Dis, t’as pas une idée de menu pour l’Aïd ?
24 novembre 2009 par Cuistot
Classé dans Cuisinez la
La fête de l’Aïd c’est cette semaine et on se demande comment ravir sa famille et ses amis, moi je ne serai pas là mais j’ai bien évidemment préparé un petit menu qui, j’en suis sûre, vous plaira. Je ne sais pas ce qui m’attends là-bas, qu’importe, je serai rassasiée par la nourriture céleste, et c’est beaucoup mieux !
Pendant l’Aïd el Adha c’est le mouton qui est à l’honneur, seulement on ne le consomme pas au déjeuner mais plus tard, pour le dîner voire le lendemain. Néanmoins, on peut d’emblée déguster les brochettes de foie de mouton, plus connues sous le nom de boulfaf accompagnées d’un bon morceau de pain bien chaud et d’un verre de thé à la menthe, d’ailleurs nous allons réviser cette recette ancestrale. Sans plus tarder voici mon menu spécial Aïd el Adha :
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Apéritif : cuillères apéritives
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Entrée : Boulfaf et carottes au cumin
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Plat : paupiettes de veau aux champignons et à la crème
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Dessert : brochettes pâtissières
APERITIF
Après la tendance des verrines, place aux cuillères apéritives. Des cuillères que vous trouverez en grande surface et qui fascineront les gourmands.
Cuillères tomate/chèvre
Ingrédients (pour 12 cuillères)
- 2 tomates
- 1 crottin de chèvre
- 12 olives
- Sel, poivre
- Vinaigre
- Huile d’olive
- Persil
Préparation
Coupez les tomates, le chèvre et les olives en dés . Assaisonnez le tout de vinaigre d’huile d’olive, de sel et de poivre. Disposez dans les cuillères et décorez de persil.
Cuillères de Guacamole aux crevettes
Déposez un peu de guacamole dans chaque cuillère et surmontez d’une belle crevette. Parsemez de paprika et de coriandre séchée.
ENTREE
Boulfaf
Ingrédients
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1 foie de mouton
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une crépine fine de mouton
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cumin
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paprika
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poivre noir
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sel
Préparation
Faire griller le foie des deux faces sur un feu de charbon. Le découper en tranches d’1 cm d’épaisseur et détailler en morceaux moyens. Répartir sur un plateau et saupoudrez les épices de façon à enduire les morceaux de foie grillés. Découper la crépine en longues bandelettes, veiller à ce que leur largeur soit égale à celle des morceaux de foie. Envelopper les morceaux de foie dans les morceaux de crépine puis les enfiler sur les broches. Faire griller sur feu de charbon. Servir les brochettes de boulfaf chaudes.
Carottes au cumin
Ingrédients
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5 carottes épluchées et taillées en bâtonnet
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1 c.s de coriandre hachée
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1 c.c de jus de citron
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un citron copnfit taillé en cube
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½ c. de piment doux
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cumin
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4 gousses d’ail en chemise
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1 filet d’huile d’olive
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sel et poivre
Préparation
Faites cuire les carottes et l’ail dans l’eau salée pendant 15 à 20min. Préparez une vinaigrette en mixant l’ail cuit épluché, la coriandre, le jus de citron, le cumin, le piment doux et l’huile d’olive. Après avoir laissé s’égoutter les bâtonnets de carottes, les transférer dans un saladier avec la vinaigrette et les zestes de citron. Salez, mélangez et mettez au frais.
PLAT
Paupiettes de veau aux champignons et à la crème
Ingrédients (pour 8 paupiettes)
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8 paupiettes achetées déjà faites chez le boucher
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1 gros oignon
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800 g de champignons de Paris
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20 cl de crème liquide
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2 c.s de maïzena
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sel et poivre
Préparation
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pelez et hachez l’oignon
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faites dorer les paupiettes dans une sauteuse pendant 5 min et réservez
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ajoutez l’oignon et laissez réduire 3 min. puis ajoutez les champignons et laissez mijoter 10 min.ajoutez la maïzena et bien mélanger pour éviter les grumeaux et laissez épaissir
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remettre les paupiettes dans la sauce et laisser mijoter en retournant délicatement une fois ajoutez la crème, mélangez et laissez mijoter à couvert pendant 20 min
Vous pouvez les servir avec une poêlée de légumes ou des tagliatelles.
DESSERT
Brochettes pâtissières ananas-mangue-framboise-rocher noix de coco:
Ingrédients
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1 ananas
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1 mangue
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des framboises
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des rochers à la noix de coco
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pistache en poudre
Préparation
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coupez l’ananas et la mangue en cubes réguliers et de manière à avoir la même quantité de morceaux
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utilisez des brochettes en bois et enfilez tout d’abord un rocher coco, suivi d’un morceau de mangue, d’une framboise et enfin d’un morceau d’ananas
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disposez les brochettes sur une assiette et saupoudrez les de la poudre de pistache
Joyeux Aïd el Adha à toutes et enjoy !
« Pour l’Aïd, le Petit Prince tu traumatiseras ! »
23 novembre 2009 par Mariame
Classé dans Ce qui fait débat
Vendredi, c’est l’Aïd ! Moi, j’adore cette fête parce que c’est justement l’occasion de faire la mouba (un mix entre nouba et « moubarak »… ok !), de bien manger (mais vraiment bien manger), de recevoir des cadeaux, et surtout de perpétuer une très belle tradition. Vivre cet évènement en France lui donne un charme supplémentaire. Pas de moutons qui gambadent dans la rue, pas d’accolade avec le premier venu. Seulement quelques commandements qui font que finalement, c’est plutôt amusant l’Aïd ici.
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De l’Aïd, l’image que donnent les médias… tu kifferas !
Bien sûr, qui dit Aïd dit forcément mouton et surtout mouton préparé à la blédarde ! Boulfaf, méchoui, débauche de viandes miam miam ! Mais bon, faut arrêter de réduire cette fête à l’animal.
« Nan mais tu comprends pas, le mouton c’est la figure symbolique de l’Aïd quoi. » T’as qu’à dire l’allégorie ma gueule !
J’hallucine quand je vois les JT nationaux de la veille ou du jour même. On fait un focus de fou sur les bêtes, les bouchers, les abattoirs, les baignoires, Brigitte Bardot… On n’a pas droit nous aussi à des petits reportages avec une musique douce, des vitrines à Haussmann, des gens qui n’ont pas des têtes d’assassins et qui ne parlent pas en stéréo… Non ?!? Bon. J’oubliais les micros-trottoirs aux sorties des mosquées… MDR
Une anecdote : en primaire, j’avais une prof ignoble en CM2 et vicieuse, tellement vicieuse que quelques jours après l’Aïd, alors que nous nous étions présentés avec des camarades munis de certificats médicaux (pas le choix, on avait pas droit de sécher… On avait vraiment des médecins de famille en or !), elle a attrapé un de mes amis d’enfance et lui a dit : « je t’ai vu à la télé hier, t’avais l’air en pleine forme ! ». Ha ha ha une caméra s’était postée à la sortie de la mosquée du coin pour « couvrir » l’évènement. France 2 est une balance !
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Après l’Aïd, des gâteaux tu en fileras (pas) ?!
Qui n’a jamais été taxé quelques jours avant ou après l’Aïd ? « Tu peux m’apporter des gâteaux au miel s’te plait ? ». Avec moi même en rêve, c’est pas possible ! Surtout quand la requête est formulée par la voisine qui ne dit jamais bonjour, le camarde de classe a qui vous n’avez jamais adressé la parole, le collègue qui ne comprend pas pourquoi dès qu’il y a du couscous au menu de la cantine, ben vous n’en prenez pas… enfin bref ! Si quelqu’un veut des gâteaux d’arabes, qu’il aille à Barbès ou au salon de thé de la Mosquée de Paris. Là-bas en plus, y a l’ambiance souk et le rapport qualité/prix est carrément intéressant ! (genre 10 euros le gâteau sec quoi)
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Avec l’Aïd, Brigitte tu attristeras !
Comme chaque année, Brigitte Bardot pète un câble dès qu’elle entend parler de l’Aïd. Mais à côté de ça, les agriculteurs français sont aux anges ! Alors la question est la suivante : doit-on ignorer la chaîne alimentaire et en ces temps de crise tourner le dos à nos agriculteurs (vous avez bien vu le « nos » hi hi hi), ou faire plaiz’ à une rombière facho qui aime les peluches ?
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Pour l’Aïd, ta moyenne tu sacrifieras !
Combien de fois dans votre vie, le jour de l’Aïd a coïncidé avec un jour… d’examen !! « S’il vous plaît monsieur, je serai absente ce jour là, c’est la deuxième fois qu’on reporte le partiel pour cause de mariage ou de sabbat, on peut encore une fois faire une petite exception ? » Même pas en rêve ! Soit… tu prends sur toi (et tu te manges un zéro à moins que ton généraliste ne fasse un geste), soit… La vie est injuste ! En France en tout cas.
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Pour l’Aïd, des congés tu n’auras pas ! (cherche pas c’est mort)
Si c’est pas les cours, c’est l’entreprise. Certains peinent à expliquer à leurs supérieurs que sur les 365 jours de l’année, ils ne sollicitent que celui-ci pour passer un moment en famille, pour faire la fête eux aussi. Mais non, c’est ce jour là que la vie de la boite se joue ! Si le mangeur en chef de bovidés s’absente, c’est le dépôt de bilan assuré…
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Pour l’Aïd, le Petit Prince tu traumatiseras !
« S’il vous plaît… dessine-moi un mouton ! » dit le petit blondinet tout mimi (mais dont les yeux ont toujours fait peur… je parle du dessin hein !)
Le pauvre, s’il savait ! Vendredi, ça va plutôt être :
« S’il vous plaît… égorge-moi un mouton !
- Hein!
- Egorge-moi un mouton… »
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Pour l’Aïd des SMS pourris tu recevras ! (et à gogo ma gueule)
C’est peut-être la (plus… ha ha !) pire chose qui puisse arriver ce jour là. Et que je t’envoie des invocations bidons à n’en plus finir : « le firdaouss pour toi, ton chat et les 40 générations qui te succèderont » ou encore « que le vilain satan soit lapidé lui et ses méchants compagnons.»
Cela part d’un bon sentiment certes, mais si c’est pour polluer les messageries d’autrui… hi hi hi.
En tout cas, je vous souhaite un excellent Aïd. Au passage, on n’oublie pas Dhoul Hijja et ses mérites… pécheresse compulsive si tu me lis ! (mouahahaha)
On est si bien chez maman
1 octobre 2009 par Khadija
Classé dans Célibat Mariage & Cie
Est tanguy, celui qui, la bonne trentaine, vit encore chez ses parents. Un homme à la fleur de l’âge, qui n’a pas encore fait le choix de se marier ou qui n’a pas encore trouvé l’élue de son coeur, mais qui, en attendant, ne s’est pas décidé à vivre seul, dans son chez lui.
Bizarrement, pour la jeune femme célibataire et trentenaire, on ne parle pas de tanguy mais de vieille fille. Ah le patriarcat ! Or, il est des demoiselles, qui font le choix, tout comme certains hommes de rester chez papa-maman, horloge biologique qui tourne ou pas d’ailleurs. Des femmes qui, lancées dans leur carrière, ne songent pas au mariage et à ses multiples avantages : un homme aimant, l’amorce d’une vie de famille, vivre à deux… Et ce sont des femmes qui ne se voient pas vivre seules non plus. Cependant, une femme célibataire vivant seule, ce n’est pas très répandu. En général, on l’admet quand il s’agit d’une femme divorcée qui se voit vivre dans ce qui était le foyer du couple.
De manière général, vivre seul et être célibataire est admissible pour un homme mais beaucoup moins pour une femme. L’usage, la tradition, qu’importe son appellation, il s’agit en fait d’une différence de traitement vieille comme le monde mais qui puise ses origines dans les bas-fonds de la pensée machiste. Un homme ça passe, une femme ça trépasse !
Revenons à nos femmes tanguys, pleines de vie et qui, pour rien au monde, ne quitteraient la maison des parents. Comment renoncer aux bons petits plats de maman, à l’allégement des tâches ménagères, à l’épaule de la soeurette quand tout va mal ou aux décoctions de grand-mère les jours où les Anglais débarquent ? Ce sont des femmes qui n’ont pas le temps de tout gérer, qui se consacrent à leur job et qui se donnent à fond. Le mariage c’est pour plus tard, car même quand un Dom Juan, bon sous tous rapports, point et plaît à notre belle jeune femme dynamique, c’est toute une réflexion qui est menée sur les joies du célibat, la crainte d’une liberté perdue, la hantise du tablier et des repas avec la belle-famille …
Notre tanguy au féminin aime être libre mais a contrario, elle souhaite comme toutes les demoiselles rencontrer son mec mortel ! Eh oui, son petit coeur n’a de cesse de se morfondre et d’espérer qu’il sera bientôt conquis.
Fuir les responsabilités, s’adonner à son travail avec hargne ou encore prendre son temps et vivre sa vie de manière cool, zen et à son rythme, sont autant de motifs qui encouragent nos belles tanguys. Et puis, on l’est un peu toutes : fainéantes, désinvoltes, (in)dépendantes et on y tient !
Alors, on se reconnaît n’est ce pas ?
Le jeûne du jour de Achoura
2 janvier 2009 par Khadija
Classé dans Ce qui fait débat
Le Prophète (ص) dit : « Le meilleur jeûne après celui du mois de Ramadan est celui du mois sacré de Mouharram ». Nous avons entamé le mois de mouharram lundi dernier, jour qui a marqué l’amorce de l’année 1430. L’intérêt de ce mois réside dans le jeûne des 9e et 10e jours, d’où le terme achoura qui renvoie au 10e jour.
Ce jeûne était déjà observé par les juifs de Médine. En effet, lors de son émigration, le Prophète (ص) les questionna sur les raisons de ce jeûne et ces-derniers lui expliquèrent qu’il commémorait le jour où Dieu sauva Moïse et son peuple de Pharaon et de son armée en les noyant. Aussi, pour remercier le Très Haut, Moïse décida de jeûner ce jour là. Le Prophète (ص) estima que les musulmans étaient plus dignes de se réclamer de Moïse et jeûna ce jour. Il affirma également que s’il était toujours vivant l’année suivante il jeûnerait également le 9e jour de mouharram. Ce qui signifie alors qu’il est bon de jeûner les deux jours.
Pendant ces jours de jeûne, chaque bonne action est multipliée par dix et les péchés de l’année écoulée sont expiés (les petits bien entendus). Comme pour tous les jeûnes surérogatoires, il est important d’observer une certaine régularité et de leur accorder de l’importance parce qu’ils nous permettent de nous racheter quelque part, à moindre effort au regard de la période dans laquelle nous sommes en ce moment: l’abstinence du corps et des sens pendant les jours d’hiver ne relève absolument pas de la gageure.
Je me souviens qu’au Maroc, le jour de Achoura était l’occasion pour les enfants de recevoir des présents et d’organiser des batailles d’eau dans les rues. On s’éclaboussait les uns les autres à coup de seaux d’eau et on rentrait complètement trempés et heureux. Les jeunes filles se rendaient au souk, tirées à quatre épingles pour flâner et se faire remarquer par les jeunes damoiseaux. Personne ne jeûnait, sauf les anciens qui avaient compris où résidait réellement l’intérêt de ce jour.
Achoura est donc un moyen de faire revivre la sounna du Prophète (ص) et également de bien démarrer l’année. Il est important de ne pas délaisser cette tradition ainsi que toutes celles qui lui sont similaires et de les transmettre en insistant sur le caractère historique et symbolique de ces jours.
Féminisme musulman
10 décembre 2008 par Khadija
Classé dans Ce qui fait débat
Le féminisme se conçoit comme un concept pour certaines, une idéologie pour d’autres, une religion pour les plus virulentes. Je dois avouer que je ne suis pas partisane de cette doctrine que je trouve d’emblée sexiste et inique, et sans fondement au regard de notre religion.
Comment peut-on se réclamer d’une pensée qui, au nom de l’égalité, vise à l’amélioration d’une population de la société, en l’occurrence les femmes, au détriment d’une autre ?
Ce qui me parait plus approprié, serait de parler de réhabilitation du statut de la femme musulmane. Pourquoi ? Eh bien, parce qu’il ne s’agit pas de repenser le statut de la femme et d’inventer le chapitre de ses droits et ses devoirs. Bien au contraire, ces derniers ayant déjà été définis avec équité, à travers les textes coraniques et la sunna (tradition prophétique), il me parait dès lors inapproprié de vouloir à tout prix reprendre une idée qui ne nous correspond pas.
En effet, l’Islam a octroyé à la femme, et ce depuis plus de 14 siècles, des droits qui lui conféraient de fait une véritable place au sein de la communauté. Il n’était plus question de la déconsidérer en la reléguant à son rôle de procréatrice ou de vulgaire femme objet. L’Islam a ainsi instauré une parfaite complémentarité entre l’homme et la femme, annihilant de surcroît le système patriarcal régnant.
Néanmoins, la tradition est venue entacher les textes interprétatifs ce qui explique la régression du statut des femmes musulmanes à travers les siècles et ce jusqu’à aujourd’hui. On dénonce une analyse et une diffusion machiste des textes, ce qui a poussé de nombreuses femmes musulmanes à s’intéresser de plus près à l’exégèse et aux questions de jurisprudence.
On parle alors de féminisme musulman. Des femmes sociologues, politistes, imams ou encore engagées dans le domaine associatif, qui souhaitent rétablir la vérité au sujet du staut de la femme musulmane. Un statut bien souvent détracté, à juste titre puisqu’il n’est plus du tout question de l’Islam tel que transmis par le Prophète (SAW), mais d’un Islam traditionnel, opportuniste, avilissant parce que pensé par des hommes et pour des hommes et dont on continue à en subir les effets.
Le culturel ayant pris le pas sur le religieux, il est capital de réinvestir le champ de l’analyse des textes et de leur interprétation. C’est pourquoi des femmes s »y attèlent aujourd’hui: elles organisent des cercles de réflexion, participent à des colloques internationaux afin de mettre fin au patriarcat et à ses effets pervers.
Alors peut-on parler de féminisme musulman? Sur un plan purement technique, je dirais que oui, parce que les outils, les schèmes sont les mêmes que pour le féminisme « classique ». Cependant, d’un point de vue idéologique et philosophique je préfère parler de réhabilitation ou tout simplement de juste retour des choses.
Trêve d’inepties !
13 novembre 2008 par Khadija
Classé dans Ce qui fait débat
Islam et tradition, une association plus que préjudiciable surtout quand cette dernière est rétrograde ou désuète.
La culture prend toujours facilement le pas sur la croyance, sur ce qui devrait nous définir. On s’attache trop souvent à suivre une tradition qui inhibe, une tradition castratrice et contre productive qui explique le statu quo dans lequel se complait notre communauté.
On courbe plus souvent l’échine face à certaines situations quand on nous soumet des arguments tirés par les cheveux (euh par le foulard pardon) basés purement et simplement (même trop j’allais dire) sur des considérations coutumières, ancestrales et quasi sacro saintes.
Prenons l’exemple du mariage, eh oui que voulez-vous c’est THE subject of Clochette. Vous remarquerez que ce qui l’emporte bien souvent c’est la tradition: il ou elle est d’une origine différente, ça ne se fait pas, cela peut compromettre ton mariage parce qu’il manquera de cohésion; ma fille je ne la marie qu’une fois! et va pour les mariages où les gens vont jusqu’à contracter des crédits pour que ce soit The mariage de l’année et du siècle; tu as plus de 22 ans ma fille, tu cours à ta perte… et j’en passe…
Autant d’absurdités qui font loi au final. Et dire que la mission première du Coran a été de mettre fin aux coutumes nuisibles et que l’on retrouve, 14 siècles plus tard dans un remake des plus accablants.
Passons maintenant à ce qu’on appelle les tabous, qui bien souvent n’en sont pas en réalité: des sujets tels que la sexualité sont abordés de manière très évasive voire pas du tout parce qu’on pense à tort que tout se saura le moment venu pour celui ou celle qui a des interrogations, quoi de plus naturel. On oublie que si, au contraire, le sujet avait été abordé de manière spontanée, dès le plus jeune âge de l’enfant, il aurait été banalisé, il ne ferait l’objet d’aucune frustration ou d’une quelconque obsession. Parler des choses les plus intimes, de la manière la plus simple a toujours été prôné par notre noble Prophète (SAW). Encore une fois, c’est le spectre de la tradition, le poids des coutumes conservatrices qui ont lésé et marqué nos esprits.
Alors trève de tabous et de traditions, qui sont bien souvent portés et entretenus par les ignares et les faux dévots. Que l’obscurité fasse place à la splendeur, mais ne vous méprenez pas pour le mariage, je n’ai pas dit mesdemoiselles qu’il fallait vous marier à la va vite, non non , ne vous faites pas avoir! Exigez l’excellence (parce que ce sera l’un des plus beaux jours de votre existence) mais pas l’indécence (waw encore une rime, décidément je suis trop forte!).



