers nos programmes comme dans le cas du Bangladesh. Nous avons par exemple développé un projet de santé spécifiquement dédié à la santé de la mère et de l’enfant qui propose un traitement, des soins et des conseils afin de limiter les risques de transmission du virus de la mère à l’enfant. Nous nous attachons aussi à informer les jeunes femmes quant aux risques de contracter le virus afin de renforcer la prévention. Notre méthode repose en particulier sur la formation de jeunes filles qui ont alors la charge d’informer d’autres personnes de leur âge. Dans tous les cas, nous offrons à nos bénéficiaires une réponse adaptée à leurs besoins et aux réalités du terrain afin de maximiser l’impact et l’efficacité de nos programmes et d’engager au maximum tous les acteurs locaux dans la lutte contre le sida.

Votre programme est international,  quel état des lieux dressez-vous aujourd’hui ?

Nous avons constaté un lien étroit entre la pauvreté et la propension à contracter le VIH. Par ailleurs, le VIH a tendance à accentuer davantage le dénuement et la pauvreté des personnes qui se trouvaient déjà dans une situation précaire auparavant. On observe donc une spirale infernale pour beaucoup de personnes infectées dans les pays les plus pauvres. En tant qu’ONG dédiée à la lutte contre la pauvreté à travers le monde, nous sommes donc particulièrement sensibles à cette situation et il est de notre devoir d’alerter les opinions publiques à travers le monde sur cet état de fait. Dans de nombreux pays, nous observons par ailleurs une stigmatisation des personnes porteuses du VIH à tel point que certaines préfèrent ne pas faire de test afin de connaître leur statut. Quand elles se savent atteintes du VIH, elles cachent souvent à leur entourage et à leurs proches cette situation et se retrouvent seules et isolées. Lors de la conférence à Johannesburg, certains intervenants ont fait part de leur expérience quant ils ont osé parler du fait qu’ils avaient contracté le VIH à leur famille. Ils ont été victimes d’exclusion et de stigmatisation. En Afrique du Sud, un réseau a même été créé suite à ce problème afin de lutter contre les discriminations et permettre aux personnes atteintes du VIH se s’exprimer librement, de partager leurs expériences, de s’entraider et de changer les mentalités. Il s’agit du réseau Positive Muslims, très actif en Afrique du Sud et qui pourrait servir d’exemple dans d’autres pays.

Les musulmans sont-ils tout autant exposés et touchés par le virus ?

Même si certains pays musulmans sont aujourd’hui encore modérément affectés et que le VIH/Sida reste cantonné à des groupes dits « à risque », il n’en demeure pas moins que sans une réponse rapide et adéquate, le VIH/Sida risque de se propager et d’atteindre des taux d’épidémie aussi élevés que dans les pays les plus touchés. C’est pourquoi il est urgent de se confronter à la question de VIH/sida et de la traiter comme toute question de santé publique qui demande des réponses adaptées à la mesure du risque encouru. C’était aussi la raison pour laquelle nous avons souhaité organiser cette conférence en Afrique du Sud. Cela nous a notamment permis de visiter les projets mis en place dans le cadre du volet VIH/Sida. Lorsque l’on rencontre un petit garçon de 3 ans plein d’entrain qui est sous traitement antirétroviral, cela vaut beaucoup plus que tous les grands discours. Des femmes séropositives de confession musulmane (voilées ou pas) ont aussi pris la parole pour parler de leur expérience et exprimer le fait que tout le monde était susceptible d’être touché sans distinction.

Quel est le rôle d’Islamic Relief ? Quel type de campagne menez-vous ?

Tout d’abord nous essayons d’agir sur le terrain en développant des campagnes de sensibilisation qui sont formulées de manière adaptée au contexte socioculturel et religieux local. C’est très important pour rallier les populations à cette cause et engager les communautés comme acteurs de changement et de progrès afin de lutter contre la propagation du VIH et de ne plus stigmatiser les personnes porteuses du virus. Nous nous attachons à remettre en cause lutter certains préjugés et à dénoncer les tabous à travers l’échange, la discussion, le dialogue, la confrontation avec les réalités du terrain et l’accès à l’information. Nous sommes particulièrement attachés à sensibiliser les communautés à travers le monde et notamment les communautés musulmanes en Europe et ailleurs. En tant qu’organisation humanitaire et de développement, notre priorité est de sauver des vies et de nous engager activement dans la lutter contre la pauvreté. La lutte contre le VIH/sida et l’assistance aux personnes victimes du VIH est donc au cœur de notre action et de nos priorités. Cela passe par les programmes sur le terrain et la sensibilisation du grand public et notamment des opinions publiques musulmanes sur cette thématique.

Vous avez travaillé en collaboration avec des savants musulmans quel est leur rôle ? Que préconisent-ils ?

En tant qu’ONG musulmane, Islamic Relief s’attache à mette en place une action humanitaire et des projets de développements inspirés par les principes généraux de l’Islam que l’on retrouve chez la plupart des organisations non-gouvernementales d’inspiration religieuse et humaniste. La question du VIH/Sida est particulièrement complexe car elle soulève un grand nombre de situations bien précises rencontrées sur le terrain qui appellent des solutions pratiques et adaptées au contexte local. De facto, les praticiens du développement et les personnes atteintes du VIH sont confrontées à une pluralité de questions éthiques notamment en tant que personnes de confession musulmane. Dans ce contexte, le dialogue avec les savants musulmans a permis d’apporter des réponses ou tout du moins d’explorer certaines problématiques à la lumière des enseignements religieux. Lors des ateliers de travail, cette contribution a été particulièrement appréciée au même titre que l’étaient les contributions des acteurs de terrain et des personnes atteintes du VIH. L’objectif commun était en effet d’apporter des solutions pratiques, efficaces et adaptées dans le contexte de l’islam pour permettre aux ONG de mieux travailler sur le terrain et de mieux venir en aide aux populations affectées.

La conférence a aussi été un moment d’apprentissage pour les savants ainsi que pour tous les participants notamment du fait des échanges (200 personnes venues d’une cinquantaine de pays) mais aussi des visites de projets sur le terrain. Nombre d’entre eux en ont conclu qu’il était important de briser certains tabous notamment concernant l’homosexualité afin que les personnes affectées puissent trouver le soutien et l’aide nécessaire dans leur communauté. Un autre enseignement qui a été souligné par les savants concernait l’importance de répondre aux questions éthiques de manière appropriée au contexte et de ne pas considérer telle ou telle approche comme la solution à toutes les situations. Il y a en effet une pluralité de contextes et donc une pluralité de méthodes à adopter pour engager la lutte contre le VIH/Sida de la manière la plus efficace qui soit.

Aujourd’hui, est-ce toujours un sujet tabou au sein de la communauté musulmane ?

La question du Sida reste en effet aujourd’hui un tabou dans de nombreuses communautés musulmanes à travers le monde. La religion musulmane désapprouve les relations sexuelles hors mariage ainsi que la consommation de drogues. Afin de lutter contre la propagation du VIH, nous devons reconnaître le fait que ces pratiques existent et qu’elles sont répandues à travers toutes les communautés y compris au sein des communautés musulmanes. Il ne s’agit pas ici ni de blâmer les individus qui ont contracté le VIH ni de nous concentrer exclusivement sur les interdits et les pratiques islamiques ou non-islamique en présentant l’abstinence comme seule moyen de lutte contre de VIH/Sida. Cette attitude ne ferait qu’aggraver le problème en renforçant la stigmatisation dont des personnes atteintes du VIH sont victimes. D’autant plus qu’on observe une pluralité de facteurs conduisant à la surexposition au VIH/Sida avec un rôle non négligeable de la pauvreté et de la situation socio-économique des personnes affectées. Nous nous devons donc de reconnaître et d’analyser l’ensemble des facteurs qui conduisent à la propagation du VIH/sida afin d’apporter des réponses efficaces et durables. Car en dépit des discours religieux, le VIH continue à se propager parmi les populations musulmanes à travers le monde.

Que pensent les gens ? Qu’en est-il de l’idée qui veut que le Sida est une maladie d’homosexuels, les musulmans pensent-ils ainsi ?

Tant que l’épidémie reste concentrée dans certaines populations dites « à risque », le reste de la société cherche parfois à se rassurer en pensant qu’ils sont protégés. Mais l’expérience prouve que ce n’est pas le cas et qu’en l’absence de réponse adéquate, l’épidémie se propage à l’ensemble de la société. Les musulmans sont de plus en plus sensibles à cette réalité. Dans les pays les plus affectés, ceux-ci sont conscients du fait que le VIH/sida peut toucher tout individu sans distinction quant à son orientation sexuelle et qu’il faut engager des campagnes d’information, de sensibilisation et de prévention à destination du grand public et non pas seulement envers tel ou tel segment de la population.

Vous avez organisé un colloque à Johannesburg en 2007, deux ans  plus tard, quel bilan dressez-vous?

Le colloque a marqué une étape importante dans la prise en compte de la thématique sida au sein de la communauté musulmane. Il a permis de briser certains tabous et d’enclencher un processus de remise en question par nombre d’acteurs venus de différents pays qui se sont inspirés des expériences de leurs collègues à travers le monde. Ceci a conduit à de nombreuses actions de sensibilisation au niveau local dans différentes communautés en Europe, en Afrique, en Asie et au Moyen Orient. Suite au colloque, les participants se sont également engagés sur un plan d’action. Dans cette dynamique, un fond a été créé pour financer des projets et lancer un réseau international dédié à la question du VIH/sida. Les actes du colloque servent aussi de base de travail à de nombreux professionnels du développement à travers le monde dans la mise en place de projets de prévention et de lutte contre le sida.

Le Sida : de Cape Town au 19ème arrondissement de Paris

16 décembre 2009 par Khadija  
Classé dans Ce qui fait débat

ruban-sidaLes actions menées de par le monde au sein des communautés musulmanes, attestent de cette volonté d’en finir avec la vision moralisatrice et assassine que l’on a du Sida. Certes, l’Islam préconise certains principes, souvent décriés par les sociétés occidentales, reposant sur des bases morales et qui dictent le mode de vie du croyant. Par exemple, la question de la chasteté des hommes et des femmes et l’abstinence (que l’on retrouve d’ailleurs dans les autres religions), mais qui ne se présentent pas comme une réelle solution pour certains, chez les non-musulmans comme chez les musulmans. C’est pourtant ce type de prévention que mettent en avant certaines organisations musulmanes ayant pour but de venir en aide aux victimes du Sida et qui luttent contre toute forme de diabolisation et de marginalisation. Néanmoins, elles ne se gardent pas de rappeler que tout comme la nécessité de considérer la vie avec sagesse et raison, il est primordial de proposer une seringue neuve au toxicomane, ou encore de distribuer des préservatifs car, inconsciemment et consciemment, cela donne une idée de la différence entre la vie et la mort. Et en agissant ainsi, on choisit le moindre des maux.

Positive Muslim :

En Afrique du Sud, Positive Muslim, est une organisation entièrement dédiée à la lutte contre le Sida. Depuis 2000, Positive Muslim accompagne les personnes atteintes du Sida et travaille de concert avec l’USAID ou encore l’ONUSIDA. Le crédo de Positive Muslim : la compassion, ne pas juger l’autre et la clémence. Toute marginalisation est à proscrire. Ici, on prône la justice, et non la pitié. Et ce qui permettra de faire avancer les choses, repose avant tout sur la transparence et l’importance de la décision collective. Des ateliers sont organisés où tout est mis en scène pour plus d’empathie et de compréhension.

Positive Muslim considère que le travail de prévention doit être accompagné d’une action politique qui combat les inégalités sociales lesquelles contribuent à la pandémie du Sida. Ainsi, il est important de souligner le caractère éminemment social, en tant que problème de fond, du Sida que l’on soit Européen ou Africain. En effet, les populations les plus pauvres sont les plus exposées en raison du manque d’accès aux soins et d’ailleurs nombreuses sont les ONG musulmanes qui affirment que l’on ne peut blâmer la prostituée d’être atteinte du Sida, car, en vérité, ce qui l’a poussée à adopter pareille attitude c’est bien son état de pauvreté et non une quelconque perversion de l’esprit.

Le centre socio-culturel de Paris, au cœur de la mosquée Adda’wa :

En France, plus près de nous, j’ai eu l’honneur de rencontrer Fatima Zahra Messaoudi, une femme d’origine algérienne, mère de famille et active sur le terrain de la lutte contre le Sida, mais pas seulement. C’est au centre socio-sanitaire de Paris qu’elle m’accueille qui est abrité à la Mosquée Adda’wa dans le 19ème arrondissement de Paris. C’est une femme souriante et très accessible qui me reçoit malgré un emploi du temps très chargé et des missions titanesques. Diplômée en Histoire à l’Université de la Sorbonne, elle devient médiatrice socio-sanitaire en 2001, après une formation qu’elle a suivi, encouragée par le recteur de la mosquée Adda’wa, le Pr Larbi Kechat, à l’origine de l’ouverture de cet espace de prévention et d’écoute.

Fatima Zohra m’explique qu’en France « dans la communauté musulmane, toutes les maladies liées au corps sont taboues » bien qu’elles aient fait des ravages. Et le constat est le suivant « les gens ne savent pas vers qui se tourner parce qu’ils ont besoin de parler surtout sur un plan religieux ». Il est alors question de rédemption, de pardon, de punition, mais ce que leur explique Fatima Zohra c’est que Dieu est amour et que nul ne peut sonder le cœur de quiconque : « J’essaie de leur expliquer que cela peut être une épreuve, que ce ne doit pas être perçu comme une punition infligée par Dieu. Je leur parle de la patience, et j’essaie de dégager leur responsabilité en mettant en avant la miséricorde de Dieu et en tentant de leur faire comprendre que c’est une maladie comme une autre même si elle résulte d’un rapport sexuel  hors mariage. Ce sont des femmes et des hommes qui ont eu un moment donné des désirs, qu’ils ont assouvi sans penser à se protéger. En Islam, la protection c’est le jeûne pour ceux qui ne peuvent pas se marier. Quand le sida est là, on ne peut plus rien faire, aussi, on met en avant le pardon. D’ailleurs, quand ils viennent, il y a déjà une volonté de retour à Dieu, au spirituel. »

 C’est donc avec l’affection d’une mère qu’elle accueille ces jeunes hommes et ces jeunes femmes qui hésitent beaucoup à aller vers elle par peur du qu’en dira t-on et du jugement des autres, mais aussi parce qu’ils se sentent gênés et parce qu’ils ont honte de parler sexualité. Elle va jusqu’à les orienter vers les centres de dépistage, car bien souvent ces femmes et ces hommes redoutent pareille démarche, et c’est en cela que le rôle de Fatima Zohra est déterminant dans l’accès aux soins et aux services des malades.

Fatima Zohra insiste sur l’importance de prendre en compte les codes culturels de chacun et de savoir interpréter les propos de certaines personnes pleins de symboles et d’images, mais aussi de savoir faire de la prévention de manière discrète, adaptée aux codes de chacun.

Au centre socio-culturel, Fatima Zohra organise des rencontres avec les gens qui fréquentent la mosquée : lors de la journée mondiale de lutte contre le Sida, des stands ainsi que des tables rondes sont proposés par le centre. Tout le monde est mis à contribution pour organiser cette journée, à commencer par les enfants qui sont en charge des affiches qu’ils retrouveront placardées sur tous les murs du centre et de la mosquée. On insiste sur le dialogue et on incite les gens à se rendre dans les centres de dépistage ou à s’informer. Et à la question « distribuez-vous des préservatifs ? », Fatima Zohra sourit et répond : « Oui, j’en distribue discrètement à cause des codes culturels encore une fois. Quand une personne vient me voir, j’apprends à la connaître et quand je sens que c’est une personne qui a une vie sexuelle, je lui en donne. Pendant les journées de prévention, je pose une corbeille près des stands et les gens se servent très discrètement on la retrouve complètement vide en fin de journée et on ne sait pas comment (rires) ! »

Fatima Zohra travaille beaucoup avec les institutions et la Mairie de Paris. Elle fait partie du conseil de santé de la mairie du 19ème. D’ailleurs, c’est elle qui a suivi en 2006 les familles libyennes dont les enfants ont été contaminés. Rappelez-vous l’affaire des infirmières bulgares, et on a voulu nous faire croire que tous les honneurs revenaient à Carla, bah voyons ! « C’est le ministère des Affaires Etrangères qui a fait appel à nous et j’ai accompagné, informé ces familles pendant toute la durée de leur séjour. J’ai été très déçue de voir que le Ministère n’a pas daigné, à l’issue de cette mission, nous remercier et reconnaître notre travail, dans la presse notamment, et c’est important que l’on sache que l’Islam considère le sida comme les autres maladies, et qu’il n’y a rien de tabou ou de mauvais à s’associer à ce genre d’actions et à aider les malades » .

Ainsi, le sujet reste tabou, déplore Fatima Zohra mais on s’active dans le 19ème et on ne chôme pas. En effet, au-delà de l’écoute et de la prévention, Fatima Zohra aide les plus démunis à s’en sortir : rédaction de CV, de lettres de motivation, de demande de logement…  tout est prévu pour encadrer aux mieux ces personnes.

Une femme pleine de vie et de bon sens, une femme comme on les aime. Elle vous transporte dans les méandres de l’histoire et dans ses plus grands moments, vous cite les plus grands dans le texte et c’est avec pareille verbe qu’elle accueille les personnes porteuses du VIH. C’est plus que de la prévention et de l’écoute, c’est une ode à la vie chantée par une muse !

Nourritures de l’âmes, nourritures terrestres …

15 décembre 2009 par Cuistot  
Classé dans Cuisinez la

table-libanaise-reMe voilà de retour, cher (es) lecteurs (rices), après un mois passé à Médine et à la Mecque. J’en reviens heureuse et triste à la fois : heureuse de retrouver les miens, mais triste de quitter notre bien-aimé Prophète et la Kaaba. C’est un voyage, que dis-je, une aventure humaine que je souhaite à chaque croyant, intense en émotions et en spiritualité, où chaque minute, chaque seconde est consacrée à l’adoration de Dieu. Mais pas seulement ! On y fait des rencontres extraordinaires avec des personnes issues de cultures et d’horizons divers, on apprend à respecter l’autre, à aller au-delà de nos préjugés ….en bref, une vraie leçon d’humilité ! On goûte aux douceurs de la foi, et – chassez le naturel, il revient au galop – on découvre de nouvelles saveurs culinaires.

Autant vous dire que le choix est très varié ! Tous les continents sont à l’honneur : Europe, Asie, Afrique, mais la part belle est tout de même accordée à l’Amérique - du Nord- , avec son lot de fast-food, sandwicherie et autres lieux de la haute gastronomie américaine ! Allez, je vous les cite, je les ai tous fait : King Burger, KFC, Hardee’s, Pizza Hut, Kodo… Pas très ragoûtant, je vous le concède ! Et comme je suis partie pour un mois, et que ce type d’alimentation n’est habituellement pas le mien, je me lasse très vite et me lance à la recherche d’autres saveurs !

En premier lieu, la cuisine locale, c’est-à-dire saoudienne. Un repas saoudien typique est composé de poulet ou d’agneau épicé, de dattes et de lait fermenté ou laban. On trouve également un type de poisson, le hammour, à la chair blanche, particulièrement délicieux et goûteux. Un restaurant, Tazaj, (qui signifie frais en arabe), propose des plats typiques comme al kabssa, un met qui renvoie à la méthode de cuisson du riz mi-cuit, qui est déposé sur la viande en sauce, déjà cuite dans le faitout. A l’aide d’un linge propre, on entoure le faitout pendant quelques minutes, ce qui permet au riz, de prendre toute la saveur du bouillon déjà réduit. Au moment de servir ce plat, on retourne le faitout comme on démoulerait un flan, laissant apparaître la viande en haut et le riz en bas. Une variante de ce plat, al maqlouba : un peu comme al kabssa, agrémenté de légumes (aubergines, courgettes, tomates…). Ces plats ont l’air à priori très simple, mais la cuisson du riz à la saoudienne, est intéressante : on utilise beaucoup d’épices (cardamome, clous de girofle, baies…) qui parfument le riz et lui donne un goût et une saveur inimitable.

On peut également apprécier les saveurs de la cuisine turque : brochettes de koftë au poulet, ou à l’agneau, riz boukhari (un pur délice !), lahmaçun (pizza turque), moussaka… Restaurants que je vous conseille ; ils sont, en effet, propres et bien tenus. Car l’hygiène n’est malheureusement pas une notion très répandue en Arabie Saoudite. Le climat très chaud n’aidant pas, beaucoup de pèlerins font des intoxications alimentaires, ou pire, attrapent des gastro, pour avoir eu le malheur de manger un kebab/frites dans la petite échoppe en bas de l’hôtel !

La diversité des peuples et des gens se ressent pendant le Hajj, et la cuisine en est une parfaite illustration, comme nous venons de le voir. Pendant mon séjour, je n’ai cessé de méditer ce verset du Coran où Dieu dit : «Ô gens, nous vous avons créé à partir d’un mâle  et d’une femelle, et avons fait de vous des peuples et des tribus afin que vous appreniez à vous connaître». S’intéresser à la culture de l’autre, est justement le moyen  de s’ouvrir aux autres, de connaître l’Autre, afin de mieux le respecter.

« Douce France », le téléfilm de France 2 qui te dit comment réussir ton intégration (ou pas)

14 décembre 2009 par Mariame  
Classé dans Ce qui fait débat

Douce France« Ca sent le roussi Irène, le sens-tu ?»

Irène, c’est qui ? C’est ma voisine, une vieille dame qui persécute mon chat, qui me demande si ma tunique Antik Batik « vient du pays », et qui veut savoir si elle aura droit à son couscous dominical. Bref, c’est ma voisine adorée qui pue les préjugés et que malgré tout j’aime beaucoup ! (elle prédit les divorces du quartier, les ravalements de façades, les morts parmi les vieux…)

Cette phrase, c’est quoi ? C’est celle que j’aurais aimé lui dire quand elle m’a interceptée en allant chez Shopi (ti-tuu-tii-ta ! C’est la musique, du Shopi, le supermarché où la marque distributeur coûte plus chère que la « vraie » marque…).

Irène a comme à l’accoutumée demandé où j’en étais à l’école, si j’avais un amoureux, où j’avais acheté ma paire de gants (qui claque tout avec un cuir d’une douceur extrême mais ça, c’est une autre histoire !). Et puis, pour la première fois, elle a voulu parler de l’actu. D’abord les minarets, puis l’interdiction des drapeaux étrangers dans les mairies.

  • Y en avait pas au mariage de votre frère, des drapeaux du pays ?
  • Non, Madame Irène, on est attaché à la France vous savez, et puis le vert et le rouge criards… très peu pour nous !

Puis Irène a parlé de la France, sa France, de la tournure que prenaient les choses et de l’utilité d’un débat national sur tout ça.

  • Vous avez vu le téléfilm « Douce France » mercredi dernier ?
  • Non…
  • Vous devriez regarder ce mercredi, c’est en deux épisodes, une belle leçon d’intégration vous verrez !

En fait si, j’ai bien vu le film, et mon Dieu !! C’est juste que mes envies de M&M’s et de Sundy étaient pressantes, et que la vieille commençait vraiment à me saouler. Et puis une belle leçon pour qui ? Rombière fripée va !

Pourquoi tant de haine ? Parce que si vous avez apprécié « Aïcha » et La journée de la jupe, vous adorerez « Douce France »…

Déjà parce qu’au niveau du casting, y a du bonhomme pas moche du tout ho ho ho ! Du grrr en veux-tu, en voilà ! Je ne parle pas du roux hein. Mais du boxeur et de son soigneur/petit frère, si bien sûr vous êtes amatrices de choucha et de bruns ténébreux !

  • Hé, mais ça parle de quoi au juste « Douce France » ???

Désolée pour le petit moment d’égarement mais « Douce France », ça parle de l’intégration par le cochon, l’alcool, et bien sur les unions mixtes ! Unions, sorties… j’en sais trop rien en fait.

« Douce France », c’est La leçon du moment qu’il faut suivre si t’es issue de l’immigration,  et que tu veux te faire une place dans cette douce France justement, à condition de gommer tes différences et ton identité.  

C’est quand t’es une fille, réussir dans tes études, avoir une carrière professionnelle, sortir avec une tête frangée de la bourgeoisie française et faire ce que tu veux de tes cheveux, de ton corps et de ton soutif. C’est dire à ton frère qui te demande si tu comptes te marier « tu veux me marier de force, t’as qu’à me voiler tant que tu y es ». C’est avorter quand tu tombes accidentellement enceinte, parce que t’as envie de continuer ta carrière et être indépendante, et envoyer balader ton gars qui te dit qu’il t’aime et qu’il veut faire sa vie avec toi, parce que les nanas de mai 68 et de NPNS, ben elles t’ont bien fait comprendre que y a que comme ça que tu pouvais être une vraie femme libre, indocile, et tout et tout.

Cool la description ? C’est en tout cas ce que j’ai pu retenir de Leila, l’un des personnages du film, une charmante avocate d’origine algérienne, mais qui ne joue pas très bien et dont les répliques suintent l’acculturation forcée ! Et punaise la tronche de son amant… et sa voix ??  Ahhh ! Mais, il a du capital symbolique, économique et culturel… en gros, il est blindé, l’animal.  Alors le reste tu sais ! Moi je dis que la beauté intérieure, c’est ce qu’il y a de plus important… Ca sonne faux, je sais.

Leila a un frère chef de cabinet du premier ministre qui deviendra par la suite secrétaire d’état, un autre champion du monde de boxe qui a pour compagne une pas maghrébine, un papa chef d’entreprise qui vient du bled et qui boit du rouge, une maman pas voilée qui parle bien français et qui clope avec sa fille sur la terrasse du balcon. En somme, une famille moderne qui vit à la française, qui ne fait pas de vagues qui a su montrer patte blanche. Sauf que moi, perso, une concentration de caricatures sur pattes comme ça, dans ma courte vie, ben c’est du jamais vu !

Quand j’ai vu ce film, me suis dit : « Pardieu, je suis rétrograde ! » Chacun fait ce qu’il veut, boit ce qu’il veut, mange ce qu’il veut, on est d’accord. Mais l’accumulation de clichés… LOL. Il ne manquait plus que le béret, le Président, l’accordéon, et on était bon !

Les dialogues sont nuls, blindés de lieux communs et assez violents je trouve en ces temps d’intolérance ambiante et banalisée. Et la famille qui se déchire petit à petit (le frère qui fait de la politique aime sa moche belle-sœur Muriel, la femme du boxeur) sur fond de scandales médiatiques et politiques (vont finir en taule les deux frérots qui sont dans la boxe, comme le frère Dati. Chasse le naturel…), du gros n’importe quoi !

Tout ce que je sais, c’est que c’est toujours des Algériens qu’on met en scène dès qu’on parle d’intégration et de rejet de sa culture d’origine, que pour être « in » et civilisé, faut surtout pas se marier avec quelqu’un de sa race (hein !) et que quand t’es une beurette, ben il faut avoir les moeurs dissolues pour aller loin, très loin !

Tout ce que je sais aussi, c’est que je devrais reprendre mes bonnes vieilles habitudes d’il y a trois mois, et ne plus regarder la télévision parce que ça commence à être carrément flippant et  insupportable ces discours racistes, dogmatiques et fallacieux tenus en toute impunité par tous ces journalistes, politiques, acteurs, etc.

Mais avant de me retirer à l’Ile de Ré et parce que je vous aime chères lectrices, je regarderai le second épisode ce mercredi. Le boxeur a des répliques aussi pourries que sa sœur. Mais lui au moins, il fait mal aux yeux (d’profil) hi hi hi !

Photo : G. Gustine/France 2/Cipango

Courrier des lectrices : « Mon mariage est un cauchemar »

14 décembre 2009 par Fatma Mamouni, psychologue clinicienne  
Classé dans Psy-show

hatc-femme-lonJe suis mariée depuis l’été 2007. Malheureusement, dès le début de mon mariage rien ne va. Mon mari ne me faisait pas confiance du tout, il portait un regard de dégout et de honte sur moi me considérant comme impure (bien que la première fois n’a eu lieu que 4 mois après le mariage!!  Je n’ai pas vraiment connu la nuit de noce)
Petit à petit j’ai commencé à me présenter à l’image qu’il voulait. Je me faisais timide alors que je ne le suis pas, je contrôle tout ce que je dis tout ce que je fais face à lui pour que ces doutes ne s’installent pas et qu’il pense de moi ce que je suis vraiment, c’est à dire quelqu’un de pudique respectueux…
Le mauvais cours de ce début de vie commune a eu un impact sur moi pour la suite. En fait, au niveau de sa confiance en moi ça va un peu mieux (même si il y a toujours un code pour internet ) mais du coup je suis toujours sur mes gardes et la moindre remarque de sa part devient pour moi une accusation et une critique. Je suis devenue une femme très dure et froide, presque sans expression ;  la communication entre nous est du coup très difficile et la compréhension impossible.  Je suis vraiment triste et détruite au fond de moi, je vois ces autres qui évoquent leurs premiers moments à deux comme des bons souvenirs, et moi c’est un cauchemar que je ne veux même pas remémorer. Sofia.

La réponse de Fatma Mamouni, psychologue :

Je pense qu’il faudrait que vous arriviez à discuter avec  lui de ce qui est à la base de vos difficultés : le commencement. Il y a chez vous un blocage lié à ce début de vie de couple peu réjouissant, vous idéalisiez sûrement comme toute femme au début de sa vie de couple et vous vous retrouvez aujourd’hui dans un cauchemar ! Vous devez donner du sens à cette attitude : pourquoi voyait-il en vous une femme impure ? A mon avis, son passé devrait vous éclairer si il sent qu’il peut l’aborder. Et vous ne me dites pas si vous l’aimez et souhaitez continuer ainsi, ou si vous voulez vous séparer.

Dernier point : le code internet révèle une situation de déséquilibre, il vous infantilise, vous vous sentiriez mieux si vous arriviez à retrouver un rôle d’épouse.

N’hésitez pas à nous envoyer votre courrier à hijab.and.the.city@gmail.com. Bien sûr, votre anonymat sera préservé.

Le testeur de femmes : satisfait ou… plaquée !

11 décembre 2009 par Khadija  
Classé dans Célibat Mariage & Cie

hatc-femme1Dans son clip, Jeune demoiselle recherche un mec mortel, Diam’s se retrouve avec des copines dans une galerie marchande à la recherche de l’homme parfait. Elles se rendent à une boutique et y examinent le corps d’un homme, présenté comme un objet, une poupée, qu’elles s’amusent à essayer, palper, allant jusqu’à demander s’il existait une autre taille. Dans ce clip, le message transmis c’est : tout comme les hommes, les femmes d’aujourd’hui vont jusqu’à considérer l’homme comme un objet, plutôt qu’un être doué de raison, un être pensant.

Aujourd’hui, dans les discussions de filles, qu’elles soient célibataires ou pas, un constat revient souvent, celui que les hommes sont de plus en plus enclins à entamer une relation, ou ne serait ce rencontrer une jeune femme, que si et seulement si (comme en maths, sauf que là le calcul est concupiscent), celle-ci accepte qu’il y ait flirt, et  plus si affinités avant le mariage. Et tenez vous bien, ils ont très souvent la bonne trentaine, et là on se demande : « mais où est passée la maturité ? », elle a sûrement dû être anéantie par le Roaccutane qu’il a ingurgité pendant deux ans pour avoir une peau de bébé à la plage. On en vient à se rendre compte qu’il est très commun d’entendre des hommes en quête de l’âme sœur dire : « dis, tu sors avant le mariage n’est ce pas, et tu accepterais d’aller plus loin, parce que moi, si je te connais pas avant, ça peut pas être possible ». Il réduit la jeune femme à une sorte d’objet, de vêtement, que l’on essaie avant d’acheter, mieux ou pire, une voiture que l’on demande à conduire pour mieux se rendre compte de sa puissance, sa tenue de route… et ce ne sont pas les métaphores qui manquent.

Alors, réservent-ils aux femmes qu’ils fréquentent le même sort qu’un modeste mouchoir en papier, qu’une paire de chaussures ou qu’une chemise en cabine d’essayage?

Le constat est d’autant plus affligeant, et pas très nouveau en fait, qu’il touche même les hommes dits « pratiquants » : « ouai, je fais la prière, je vais à la mosquée le vendredi même les jours de taf tu vois… », et elle se dit « waw, c’est celui que j’attendais, un homme in et dans le dine (religion) », pauvre petite… Mais à côté de cela « mais tu vois euh, moi une femme que je connais pas bien avant, ben je peux pas quoi, tu comprends ? », à quoi on a envie de répondre : « Mouais, ben et si c’était ta sœur à ma place ? ».

Qu’est ce que recherchent les hommes et les femmes désireux de fonder un foyer ? « Je dirais : un époux sincère, gentil, honnête, bon, intelligent et intègre, curieux ; le physique c’est pas si important, c’est le charme qui compte », voilà ce que globalement répondent les femmes (enquête réalisée auprès de trois copines, échantillon infaillible et très représentatif de la population qui nous concerne). Pour ce qui est des hommes, sans généralisation aucune, ces trois femmes ont constaté que la grande majorité d’entre eux avaient comme principal critère la compatibilité charnelle, laquelle arrive avant l’intelligence, mais attention, juste après la beauté, bah voyons, ou au même niveau. Et oui, parce qu’en plus d’être des étalons, nos époux de la fin des temps sont des apollons en puissance.

Qu’est ce qui prime dans le choix du conjoint, son sens de la répartie et sa gaillardise (ouba ouba) ou ses performances physiques ? Qu’est ce qu’un individu épouse t-il, un être ou une chose ? Quand bien même la compatibilité charnelle serait faible, ce n’est pas irréversible, tandis que la niaiserie oui. Quand ça ne marche pas bien entre les époux, on discute, on consulte, on apprend à se connaître et c’est, au final, ce genre d’épreuve ou d’expérience qui cimente encore plus le couple.

Alors, nos belles demoiselles qui recherchent des mecs mortels se font un sang d’encre, et se disent qu’elles ne seront pas mariées de sitôt. Parce que le plus ironique, c’est que ces hommes testeurs de femmes, ont des profils socio-professionnels ou des personnalités qui les attirent, c’est leur type d’homme quoi. A quoi je réponds : se figer sur le charisme, la bogossité ou encore le costume d’un homme n’a rien de bien cérébral et de valorisant pour une femme en quête de l’amour de sa vie. Ce qui compte c’est l’être, sa sensibilité, son sens des responsabilités et son attention envers vous. A raisonner ainsi, on n’est pas si différentes de ces testeurs de femmes, qui bien souvent finissent avec pire que ce qu’ils ne pouvaient imaginer. Et toc !

Dans mon bento…

9 décembre 2009 par Cuistot  
Classé dans Cuisinez la

Le bento, c’est la lunch box japonaise qui fait un carton dans les bureaux depuis quelques temps déjà. Les femmes branchées, soucieuses de leur ligne et de leur porte-monnaie en sont folles. A la fois pratique et ravissante, cette petite boite peut contenir un bon déjeuner équilibré et coloré !

L’avantage du bento, c’est qu’il vous permet de réutiliser les restes de la veille, de les recycler et surtout de savoir ce que vous mangez. C’est donc économique et c’est aussi un moment de plaisir que l’on s’octroie parce que le design de la boite est sympa ainsi Bento enfantque les accessoires qui font un peu dînette. D’ailleurs, c’est idéal pour les enfants lors des sorties scolaires.

Le bento se trouve un peu partout aujourd’hui, et ce n’est pas les magasins spécialisés qui manquent. On propose de multiples modèles : des bentos fantaisies sortis tout droit d’un manga, des bentos plus féminins et des bentos plutôt chics en bois. Une fois le bento choisi, on s’amuse alors à l’accessoiriser en achetant des pics en forme d’animaux, des moules à sushi Hello Kitty, des séparateurs en plastiques tout en couleur ou encore des baguettes imprimé kimono.

Le bento se transporte facilement dans son petit sac et il est vendu avec un élastique qui permet de le garder bien fermé, surtout quand il contient des aliments liquides (soupe, compote). Pratiques, les contenants pour les sauces que l’on achète dans les boutiques spécialisées ou encore les moules à sushis et les pics funky.

Voici quelques idées recette pour des déjeuners nourrissants, sains et faciles à préparer si ça ne l’est pas déjà (les restes).

Traditionnellement, le bento contient : du riz (gohan) sous forme d’onigris (boules de riz) ou de sushis, des protéines (poissons, œufs), des légumes et des fruits.

Bento kimono Hijab and the cityLe bento longue journée :

Le bento diététique :

  • galettes de riz
  • salade roquette et tomates cerises
  • mini brochettes de courgettes/poivrons/tomates séchées
  • morceaux de dinde (qui, rappelons le, est une viande maigre)
  • salade de fruits de saison

A vos bentos !  Des petites boites à garnir à votre guise de tout ce dont vous avez envie ou de ce qui encombre votre frigo. Et mis dans une assiette, on se rend vite compte que ce qui compose un bento est bien plus copieux qu’un modeste sandwich acheté à la boulangerie du coin.

Pour info, il y a une sympathique boutique de manga située à Pyramides, elle s’appelle Komikku, vous y trouverez bentos et accessoires.

Photos : www.komikku.fr et www.bentoandco.com

Sommet de Copenhague : aide-toi et le ciel t’aidera

8 décembre 2009 par Khadija  
Classé dans Ce qui fait débat

Le sommet de Copenhague, c’est du 7 au 18 décembre, et parce que c’est un rendez-vous crucial pour l’environnement on vous en parle, on vous l’explique simplement mais sûrement. Et ne l’oubliez pas, sur Hijab and the city, l’écologie est une priorité !

Cela fait quelques semaines que l’on en parle et que l’on présente ce sommet comme crucial pour l’avenir de l’humanité. C’est plus de 192 Etats placés sous l’égide de l’ONU qui ont pour mission de se mettre d’accord sur une baisse de 20% des émissions des gaz à effet de serre d’ici 2020.

Mais avant d’entrer dans les détails, je vous vois pensives, soucieuses parce que vous vous dites que l’écologie c’est important mais qu’à côté vous avez des gestes pas très exemplaires n’est-ce-pas ? Que toutes celles qui se brossent les dents en laissant l’eau couler lèvent la main. Que celles qui vont à la boulangerie en voiture font un pas en avant. Enfin, que celles qui dorment la lumière allumée par peur du croque-mitaine se dénoncent. Et oui les girls, on a toutes de très mauvaises habitudes entre les bains relaxants qui pompent la nappe phréatique et le pied lourd sur l’accélérateur qui d’ailleurs nous vaut des points en moins et des stages de récupération de points, à l’instar des alcooliques anonymes. Nous sommes toutes responsables, à notre niveau, bien qu’on n’ait pas des cheminées en fonte sur nos toits qui crachent à longueur de journées fumées et gaz nocifs.

Et la hausse des températures, au-delà de la canicule à laquelle nombre de foyers a répondu en installant la clim, comme dans les pays Orientaux, sachez les girls qu’elle est à l’origine de l’extinction de certaines espèces animales et végétales. Adieu les jolis petits pandas ou encore les magnifiques tigres blancs, qui sachez le, croupissent dans des zoos aujourd’hui. La famine, déjà bien installée dans certaines régions du monde, risque d’augmenter si la température augmente de 2°C. Et il est étonnant de constater comme tout est calculé au centième près, comme le mécanisme environnemental est pointilleux et si simple à respecter en réalité.

Copenhague sera au cœur de l’actualité pendant plus de 10 jours mais qu’en tireront les décideurs, dont le plus gros pollueur mondial, et qui paradoxalement détient les cartes en main, les Etats-Unis, qui n’avaient pas, rappelons le, ratifiés le protocole de Kyoto pour la réduction des gaz à effet de serre et j’ajouterai avec lui les compagnies de bus du bled (pardon à mes cousins, je n’ai pas pu m’en empêcher).

Les ONG écolos et les mouvements coco sont sur le pied de guerre, et pour cela les Danois ont prévus des indics afin de prévenir la police si quelque chose leur parait suspect. Ils sont sûrement amis avec Balkany family ces Danois, manque juste les caméras.

Y aura-t-il accord à l’issue de ce sommet, probablement pas selon les spécialistes. Néanmoins, ce sommet devrait lancer le processus de négociations pour les années à venir. D’ici à arriver à un accord, je vous invite à revoir vos comportements et à visionner cette vidéo qui a été projetée lors de la session d’ouverture du sommet.

 

                                                 

Malika Ménard Miss France 2010…

7 décembre 2009 par Mariame  
Classé dans A la une, Ce qui fait débat

ou « comment tu t’es fait carotter samedi soir en pensant voter pour une beurette ! »

  

Le programme qu’il ne fallait pas rater ce week-end à la télé (avec The Departed hi hi), c’était bien sûr Miss France. Je vous rassure, je suis loin d’être fan des concours de beauté, mais celui-ci m’éclate, et particulièrement cette année ! Miss France, c’est l’occasion de se réunir un samedi soir avec ses copines (ou de se contenter comme cette année de Blackberry messenger… virus obligent !) et de jouer les mauvaises langues en regardant toutes ces filles (les 12 dernières hein parce que faut pas déconner, on ne va tout de même pas s’en taper 37 !), que l’on trouvera en toute objectivité carrément moches… OUAIS !!

Pas tous les ans, car je dois avouer que cette année ce qui a retenu toute notre attention à ma bande et moi, c’est l’éventualité que Miss France 2010 puisse être d’origine maghrébine et d’obédience musulmane…

Tout le monde a entendu parler de Juliette Boubaaya, la Miss Picardie qui avait en novembre dernier dans les colonnes d’un quotidien national revendiqué « sans complexes » son arabité et son islamité, en faisant part notamment de ses origines algériennes, du fait qu’elle avait déjà lu le Coran (qu’elle a d’ailleurs trouvé plus intéressant que la Bible) et surtout, l’info que j’ai surkiffé, des encouragements de son imam qui lui aurait dit de foncer ! Certains journalistes n’en croyaient pas leurs yeux, d’autant qu’elle posait sur la photo en deux pièces… hi hi. Mais elle a fini par un peu regretter ses propos Juliette, notamment ceux qu’elle a tenu sur sa pratique régulière de la prière. Mais malgré tout ça, moi j’ai voulu supporter la Miss Picardie. C’était un peu ma contribution au débat sur l’identité nationale… et c’est pas tous les jours que la diversité comprenant les arabo-musulmans est célébrée dans l’hexa !

Et puis Geneviève aussi était à fond dans le mouv’, et je l’aime bien moi cette dame. Y a quelques jours, elle a déclaré souhaiter voir avant de mourir une Miss France d’origine Maghrébine. Sauf qu’ils auraient pu trouver mieux comme « beurette » le comité Miss France, m’enfin bon : tahiya Juliette !!

Malheureusement, elle n’a pas fait long feu et n’a pas été retenue parmi les 12 demi-finalistes. Mais surprise, il y avait une Malika dans l’affaire, et dont je n’avais pas entendu parler !! J’avais prévu de soutenir Miss Provence et finalement, je me suis dit que Malika méritait bien une ou deux invocations pour le fun.  Mais ce n’était pas du goût de tout le groupe qui m’accompagnait lors de cette soirée.

  • « Même si elle s’appelle Malika, vous avez vu son zen et ses chicos ? Elle est chimique. On dirait Paris Hilton !
  • Hé 22 piges en L3… elle a pas retapé ?? Toujours mieux qu’un BTS banque mais quand même…
  • Sérieux, même si elle est moche, moi je veux qu’elle gagne… elle s’appelle Malika, plus blédard y a pas ! Moi je la soutiens, rien que pour faire rager Eric Besson et mon prof lundi. 
  • Hey, j’ai saigné mon forfait pour Malika !! 
  • Vous déconnez les filles, elle est trop trop belle quoi. Jalouses !
  • La France aux Français merde ! Miss Rhône-Alpes, c’est elle qui doit gagner, elle est blonde aux yeux bleus. Tous les ans on a une métisse… 
  • Trop chelou, y a un malaise dans la falaise. Comme par hasard une Malika, je suis sûre qu’elle est pas maghrébine… »

Des messages « barres de rires » et tellement vrais ! Et c’est finalement Malika la favorite qui a gagné. Dégoutée pour Miss Provence mais on s’en moque, samedi soir en France une petite révolution s’est produite, une fille portant un prénom aussi lourd que Rachida, Fadela et Siham a été élue par le peuple de France ambassadrice de la beauté FRANCAISE. C’est un peu notre Barack Obama quoi ! Ca valait le coup de dépenser 50 centimes d’euros… fois combien ?

Sauf que Malika, ben elle est pas arabe mouahahaha. Elle a déclaré dimanche sur les ondes de RTL qu’elle était 100% française, que son prénom avait été choisi par ses parents car ils le trouvaient beau et qu’ils sont tolérants (sa maman et sa grand-maman du côté de sa maman ont vécu au Maroc…). Et bim !

Qui s’est fait entuber samedi soir ?? Pas mal de gens !

Mais ça montre quand même que la France d’en bas n’est pas allergique aux bicots… ou que le machin était truqué ? Pour tout vous dire, ça ne m’intéresse pas des masses. J’avais juste envie de me moquer gentiment de toutes celles et ceux (que je connais lool) qui ont généreusement fait du hors forfait hi hi, et m’incliner devant Endemol. C’est navrant à dire, mais ils sont trop forts !

Courrier des lectrices : « Je n’aime pas mon mari »

7 décembre 2009 par Fatma Mamouni, psychologue clinicienne  
Classé dans Psy-show

Femme triste HATCMon mari est quelqu’un de bien, de gentil mais je me suis rendue compte que je ne l’aime pas amoureusement, je l’aime par reconnaissance. Je suis douce et plus ou moins aimante car il l’est envers moi du coup je ne sais plus ce que veut dire aimer, auriez vous une définition ?
Je souffre car je me dis qu’il ne me mérite pas. Ghislaine.

 La réponse de Fatma Mamouni, psychothérapeute :

Je pense que ce genre de sentiment n’est pas si innocent que cela peut sembler : ou vous aimiez une autre personne auparavant avec laquelle vous le comparez et que vous regrettez, ou bien vous avez envie de vous séparer de lui.

C’est généralement ce que je constate lorsque des patients ont ce type de souci. Cependant, si vous trouvez qu’il est aimant et gentil pourquoi ne pas essayer de développer cet amour, de vivre ensemble des choses qui vous feront l’aimer ?

Des sentiments peuvent naître entre vous et il faut les entretenir, cela est préférable. Et pour vous aider à orienter votre relation, peut-être serait-il utile de vous remémorer vos débuts et les raisons qui vous ont poussés à vous marier ensemble. Cela étant, il faut être honnête et essayer de ne pas le faire souffrir, si vous voulez lui en parler armez vous de douceur et de diplomatie.

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Londres : multiculturalism power !

3 décembre 2009 par Shahin  
Classé dans Ce qui fait débat

Londres hatc On sait que Londres est une ville cosmopolite où règnent l’énergie et la diversité des grandes villes. Mais Londres détient la « first place » pour son immigration positive qui donne un souffle nouveau aux grandes capitales européennes.

Comme à Paris les quartiers ethniques existent, mais la diversité n’est pas visible uniquement dans ces mini bleds improvisés…on la voit partout! De la city à White Chapel ! On y croise un fan des Clash et de la crête, assis dans le métro à coté d’une femme en niqab, ou encore un Pakistanais en turban qui sert une cup of tea à Miss Marple… c’est possible !! Si si !!

40% de la population musulmane vit à Londres, ce qui représente 10 % de la population. Une population jeune, active qui nous apprend qu’il y a un réel changement dans la communauté. Elle est devenue multiculturelle, ce qui apporte une réelle énergie positive.

Selon une étude récente, la communauté musulmane est la plus active en terme de volonté, de création d’organisation, et ce afin d’affirmer sa véritable identité anglaise et musulmane. Et parmi cette communauté les femmes sont les plus entreprenantes… Hey hey !

Ainsi, aujourd’hui il est courant pour la population britannique de voir des femmes en niqab et hijab travailler au supermarché !
Et croyez moi sur Oxford Street et dans tous les quartiers hype de Londres les anglo-saxonnes enchainent shopping, fooding et joking !

A la vue de ces jeunes femmes si fières et épanouies, je me suis demandé si elles n’avaient pas piqué la baguette de Gigi et d’un coup de « pampilulu » devenaient toutes jolies et bien habillées.

Alors pour vous chères lectrices et lecteurs je suis partie sur le terrain, accrochée à mes sacs Top Shop et All Saints, témoins de mes allées et venues dans les rues de Londres !

Et en me baladant dans les rues londoniennes j’ai compris que ces femmes vivaient sans complexe leur islamité et leur féminité. Pourquoi ? Parce qu’elles sont autonomes et reconnues dans une société qui ne les a pas mise de coté ! J’ai vu des jeunes femmes en abaya et hijab travailler dans des magasins de prêt à porter haut de gamme et arborer de beaux sourires devant une clientèle au brushing impeccable et sac Prada ! Et oui, imaginez chez nous au Comptoir des Cotonniers une jeune fille en hijab qui renseigne une cliente  » non Madame nous n’avons plus la taille 38, mais si vous voulez j’appelle un autre magasin » et la cliente ahurie qui dirait  » hum… Appelez moi la responsable ! »

Malheureusement, ce « complexe » d’être musulmane en France, nous a été servi sur un plateau d’argent. Mais à Londres la femme musulmane n’est pas cantonnée au bureau exigu d’un centre d’appel. Rien ne lui est interdit. Policière, avocate, coiffeuse, serveuse, vendeuse… Elle est une femme comme les autres avant d’être musulmane.

Alors, c’est peut être pour cela que là-bas la femme au niqab, la jeune anglaise minijupée, la fashionista katemossée, la jeune fille et son hijab, toutes se retrouvent dans les mêmes boutiques en quête du dernier sac tendance…

Car il faut le dire les Anglais ont la fashion touch, pas celle qu’on nous bassine dans les Mamour et Piba (c’est bon on sait ça fait 4 ans qu’il faut mettre un jean slim et un gilet en poil de panda… on vous dit qu’on n’est pas tendance et alors ?!), mais ce petit truc en plus qui leur donne un style personnel qui fait bien souvent défaut chez nous… La française serait elle un peu plus critique que nos consœurs anglaises ? Jugez plutôt :

A Londres pas de complexes. On s’assume ! Et c’est pas funky ça, la cravate et le hijab, avec ce petit air gothique !!
 

Londonienne
 
Elles accessoirisent aussi beaucoup leurs tenues de bijoux ethniques et longs colliers. Avec style et personnalité elles rivalisent d’ingéniosité.
 
Et un conseil si le cœur vous dit d’aller à Londres, n’oubliez pas de passer par le quartier de White Chapel. Plus connu pour avoir été le témoin sanglant des crimes de Jack l’éventreur. Aujourd’hui, c’est un quartier populaire où se mêle artistes et communauté pakistanaise. Même dans le métro les fresques expriment la tolérance. Ici, on peut voir peint sur les murs de la station, la grande mosquée de l’East End.

metro London 2
La mosquée est un vrai lieu de vie. Tout est fait pour que les femmes soient à l’aise. Locaux bien entretenus, accueil des convertis, recherche mari, bibliothèque, salle de réunion. Et les activités ne manquent pas : concerts, cours, soirées caritatives, repas, conférences…

metro London

Five o’clock tea

2 décembre 2009 par Cuistot  
Classé dans A la une, Cuisinez la

Five o'clock teaAprès le café, nous voici avec le thé, une boisson très consommée et appréciée pour ses multiples vertus aux quatre coins du monde. En effet, le thé a de véritables vertus thérapeutiques : il soulage la fatigue, il fortifie et il est bon pour la vue.

Le thé est apparu en Chine. A l’origine, on se servait des feuilles de thé pour parfumer l’eau que l’on bouillit avant de boire, afin de l’assainir. Le thé a été introduit en Europe par les Hollandais comme ce fut le cas pour le café. Il a d’abord été connu sous la forme de thé noir. En Angleterre, les premières caisses arrivent au 17ème siècle et est consommé par toutes les couches de la population et se formalise au 19ème siècle en five o’clock tea.

 Aujourd’hui, le thé est la première boisson mondiale après l’eau, il s’en consomme plus de 10 000 tasses à la seconde. Thé de Darjeeling, de Ceylan, Earl grey, Gun powder… autant de variétés que l’on a toutes  ou que nous avons eu dans nos placards.

Le thé n’est pas consommable qu’en boisson, il peut être utilisé dans différentes recettes. Il est excellent dans les cakes où les fruits secs auront macéré, et il s’apprécie également dans les gourmandises au chocolat comme les mousses ou les tartes.

Petit tour du monde du thé :

  • hatc-theLe thé chinois : pour le préparer, le thé est rincé à l’eau chaude avec de l’eau peu minéralisée, l’eau du robinet étant à proscrire. Ce thé est servi dans un Gaïwan, une tasse sans anse muni d’un couvercle et d’une soucoupe. C’est dans la tasse elle-même que l’on infuse les feuilles
  • Le thé japonais : le thé vert est très populaire au Japon. C’est un thé très peu oxydé et réputé pour avoir des propriétés thérapeutiques les plus efficaces, c’est celui qu’on utilise pour le thé à la menthe. On le prépare avec une eau peu chaude. Pour cela on utilise un Zhong, la théière japonaise. On le boit dans un bol à thé peu profond, le Chawan, pour le faire refroidir plus vite.
  • Le thé indien : le Tchaï est un thé noir de type Ceylan. On y ajoute du lait, des épices (gingembre, cardamome, cannelle) et du sucre.
  • hatc-theLe thé à la menthe : Ataï en berbère, est la boisson traditionnelle des pays du Maghreb, que l’on prépare dans le Berrad. Ce sont des feuilles de thé vert infusées avec de la menthe verte et du sucre souvent utilisé sous forme de pain. Il est servi très chaud. C’est la boisson de l’hospitalité, aux vertus digestives.  Un ataï réussi doit être auréolé d’un turban (rziza) que l’on obtient en élevant la théière, ce qui refroidit le thé par la même occasion. Lors des grandes occasions on utilise des verres à thé en cristal.
  • Le thé russe : on le prépare dans le Samovar, l’ustensile pour faire le thé en Russie et en Iran. Le Samovar a une partie centrale qui contient le charbon destiné à chauffer l’eau et la partie basse que l’on remplit d’eau. On utilise des thés chinois compressés.
  • Le thé turc : çay en turc est un thé plus ou moins foncé (koyu) ou clair (açik). On utilise un çaydanlik pour le faire infuser longtemps, une sorte de théière bouilloire à deux étages (partie bouilloire en bas et théière en haut). On le sert dans des petits verres en forme de tulipe en versant d’abord le thé des la partie supérieur et en diluant avec l’eau de la partie inférieure.
  • Le thé anglais : c’est un thé oxydé, celui que l’on appelle thé noir. On le consomme à différents moments de la journée : le morning tea, le brunch tea et le five o’clock tea. On le boit aussi dilué dans du lait car les thés oxydés sont très amers. C’est donc une façon de l’adoucir pour pouvoir le boire.
  • Le thé glacé : une boisson fraîche et désaltérante que Lipton a su drôlement bien  industrialiser. Il est servi dans un grand verre avec des glaçons ou de la glace pilée.

Il existe donc des thés, à vous de faire votre choix. Certains thés sont plus forts que d’autres, aussi les moments pour les consommer varient et sont à savoir. Le matin, préférés les thés noirs corsés comme les Ceylan ou les Assam, ça réveille ! Après le repas, un bon thé vert aidera à la digestion. L’après-midi, pour la pause, privilégiez un thé léger de type Darjeeling. Pour le goûter, un thé parfumé tel que le Earl grey ou le thé au jasmin. Et le soir, on le consomme moins corsé, tel que le Oolong, un thé semi-fermenté et doux.

Courrier des lectrices : « je n’ai pas choisi ma filière »

30 novembre 2009 par Fatma Mamouni, psychologue clinicienne  
Classé dans Psy-show

hatc-femmeJ’ai décidé de suivre des études dans une grande école mais je ne m’y sens pas à ma place. Si je m’y suis inscrite c’était pour faire plaisir à mes parents mais je n’aime pas du tout cette filière. Je suis en deuxième année, et j’ai peur de la réaction de mes parents si je venais à tout arrêter. J’ai beau avoir de bons résultats, il n’empêche que je déteste ce que je fais. Sabah

La réponse de Fatma Mamouni, psychologue :

Bonjour Sabah,

Cette situation est fréquente et malheureusement, les parents jouent sur l’affectif pour que leur enfant n’imagine même pas pouvoir un jour refuser leur choix. Ils vont certainement être déçus mais il faut leur faire comprendre que vous n’aimez pas du tout ce que vous faites, car dans le pire des cas ils ne le comprendront que le jour où vous aurez fini et que vous ne trouverez pas de travail par manque de motivation. Là ils vous diront qu’il fallait le dire avant !

Cependant, si vous décidez de leur faire part de votre mal-être, il est préférable de leur proposer une alternative : essayez de leur montrer que vous avez trouvé une autre filière qui vous plaît, et que vous pourriez l’intégrer dès janvier par exemple, parfois c’est possible.

Dans tous les cas, dans ce genre de situation le plus tôt est le mieux, pour vous autant que pour vos parents.

N’hésitez pas à nous envoyer votre courrier à hijab.and.the.city@gmail.com. Bien sûr, votre anonymat sera préservé.

Dis, t’as pas une idée de menu pour l’Aïd ?

24 novembre 2009 par Cuistot  
Classé dans Cuisinez la

Menu de l'Aïd Hijab and the cityLa fête de l’Aïd c’est cette semaine et on se demande comment ravir sa famille et ses amis, moi je ne serai pas là mais j’ai bien évidemment préparé un petit menu qui, j’en suis sûre, vous plaira. Je ne sais pas ce qui m’attends là-bas, qu’importe, je serai rassasiée par la nourriture céleste, et c’est beaucoup mieux !

Pendant l’Aïd el Adha c’est le mouton qui est à l’honneur, seulement on ne le consomme pas au déjeuner mais plus tard, pour le dîner voire le lendemain. Néanmoins, on peut d’emblée déguster les brochettes de foie de mouton, plus connues sous le nom de boulfaf accompagnées d’un bon morceau de pain bien chaud et d’un verre de thé à la menthe, d’ailleurs nous allons réviser cette recette ancestrale. Sans plus tarder voici mon menu spécial Aïd el Adha :

  • Apéritif : cuillères apéritives
  • Entrée : Boulfaf et carottes au cumin
  • Plat : paupiettes de veau aux champignons et à la crème
  • Dessert : brochettes pâtissières

 

APERITIF

Après la tendance des verrines, place aux cuillères apéritives. Des cuillères que vous trouverez en grande surface et qui fascineront les gourmands.

Cuillères tomate/chèvre

Ingrédients (pour 12 cuillères)

  • 2 tomates
  • 1 crottin de chèvre
  • 12 olives
  • Sel, poivre
  • Vinaigre
  • Huile d’olive
  • Persil

Préparation 

Coupez les tomates, le chèvre et les olives en dés . Assaisonnez le tout de vinaigre d’huile d’olive, de sel et de poivre. Disposez dans les cuillères et décorez de persil.

Cuillères de Guacamole aux crevettes 

Déposez un peu de guacamole dans chaque cuillère et surmontez d’une belle crevette. Parsemez de paprika et de coriandre séchée. 

ENTREE

Boulfaf

Ingrédients

  • 1 foie de mouton
  • une crépine fine de mouton
  • cumin
  • paprika
  • poivre noir
  • sel

Préparation

Faire griller le foie des deux faces sur un feu de charbon. Le découper en tranches d’1 cm d’épaisseur et détailler en morceaux moyens. Répartir sur un plateau et saupoudrez les épices de façon à enduire les morceaux de foie grillés. Découper la crépine en longues bandelettes, veiller à ce que leur largeur soit égale à celle des morceaux de foie. Envelopper les morceaux de foie dans les morceaux de crépine puis les enfiler sur les broches. Faire griller sur feu de charbon. Servir les brochettes de boulfaf chaudes.

Carottes au cumin

Ingrédients

  • 5 carottes épluchées et taillées en bâtonnet
  • 1 c.s de coriandre hachée
  • 1 c.c de jus de citron
  • un  citron copnfit taillé en cube
  • ½ c. de piment doux
  • cumin
  • 4 gousses d’ail en chemise
  • 1 filet d’huile d’olive
  • sel et poivre 

Préparation

Faites cuire les carottes et l’ail dans l’eau salée pendant 15 à 20min. Préparez une vinaigrette en mixant l’ail cuit épluché, la coriandre, le jus de citron, le cumin, le piment doux et l’huile d’olive. Après avoir laissé s’égoutter les bâtonnets de carottes, les transférer dans un saladier avec la vinaigrette et les zestes de citron. Salez, mélangez et mettez au frais.

 

PLAT

Paupiettes de veau aux champignons et à la crème

Ingrédients (pour 8 paupiettes)

  • 8 paupiettes achetées déjà faites chez le boucher
  • 1 gros oignon
  • 800 g de champignons de Paris
  • 20 cl de crème liquide
  • 2 c.s de maïzena
  • sel et poivre

Préparation

  • pelez et hachez l’oignon
  • faites dorer les paupiettes dans une sauteuse pendant 5 min et réservez
  • ajoutez l’oignon et laissez réduire 3 min. puis ajoutez les champignons et laissez mijoter 10 min.ajoutez la maïzena et bien mélanger pour éviter les grumeaux et laissez épaissir
  • remettre les paupiettes dans la sauce et laisser mijoter en retournant délicatement une fois ajoutez la crème, mélangez et laissez mijoter à couvert pendant 20 min

Vous pouvez les servir avec une poêlée de légumes ou des tagliatelles. 

DESSERT

Brochettes pâtissières ananas-mangue-framboise-rocher noix de coco:

Ingrédients

  • 1 ananas
  • 1 mangue
  • des framboises
  • des rochers à la noix de coco
  • pistache en poudre

Préparation

  • coupez l’ananas et la mangue en cubes réguliers et de manière à avoir la même quantité de morceaux
  • utilisez des brochettes en bois et enfilez tout d’abord un rocher coco, suivi d’un morceau de mangue, d’une framboise et enfin d’un morceau d’ananas
  • disposez les brochettes sur une assiette et saupoudrez les de la poudre de pistache

Joyeux Aïd el Adha à toutes et enjoy !

« Pour l’Aïd, le Petit Prince tu traumatiseras ! »

23 novembre 2009 par Mariame  
Classé dans Ce qui fait débat

le-petit-princeVendredi, c’est l’Aïd ! Moi, j’adore cette fête parce que c’est justement l’occasion de faire la mouba (un mix entre nouba et « moubarak »… ok !), de bien manger (mais vraiment bien manger), de recevoir des cadeaux, et surtout de perpétuer une très belle tradition. Vivre cet évènement en France lui donne un charme supplémentaire. Pas de moutons qui gambadent dans la rue, pas d’accolade avec le premier venu. Seulement quelques commandements qui font que finalement, c’est plutôt amusant l’Aïd ici.

  • De l’Aïd, l’image que donnent les médias… tu kifferas !

Bien sûr, qui dit Aïd dit forcément mouton et surtout mouton préparé à la blédarde ! Boulfaf, méchoui, débauche de viandes miam miam ! Mais bon, faut arrêter de réduire cette fête à l’animal.

« Nan mais tu comprends pas, le mouton c’est la figure symbolique de l’Aïd quoi. » T’as qu’à dire l’allégorie ma gueule !

J’hallucine quand je vois les JT nationaux de la veille ou du jour même. On fait un focus de fou sur les bêtes, les bouchers, les abattoirs, les baignoires, Brigitte Bardot… On n’a pas droit nous aussi à des petits reportages avec une musique douce, des vitrines à Haussmann, des gens qui n’ont pas des têtes d’assassins et qui ne parlent pas en stéréo… Non ?!? Bon. J’oubliais les micros-trottoirs aux sorties des mosquées… MDR

Une anecdote : en primaire, j’avais une prof ignoble en CM2 et vicieuse, tellement vicieuse que quelques jours après l’Aïd, alors que nous nous étions présentés avec des camarades munis de certificats médicaux (pas le choix, on avait pas droit de sécher… On avait vraiment des médecins de famille en or !), elle a attrapé un de mes amis d’enfance et lui a dit : « je t’ai vu à la télé hier, t’avais l’air en pleine forme ! ». Ha ha ha une caméra s’était postée à la sortie de la mosquée du coin pour « couvrir » l’évènement. France 2 est une balance !

  • Après l’Aïd, des gâteaux tu en fileras (pas) ?!

Qui n’a jamais été taxé quelques jours avant ou après l’Aïd ? « Tu peux m’apporter des gâteaux au miel s’te plait ? ». Avec moi même en rêve, c’est pas possible ! Surtout quand la requête est formulée par la voisine qui ne dit jamais bonjour, le camarde de classe a qui vous n’avez jamais adressé la parole, le collègue qui ne comprend pas pourquoi dès qu’il y a du couscous au menu de la cantine, ben vous n’en prenez pas… enfin bref ! Si quelqu’un veut des gâteaux d’arabes, qu’il aille à Barbès ou au salon de thé de la Mosquée de Paris. Là-bas en plus, y a l’ambiance souk et le rapport qualité/prix est carrément intéressant ! (genre 10 euros le gâteau sec quoi)

  • Avec l’Aïd, Brigitte tu attristeras !

Comme chaque année, Brigitte Bardot pète un câble dès qu’elle entend parler de l’Aïd. Mais à côté de ça, les agriculteurs français sont aux anges ! Alors la question est la suivante : doit-on ignorer la chaîne alimentaire et en ces temps de crise tourner le dos à nos agriculteurs (vous avez bien vu le « nos » hi hi hi), ou faire plaiz’ à une rombière facho qui aime les peluches ?

  • Pour l’Aïd, ta moyenne tu sacrifieras !

Combien de fois dans votre vie, le jour de l’Aïd a coïncidé avec un jour… d’examen !! « S’il vous plaît monsieur, je serai absente ce jour là, c’est la deuxième fois qu’on reporte le partiel pour cause de mariage ou de sabbat, on peut encore une fois faire une petite exception ? » Même pas en rêve ! Soit… tu prends sur toi (et tu te manges un zéro à moins que ton généraliste ne fasse un geste), soit… La vie est injuste ! En France en tout cas.

  • Pour l’Aïd, des congés tu n’auras pas ! (cherche pas c’est mort)

Si  c’est pas les cours, c’est l’entreprise. Certains peinent à expliquer à leurs supérieurs que sur les 365 jours de l’année, ils ne sollicitent que celui-ci pour passer un moment en famille, pour  faire la fête eux aussi. Mais non, c’est ce jour là que la vie de la boite se joue ! Si le mangeur en chef de bovidés s’absente, c’est le dépôt de bilan assuré…

  •  Pour l’Aïd, le Petit Prince tu traumatiseras !

«  S’il vous plaît… dessine-moi un mouton ! » dit le petit blondinet tout mimi (mais dont les yeux ont toujours fait peur… je parle du dessin hein !)

Le pauvre, s’il savait ! Vendredi, ça va plutôt être :

« S’il vous plaît… égorge-moi un mouton !

- Hein!

- Egorge-moi un mouton… »

  • Pour l’Aïd des SMS pourris tu recevras ! (et à gogo ma gueule)

C’est peut-être la (plus… ha ha !) pire chose qui puisse arriver ce jour là. Et que je t’envoie des invocations bidons à n’en plus finir : « le firdaouss pour toi, ton chat et les 40 générations qui te succèderont » ou encore « que le vilain satan soit lapidé lui et ses méchants compagnons.»

Cela part d’un bon sentiment certes, mais si c’est pour polluer les messageries d’autrui… hi hi hi.

En tout cas, je vous souhaite un excellent Aïd. Au passage, on n’oublie pas Dhoul Hijja et ses mérites… pécheresse compulsive si tu me lis ! (mouahahaha)

Courrier des lectrices: « Ma belle-famille ne m’accepte pas »

23 novembre 2009 par Fatma Mamouni, psychologue clinicienne  
Classé dans Psy-show

hatc_femme5J’ai de gros soucis avec ma belle-famille et je suis à bout. En fait, ils ne m’ont jamais acceptée, et aujourd’hui cela va en empirant. J’ai essayé de discuter mais rien n’y fait, on me déteste et cela parce que ma belle-mère aurait voulu que son fils épouse la fille de sa meilleure amie. J’avais longtemps hésité avant de m’engager mais mon mari me disait qu’elle finirait par m’accepter. Or, cela fait un an et demi que nous sommes mariés et les relations sont de plus en plus tendues, et ce, même avec mes belles soeurs. Je ne sais plus quoi faire, je ne veux pas couper les ponts avec elles mais je ne supporte plus d’être traitée comme une moins que rien. Nabila 
 

La réponse de Fatma Mamouni, psychologue :

Bonjour Nabila,

Il est difficile d’être à l’aise face à une belle-famille qui ne vous accepte pas, votre époux a son rôle à jouer si vous tenez tous les deux fortement à votre couple.

Je pense q’un an de mariage c’est tout de même assez récent et qu’il faut peut-être réfléchir à à instaurer la bonne distance avec votre belle-famille : éviter les contacts trop fréquents, puisqu’ils sont néfastes, favoriser les contacts brefs et montrez que vous êtes positive, que vous tenez à votre époux, et qu’à ce titre, vous ne céderez jamais. Ils finiront pas comprendre que leur attitude n’aboutira pas à une séparation et changeront forcément.

Cependant, pour cela, il faut que vous en soyez convaincue et que vous vous armiez de patience.

N’hésitez pas à nous envoyer votre courrier à hijab.and.the.city@gmail.com. Bien sûr, votre anonymat sera préservé.

Courrier des lectrices : « Je n’arrive pas à faire le deuil de mon époux »

16 novembre 2009 par Fatma Mamouni, psychologue clinicienne  
Classé dans Psy-show

Hijab and the city femme tristeJ’ai perdu mon époux il y a plus de 8 mois déjà mais je n’arrive pas à m’en remettre. Mes enfants sont tellement gentils et attentionnés, ils font tout pour me faire retrouver le sourire, mais je n’arrive pas à reprendre goût à la vie. J’étais follement amoureuse de lui, c’était l’homme de ma vie et il me manque tellement. Je me sens si mal vis à vis de mes enfants, mais c’est difficile de faire le deuil de mon mari. Nadia

La réponse de Fatma Mamouni, psychologue :

Bonjour Nadia,

Vos enfants sont courageux et mûrs et je vous en félicite, mais ils ont également besoin d’une mère forte, car il se peut que leurs forces rencontrent leurs limites.
Dans ces moments, il est primordial de s’entourer, la solitude est votre pire ennemi.
Pour reprendre goût à la vie, il vous faut dresser une liste de ce que vous aimiez faire auparavant et de vous y tenir : sorties, activités (notamment avec les enfants), visites d’amis, de proches que vous appréciez… cela est un bon remède pour cesser de penser au malheur et ainsi panser la douleur.

Pour ce qui est de l’amour envers votre époux, vous en souffrez et c’est normal, car dans le deuil, les sentiments que l’on porte à autrui ne trouvent plus d’objet (de récepteur)  et nous reviennent : c’est cela qui est très douloureux, vous devez trouver un moyen de les réinvestir, pourquoi pas en vos enfants, ils le méritent bien !

N’hésitez pas à nous envoyer votre courrier à hijab.and.the.city@gmail.com. Bien sûr, votre anonymat sera préservé.

Hijab and the city sur Rue89

15 novembre 2009 par La rédaction  
Classé dans A la une, Ce qui fait débat

Rue89Nous publions aujourd’hui une interview de Hijab and the city accordée à Stéphanie Haski, réalisatrice et éditrice du blog  Canons de beauté sur Rue89, un vidéo-blog  très intéressant que nous vous conseillons, qui propose selon l’auteure « des portraits de personnes dont l’activité, les préoccupations, la culture sont liées aux questions de l’apparence ». Bonne lecture ! 

Hijab and the city : quand l’ « habit fait la musulmane »

Il est des apparences qui prêtent plus à penser que d’autres. Celles des femmes musulmanes portant le voile en font partie.

Le hijab divise depuis plus de vingt ans maintenant. En 1989 (on l’appelle alors « tchador »), le voile islamique fait son apparition dans les débats publics lorsque trois élèves d’un collège de Creil se voient renvoyéee pour port d’insigne religieux contraires à la laïcité.

Plus récemment, la proposition de légiférer sur le port de la burqa, qui a rapidement glissé vers la question du foulard, a relancé le débat. De même que la parution dans Paris Match en octobre dernier d’une photo montrant la chanteuse Diam’s voilée. Si l’artiste ne s’est pas encore exprimée sur le sujet, beaucoup d’autres l’ont fait, comme Sihem Habchi, présidente de l’association « Ni putes, ni soumises », pour qui Diam’s « victime de son entourage » a « capitulé ».

Pour Canons de beauté, j’ai eu envie d’aller à la rencontre de Khadija et Mariame Tighanimine. Khadija et Mariame, 28 et 22 ans, sont sœurs, françaises musulmanes et portent le voile. Elles ont fondé le site Hijab and the city, webzine féminin.

« Tous les clichés sont réunis »

Mariame et Khadija ont le sentiment que « quoi qu’elles fassent », elles sont toujours confrontées au même discours : « les femmes musulmanes et notamment les femmes voilées sont soumises ». Les réactions provoquées par la fameuse photo de Diam’s les touche, mais ne les étonnent pas. (Voir la vidéo)

 

 

« L’habit fait la musulmane »

Comment gèrent-elles elles-mêmes leur apparence et les réactions qu’elle peut provoquer ? Si Mariame et Khadija ne sont pas des victimes de la mode, elles font attention à ce qu’elles portent –comme toute femme occidentale, avec ce « plus » qu’elles essaient de faire oublier. (Voir la vidéo)

 

 

Hijab and the city

« Il est indécent de se focaliser sur le foulard et de nier la personne qui le porte. ». Mariame et Khadija ont fondé « Hijab and the city » en 2008 dans le but de faire connaître des personnes « dont on parle beaucoup, mais à qui on ne tend pas le micro ». Blog à l’origine, Hijab and the city est, selon elles, « le premier web magasine qui n’exclut pas les femmes françaises de culture musulmane ». (Voir la vidéo)

 

Mode occidentale et voile « ne sont pas antithétiques »

En dehors de ce qui touche à la spiritualité, les thématiques abordées dans le webzine sont sensiblement les mêmes que dans d’autres féminins : amour, cuisine, psy, société et beauté. Et une rubrique mode régulière : quel look proposer ? Pour qui ? Est ce que tout est permis ? Une première réponse : mode occidentale et voile « ne sont pas antithétiques ». (Voir la vidéo)

 

J’ai été interpelée par « Hijab and the city » et j’ai eu envie d’en parler parce qu’en y allant pour la première fois, j’ai découvert un espace plutôt moderne et pas moralisateur. Un lieu d’échanges d’expériences et de réflexions.

Evidemment, musulmans ou non musulmans, tout le monde ne se reconnaîtra pas dans les articles, mais il me semble que le site et les jeunes femmes qui le mènent véhiculent autre chose que « soumission » et « prosélytisme ».

Auteure : Stéphanie Haski, réalisatrice et éditrice du blog Canons de Beauté sur le site Rue89

 

Courrier des lectrices : « Le mari de mon amie m’a fait des avances »

hatc-femme-lon« Ma meilleure amie s’est mariée il y a peu de temps avec un homme qu’elle aime fort. Elle désespérait de trouver quelqu’un de bien, qui lui plairait. Après leur mariage, j’ai été invitée chez eux et j’ai remarqué qu’il avait trop tendance à me regarder, au début je me suis dit que ce n’était pas  mal intentionné, qu’il est comme certaines personnes qui zyeutent beaucoup. Et j’ai zappé. Il m’a téléphonée récemment, et il m’a dit qu’il voulait me consulter pour l’anniversaire de sa femme. J’ai accepté mais il s’avérait que c’était un prétexte pour prendre contact avec moi. Au début, il était normal on parlait d’idées de cadeaux, et puis après deux coups de fil, il m’a fait part de ses sentiments pour moi, me disant que c’était le coup de foudre. Alors je lui ai dit que c’était horrible et dégoûtant. J’ai donc décidé de ne plus lui parler. Je n’en ai pas parlé à mon amie, j’ai peur des conséquences. Je ne vais plus chez elle, de peur de le revoir. Et  je me sens mal, je me dis qu’il faut que j’oublie mais je suis mal à l’aise par rapport à elle. » Dalila

La réponse de Fatma Mamouni, psychologue

Bonjour Dalila,

Visiblement cette situation vous met dans un état de grande difficulté. Vous devez faire un choix qui n’est pas simple : soit garder le silence, mais dans ce cas, cette histoire deviendra un secret entre cet homme et vous, soit vous  l’avouez à votre amie et risquer qu’elle vous en veuille et que cela brise son couple.

Dans ce genre de situation, il est beaucoup question d’honnêteté donc il faut vous poser les bonnes questions : tout d’abord qui devez-vous protéger, ensuite comment aimeriez-vous que votre amie agisse si les rôles étaient inversés, et enfin, êtes-vous certaine qu’elle vous rejetterait ? Vous devez également tenir compte du fait que les hommes qui agissent de cette façon sont bien souvent sûrs que la fille gardera le silence, faut-il cautionner pareille attitude ?

Vous devez choisir la solution qui engendrera le moins de regret et de culpabilité, autrement vous risquez de vous le reprocher toute votre vie et le jour où elle l’apprendra, qui sait comment elle réagira…

N’hésitez pas à nous envoyer votre courrier à hijab.and.the.city@gmail.com. Bien sûr, votre anonymat sera préservé.

Identité nationale : quand on m’a appris la Marseillaise…

4 novembre 2009 par Mariame  
Classé dans Ce qui fait débat

La FranceDernièrement, je suis allée voir Fame, le remake 2009 de la série qui m’avait poussée à demander une paire de Reebok classic aerobic noire alors que j’étais en primaire… mon Dieu que j’avais la classe !! Je me suis imaginée deux secondes en mode artiste, un mélange de Candy Dulfer et Sheila Escovedo parcourant le monde avec de longues escales à Essaouira et Montreux. Chacun son délire hein, Allison qui m’accompagnait se contentait de manger tous les Dragibus et les Sundy…

Bref, tout ça pour vous dire qu’en faisant la queue pour acheter les billets, j’ai reconnu une prof de primaire… hi hi hi

-  Madame H ?

-  Oui…

-  Vous me reconnaissez ? (la dernière fois que j’ai dit ça à une ex prof, c’était ma prof de latin et de grec du collège qui m’adorait un truc de ouf, que j’ai revu alors que j’étais en seconde et qui a pas voulu me saluer à cause de mon voile. M’en moque, elle m’a appris un tas de trucs mouahahaha ! Genre « Caius Mucius, adulescens nobilis, consilium audacissimum init »… à quoi ça sert ? Je kiffe réciter mes déclinaisons devant un miroir !!)

-  Ah non, avec tes lunettes et ton foulard je vois pas non…

-  Mariame, Mariame T…

-  Ouiiiiiiiiiii Mariaaaaame,  bien sûr que je me souviens de toi, tu étais une excellente élève ! Qu’est-ce que tu deviens ?

Bon je vais arrêter de ma la jouer hi ha ho… On a un peu discuté, de sa carrière, de mon parcours enfin voilà, c’était sympa. Le truc c’est que cette prof m’a appris deux choses dont je me souviens parfaitement, comme si ça s’était passé hier :

  • les paronomases, mais sans le vouloir : j’avais apporté un bouquin qui trainait à la maison, et je ne comprenais pas un mot (ouais, je lisais le Littré à 9 piges t’as vu !). Et ce mot c’était paronomase, et il m’a permis plus tard, en première, de me la raconter en français avec un texte de Doubrovsky… ok, je finirai l’histoire à mon chat.
  • L’autre chose, c’est la Marseillaise !!!

Et je vous entends de loin mes jolies, en train de dire : wooow toutes ces infos pour parler de l’actu ! Certaines sont à l’ouest et j’imagine qu’elles n’ont pas fait le lien mais avec moi, on passe des pingouins à Ramsès II, sinon c’est pas marrant !

Truc de ouf, la Marseillaise. Me souviens encore de Nadia, Emilie, Mehdi, Leslie, Malika, Bertrand, Samir et bien d’autres. Me souviens de leur petite tête d’ange (avec des bagues et des dents carriées mais bon…) en train de chanter avec ferveur l’hymne de notre si beau, si cher, si tendre… bled. Me souviens de moi le chantant à la maison, j’ai toujours kiffé chanter et taper sur les portes et la boite de Benco le matin (y avais aussi les congas et la derbouka mais bon… ça faisait moins Keziah Jones dans le métro). Je chantais ça à la maison alors que mon frérot adoré était à la frontière franco-allemande en train de passer son service militaire… Pas cool je sais ! Non, pas à l’époque de la ligne Maginot… tiens ça m’aurait fait quel âge ?

La classe était assez hétérogène au niveau des origines ethniques (beaucoup de métisses). Par contre socialement, on venait tous du même bord. Sauf une descendante d’aristo fauchée jusqu’à l’os… Aïe, ça fait mal d’être conscient de sa condition, à 9 ans !

Nous chantions donc  la Marseillaise de Rouget de Lisle, et je ne sais pas trop dans quelle optique on avait choisi de nous l’apprendre. Tout ce que je sais, c’est qu’on a vraiment chanté de la m****, et c’est peu dire.

On était loin du débat sur l’identité nationale dans ma petite primaire sympatoche, mais si c’était pour nous franciser un peu plus et nous demander des gâteaux au miel à la fête de l’animal à quatre pattes qui bêle et qui aime les sanitaires, ben c’est pas cool, pas cool du tout ! Parce que faut dire qu’avec le recul, les pics sur nos origines y en a eu, et pas des moindres ! « On dit la colonne, la case c’est pour les noirs ! », « c’est les arabes qui ont apporté la gale », « tu vas au pays pendant les vacances ? Je veux bien des babouches »…

Souvenirs, souvenirs ! Oui, je fais bien allusion à Johnny, le mec qui continue à bouler la France entière, le Belge a qui on ne demande pas de s’intégrer et de prouver sa francité depuis la primaire à la fac en passant par le collège. Et moi rien que pour ça, je lui tire mon foulard phrygien !

Le pèlerinage, ce voyage

2 novembre 2009 par Khadija  
Classé dans Spiritualités

hatc femme.Que les âmes malheureuses et désespérées passent commande auprès des pèlerins millésime 2009 ! Et oui, l’heure du pèlerinage a sonné pour certaines, un voyage extraordinaire, et bien souvent inattendu. Bien sûr, on s’y prépare des mois voire des années avant, car au-delà d’être « the  » voyage, il a avant tout un coût, un vrai business. La prescription qui veut que le pèlerinage n’est obligatoire qu’à celui qui en a les moyens prend aujourd’hui tout son sens. En effet, le pèlerinage est une véritable mine d’or pour les agences qui les organisent et qui surenchérissent sur la qualité de la prestation. Et les offres se démultiplient : entre l’option hôtel cinq étoiles avec chambre individuelle (de couple), la limousine qui vous dépose à la Mosquée ou encore le sacrifice du mouton inclus ouh !!! Des packages tous aussi intéressants les uns que les autres pour vivre son pèlerinage dans les meilleures conditions possibles, faut juste avoir une bonne bourse et ne pas tomber sur des aigrefins.

Mais au delà de l’aspect commercial, le pèlerinage c’est avant tout une aventure humaine et c’est bien là que l’effort est à faire, car en soit, à moins d’être physiquement très faible, les rites sont faciles à accomplir. Ce qui est éprouvant et rude c’est bel et bien de supporter l’attitude, parfois désinvolte, de ses coreligionnaires. Une marée humaine, regroupant des personnes venues des quatre coins du monde et qui, comme tout bon pèlerin, n’ont qu’un but en tête, faire le maximum, c’est à dire même les rites surérogatoires, ou honorer un challenge comme celui de toucher la fameuse Pierre Noire. Or, tout le monde n’a pas le même rythme, les mêmes capacités ; aussi, l’attention est de mise et surtout la patience. Garder son flegme même quand on reçoit des coups de parapluie sur les côtes ou quand on nous piétine. Des épisodes à la fois surprenants et cocasses que les pèlerins nous racontent avec le sourire une fois de retour mais qu’ils ont du supporter sur le coup en pensant au mérite du hadj.

On nous fait part également de la richesse des cultures pendant ce voyage et de la diversité des façons dont le pèlerinage est vécu par les différentes communautés. Mais l’émerveillement est unanime face à la discipline des Asiatiques, en particulier des Indonésiens et des Malais. On dit que dans ces pays, n’est autorisé à accomplir le pèlerinage que celui ou celle qui aura auparavant passé un examen de bonne conduite ainsi qu’un test de connaissances sur le hadj et ses rites. Mais ce qui fait le charme de ce fabuleux voyage, c’est qu’il est plein de rebondissements et de surprises.

Et puis, il y a les moments shopping pour certaines, où l’on fait le plein d’étoffes de soie, de parfums musqués, de chapelets premier choix et de tenues traditionnelles.

Mais rappelons le, le hadj c’est avant tout l’occasion de se recueillir et de se rapprocher de son créateur. C’est la chance d’escalader les Monts Ohod et Arafat, et pour les plus courageuses d’aller jusqu’à la grotte de Hira. Des endroits historiques où l’on ressent une quiétude certaine et une paix intérieure.

Alors souhaitons bon voyage à toutes celles qui s’apprêtent à partir et pensez à formuler vos requêtes auprès de ces dernières (hein les célibattantes ?).

 Et bon voyage à Cuistot et Karimouch, que votre pèlerinage vous comble de bonheur. Et ayez une pensée pour les hatcien(ne)s, petites veinardes !

Pensez à faire un tour dans notre rubrique Appel à témoins afin de partager avec nous vos expériences et vos histoires. 

Courrier des lectrices : la peur d’aimer à nouveau

2 novembre 2009 par Fatma Mamouni, psychologue clinicienne  
Classé dans Psy-show

Vous êtes de plus en plus nombreuses à nous écrire et vos histoires  nous touchent énormément. Pour cela, nous avons mis en place le courrier des lectrices afin de nous faire part de vos questionnements, de vos soucis. Fatma Mamouni notre psychologue est là pour vous répondre et vous conseiller. N’hésitez pas à nous envoyer votre courrier à hijab.and.the.city@gmail.com. Bien entendu, votre anonymat sera préservé. 

hatc-femme-ombreAidez moi ! Je suis divorcée depuis un an et j’ai beaucoup souffert car j’aimais mon mari très fort !Je prie beaucoup, et Dieu m’a beaucoup aidée durant cette épreuve. J’ai beaucoup pleuré pendant un an, et j’ai tenu le coup grâce à ma fille. Mes amies en ont eu assez de me voir me lamenter sur mon sort et m’ont proposée un soir d’aller à une soirée organisée par l’une d’elles. Pendant cette soirée, un garçon est venu me parler et je vous avoue que je l’ai repoussé, n’étant pas encore divorcée, j’avais le sentiment d’être toujours mariée, mais au fil de la soirée on a parlé de sa vie, lui était également en instance de divorce, on avait beaucoup de points communs. On a échangé nos numéros et le plus surprenant c’est que l’on s’appelle depuis huit mois sans arrières pensées. Jusqu à récemment, il a décidé de venir me voir car il avait un chantier à côté de chez moi. Et là, on est tombés dans les bras l’un de l’autre sans vouloir se décoller, ça a été un moment  très fort pour tous les deux. Il me dit qu’il ne peut rien me promettre pour l’avenir puisqu’il est toujours en instance de divorce et  moi je n’imaginais pas un jour craquer sur un autre homme. Et lorsque je fais mes prières, j’ai honte mais c’est tellement bon de se sentir aimée, et il est tellement patient, attentionné je ne sais plus quoi faire. J’ai envie de croire en cet homme, mais j’ai peur de commettre une erreur. Aidez moi !

Salima.

Réponse de Fatma Mamouni, psychologue clinicienne :

Chère Salima,

Il y a deux choses à distinguer dans votre situation, d’une part le divorce dont vous avez énormément souffert et d’autre part cette rencontre qui vous comble de joie.
Vous vous retrouvez face à deux situations opposées la perte puis la rencontre qui ont comme point commun d’impliquer toutes les deux l’inattendu et des sentiments forts.
Ce n’est pas évident d’être confronté à ce genre de difficulté, cependant vous évoquiez l’aide trouvée dans la prière, c’est à mon sens vers ce chemin qu’il faut avancer car c’est un chemin sans contradiction et sans surprise.
Cet homme et  vous, semblez avoir vécu des évènements similaires et avoir des points communs, mais cela ne veut pas dire que vous êtes faits l’un pour l’autre.
Comme pour toute rencontre, restez prudents et essayer de vous inscrire dans une relation simple afin de ne pas vivre de nouvelles souffrances, et ces dernières peuvent être évitées uniquement si vous n’impliquez pas d’emblée de sentiments ni d’attachement.
D’autant plus qu’il est plus difficile de se remettre d’une séparation lorsque l’on en a déjà vécu une ou plusieurs. Je comprends que ce soit un besoin et un plaisir pour vous, mais il faut que vous soyez sûre pour ne pas avoir de regrets par la suite.
Vous ressentez de la honte lorsque vous faites vos prières, c’est positif car cela prouve que vous vous sentez le devoir de prendre du recul, réfléchir.
Il ne faut pas précipiter les choses. Apparemment, le recueillement dans la prière vous aide beaucoup, aussi peut-être devriez vous suivre cette voie qui vous apaise, cela vous permettra sûrement de relativiser. 

Focus sur … les créatrices du Golfe

30 octobre 2009 par Khadija  
Classé dans Portraits

Dubai Fashion weekIl y a quelques années de cela les pays du Golfe c’était des femmes en abaya « classique », en niqab ou le visage découvert, des pays où la mode se mouvait très peu. Pas de défilés, l’abaya étant la tenue par excellence laquelle connaît d’ailleurs un franc succès depuis quelques années dans bon nombre de pays occidentaux.

Aujourd’hui on assiste au développement d’une véritable mode khaleeji (des pays du Golfe) et à l’émergence de créateurs qui révolutionnent le vêtement de la femme arabe. On passe de la simple abaya noire à la abaya repensée, colorée, fashion et on la décline à l’infini. Mais l’abaya n’est pas le seul vêtement que l’on réadapte, les robes traditionnelles ou encore les jalabiyas font l’objet elles aussi d’un véritable lifting. 

Ces femmes qui donnent un nouveau souffle au vêtement khaleeji sont elles-mêmes originaires de ces pays. Emiratis ou encore Saoudiennes, elles font défiler sur les podiums de la Dubai fashion week, qui se déroule en ce moment même, ou du Arabian Fashion World, des modèles à la fois traditionnels et tendances avec de la couleur, des strass, du volume. Les mannequins sont sveltes et élancées, la plupart étant originaires des pays de l’Ouest. Finalement, le diktat de la minceur ne se cantonne plus à l’Occident, il est bel et bien devenu transnational.

 Beena Soni, Homa Qamar, Amina Al Jassim ou encore Rabia Z, des stylistes dont les modèles font la une de magazines féminins arabes. Elles se sont fait un nom et s’imposent même au Royaume-Uni où leurs pièces sont très appréciées des jeunes londoniennes.

Dubai Fashion week 2Ces femmes proposent une mode adaptée aux coutumes de ces pays, avec un soupçon d’extravagance et d’originalité, rompant ainsi avec l’abaya noire austère. Mais l’originalité a l’air de ne connaître aucune limite chez certaines. En effet, les coupes sont parfois assez déconcertantes et les étoffes un brin extravagantes. On est parfois au bord du mauvais goût et du kitsch. Bien sûr tout est relatif, et il n’est pas question d’adopter une posture ethnocentriste. Mais il faut avouer que parfois la créativité nous dépasse, et c’est un peu le sentiment que l’on a en observant certains modèles.

Les pays du Golfe ont leur fashion week et des créateurs qui débordent d’imagination. Ces femmes ont impulsé une véritable mode et un engouement pour le style khaleeji jusque là sobre et spartiate. Aujourd’hui il nous faut pour certains modèles porter des lunettes de soleil parce qu’entre les strass et les couleurs chatoyantes…   

Mon mantouné hiver 2010

29 octobre 2009 par Shahin  
Classé dans Look at mon style

Cet hiver on se pose toute la même question:  Est ce que notre Mantouné de l’hiver dernier va tenir le coup cette année ? Mantouné ? Kesako ?

Mais si, celui qui m’a suivi dans le métro glacial les dimanches tristounets, qui a veillé sur mes mains douloureuses, qui s’accordait toujours à merveille avec écharpes, foulards et autre couvre chefs, qui ne me faisaient craindre ni coups de vent, ni pluie fine…

Mantouné que j’ai aimé et chéri pendant une saison mais qui aujourd’hui n’est plus. Las de mes allées et venus, terni, has been, ou pire encore : rapiécé …

C’est décidé, cet hiver je change de Mantouné !! 

Ma décision est prise, je veux un manteau..(heu un mantouné !) hype, tout beau tout neuf, celui qu’on voit en vitrine, qui me rendra une fois de plus cet hiver, au top ! Et cette saison on a l’embarras du choix !

Tendance cape, coupe 60’s, trench revisité, de fourrure ou de velours. Le manteau est oversize. Les manches sont prêtes à s’envoler, les cols majestueux. Ceinturés, décorés… Mais comment choisir son manteau ? Faut-il le prendre chaud ? Ou bien tendance ? Et si cette année, on le prenait stylé, confortable et chaud ! Bref, et si cette année le mantouné était le manteau parfait qu’on a tant rêvé ?  

manto

De gauche à droite : Dorothy perkins : 83 euros, Claudie Pierlot : 299 euros, Kookai : 170 euros, Miss Selfrige : 77 euros, Naf Naf : 150 euros

MILOUP

Hijab and the city soutient Rokhaya Diallo

27 octobre 2009 par La rédaction  
Classé dans Ce qui fait débat

Rokhaya Diallo - Canal +Après avoir tendu son micro à Hijab and the city le jeudi 22 octobre pour La chronique des Invisibles qu’elle anime lors de l’émission La Matinale de Canal +, Rokhaya Diallo, présidente de l’association Les Indivisibles et chroniqueuse télé/radio de talent a fait l’objet d’attaques infâmes orchestrées par un plumitif de l’hebdomadaire Marianne. La rédaction publie aujourd’hui la réponse de Rokhaya et tient à lui signifier tout son soutien.
 
 
Marianne m’a tuer, je suis démasquée !
  
C’est sans doute avec surprise que vous avez découvert mon vrai visage, grâce à la perspicacité d’Alain Léauthier journaliste à Marianne (1).
 
Avec un remarquable courage, le journaliste a consacré un article à une des chroniques hebdomadaires que je tiens dans l’émission « La Matinale » sur Canal+, visiblement hérissé par celle que j’ai consacré aux femmes voilées (2). Et il en a tiré la conclusion qui s’imposait : je suis une islamiste communautariste.
 
Alors je l’avoue : j’ai eu l’outrecuidance de m’opposer aux commentaires douteux qui ont accompagné l’annonce de la conversion de la chanteuse Diam’s à l’Islam. J’ai osé dire qu’il s’agissait d’un choix personnel relevant de sa vie privée. Ultime provocation, j’ai proposé de donner la parole à ces femmes voilées qu’on aime fustiger avec condescendance, mais auxquelles on daigne rarement tendre le micro.
Et guidée par un machiavélisme que ne renierait pas Alexis Colby (3), je me suis infiltrée chez Canal +, la chaine des djeunz  pour diffuser mes idées obscurantistes, masquées derrière un innocent sourire.
 
Le téméraire « journaliste d’investigation » Alain Léauthier (dixit wikipedia) ne s’arrête pas là, il en profite pour tacler l’association les Indivisibles que je préside, son flair lui indiquant qu’elle appartiendrait au mystérieux « courant de la repentance ». Sous des dehors pourtant sympathiques Les Indivisibles, seraient la cinquième colonne de l’islamo-gauchisme. Nous n’en demandions pas tant ! Dois-je rappeler, que je m’exprime en mon nom propre au cours de ces chroniques ?
 
Enfin notre ami journaliste nous explique qu’en Islam le voile n’a rien d’obligatoire. C’est très gentil de me donner des leçons d’Islam, mais mes arguments sont ceux de la République.
 
Son article édifiant se termine d’un énigmatique « A quand une lapidation en direct ?« , sous-entendant que la tonalité de mes propos invitait à agresser des femmes. On assiste là à un véritable délire paranoïaque, et à un féminisme de circonstances. En effet, je ne crois pas avoir déjà entendu Monsieur Léauthier déverser un tel fiel sur les vrais problèmes que rencontrent les femmes en France. Que penser d’un journaliste qui s’acharne sur une chronique matinale de quatre minutes, alors que les 30 millions de femmes qui peuplent ce pays subissent quotidiennement et très concrètement les problèmes liés au sexisme : les violences (une femme meurt tous les trois jours sous les coups d’un homme), l’emploi, le manque de places en crèches , la sous-représentation dans les instances politiques…
 
Alors oui, j’avoue j’ai osé parler de ces femmes invisibles. Je suis grillée : je suis une islamiste affiliée au courant de la repentance salafiste, Marianne m’a démasquée. Je n’ai plus qu’à demander l’asile politique en Islamo-bougnoulie, chez mes frères « barbus » et mes cousins « caïds de cités ».
 
Rokhaya Diallo
 
(1) « Sur Canal, la chaîne hype, le voile devient tendance…. »
(2) Chronique des Invisibles – « Quand les filles voilées parlent » 
(3) Mon idole absolue, la méchante de la série «Dynastie»
 

Les pommes en trois recettes

27 octobre 2009 par Cuistot  
Classé dans Cuisinez la

pommesL’automne, c’est la pleine saison des pommes, alors profitez-en ! Golden, Granny Smith, Jonagold, reine des reinettes, Pink lady, Boskopf… le choix est vaste et variée, comme on peut le voir sur les étals de nos marchés. Cette semaine, je vous propose trois recettes (entrée, plat, dessert) autour du fruit défendu. A vos marques, prêtes … cuisinez !

Entrée : chèvre frais aux pommes et au miel

Ingrédients :

  • 2 chèvres frais
  • 2 pommes Gala
  • 50 g de pignons de pin
  • 50 g de miel liquide
  • huile d’arachide

Préparation :

Laver, éplucher et couper les pommes en fines lamelles. Arrosez de jus de citron pour qu’elles ne noircissent pas. Couper le chèvre en fines tranches. Dans une poêle, faites dorer les pignons de pin dans l’huile. Dans une assiette, procéder au dressage : alterner de manière harmonieuse les tranches de chèvre et de pommes. Arroser de miel légèrement réchauffé, puis, parsemer de pignons grillés.

Plat : cailles aux pommes

Ingrédients : 

  • 4 cailles
  • 4 pommes Granny Smith
  • 1 bouquet de cerfeuil
  • 2 échalotes
  • 40 g de beurre
  • 1 bâton de cannelle
  • sel et poivre du moulin

Préparation :

Pelez et émincez les échalotes.  Retirez le coeur des pommes, les réserver. Nettoyer les cailles, les ficeler . Dans une cocotte à fond épais, faites fondre le beurre sans le laisser colorer. Faites revenir les cailles sur toutes les faces. Dès qu’elles sont dorées, ajoutez les échalotes émincées et arrosez d’eau. Saler, poivrer et ajouter le bâton de cannelle. Couvrir et laisser cuire environ 10 minutes.  Ajouter les pommes entières dans la cocotte et laisser cuire à feu doux. Hacher le cerfeuil. Au moment de servir, déposer les cailles dans les assiettes de service, ajoutez les pommes coupées en deux et la sauce bien réduite. Saupoudrer le tout de cerfeuil haché.

Dessert : aumônières aux pommes confites

Ingrédients :

  • 4 Golden
  • 50 g de beurre
  • 60 g de cassonade
  • sauce au chocolat (100g de chocolat noir + crème liquide)

Préparation :

Couper les pommes en 4, pelez-les et retirez le coeur et coupez-les en gros cubes. Faites chauffer à feu doux le beurre dans une petite sauteuse, ajouter les pommes, le sucre et laisser cuire 10 minutes en couvrant : les pommes doivent être fermes, fondantes et caramélisées. Garnir le centre d’une crêpe avec cette préparation et former une aumônière en ramenant les bords vers le centre. Faites tenir en piquant croisés 2 bâtonnets en bois, puis lier avec un grand zeste d’orange décoratif ou une gousse de vanille. Procéder de même avec les 8 crêpes. Au bain-marie, dans une casserole, faites fondre 100 g de chocolat en remuant doucement. Ajoutez 2 cuillères à soupe de crème liquide. Déposer 2 aumônières dans une assiette et arroser de sauce au chocolat.

Et pour finir en chanson :

« pomme de reinette et pomme d’api

tapis tapis rouge

pomme de reinette et pomme d’api

tapis tapis gris » 

Quand notre corps crie au secours

26 octobre 2009 par Khadija  
Classé dans Look at mon style

Il fait froid, l’hiver approche, on a sorti les manteaux et les gants. Et quand il fait froid, on a tendance à avoir faim. Alors on se gave, on mange sans restriction et ce n’est qu’après quelques jours qu’on en sent les effets. On fait un bon 38, voire on va vers un petit 40. On est malgré tout contente de prendre parce que le visage était plus que creusé, et on est heureuse de bien porter son pantalon. Les formes il faut en avoir, mais plutôt comme Beyoncé avec ses grosses cuisses galbées. 
 
N’ayant pas envie (ou plutôt les moyens, parce que quelle femme refuserait de faire du shopping rien que pour elle ?) de refaire toute notre garde-robe, on a tout intérêt à faire attention en faisant ce qu’il faut pour ne pas finir par se détester, si ce n’est pas déjà le cas.
 
Primo : on se met dans le bain en courant chez Décathlon ou Intersport pour se motiver et s’acheter la tenue qu’il nous faut. Des pantalons de fitness sympa et des tops au top, des polaires de préférence. On s’achète une bonne paire de training, histoire de bien courir et d’éviter les entorses comme une paire de Mizuno (ma dernière acquisition), made in Japan, spécialement conçue pour le running.
 
Secundo : Fini les glaces et les chocolats, non c’est trop dur !!! D’autant que le chocolat est un excellent anti-stress, alors ok si c’est du noir et si c’est juste un carré tous les deux jours. Pourquoi pareille torture ? Parce que je vous rappelle les girls que notre patrimoine génétique veut que le surplus se concentre sur des zones bien spécifiques, et pas là où on voudrait, alors autant éviter les mauvaises surprises ! On mange sainement et on privilégie la bonne cuisine plutôt que les aliments trop gras et trop sucrés. Rassurez-vous, on peut toujours se faire plaisir, les nutritionnistes appellent ces entorses des « repas gala » ou des « plats plaisirs », mais une fois par semaine et puis c’est tout comme dirait l’autre.
 
Tertio : Buvez de l’eau ! Exit les boissons sucrées qui rongent les dents. Et si possible pensez à ne plus sucrer vos boissons chaudes surtout si vous les accompagner de gâteaux ou de confiture le matin. L’eau c’est bon pour les reins, bon pour la peau et c’est plus économique.
 
Enfin, fixez vous de vrais objectifs en planifiant vos heures de course à pieds ou mieux en vous inscrivant à un sport  :  l’important ,c’est de bouger. En tout cas une chose est sûre, quand on investit dans des séances de sport on se sent le devoir d’y aller, autrement on se dit que c’est de l’argent jeté par les fenêtres ! Le mieux est de courir au moins trois fois par semaine à raison d’une heure voire une heure et demie. On respire correctement ou on apprend à respirer pour éviter les points de côté.
 
Rappelez vous que si vous le faites, c’est avant tout pour votre bien-être. Et si vous ne vous voyez pas sortir pour faire du sport, il existe de nombreux moyens de faire du fitness à la maison, bien au chaud, le tout étant de prendre le temps et de se motiver. 
 
Alors on se ressaisit les girls. On pense au ventre plat et aux jambes fuselées, on se dit que c’est pour soi et non pour se soumettre au diktat de la mode. Ce n’est pas l’apologie de la maigreur qui est faite ici mais bien celle du bien-être. Parce qu’il faut tout de même garder ce qu’il faut, là où il faut.
 
Marre de se morfondre devant la glace et de sentir la cellulite s’installer. Aux grands maux les grands remèdes; on court et avec le sourire s’il vous plaît !

Plein feu sur les couleurs de saison

23 octobre 2009 par Shahin  
Classé dans Look at mon style

Aujourd’hui les couleurs sont omniprésentes autour de nous, elles influencent notre état d’esprit, nos sentiments, on les aime ou les déteste. De plus, selon les pays, les cultures et les époques, elles véhiculent toutes des symboliques différentes parfois aux antipodes de celles des cultures voisines. Selon notre personnalité, nos origines… En effet, une Suédoise préfèrera les couleurs sourdes et apaisantes des bleus, des gris, des beiges rosés, alors qu’une Méditerranéenne ira instinctivement vers des couleurs plus chaudes.
Et même si nous avons nos couleurs fétiches, nous ne pouvons pas passer à côté des couleurs de saison qui rythmeront nos achats cet hiver.
 
Et pour nos mois d’hiver les créateurs font une ode à l’amour a l’instar du roman de Stendhal Le Rouge et le Noir.
Le rouge est sûrement la couleur la plus fascinante et ambiguë qui soit. Elle joue sur les paradoxes, anime des sentiments passionnels en complète contradiction : amour/colère, sensualité/sexualité, courage/danger, ardeur/interdiction … Cette couleur remue les sentiments, sans aucun doute. Elle s’impose comme une couleur chaleureuse, énergique, pénétrante et d’une certaine manière rassurante et enveloppante.  Elle invite à la fête, au divertissement : le rideau rouge du théâtre, le nez rouge du clown, l’habit du père noël !
D’un autre côté, elle représente le sang, l’enfer, la luxure, les émotions fortes  »rouge de colère », « voir rouge », l’égoïsme, la haine, et la passion dévorante.
Le noir, c’est la nuit, le mystère, l’inconnu, la mélancolie et le pessimisme. Il représente l’austérité, la rigueur, l’autorité et le pouvoir. En témoignent les nombreuses expressions populaires telles que : broyer du noir, le marché noir, travailler au noir, un œil au beurre noir, le trou noir, être la bête noire de quelqu’un, noir c’est noir il n’y a plus d’espoir! (merci Johnny pour cette note de gaieté!)
Mais le noir offre également un autre visage celui de l’élégance et de la simplicité. Peut-être justement, car le noir se veut dans un second temps une couleur neutre, qui n’exprime pas de sentiments passionnels. Notons que chez les Musulmans, le noir jouit d’une grande considération: un turban noir signifie que le religieux descend de la lignée du Prophète. Il fut aussi la couleur dynastique des Abbassides.
 
RED BLACK

dorothyperkins.com, Vintage Top: 29 EUR modcloth.com, Gants: shop.hm.com, Ballerines: 84 EUR endless.com, Sneakers à la Mickael Jackson: suprafootwear.com, Lunettes Ray Ban, Pochette: 22EUR dorothyperkins.com, Bague H&M, Téléphone: 427 EUR shopcurious.com, Parfum Comme des garçons: 95 EUR colette.fr, Vase: 37 EUR jaysonhomeandgarden.com, Stickers calligraphie: 60 EUR ragingvinyl.com 
Tunique Black&red: 20 EUR

Mélange subtil de rouge et de bleu, le violet symbolise, le mysticisme, l’introspection, la méditation.

Derrière son allure électrique, elle est la couleur par excellence des rêveurs, des personnes spirituelles plutôt que matérielles. D’ailleurs dans le catholicisme, la couleur violette est portée par les représentants religieux.

Pour ces détracteurs elle est considérée comme une couleur désagréable qui évoque la mélancolie et la solitude. Mais le violet est aussi la couleur du secret, de la noblesse qui  invite au mystère et à l’insolite.

Comme chaque couleur, elle cache aussi des vertus apaisantes qui aide à combattre angoisses, phobies, colère…Elle fut dans les années 70 un moyen de lutter contre la mélancolie ambiante, et devint extrêmement populaire. Non conventionnelle et provocante, elle fut adoptée par une génération de jeunes gens recherchant la liberté et la provocation.

PURPLE RAIN

 Trench coat: 82 EUR debenhams.com, Pull: 11 EUR peacocks.co.uk, Top: 25 EUR ardenb.com, Ballerines satin: 13 EUR debenhams.com, 2nde Ballerine: 22 EUR dorothyperkins.com, Chaussures H&M, Echarpe en soie : 50 EUR forzieri.com, Gants: 20 EUR johnlewis.com, Montre Nixon : 101 EUR, Bracelets : 7,95 EUR veromoda.com, Bague : 40 EUR fantasyjewelrybox.com,  Lampe : 13 EUR homedecorators.com, Ballons : 0,66 EUR birthdayexpress.com 
 
Subtile nuance entre le beige et le rose, le nude évoque le teint zéro défaut. Utilisé plutôt en cosmétique, ce terme qui évoque simplicité, naturel, pureté, est devenu en quelques saisons une couleur a part entière qui va du beige irisé, rose blush, vieux rose… Il est vrai que ce genre de couleur fut pendant un certain temps l’apanage des élégantes du troisième âge, vous savez les collants chair, les twin sets rose poudré…si si vous voyez ?
Mais le nude vogue sur les tendances de l’hiver avec élégance et sobriété. Plus chaleureux que le blanc, il est la couleur qui évoque le calme, la douceur, la simplicité.

 nude

Robe vintage: 42 EUR modcloth.com, Pantalon : 35 EUR topshop.com, veste : 67 EUR maruione.jp, Top : H&M, Tee shirt minouche : 54 EUR hmr.jp, Hijab : almuhajabaelaniqa.com, Gants : 17 EUR topshop.com, Chaussures : 120 EUR kurtgeiger.com, Ceinture : 22 EUR dorothyperkins.com,  Bag dog : 14 EUR luluscloset.es,  Sac fleur : 38 EUR johnlewis.com, Bague : 6,56 EUR  missselfridge.com  Nounours si tu m’entends! : 26 EUR zappos.com, Parfum Gucci by Gucci : 59 EUR, Gift bag : 2,61 EUR paper-source.com, Biscuits coeur : 1,20 EUR fancypocket.sg

Ça finit par un mariage ?

22 octobre 2009 par Khadija  
Classé dans Célibat Mariage & Cie

sad beauty brideLaisser une longue période entre les fiançailles et le mariage permet aux futurs époux de se fréquenter et de mieux se connaître jusque dans l’intimité. Cela est d’autant plus vrai quand  le mariage religieux a été officialisé. Et c’est là que des questions se posent pour certaines.

L’union étant rendue officielle, donc reconnue, aussi bien sur un plan religieux que familial (les parents, la fratrie, les amis…), on considère alors qu’il est possible de se voir dans un cadre plus personnel, sans avoir à craindre les « faux pas ». On se sent alors plus à l’aise avec son « prétendant » qui le reste tant que la cérémonie n’a pas eu lieu. On constate alors qu’aujourd’hui un mariage religieux oral (hlal) suffit pour certaines, bien qu’aux yeux de la loi ces dernières vivent en concubinage avec « leur mari », qui civilement ne l’est pas mais qu’importe, ce qui compte pour elle c’est le « hlal ».

Revenons à ce jeune couple, en attente d’un mariage civil et d’une cérémonie. Ils se côtoient très régulièrement et se découvrent de jour en jour. Ils s’apprécient et ne se voient plus seulement chez la famille ou à l’extérieur dans les lieux publics (sorties, restaurants), mais plutôt chez le prétendant quand celui-ci vit seul. On décide de la déco du « chez nous » ensemble, ou alors on la repense quand celle-ci a déjà été faite. Des va et vient dans l’appartement qui offrent l’occasion de se retrouver seuls, à l’abri des regards indiscrets.

Les paroles se font rares et ce sont alors les sens qui s’exaltent. L’attirance physique est là mais on ne sait pas si s’oublier est une bonne idée ou pas. On se dit alors qu’il est légitime de s’abandonner, se laisser aller car après tout le « hlal » a été fait. Or, ce n’est pas si évident que cela. Nombreuses se retrouvent gênées par cette situation et se refusent à quelques relations physiques que ce soit, même si elles doivent le supporter avec beaucoup de souffrance et de patience. On ne sait plus comment réagir, ni à qui en parler. On hésite à en parler aux proches par pudeur et par gêne. Puis on se tourne vers les amies qui elles craignent de mal conseiller notre future mariée.

Alors se pose la question de la confiance : la confiance en lui, en Dieu. Pour beaucoup, le « hlal » reste superflu, c’est le mariage civil qui scelle réellement l’union entre les deux êtres. On ne sait pas de quoi est fait demain et on reste circonspecte de peur d’être désagréablement surprise. On ne fait donc pas le pas, et l’on résiste ou l’on cède à quelques petits jeux, au flirt sans aller plus loin.

Néanmoins, il arrive que l’on accepte et que l’on n’éprouve aucune culpabilité. Le « hlal » est une union sacrée qui transcende même le mariage civil, alors pourquoi s’interdire ce qui nous est permis ?

Ainsi, se fiancer aujourd’hui engage beaucoup plus de choses que l’on ne croit. Un événement qui nous paraît classique et banal au premier abord, qui n’est là que pour rendre officielle une relation entre deux personnes, peut s’avérer être compliqué à gérer. Alors que faire ? Devons nous nous hâter à nous marier, une fois que l’on est sûre que c’est le bon ? Devons nous sauter l’étape fiançailles ? Et quand la salle prévue pour le mariage n’est disponible que dans six mois et que le « hlal » a été fait, puis-je aller plus loin avant les noces ?

Autant de questions que l’on se pose, parce que ce que l’on garde en tête c’est le respect de certains principes. On veut que les choses se fassent bien et on en oublie les subtilités et quelles subtilités !

Ça commence par des fiançailles, fiançailles…

21 octobre 2009 par Khadija  
Classé dans Célibat Mariage & Cie

Wedding RingsVous souvenez vous des rondes qui ont bercé notre enfance ? On était toutes rassemblées avec les voisines et l’on se mettait à révéler les amours de chacune, le béguin qu’une telle avait pour le voisin d’en face ou le camarade de classe. Et il faut dire que nous étions des pionnières en matière de mariage mixte ! On était pour le brassage ethnique sans limites, musulmans ou pas d’ailleurs : c’était des couples du genre Leïla et Ozgür, jusque là ça va ; Malika et Eduardo, eh oui no taboo, Nadia et Julien ou encore Salamata et Abdeljalil, bien sûr il y avait aussi Samira et Kamel.

 Et il y en avait une dont la chanson débutait ainsi « un samedi soir je dis à ma mère, voulez-vous savoir le garçon que j’aime » waw et c’est qu’on vouvoyait nos mamans ! Et ça continuait ainsi « j’ai donné mon cœur à … » et  « ça commence par des fiançailles ». Déjà, à l’époque, nous avions intégré certains codes, alors que nous n’avions que 8 ans. Nous savions qu’il fallait avant de se marier, se fiancer. Oui, mais comment ?

Les fiançailles sont une étape importante dans la vie d’un couple. C’est la période qui précède celle du mariage, le moment où l’on déclare son intention d’épouser quelqu’un. L’homme offre alors une bague à sa bien-aimée, signe de son amour.

Or, tout le monde ne vit pas cette étape de la même façon. En effet, pour certaines les fiançailles sont un moment crucial et tellement capital qu’il faut les fêter comme il se doit. Bien souvent cette fête ressemble à une cérémonie de mariage : de nombreux invités, une tenue exceptionnelle à la Sissi pour la mariée, un banquet, sans oublier la fameuse pièce montée. On dépense une somme monstre, pour au final remettre cela quelques mois plus tard, et là on a vraiment un sentiment de déjà vu. Le plus malheureux, c’est quand, au final, il n’y a plus rien entre le dit couple, c’est la rupture. Alors, tout le monde se pose la question de savoir quand aura lieu le mariage et c’est peu de temps après que l’on réalise que c’est de l’histoire ancienne et qu’il faut tourner la page.

Pour d’autres les fiançailles c’est le « hlal », ou encore la « fatha » c’est à dire le mariage religieux. On le célèbre avant la cérémonie de mariage, parfois le même jour que le mariage civil. C’est en petit comité que cela se passe : la famille essentiellement et quelques amis autour d’un repas. La promise porte alors un vêtement traditionnel et est coiffée d’un beau chignon mais qui reste sobre pour ne pas trop gâcher l’effet de surprise le jour J, où là elle aura l’air d’une princesse. Elle se pose près de sa belle-famille et de l’élu de son cœur. Les familles font plus ample connaissance et on va même jusqu’à sortir quelques dossiers sur vous, l’affiche en bref. La maman du fiancé vous offre une bague de fiançailles (que son fils aura financé bien sûr), là vous lui embrassez le front et belle maman de vous dire « tu as ma bénédiction ma fille ».

Enfin, pour d’autres on fait d’une pierre deux coups, pas de fiançailles donc. Bien sûr les familles se sont rencontrées, le futur époux visite sa belle-famille ou pas d’ailleurs, et tout s’officialise le jour du mariage : à  14 heures, mariage civil ; à 19 heures, cérémonie de mariage avec entre temps le mariage religieux.

Les fiançailles se célèbrent ou pas, tout dépend des envies de chacune, des traditions également. C’est bien souvent un moyen d’officialiser la relation que l’on a avec son cher et tendre et de mieux le connaître mais cela nous amène parfois à nous retrouver face à des situations délicates…

La suite au prochain épisode.

Diam’s s’est convertie… et alors ?

20 octobre 2009 par Mariame  
Classé dans A la une, Ce qui fait débat

Diam'sA la mort de Michael Jackson (paix à son âme !), j’ai eu droit à un texto à pas d’heure. Et le lendemain, à un déjeuner en compagnie de ma bande (big up !) avec une copine qu’il a fallu consoler tout au long de la journée (c’est fou, je sais. Mais elle a aussi pleuré à la mort de Popi de Léo et Popi…). Après la publication des photos et de l’info concernant la conversion de Diam’s, j’ai également eu droit à un texto d’un numéro inconnu: « hey tu savé tu savé, Diam’s c converti a lislam (et Kamel lancien a 1 be-bar) ».
 
Et là, en plus de me dire « Aïe ! Des cas soc’ que je connais pas ont mon number… je devrais peut être songer à le changer »,  je me suis dit : « faut pas déconner ! » 
 
La première fois que j’ai vu Diam’s en vrai (enfin de loin), c’était en mars dernier, lors d’une soirée débat organisée par le rappeur Médine à l’occasion de la journée de la femme à l’Institut de monde arabe. Ouais grosse, j’ai assisté à un concert de rap ! C’est sûr, y avait pas de cuivres (c’est ce qui me fait vibrer), y avait pas de batteur ou de bassiste touffu en sueur (grrrrr), mais y a eu un duo Médine/Diams. Si je vous en parle c’est parce que déjà paraît-il, elle portait le voile.
 
Bon, j’avoue avoir papoté lors du show avec mes voisin(e)s « pump it up » qui se reconnaitront (je parle même pas de l’after, wouhouuuu) mais sérieux, je savais pas que dès qu’on mettait un truc sur la tête, un fichu ou autre, on devenait une femme voilée. Et si en plus le truc en question est noir… c’est foutu. Erykah Badu, elle aussi elle est voilée ? Punaise, si c’est pas une ambassadrice de ouf ça ! Moi je me voile tout de suite avec des voilées de ce pedigree. Miiince, je le suis déjà… ouaf ouaf !
 
Le plus consternant dans tout ça, c’est la publication (et les critiques qui ont rapidement suivi) de la  fameuse photo de Diam’s sortant d’une mosquée, un condensé de clichés avec des titres assez flippants. On y voit des vêtements et un voile noirs, un mari arabo-musulman, avec des commentaires sur son soi-disant refus de faire la bise aux hommes. Pas de renseignements sur la couleur de ses sous-vêtements, nous voilà rassurées !
 
Bien sûr, toutes les féministes qui se respectent se sont exprimées pour dénoncer cette ignominie, cette trahison de la part d’une femme pourtant très impliquée dans les questions relatives à la condition féminine. On n’a pas eu honte de l’accuser d’obscurantisme, d’intégrisme… normal ! A quoi bon parler de son actualité artistique, après tout c’est pas ce qui l’a fait connaître ! Et puis de femme conscientisée, elle est passée à l’incarnation de l’aliénation à l’islamisme politique. C’était plus de l’info people, mais un  débat de société. A quand un projet de loi et une commission parlementaire  »Diam’s » ?
 
J’ai pris un peu de temps avant d’en parler, parce qu’au début je voulais justement ne pas en parler, et refusais de suivre le mouv’ général. Mais là, je pense qu’on a poussé mémé dans les orties. Parce que si d’un côté on a les détracteurs et surtout détractrices, de l’autre on a ceux qui ont louangé Dieu pour ce miracle.
Où va-t-on, où vit-on et surtout que mange-t-on ? Je suis tombée sur pas mal d’articles, d’avis sur cette question, et je dois avouer que j’ai vraiment été agacée par la bêtise, le voyeurisme, la crapulerie de certains. On a touché le fond je crois bien, depuis longtemps en fait…
 
J’ai vraiment envie de connaître votre avis les filles (les garçons aussi rassurez-vous, c’est pour la narration c’est tout). Suis-je « rabat-joie » ? Doit-on s’en réjouir, s’indigner, s’en préoccuper ?
 
Photo :  Xavier de Nauw – 2009
 
Edit 22/10/2009 : voir la chronique de Rokhaya Diallo dans l’émission La Matinale de Canal + du jeudi 22 octobre 2009. Elle parle du traitement médiatique de la conversion de Diam’s + petite interview de Hijab and the city !
 
Pour voir la vidéo, c’est par ICI.

La méritocratie, vous y croyez ?

19 octobre 2009 par Khadija  
Classé dans Ce qui fait débat

« Quand on veut , on peut » ; « travailler dur », autant de formules qui reviennent sans cesse dès qu’il s’agit de parler de réussite sociale. En fait, c’est simple, pas de secret pour toutes celles qui souhaitent avoir une vie paisible, confortable à l’abri des dettes et des périodes noires, il suffit de se tuer à la tâche et forcément ça paiera !

Ça commence par les études. D’emblée, tout le monde connaît bien évidemment ce qui est prometteur de ce qui ne l’est pas, et tout le monde part avec les mêmes chances à en croire certains. Tout est une question de volonté et de motivation, donc. On savait toutes que la formule prépa + grande école c’était bien plus élitiste et porteur que la fac, ou encore que les stages sont à faire dès l’obtention du bac ou mieux pendant, bah voyons !

Certes, l’instruction est le meilleur moyen de se donner les moyens, je m’explique : nous ne disposons pas des mêmes capacités c’est un fait, certains sont meilleurs en mathématiques, d’autres en littérature, d’autres encore en économie, en arts plastiques, en biologie, en langues, en histoire, en mécanique et la liste est longue. Savoir exploiter ses prédispositions ou travailler avec opiniâtreté quand il s’agit d’un domaine où l’on est moins bonne, nous permet de mettre certaines chances de notre côté, je dis bien certaines et pas toutes. En effet, au-delà des connaissances que l’on acquiert, des compétences que l’on peut mettre à profit, il existe tout un tas d’éléments à prendre en compte et qui nous font réaliser que tout ne vas pas de soi, qu’il ne s’agit d’une simple opération du genre 2 + 2 = 4 mais qu’au contraire il arrive parfois que le résultat soit nul et non avenu.

On parle de méritocratie, quand il s’agit de promouvoir une personne sur un seul et unique critère, celui du mérite. Qu’en est-il de celui ou celle qui a 23 ans, un bac + 2 en droit à son actif, mais laborieusement obtenu, réussi à accéder à un poste à haute responsabilité ?

Je ne suis pas pessimiste, je vous rassure, surtout celles qui sont en plein dans leurs études, parce qu’y croire c’est le début de la gloire. Néanmoins, le spectre de la dominance plane sur nos têtes ainsi que celui de la discrimination, du deux poids deux mesures…

Et pour éviter la grosse gifle à laquelle on ne s’attend jamais, il vaut mieux partir avertie. Et quand on l’est avec la tête bien pleine, cela vous garantit le succès, du moins je l’espère.

Il n’y a pas de recette miracle mais des réalités qu’il faut réussir à déjouer. Notre belle nation nous donne aujourd’hui un exemple patent de cet état de fait : Jeannot au commande de La Défense, non pas parce qu’il est « bien né » comme dirait le paternel, mais parce qu’il l’a mérité ! Népotisme quand tu nous tiens ! Et à plus petite échelle, vous vous apercevrez que c’est pareil en entreprise, et on le sent encore plus quand il s’agit de trouver un stage ou pire un emploi, et ce quelque soit le domaine (même à l’usine !).

Finis donc la période des bons points et des images à collectionner, place à la stratégie et aux relations mes belles. Réseautez autant que vous le pourrez , soyez perspicaces mais pas trop, sachez être là où il faut quand il le faut et apprenez à vous vendre (surtout les universitaires, c’est fou ce qu’on peut être naïfs).

Bienvenue dans le monde du passe-droit et de la préférence, et  c’est ce qui fait loi depuis longtemps et ce n’était donc qu’un rappel les girls que l’actualité n’a pas manqué de nous faire.

Quand on veut on peut, d’accord mais en se prémunissant de pas mal de choses. La course au mérite est lancée : à vos relations, prêtes, feu, réussissez !

Interview exceptionnelle de Tariq Ramadan

16 octobre 2009 par Khadija  
Classé dans Portraits

Hijab and the city publie cette semaine une interview exceptionnelle de Tariq Ramadan. Au programme, une discussion autour de son ouvrage l’Autre en nous, une ode à l’amour et à l’enrichissement par la différence, une autre façon de voir le monde, de voir l’autre. Rencontre avec un homme porteur d’un message empreint d’humanité et de sincérité.

Tariq RamadanVotre livre l’Autre en nous traite de la question du pluralisme, pourquoi un ouvrage sur le sujet ? Est-ce eu égard à la situation des musulmans Européens ?

Pas du tout. J’ai une formation en philosophie et une formation en sciences islamiques que j’ai eu au Caire, et à un moment donné, j’ai travaillé sur le droit et les fondamentaux du droit, notamment dans mon livre Islam, la Réforme Radicale. J’avais envie de parler de valeurs fondatrices, faire un texte de philosophie mais avec un angle nouveau. Comme je le dis dans mon ouvrage, la question du sens ce n’est pas regarder les choses à partir de notre petite fenêtre mais à partir de l’océan. Ce n’est pas du tout un livre européo centré, il a déjà été traduit en huit langues et bientôt en turc et en arabe.

Vous parlez d’un universel partagé et mettez l’accent sur la diversité des points de vue, des dogmes, qu’en est-il de la notion d’ « Oumma » ? « Le besoin de commun » est-il à ce point primordial ?

On peut parler d’une Oumma internationale ou la Oumma telle que la présentait Ibrahim. Beaucoup de musulmans la traduisent comme représentant tous les musulmans du monde. Alors que la Oumma c’est avant tout une communion spirituelle, un rapprochement vers le divin. Cette quête vers le divin s’appuie des principes qui sont des principes fondateurs de l’enseignement islamique et qui sont traduits d’ailleurs dans les noms divins : arRahman (le Clément)… Et parce que c’est une communion spirituelle, elle exige la conscience critique, c’est à dire distinguer ce qui est universel dans les principes de ce qui est particulier dans les cultures. Le principe fondateur de la Oumma spirituelle c’est notamment quand deux groupes de la Oumma se disputent, tout doit être mis en œuvre pour les faire se rapprocher, sauf si l’un des deux groupes transgresse. Et la conscience critique repose sur la diversité d’interprétation.

Les voyages sont importants selon vous, vous dites d’ailleurs qu’« il faut se mettre en route vers de nouveaux horizons afin de découvrir l’autre ».

Le Prophète (SAW) dit : « soit sur la terre comme un étranger ou comme un passant » et l’on dit également « vis sur la terre comme si tu devais y vivre éternellement ». Nous devons comprendre que nous sommes sur la terre et que la vie est un voyage. Nous devons le vivre en le comprenant spirituellement. Ne jamais idolâtrer les lieux. Dans le voyage, on acquiert une relativité des habitudes, de la pensée mais l’universalité des principes demeure. Il faut apprendre à rester humble dans notre interprétation des idéaux, elle reste propre à chacun.

Comment percevez-vous le monde d’aujourd’hui ? Allons-nous vers plus de confiance à l’égard de celui qui diffère de nous ?

Aujourd’hui, nous sommes à l’opposé de ceci car pour pouvoir le vivre il faut faire tout un travail sur soi. Nous sommes à l’ère de la globalisation, on parle d’absence, on est dans une ère des petites vérités méfiantes. L’émancipation intellectuelle passera par la résistance de ces vérités vers des horizons de la confiance.

Tariq Ramadan, L'autre en nousVous n’avez de cesse de répéter qu’il faut témoigner son amour aux autres, le monde d’aujourd’hui va t-il à ce point à la dérive au point de rappeler aux autres qu’on les aime ?

Ce n’est pas parce qu’on va mal qu’il faut dire qu’on s’aime, même quand on se marie il faut le dire, et pas attendre de divorcer et de repenser à la période où l’on s’aimait. L’amour c’est une lumière, et parce que dire l’amour produit un état d’esprit, un état d’illumination de l’esprit qui se projette à notre rapport au réel. Quand on fait entrer en nous l’amour, on se conditionne mentalement, cela fait référence au béhaviorisme, à la psychologie comportementaliste. Or, ce conditionnement peut être négatif, mais le comportement mental spirituel de dire l’amour, c’est prévenir le fait de devenir plus mal. Et surtout l’amour qui se dit dans la gratuité de ce qui se vit ; ça ne coûte rien et ça vaut tellement.

Savoir d’où l’on vient, ne pas rompre avec le passé, pourquoi est-ce si important ?

C’est important parce que beaucoup de gens sont si obsédés par là où ils vont qu’ils en oublient là où ils viennent. Or, je ne vais nulle part si je ne sais pas d’où je viens. La quête de l’origine est importante, elle peut être négative quand on s’enferme dans son passé et positive quand on se nourrit de ce passé. Ce passé, comme j’ai tendance à la dire est une école. Il y a des choses, des détails qui nous forment, il ne faut se couper de cela. Ceux qui viennent à la conversion du cœur se coupent du passé parce qu’il leur paraît tellement noir, qu’ils veulent s’en couper. C’est une façon de remercier le Très Haut de ce cheminement. Se nourrir de la noirceur d’hier pour rester fort aujourd’hui et éduquer ses enfants. Entendre ceux qui vivent dans leur passé, car son passé à soi c’est le présent des autres.

En parlant du passé, quel est l’événement qui vous a le plus marqué dans votre vie ?

Oh la ! Le traumatisme de ma naissance (rires). Il y en a plusieurs. Ce sont souvent des décès, le décès de mon père a été un vrai questionnement ; le décès d’un de mes élèves dont je parle dans mon dernier livre a aussi été un questionnement. C’est essentiellement l’expérience de la mort mais aussi celle du désert. Et tout ce qui relève des chants de l’amour, telle que la naissance des enfants.

Selon vous, existe t-il une femme musulmane ou des femmes musulmanes ?

Non, il y a des femmes musulmanes. Il y a un idéal féminin, il y a des cheminements. L’idéal féminin, on peut en discuter, de l’être féminin dans son autonomie, qui assume sa féminité, et qui a un autre regard sur la vie, sur certaines valeurs, sur l’éducation, sur les priorités. Pas forcément meilleur mais meilleur parfois. Il y a un idéal dont je pourrai définir les contours et il y a des femmes. C’est le cheminement de chaque femme singulièrement qui doit assumer ce qu’elle est, ses doutes, son humanité.

Un mot pour les lectrices de Hijab and the city ?

Ce que je dirais, puisque vous avez choisi de mettre le hijab en avant, l’essentiel est de comprendre les prescriptions islamiques à la portée de leur objectif spirituel. S’il y a une pudeur vestimentaire en Islam, elle doit être accompagnée par une pudeur spirituelle, intellectuelle, les pudeurs fondamentales, c’est important. Nous tous, nous gagnerons beaucoup à préserver l’humour. Une femme qui sait faire de l’humour, c’est une femme qui sait se faire respecter en souriant.

Merci à Tariq Ramadan d’avoir pris la peine de répondre à nos questions.

Site officiel de Tariq Ramadan : www.tariqramadan.com

La créatrice, c’est VOUS !

15 octobre 2009 par Shahin  
Classé dans Look at mon style

On rêve toutes du modèle unique, fait pour nous, par nous. Un truc qui fera faire des « waouh » des « ohhh » des « nooon » des copines ébahies devant « NOTRE TRUC EN PLUS ». Et à notre tour de leur répondre la fameuse phrase déja culte : « C’est moi qui l’ai fait ! »

Car aujourd’hui la styliste c’est vous. Freestyle de couleurs de matières et de formes pour donner libre cours à votre imagination. Et c’est sur 3 suisses

3 suisses
 
A vous le top, la jupe, la robe de vos rêves. En 4 étape le tour est joué ! On choisit son modèle, son tissu (soie, coton… ), et on s’adonne à notre créativité en choisissant l’encolure, les manches, la forme que prendra notre modèle unique. Et pour environ 70 euros, on repart avec une jolie pièce imaginée par nos soins… c’est pas beau ça !
 

3 suisses création
 
Le concept n’est pas nouveau, on pense bien sûr à la marque Longchamp qui avec ses sacs à customiser nous donne l’âme d’une artiste. Choisissez votre modèle, la couleur du cuir et de la doublure. Et cerise sur le gâteau : vos initiales gravées sur le devant ! Un sac HATC c’est possible ???
 
sacs longchamp
 
Mais définitivement mon coup de coeur va à la marque culte Nike, qui depuis bien des années ravie les puristes de la sneakers, qui peuvent se vanter de customiser leurs air force d’un bleu électrique, ou d’une virgule à pois noir et blanc !
 

Nike

Pour être allée au Nike ID studio de Londres, je vous assure que ça vaut le coup d’oeil… On sélectionne son modèle, et on customise à souhait sa basket d’un coup de clic !

Nikeid full shot

Alors c’est qui la nouvelle Lagerfeld ???