Diyafa ou l’art de recevoir au Maroc

14 octobre 2009 par Cuistot  
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table marocaineRecevoir des convives autour de mets succulents, tout un art de vivre et un savoir-faire transmis au Maroc et ailleurs, de générations en générations.

Autrefois, au fond de ces riyads enfouis dans les vieilles médinas, les réceptions pour hommes, puis pour femmes, se succédaient inlassablement. Dans le patio clair que rafraîchissait le jet d’une fontaine, l’orchestre andalou accordait patiemment les cordes de son luth. Pendant ce temps, la maîtresse de maison présentait tour à  tour aux invités, l’aiguière d’argent annonçant le début du repas.

Les convives s’installent alors autour de la table ronde et basse, sur des divans et des poufs, pour se servir directement dans le tagine brûlant. Tout ceci exigeant des règles de bienséance bien définies, souvent peu compatibles avec la vie moderne. Néanmoins, dans certaines familles, ces règles et ces rituels restent immuables.

Le chapeau conique du tagine étant soulevé, on laisse place à un défilé et un festival de saveurs où se succèdent méchoui (mouton entier rôti), bastela (galette feuilletée fourrée soit de poulet/amandes, soit de fruits de mer), briouates (bricks fourrées de viande hachée, ou de poulet, ou de poisson…), servis en guise d’entrées, suivis de volailles, puis des tagines de viandes, laissant toujours en dernier le traditionnel couscous.

Installés autour de la table, les convives attendent le « bismillah » de l’hôte de maison qui donne le départ aux festivités. Chacun prononce alors cette formule bénie et puise dans le tagine avec les trois doigts de la main droite, tradition prophétique oblige !

Les boissons sont placées discrètement sur un plateau : jus de fruits, lait d’amandes, eau parfumée à l’eau de fleur d’oranger…) Elles ne sont servies que sur demande et pas avant le milieu du repas. En effet, il faut laisser aux invités, aux fins palais, le temps d’apprécier le goût parfumé de chaque met. Même s’il est difficile de déguster correctement un tagine avec ses trois doigts, ceci est très largement compensé par la saveur unique qu’on y trouve.

La table peut être très joliment dressée, avec nappes brodées (tarz fassi – broderie de Fès), couverts  somptueux, porcelaine fine, cristaux…elle n’en garde pas moins un côté décontracté, créé certainement par l’installation des convives autour de cette table. La manière de s’asseoir, l’air d’une musique andalouse, l’accueil particulièrement hospitalier du maître de maison, la chaleur qui se dégage du brûle-parfum où se consume doucement un peu de bois de Santal dès la fin du repas, prélude à la préparation du thé à la menthe, servi très souvent par la maîtresse de maison, vêtue d’un élégant caftan marocain, tout ceci contribue à créer une atmosphère conviviale et chaleureuse uniques.

Même si les buffets remplacent petit à petit les grandes réceptions d’autrefois, où les plats défilaient les uns après les autres, nous avons tout de même gardé notre traditionnelle table ronde et nos divans moelleux pour les repas que nous organisons.

Des plats et des gestes, de tradition séculaire, soigneusement conservés et transmis de mère en fille, telle est la diyafa, enseignée et pratiquée au Maroc, mais également au-delà, partout où se trouvent des Marocaines, fières de perpétuer cet art.

L’adoption, kesako ?

5 octobre 2009 par Khadija  
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codesL’adoption est une pratique qui existe depuis des siècles mais qui diffère d’un pays à un autre. En droit français, on parle d’adoption simple ou plénière. L’adoption simple consiste à entretenir les liens entre l’enfant et sa famille d’origine, et conserve par ailleurs des droits héréditaires. L’adoption plénière quant à elle, crée une filiation égale à la filiation biologique : l’enfant porte le nom de ses parents adoptifs et a le même statut qu’un enfant qu’ils auraient conçus eux-mêmes. C’est donc une filiation totale.

Dans le droit Musulman, on ne parle pas d’adoption mais de kafala. Dans les pays musulmans, à l’exception de la Turquie, de la Tunisie et de l’Indonésie, l’adoption plénière, telle qu’autorisée par le droit français, est strictement interdite.

La kafala consiste à prendre en charge l’éducation et l’entretien d’un enfant, de la même façon que le ferait un père pour son fils. Il s’agit en fait de la tutelle légale, en aucun cas, il est question de créer un lien de filiation.

Pendant la période antéislamique, l’adoption se pratiquaient énormément. L’Islam, quant à lui,  interdit la complémentarité entre l’adoption et la filiation naturelle. Les raisons de cette interdiction sont les suivantes :

  • l’adoption lèse les héritiers légaux
  • ne pas priver l’enfant de sa filiation naturelle
  • le risque d’inceste (en attribuant le nom de l’adoptant)

 Par ailleurs, la kafala n’est possible que sous trois conditions :

  • l’ascendance de l’enfant doit être reconnue
  • la différence d’âge entre le parent adoptif et l’enfant doit être significative
  • une fois la majorité atteinte, l’enfant doit accepter la déclaration de filiation

 Ainsi, la kafala se rapproche de l’adoption simple car les liens de filiation biologiques ne sont pas rompus, d’autant que l’enfant ne porte pas le nom de ses parents adoptifs. Néanmoins, on parle de filiation de substitution lorsque les parents naturels de l’enfant sont inconnus et ce, afin de favoriser son intégration.

La kafala est donc une forme de tutelle légale. En Algérie, l’on autorise la concordance de nom afin de permettre à l’enfant de bien évoluer au sein de sa famille adoptive.

 Il faut savoir que la kafala est reconnue par le droit international. Il n’en va pas de même pour la convention de la Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale. Ainsi, en France, la kafala n’étant pas assimilable au droit français, sa seule obtention ne suffit pas pour faire reconnaître l’adoption par les tribunaux français. Par ailleurs, les cours d’appel convergent sur l’idée de refuser l’assimilation de la kafala à l’adoption simple du droit français.

 Pour en savoir plus :

De l’autre côté de la Méditerranée : la créativité

28 septembre 2009 par Shahin  
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Il y a celles qui sont restées pendant ce mois de ramadan en France, près de leur famille, de leurs amis, de leur univers, de leur boulot, de leur chat, de leurs voisins… et celles qui sont parties… hihi !! Ou plutôt qui ont eu la chance de partir !

Cinq semaines de mutisme pendant lesquelles je me suis ressourcée, j’ai savouré ce mois de jeûne et de prières dans un pays du Maghreb. Bon, c’est vrai que le Maroc c’est moins glamour que la Malaisie ou l’Indonésie… mais quand même ! Entendre l’appel à la prière à chaque coin de rue, écouter le silence religieux des rues qui rythme la fin du jeûne, voir la foule se presser pour gagner les mosquées quand arrive le tarawih, et flâner dans les rues jusque tard le soir pour profiter de l’énergie et du commerce qui reprend, est un plaisir incomparable.

Tout ça pour vous souhaiter à chacune et à chacun, Aïd moubarak !

Pendant ce doux mois je n’ai pas failli à mes habitudes, en pensant à vous chères lectrices. J’avais hâte de vous retrouver et de vous donner mes dernières impressions modesques qui émergent de l’autre coté de la Méditerranée

Car sans vouloir flatter l’égo de certain(nes) marocains(nes), leur créativité m’épatera toujours. Je m’extasie devant leur savoir-faire, leur sens du bon goût… bon c’est vrai ça dépend à quel niveau! Les couleurs, les tissus, leur multitude de fils et de teintures, qui sont pour moi une réelle source d’inspiration.

Pendant ce mois sacré, la coquetterie n’est pas la priorité… pour vous dire une valise de 30 kilos au départ qui n’a servi à rien…. Bizarrement on a toujours peur de manquer de quelque chose, alors qu’une fois là bas, on sort toujours la même abaya, et sa paire de tong !

Pendant un mois les tailleurs ne chôment pas : ils prennent commande sur commande, écoutent les exigences des unes, prennent les mesures des autres, et prédisent des merveilles à l’élue qui pensent dejà au foulard qui s’accordera le mieux avec son nouveau brocard.

Mais quand arrive le jour de l’Aïd, les hommes, les femmes et les enfants se parent de leurs plus beaux vêtements pour honorer ce mois qui se termine.

Jellabas multicolores, jabadors en satin, abayas strassées, jilbab rose poudré !!! Oui oui, gandoura immaculée pour les uns, smoking pour les autres… Tous resplendissent de beauté !

Et pour être à la hauteur de l’évènement les tendances marocaines n’ont pas failli à leur réputation :

Aujourd’hui, on ose toutes les fantaisies : les coupes sont revisitées, les couleurs toujours aussi chatoyantes, le mix entre la modernité et le traditionnel est savamment étudié pour satisfaire les plus coquettes.

La djellaba très prisée des marocaines, car légère et fonctionnelle, est unique en son genre. On choisit son tissu et ses broderies (sfifa), sa coupe et ses détails. Quel plaisir de choisir son tissu et de créer à sa guise le vêtement de ses rêves.

Toutes les excentricités sont réalisables, mais attention à bien choisir son tailleur !

Djellaba cache coeur, manches maxi volumes, bouffantes ou volantées, cette saison la djellaba innove dans les coupes.

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On superpose et on mixe les tissus, rien ne fait peur : Pois, rayures, formes géométriques, tissus fleuris pour un effet champêtre garanti!

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La tendance était au bicolore, pour un effet chic et sobre à la fois. J’aime cette pointe de raffinement et de tradition…

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Pour finir le jabador version sarrouel a fait un tabac auprés des plus jeunes. On choisit de préférence un satin uni pour le bas et pour le haut un imprimé qui s’harmonise parfaitement avec le premier. Mon coup de cœur: Une djellaba courte imprimée portée sur un sarouel uni….sans oublier le détail de la saison: la ceinture à « l’ancienne » qu’on enroule sur les hanches !

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Gagnez des entrées pour la Foire Orientale de Lyon 2009

11 septembre 2009 par La rédaction  
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foire-orientale-de-lyonDu 25 au 27 septembre 2009 aura lieu la Foire Orientale de Lyon, au parc d’expositions Eurexpo de Lyon-Chassieu. Quatre pays sont à l’honneur : l’Algérie, le Maroc, la Tunisie et la Turquie.

Cette foire vous invite à (re)découvrir l’histoire et la culture de l’Orient mais surtout du Maghreb à travers des conférences, des animations et des spectacles. Avec ses 450 exposants, la foire Orientale de Lyon vous propose un grand choix de produits et de services, que ce soit dans l’artisanat, la mode, l’immobilier, la culture ou encore la finance.

A cette occasion, Hijab and the city vous offre des entrées pour une journée de dépaysement et de shopping. Pour cela envoyez nous un mail à hijab.and.the.city@gmail.com

L’occasion pour nous de rencontrer nos lectrices de la région Rhône-Alpes !

Pour plus d’infos : www.foireorientaledelyon.com

Edit du 14 septembre : nous informons nos chères lectrices  que toutes les entrées ont été attribuées. A bientôt pour de nouveaux bons plans ! Et rendez vous le samedi 26 septembre à Lyon.

Mode et tarawih

28 août 2009 par Khadija  
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Cela va bientôt faire une semaine que le Ramadan a débuté et les prières du soir (Tarawih) également. C’est un moment pendant lequel prières et invocations sont faites, espérant ainsi le meilleur pour nous mêmes et pour nos proches. Pour s’y rendre, on tronque sa tenue de la journée pour revêtir un vêtement plus confortable, plus traditionnel. Quelque soit nos origines, il nous parait évident de porter ce qui symboliquement s’associe au mois de Ramadan et, de manière plus générale, à la Mosquée. Que l’on soit un homme ou une femme, un effort est fait quand il s’agit de se rendre à la Mosquée : une jellaba pour les uns, une abaya pour les autres, une tenue avec laquelle il n’est pas la peine de se questionner quant à son ampleur, sa largeur, sa longueur. En effet, la tunique ne peut être trop courte pour la prière, ou le jean pour les hommes un peu trop moulant. Bref, on privilégie un vêtement pratique et mastour.

Pour ce qui est des girls, les tenues les plus portées sont la jellaba marocaine et l’abaya.

Pour les plus coquettes, les vacances d’été sont l’occasion de faire le plein de nouvelles tenues : une jellaba suivant les dernières tendances pour les prières du soir et une autre, plus habillée, pour la fête de l’aïd. C’est une façon de suivre la tradition marocaine, qui se perpétue encore aujourd’hui et outre-Méditerranée. On ne se contente pas de préparer les gâteaux ou autres mets qui ornent la table en période de Ramadan une semaine à l’avance, on se rue chez le tailleur afin de confectionner de nouvelles tenues à l’occasion de ce mois. Et pour celles qui ne peuvent se rendre au Maroc, une solution : charger sa copine d’origine marocaine.

Voici quelques modèles de jellabas marocaines à la fois tendances et raffinés :

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Originaire des pays du Golfe, l’abaya, quant à elle, a fait son apparition il y a quelques temps déjà. Elle allie côté pratique et élégance : elle s’enfile rapidement et est assortie d’un châle souvent réhaussé de strass. Et en parlant de strass, sachez mesdames qu’il existe des abayas signées Swarovski. On ne lésine plus sur les matières utilisées, et ce ne sont pas forcément les princesses Arabes ou encore les aristocrates qui en portent, on en trouve chez la plupart des femmes qui en sont fan.

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ABAYA ABRAR ABDULKARIM

Le Ramadan a donc une mode qui lui est propre, une façon de s’habiller qui respecte certains principes et qui est aussi l’occasion de porter de beaux vêtements venus d’ailleurs.

Les tables de Ramadan : petit tour du monde

25 août 2009 par Cuistot  
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Ramadan, mois de fraternité, de solidarité, est le mois du partage par excellence. En effet, c’est l’occasion d’inviter vos proches, vos amis autour d’une belle table et de partager, ensemble, un succulent repas. Gare aux excès tout de même ! Soyons généreux, certes, mais restons dans l’esprit de Ramadan : un mois de spiritualité intense où prière et lecture du Coran sont à privilégier !

Cette semaine, pour ce premier article « Spéciale Ramadan », je vous propose un tour du monde des repas de rupture du jeûne (en arabe, el iftar). Du Maghreb en Asie, en passant par l’Afrique, voyons ensemble ce que les musulmans du monde mangent durant el iftar. On retrouve certains plats et produits communs à différents pays comme les dattes, le lait frais (ou ribot) pour rompre le jeûne, la soupe servie en général en premier plat, les mezzé (assortiment de petites assiettes variées), et toutes sortes de petits salés (beignets, chaussons, feuilletés…).

chorba

Commençons par le Maghreb où il existe une cuisine « spéciale Ramadan », et où certains plats ne sont cuisinés que pendant ce mois-ci. Le Maroc : sur les tables marocaines, pas de iftar sans la traditionnelle harira (soupe à base de viande, d’oignons, de tomates et de céleri, enrichie en légumes secs – pois chiches, lentilles, fèves…). Elle est traditionnellement servie accompagnée de briouates (triangles fourrés de viande hachée, de poulet, de fruits de mer ou de fromage… ), d’oeufs durs. Côté sucré, on sert le sellou (mélange à base de farine torréfiée, d’amandes, de beurre et de miel), les chebbakiyas (sorte d’oreillettes au miel et aux graines de sésame), les briouates aux amandes, les msemmens (galettes feuilletées), les beghrirs… accompagnés d’une bonne tasse de café au lait.

En Algérie, on retrouve les mêmes plats qu’au Maroc, à quelques différences près. Côté soupe, on sert la chorba, soupe à base de viande, d’oignons, de tomates, de carottes et de langues d’oiseaux (ou tout autre pâte). On la sert avec des bourek (rouleaux à base de feuilles de bricks ou dioul, farcis aux pommes de terre, thon…). Côté sucré, on trouve les traditionnelles pâtisseries algériennes : makrouts, mkhebbez, bahlawa, qalb ellouz, servis avec le traditionnel café noir.

La Tunisie : pas de rupture du jeûne sans les incontournables dattes deglet nour, servies accompagnées de la chorba aux poissons. Côté accompagnements, on retrouve les bricks au thon, le tagine (sorte de quiche sans pâte), les fricassées (petits beignets salés fourrés au thon, olives, fromage, tomate, câpres et harissa).

pastels_au_thon_square_home_newsDu côté de l’Afrique, focus sur… le Sénégal. On y sert les fameux pastel (sorte de beignets au poisson), mais également le ceebu jen au poisson, le maffé, le tout accompagné du bissap bien frais (boisson à base de fleur d’hibiscus). 

table-libanaiseAu Proche-Orient, petit détour du côté du Liban et de la Syrie, la région des mezzé par excellence! On sert également une soupe en entrée (à base de lentilles corail, de boulghour – blé concassé- et de légumes), accompagnée de kibbeh (sorte de beignets à base de viande hachée et de boulghour), de dolmas (feuilles de vignes farcies) et autres fatayers (chaussons) à la viande hachée. On sert le traditionnel taboulé, le fattouche. On trempe le pain pita dans le hoummous (purée de pois chiche et d’huile de sésame) ou le baba ghannouj (caviar d’aubergines), et on termine par les traditionnelles pâtisseries : baklavas à la pistache, maamouls aux dattes, maacaroni (ou doigts sucrés) …

borekDernière escale,  l’Asie, à travers deux pays :

la Turquie (située plus précisément en Eurasie) : on sert en entrée une soupe accompagnée des traditionnels börek (flûtes fourrées à la viande hachée), de potcha (chaussons fourrés au fromage), de lahmaçun (sorte de pizzas très fines roulées), sans oublier le fameux café turc !

samosa1Le Pakistan : la soupe est également servie en entrée (à base de lentilles ou encore de crevettes), accompagnée de samosas, de chapattis (galette fine) ou encore de nans (sorte de pain fourré au fromage …). Le tout servi avec un lassi à l’eau de rose (sorte de milk-shake indien à l’eau de rose).

Voilà pour notre rapide tour du monde des tables de Ramadan. La liste n’étant pas exhaustive, je compte sur vos ajouts et vos contributions pour enrichir cet article. Je vous souhaite à toutes et à tous un excellent Ramadan ! 

Trio de smoothies

6 juillet 2009 par Cuistot  
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smoothieIl fait beau, il fait chaud, ça vous dit un smoothie ? Vous savez, cette boisson réalisée à partir d’ingrédients frais et naturels tels que des fruits ou légumes mixés, mélangés à des jus de fruit, du lait ou de la glace pilée, et parfois du yaourt. C’est une boisson fraîche, onctueuse, idéale en ces temps de chaleur torride !

Cette semaine, je vous propose un trio de smoothies marocains : aux amandes, à la fraise et à l’avocat. Simple, rapide et délicieux !

Ingrédients :

  • 500g d’amandes
  • 200g de sucre en poudre
  • 1 goutte d’eau de fleur d’oranger
  • 1 l de lait frais
  • 500g de fraises
  • 200g de sucre en poudre
  • 1 l de jus d’orange frais
  • 1 goutte d’eau de fleur d’oranger
  • 500g d’avocats bien mûrs
  • 200g de sucre en poudre
  • 1 l de lait frais

Préparation :

  • Emonder les amandes, les piler finement jusqu’à obtenir une pâte lisse, puis y incorporer le lait, le sucre et l’eau de fleur d’oranger.
  • Mixer les fraises avec le jus d’orange, le sucre et l’eau de fleur d’oranger.
  • Mixer l’avocat, le sucre et le lait.

Servir bien frais, dans de grands verres. Enjoy !

Et surtout, don’t forget le Livre magique !

Salades estivales (épisode 3) : salade d’agrumes à la fleur d’oranger

8 juin 2009 par Cuistot  
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Pour cet épisode, un peu de sucré pour changer ! Je vous propose un petit voyage au Maroc, à travers une recette très simple, mais goûteuse et rafraîchissante, j’ai nommé la salade d’agrumes. Très rapide à préparer, elle clôt à merveille un repas copieux. Parfumée à souhait, cette salade révèle plusieurs saveurs : acidulée grâce aux agrumes, sucrée par la fleur d’oranger et épicée par la cannelle  et l’anis étoilé. Let’s go !

Ingrédients :

  • 6 oranges
  • 1 cuillère à café d’eau de fleur d’oranger
  • 100g de sucre glace
  • 50g de cannelle
  • 50g d’anis étoilé
  • 6 fraises
  • 6 feuilles de menthe

Préparation :

  • Peler les oranges à vif. Enlever les membranes blanches et les pépins, puis les disposer en quartier sur une belle assiette
  • Arroser d’eau de fleur d’oranger.
  • Saupoudrez de sucre glace et de cannelle.
  • Décorer avec l’anis étoilé, les fraises et les feuilles de menthe.
  • Il est possible d’alterner les quartiers d’oranges avec des quartiers d’autres agrumes comme la clémentine, le pamplemousse rose ou jaune…

A servir très frais !

Enfin arrivées…

20 septembre 2008 par La rédaction  
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Non, on ne se laisse pas aller. On aurait aimé malgré tout passer des vacances farniente. Seulement nous sommes en mission pour vous, alors c’est parti avec la première étape de ce périple : Fès.

 Mais avant quelques détails du voyage :

  • 13h : arrivée à l’aéroport, enregistrement des bagages (la valise de la Bédouine est au passage extrêmement moche)
  • 14h15 : direction la salle d’embarquement
  • 15h : tandis que le commun des voyageurs se dirigent hardiment vers l’avion, décollage prévu à 15h20, la Bédouine de l’an 2000 et Clochette ont eu la bonne idée de se diriger vers la parfumerie et d’y camper ( à la recherche du dernier parfum signé Bulgari). Quant à la Voilée libérale, obnubilée par l’état de sa peau, elle avait le nez dans les crèmes et autres lotions pour peaux sensibles et réactives.

Résultat : On a bien failli râter l’avion !

Une fois dans l’avion, la bédouine a commencé à vociférer. Pourquoi ? Parce qu’un putois de type masculin était installé devant nous. Et pour courroner le tout, nous n’étions pas très loin des lieux d’aisance… no comment ! Aucun beau gosse à l’horizon, si ce n’est un steward Marocain aux yeux verts et au regard ténébreux avec lequel la Bédouine a sympathisé (honte à toi la Bédouine, honte à toi ! )

Arrivées à Fès et notamment à la douane. Petit bloquage pour la voilée libérale à  qui on a demandé, et avec insistance, si elle était réellement d’origine marocaine. Sans oublier l’accrochage de Clochette avec une vilaine qui lui a volé son tour… Autre information de grande importance : la voilée libérale, dans un élan de piété, a décidé de ne pas jeûner pendant le voyage… Clochette et la Bédouine soupçonnent là un excès de gourmandise, et non une application de la sunna…).

Revenons aux choses sérieuses, Fès en image et en quelques mots :

- c’est une ville chargée d’histoire, une ville pleine de richesses quelqu’elles soient,

- ce sont des personnes, malgré les mythes et légendes, très gentilles, polies, classes et très très très généreuses (on parle du peuple hein)

- ce sont des jeunes hommes poètes qui vous lâchent un  » la gazelle vous êtes charmante… comme du thé à la menthe » (hihihihi) 

- ce sont des mosquées, toutes plus belles les unes que les autres

- c’est de l’artisanat qui déchire et pas qu’un peu (quand vous trouvez un sac à 30 euros, qui ressemble au Marius de J. Dreyfuss qui coûte un SMIC… nous on dit que la vie est belle!)

- et c’est un herboriste, plus que bizarre, qui a proposé à la voilée libérale de la mandragore… pourquoi, à vous de le deviner!

Sur ce mesdames mesdemoiselles, à très bientôt pour de nouvelles aventures !

Ps : La bédouine ne sait pas utiliser un appareil photo !

Une mission spéciale Ramadan, ça vous dit ?

17 septembre 2008 par Mariame  
Classé dans Spiritualités

Hey heyyyyy mes poulettes ! Est-ce que voyager tout en restant derrière votre écran ça vous dit ???

Ouiiiii, parce que La bédouine de l’an 2000, Khadija, et moi même vous proposons une mission spéciale Ramadan… au Maroc !!

Pourquoi le Maroc ?

  • Parce que la Bédouine de l’an 2000 malgré sa bédouinité n’y a jamais mis les pieds (c’est une bédouine d’un autre pays du Maghreb) 
  • Parce que toutes, nous rêvons de prier un tarawih (prière du soir pendant le mois du Ramadan) à Al Quaraouiyine, à Hassan ou à la Koutoubia (où les trois à la fois)
  • Parce que nous voulons voir comment les villes sont animées durant ce mois saint, comment les Marocains l’appréhendent
  • Parce que y a pas à dire: les Marocains font la meilleure cuisine du monde (je sens la colère de la bédouine, d’Harrishella, et de plusieurs d’entre vous…)  

Au programme:

Visite des villes impériales, des grandes mosquées (notamment pour la nuit du destin, et la prière de l’Aïd)

Mais pas seulement! Il y aura aussi une touche glamour mesdames!! Du shopping, des centres de beauté et… des spas! Ouiiiii, et 100 % femmes en plus!

Des virées dans les souks pour découvrir les tendances du moment : jellaba, caftan, babouches et tutti quanti.

On reviendra également sur la gastronomie ramadanesque des Marocains (je sens qu’après cela Clochette devra camper dans son centre de fitness).

On observera comment est vécu le Ramadan par les marocains tant sur un plan spirituel que social, un peu d’ethno-sociologie ne fera de mal à personne.

L’aventure durera quinze jours, et on espère bien vous faire découvrir un Maroc que vous ne connaissiez pas.

C’est pas tout mes poulettes mais un avion m’attend… Oh mais que vois-je ? La bédouine discute avec un steward, c’est qu’elle ne perd pas la nord la bougresse !